ParvanovComme prévu, c'est donc le président socialiste Gueorgui Parvanov qui a remporté aujourd'hui les élections présidentielles bulgares en totalisant près de 80 % des voix sur son rival, le président du parti Ataka, le nationaliste Volen Siderov. Ce scenario " à la française ", remake en quelque sorte des présidentielles de 2002 , va donc permettre à cet ancien cadre du parti communiste bulgare de continuer sa route en faisant rejoindre son pays à l'Union européenne en janvier 2007.

Comme en France où Jacques Chirac avait bénéficié de l'appui de la totalité des " forces républicaines " ( sic ) , le leader socialiste bulgare était ardemment soutenu par l'ensemble des partis de gauche, par les libéraux, par le parti de l'ancien roi Siméon II et par un mouvement politique communautariste représentant la minorité turcophone bulgare ( 10 % de la population ).

Les bulgares ont cependant donné un sérieux avertissement à la classe politique en obligeant Parvanov à un second tour de scrutin et l'entrée de la Bulgarie au sein de l'Union européenne ne va sans doute pas passer comme une lettre à la poste, situation pourtant rêvée par la coaltion libéro-socialiste au pouvoir.