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Discours prononcé par Jean-Marie Le Pen le 26 octobre 2007 devant le Cercle National des Combattants

Chers amis, Chers camarades, Chers compatriotes,
 
Les plus jeunes d’entre nous ne mesurent probablement pas toute l’émotion qui étreint les anciens en cette soirée d’automne, alors que nous nous retrouvons, ce soir, ici-même, à la Mutualité, qui fut pendant longtemps le lieu emblématique des réunions de la droite nationale française.
 
La Mutu, comme disent les habitués de cette époque, fut en effet le théâtre de tous les grands engagements patriotiques, que l’on pense aux réunions pour l’Algérie Française ou pour le Comité Sud Vietnam, aux générations d’orateurs qui se sont succédés à cette tribune, ou aux débordements physiques qui virent parfois les militants de la cause nationale affronter les groupes d’extrême gauche jusque dans l’entrée du bâtiment.
 
Je garde moi-même le souvenir ému de ma première intervention ici, lorsqu’âgé d’à peine plus de 26 ans, je me suis engagé dans le poujadisme, dans l’espoir de transformer ce puissant mouvement catégoriel en grand parti patriotique français. Ah, les ambiances de la Mutualité, cœur brulant de la droite à Paris, c’est décidément quelque chose d’inoubliable….
 
Au bonheur de se retrouver ici, après une longue absence qui ne nous est pas imputable, s’ajoute la joie de revoir les vieux camarades, dont ni les années ni les revers électoraux n’ont érodé la foi, l’ardeur et la passion française.
 
Nous sommes réunis ce soir à l’initiative de Roger Holeindre, que je tiens à remercier chaleureusement, sous l’égide du Cercle National des Combattants.
 
Le Cercle National des Combattants n’est pas, ou en tous cas n’est pas seulement, une organisation d’anciens combattants vouée par ses adhérents au culte du sacrifice des héros et des camarades tombés au champ d’honneur, ni pour ses dirigeants l’instrument d’une dérisoire chasse aux médailles.
 
C’est, et Roger l’a voulue ainsi, une organisation combattante au service de la Patrie et de ses intérêts vitaux.
 
Pour nous, la vie est un combat pour des valeurs toujours menacées d’agression ou de décrépitude.
 
Ce fut jusqu’ici, il est vrai, un combat d’arrière garde - celui qui exige le plus de courage et d’esprit de sacrifice - dans une France dont la classe dirigeante a admis qu’elle avait cessé d’être une puissance souveraine et responsable, et qui a poussé les Français à s’accommoder de n’être plus maîtres chez eux et d’espérer, en vain, que d’autres feraient demain ce qu’ils devraient faire eux-mêmes aujourd’hui.
 
L’Europe est pour eux un alibi facile et ils se contentent de slogans, du genre « l’union fait la force », alors que la vérité c’est que « plus on est de fous, plus l’on fait rire ».
 
L’Europe à 27, qui a supprimé ses frontières intérieures et par là même ses frontières extérieures, puisque l’étanchéité de celles-ci est à la merci du laxisme de tous – et qu’il suffisait même de la légèreté d’un seul ou de quelques uns pour que notre pays soit envahi !
 

Depuis les années 70, et particulièrement depuis la politique chiraquienne de regroupement familial qui a transformé l’immigration de travail en immigration de peuplement, la France est la destination de courants migratoires non plus seulement d’ailleurs nord africains et africains, mais planétaires.
 
C’est dans ces conditions qu’il est entré chez nous, pour bénéficier des mêmes avantages sociaux que les Français qui eux les ont payés et les paient, plus de 12 millions d’étrangers, modifiant déjà en profondeur l’identité française dans beaucoup de nos villes et ce qui est plus redoutable pour l’avenir, la composition de sa population scolaire.
 
Il s’agit bel et bien, vous le savez, d’une arrivée massive d’étrangers sur notre sol.
 

Beaucoup arrivent comme clandestins, se voient régularisés soit par nos gouvernements en dépit des rodomontades de tel ou tel, soit par les pays européens qui savent que c’est le bon moyen de s’en débarrasser en leur permettant de s’installer partout en Europe et principalement en France.
 
C’est ainsi, à titre d’exemple, que l’an dernier, Zapatero en Espagne et Berlusconi en Italie ont régularisé 1 million et demi de clandestins.
 

En Europe même, d’importantes minorités, souvent misérables, comme les Roms de Roumanie et de Bulgarie - 6 millions -, commencent à émigrer vers l’ouest, c'est-à-dire, chez nous.
 
Il faut dire et redire que si cette politique fait les affaires d’un certain nombre de margoulins de plus ou moins haut vol, elle se fait au détriment des Français et singulièrement des millions de français pauvres, privés des fruits des progrès économiques et condamnés à vie à la pauvreté et à la précarité, par des idéologues criminels de gauche et de droite qui, par nature, par perversion ou par lâcheté, manifestent en toute occasion une préférence étrangère plutôt que nationale.
 
Redisons-le une fois encore comme nous le faisons depuis 40 ans, le principal problème de la France, de l’Europe et plus généralement du monde est un problème démographique.
 
En 200 ans, la population mondiale est passée de 1 à 7 milliards et continue de se développer essentiellement dans les pays du Tiers-monde, tandis que les populations boréales régressent, stagnent et dans ce cas, vieillissent, s’affaiblissant inéluctablement.
 
A terme et sans changement radical de politique, ces peuples, dont le nôtre, deviendront minoritaires sur leur propre territoire et seront soumis à la loi impitoyable du conquérant, comme nos compatriotes le sont déjà dans les zones de non-droit qu’ils essaient de fuir, comme l’ont fait jadis, en Turquie et au Moyen-Orient, les populations qui n’ont pas été exterminées.
 
Les migrations de masse sont des formes de conquêtes qui peuvent se passer des violences guerrières au moins au début, n’est ce pas, puisque comme disait Clausewitz, le géopoliticien Allemand, « ce n’est pas l’envahisseur qui est responsable de la guerre, c’est l’envahi… quand il se défend !!! »
 
L’immigration de masse est la forme de la guerre moderne.
 
Elle est bien plus redoutable pour l’équilibre du monde que le réchauffement climatique dont on se sert pour la masquer aux yeux de l’opinion.
 
Le processus d’envahissement est en cours et est depuis déjà très avancé, mais il peut s’accélérer brutalement par l’entrée souhaitée par les Américains, les Israéliens et nombre d’hommes politiques européens de la Turquie dans l’Union Européenne.
 
Nous avons dit en d’autres temps que la Turquie ne peut pas entrer dans l’Union, en notant que les critères d’admission qui lui sont proposés sont dérisoires (respect des Droits de l’Homme, etc.).
 
Sur ces critères, l’Europe devrait intégrer nombre de pays du Monde qui n’ont rien d’européen, comme d’ailleurs la Turquie, si ce n’est, en ce qui la concerne, que d’avoir par la violence des armes, détruit le monde Byzantin, occupé et ravagé sa capitale Constantinople, tenté à plusieurs reprises de conquérir l’Europe et d’y avoir imposé plusieurs siècles de servitude dans les Balkans.
 
On peut estimer et considérer la Turquie et souhaiter avoir avec elle les meilleures relations possibles, comme d’ailleurs avec bien d’autres pays du monde.
Cela dit, elle ne remplit pas les conditions principales, essentielles pour rejoindre l’Union puisqu’elle n’est pas européenne :
 

Ni géographiquement, puisqu’elle est la partie occidentale de l’Asie : l’Asie mineure.
 
Ni historiquement, puisqu’elle a pratiquement toujours été l’ennemie de l’Europe,
 
Ni culturellement, car, pays musulman, la Turquie se voit comme le glaive de l’islam et le recul constant du laïcisme kémaliste au profit de la réislamisation ne fait qu’accroître nos différences.
 
La Turquie a persécuté et massacré ses minorités religieuses et ethniques et a tenté, tout au long de son histoire, de renforcer son homogénéité.
 

Si elle entrait dans l’Union Européenne, elle serait un cheval de Troie, non seulement pour l’islamisme conquérant mais par l’accès à l’Europe d’autres pays qui ne sont pas plus européens qu’elle.
 
Permettez-moi une métaphore : quand on veut faire un club de football, on n’y invite pas les joueurs de rugby ou de basket-ball, car alors on aurait un club omnisport.
 
Quand on veut - sincèrement - faire une union européenne, on ne peut y inviter ou y compter que des peuples européens et si il peut apparaître utile ou indispensable de s’étendre géographiquement, il vaudrait mieux se tourner vers l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie jusqu’à Vladivostok, pays qui ont avec nous des intérêts et des risques communs ainsi qu’une civilisation chrétienne qui devrait être défendue – même - par les athées qui nous gouvernent, parce que c’est une réalité incontournable.
 
Il est maintenant évident que Nicolas Sarkozy a délibérément trompé les Français quand il s’est, pendant sa campagne électorale, déclaré hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.
 
Or, en réintroduisant une version masquée de la Constitution rejetée par les Français et les Néerlandais, sous la forme d’un traité, il savait qu’une majorité de pays européens obéiraient à la volonté américaine et qu’en supprimant la règle de l’unanimité, il favoriserait l’entrée de la Turquie.
 
D’autre part, il a relancé toutes les négociations avec Ankara et va supprimer l’article de la Constitution qui exige le référendum pour l’admission d’un nouveau pays.
 
Il est clair qu’il y a là une volonté délibérée de passer outre la volonté du peuple français, clairement exprimée lors du référendum constitutionnel et de trahir les engagements pris lors de la campagne.
 
Les Français qui ont voté à l’un ou l’autre tour de la présidentielle pour le candidat bardé de tricolore doivent savoir qu’ils ont été piégés et en tirer les conséquences.
 

D’ailleurs, dans tous les domaines, le voile se lève, en effet, sur la réalité de la situation du pays, tandis que les paillettes lancées aux yeux des Français, éblouis et fascinés par le « one man show » présidentiel depuis cinq mois, se ternissent peu à peu.
 
Même la mise en scène médiatique du divorce de Nicolas Sarkozy et de son épouse ne distraira plus très longtemps nos compatriotes.
 

En effet, au-delà de la vie des stars, fut-elle croustillante, il y a la réalité de la situation française.
 
Beaucoup de Français croyaient Sarkozy acquis à la « rupture », et tous se rendent compte aujourd’hui que sa pratique du pouvoir est d’une affligeante continuité.
 
Passée la griserie des premiers instants de la victoire, la grisaille est revenue, celle que dessine une économie en panne, des finances exsangues, des difficultés sociales croissantes, et plus que tout, des promesses non tenues et des mensonges flagrants.
 
La politique d’immigration, dont les carences et les faiblesses depuis trente ans expliquent la plupart de nos difficultés, n’a pas changé. Elle est toujours aussi laxiste, et toujours soumise à la censure des faux maîtres penseurs qui, depuis bien longtemps, intoxiquent les pouvoirs publics successifs.
 

Lorsque Sarkozy évoquait le « Karcher » contre les « racailles », certains pensaient qu’il fallait voter pour lui, parce que lui, il pouvait mettre en application les idées de Le Pen.
 

Lorsqu’il mettait en place le Ministère de l’Immigration, certains voulaient croire à son intransigeance pour stopper les flux d’entrée dans notre pays, oubliant qu’on avait accolé au titre même de ce ministère les deux chimères de l’intégration et du co-développement.
 
L’intégration, terme crée par l’intelligentsia de gauche pour contester l’assimilation au nom du droit à la différence, signifie que l’immigré peut garder sa culture, sa langue et ses mœurs d’origine tout en ayant accès à tous les droits sociaux accordés aux Français.
 
Bref, c’est la France à la carte. En foi de quoi, la politique d’intégration fait le lit de la société multiculturelle, qui, en France comme ailleurs, se révèle multiconflictuelle. Quant aux plaidoyers généreux des beaux esprits germanopratins en faveur du co-développement, ils font bon marché de l’état de faillite des finances françaises, pourtant rappelé récemment par François Fillon, Premier des Ministres de la République.
 
Lorsque j’ai dit cela en juin dernier, on m’a répondu « Monsieur Le Pen, ne chipotez pas, l’essentiel, c’est que la politique suivie en la matière soit rigoureuse ».
 
Qu’a-t-on vu, depuis lors ?
 
Un ministre de l’Intérieur qui, sur des réformes homéopathiques,  va de reculades en reculades, pour finir par se ridiculiser.
 
Sarkozy et Hortefeux ont d’abord limité leurs ambitions à réduire, non pas les règles fondamentales, mais les seuls excès attachés au regroupement familial. Pour çà, les pouvoirs en place ont un test de langue, avec une session de rattrapage aux frais du contribuable français, et un test ADN qui ne peut se faire qu’à la demande de l’intéressé.
 
Qui a cru que des mesures aussi dérisoires pourraient tarir le flot migratoire qui se déverse chaque année sur la France ?

En matière de regroupement familial, la bonne et la seule vraie mesure à prendre est écrite en toute lettre dans les programmes du Front National depuis 20 ans :
 
LE REGROUPEMENT FAMILIAL DOIT SE FAIRE DANS LE PAYS D’ORIGINE !!!

 
Même Jacques Chirac n’avait pu dissimuler la vérité, à Orléans, le 19 juin 1991, lorsqu’il affirma « Nous n’avons plus les moyens du regroupement familial. Il faut faire un moratoire ».
 
Pour tarir l’immigration, je répète avec force aujourd’hui qu’il faut supprimer le regroupement familial, première cause de l’invasion migratoire que subit notre pays depuis plus de trente ans.
 

Mais aussi dérisoire soit-elle, la mesurette d’Hortefeux allait déjà trop loin pour l’établissement antiraciste.
 
Alors même que l’administration ne peut demander elle-même ce test, le Sénat l’a mis à la charge de l’Etat, l’a subordonné à autorisation judiciaire, l’a limité à une recherche de filiation avec la mère, et en a cantonné l’application à la période 2007-2010 !
 
Mazette ! Rien que çà !
 
Le fond du trou a cependant été atteint par le Ministre Hortefeux, lorsqu’à l’issue de sa propre défaite en rase campagne, il s’est senti obligé de se féliciter, je cite, qu’un « certain nombre de garanties, de garde-fous aient été adoptés, ce qui permet d’aboutir à un texte équilibré ».
 
Bref, il dit lui-même que son texte n’offrait ni garanties, ni garde – fous, ce qui revient à dire « dans ma version initiale, je n’étais ni sérieux, ni raisonnable ». Le Ministre n’était pas obligé d’ajouter le dérisoire à la reculade.
 
Pourtant, il l’a fait, comme il l’a fait aussi dans la lamentable affaire de l’hébergement d’urgence des immigrés en situation irrégulière. La mesure prévoyait initialement, et très modestement, de limiter la durée du séjour des sans-papiers dans les centres d’accueil. C’était déjà trop !
 
Le dispositif a été purement et simplement annulé, après que les immigrationnistes aient montré les dents – pas seulement les associations Emmaüs et DAL - mais aussi Martin Hirsch, Fadela Amara et Ramda Yade, propres collègues de Brice Hortefeux au Gouvernement !
 
Là encore, après avoir reculé, le Ministre de l’Immigration s’est illustré dans un commentaire d’anthologie :
 
«  Le droit pour toute personne d’être accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence n’est pas remis en cause ».
 
Mais alors vous ne stopperez jamais l’immigration, monsieur Hortefeux, si tant est que c'est là votre vœu sincère.
 
L’ambassadeur de France à Alger a révélé au journal El Watan, le 11 juin dernier, qu’il y aurait 350.000 algériens vivant en situation irrégulière en France. Pourtant, dans un rapport du Sénat publié l’an dernier, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur, jugeait qu’il y avait entre « 200.000  et 400.000 » clandestins au total, c’est-à-dire toutes nationalités confondues, dans notre pays.
 
Alors moi je pose une question simple : si 350.000 immigrés algériens séjournent illégalement chez nous, combien y en-a-t-il en tout ?
 
700.000 ?  1 million ?
 
A l’immigration subie, celle des clandestins notamment, qui est de plus en plus importante, s’ajoute l’immigration choisie, celle des fameux travailleurs qualifiés issus du Tiers Monde dont la France aurait le plus grand besoin ! On apprend d’ailleurs qu’il y aura dans les années qui viennent plus de visas accordés à un certain nombre de professions.
 
Mais alors, puisque le Président Sarkozy veut rééquilibrer l’immigration au profit des travailleurs, puisqu’il veut des autorisations d’immigration professionnelle, il est naturellement conduit à régulariser les immigrés illégaux qui, d’ores et déjà, travaillent dans des secteurs comme le bâtiment, l’hôtellerie, la restauration, la cueillette agricole, l’aide à la personne, la sécurité !
 
La loi Hortefeux le prévoit, et désormais les illégaux qui ont un travail vont pouvoir déposer une demande de régularisation !
 
Cela représente des centaines de milliers de gens !
 
Donc, peu à peu, une partie de l’immigration subie (les illégaux) devient une immigration choisie – lorsqu’ils sont régularisés parce qu’ils travaillent.
 
Et ce n’est pas tout ! En même temps, la régularisation entraîne un effet d’appel d’air qui regonfle immédiatement l’immigration clandestine.
 
En fait, dans cette logique, tous les immigrés finissent par devenir des immigrés choisis :
 
-         ceux que la France laisse rentrer parce qu’elle aurait besoin de leur service,
 
-         ceux qui peuvent entrer au titre de la carte bleue européenne,
 
-         ceux qui séjournent illégalement et qui finissent par être régularisés parce qu’ils travaillent.

 
Résumons-nous, mesdames et messieurs.
La politique du Gouvernement, c’est de maintenir les règles du regroupement familial et d’ouvrir les vannes de l’immigration économique.
 
Donc les migrants économiques ou régularisés pour motif économique vont pouvoir demander à bénéficier du regroupement familial.
 
Au final, on a plus d’immigrés, et il est moralement plus difficile de les renvoyer chez eux, puisqu’ils travaillent, sont en situation régulière, ont installé chez nous leur famille.
Bref, on ne peut plus rien faire, et on a imposé l’immigration aux Français. Chapeau l’artiste !
 

Soyons lucides, mes chers compatriotes,
 

Si tous ceux qui aspirent à immigrer vers la France savent qu’ils y trouveront des droits et des prestations, quelle que soit leur situation au regard du droit au séjour, quelle que soit leur nationalité, leur flot va nécessairement grossir d’années en années, alors même qu’il est entré 12 millions de personnes en trente ans et que le rythme est désormais de 450.000 entrées, légaux et illégaux confondus, par an !
 
A la vérité, pour stopper l’immigration et préserver l’identité française, il faut que les immigrés illégaux sachent qu’ils ne trouveront en France ni hébergement d’urgence, ni logement, ni aides sociales, ni moyens de subsistance gracieusement mis à leur disposition.
 
Il faut aussi que ceux qui aspirent à immigrer légalement sachent que la France, qui compte plus de 4 millions de chômeurs réels, n’a pas besoin de l’immigration de travail !
 

Il faut enfin qu’ils sachent qu’il y a une différence entre ceux qui ont la nationalité française et ceux qui ne l’on pas, car les droits qui sont naturellement attachés aux uns ne le sont pas nécessairement aux autres !
 

Je me flatte d’avoir été le seul candidat à défendre le programme politique capable d’assurer la pérennité et l’indépendance de la France, en même temps que le principe fondamental de la préférence nationale, sans le respect duquel le peuple français et sa Patrie s’affaibliront jusqu’à disparition.
 
A la vérité, mesdames et messieurs, ces deux reculs du gouvernement sur les tests ADN et l’hébergement des irréguliers montrent qu’à l’ère du sarkozisme triomphant, les lobbies règnent plus que jamais en maîtres sur le pays.
 
Les lobbies immigrationnistes d’abord, devant lesquels la classe politique de droite comme de gauche rampe sans vergogne. Voyez Villepin et Pasqua qui ont fait savoir, à grands renfort de publicité, qu’ils étaient hostiles aux tests ADN, au moment où, comme par hasard, la justice s’intéresse à certaines affaires auxquelles ils sont peut-être mêlés.
 
Il y a aussi les lobbies du droit au logement pour tous,
 
Et enfin, les lobbies du politiquement-correct, comme l’illustrent les fatwas du milliardaire-philosophe Bernard Henry Lévy contre Henry Guaino, mais aussi les attaques de monsieur Sopo, Président de SOS-racisme contre le journaliste Eric Zemmour.
 
Dès qu’elle ne sait plus comment reconquérir l’opinion, la gauche revient toujours aux méthodes du terrorisme intellectuel, nées dans les partis communistes et aujourd’hui très largement employés par les officines antiracistes.
 
C’est cela que nous ne supportons plus, cette atmosphère permanente de suspicion et d’accusations infamantes, celles des petits Robespierre et autres Fouquier-Tinville de la France contemporaine, qui se croient moralement supérieurs aux autres et dont l’angélisme n’a d’égal que la hargne contre, je cite, les « réactionnaires ».
 
A tous ces petits marquis bien à l’aise dans leurs beaux quartiers, Jésus dirait « Mon Dieu, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Le Pen, quant à lui, leur répond « Œil pour œil, dent pour dent » !
 

Car ce sont eux, les premiers responsables de la situation dramatique dans laquelle se trouvent tant de nos compatriotes, contraints à se taire, à baisser la tête et à subir la peur, en bas de chez eux, au supermarché, dans les transports en commun et autres lieux publics, dans les manifestations et jusqu’au soir de nouvel an.
 
L’insécurité gangrène la vie quotidienne, pénalise l’activité économique, exacerbe l’inégalité entre habitants des beaux quartiers, où la police intervient en 5 minutes, et résidents des quartiers difficiles, où les forces de l’ordre n’osent plus pénétrer, laissant la rue aux voyous.
 
Dans ces quartiers-là, l’ordre discret des mafias, des trafiquants ou des religieux prend peu à peu la place de la puissance publique.
 
Les chiffres truqués de Sarkozy Ministre de l’Intérieur, comme ceux, bidouillés, dont Sarkozy, Président de la République, se prévaudra demain, sont dérisoires : la réalité est là et bien là.
 
La police est sous la menace permanente de la médiatisation d’une bavure et le système judiciaire a la main molle, c’est le moins que l’on puisse dire, en raison de la scandaleuse individualisation des peines.
 
C’est ce principe en effet, qui permet à des juges gauchistes de prononcer des peines dérisoires, de faire libérer par anticipation, de revoir à la baisse l’échelle des peines.
 
La justice n’est plus dissuasive, tandis que l’autorité familiale, scolaire et militaire a disparu. Comment voulez-vous que l’insécurité n’explose pas ?
 
« Oignez vilain, il vous poindra, poignez vilain, il vous oindra ».
 
Pour avoir oublié cet adage vieux comme le monde, les gouvernements successifs sont pleinement responsables de la situation d’aujourd’hui. Malheur aux peuples dont les institutions ne se font plus respecter !
 
Malheur aux peuples dont les chefs ont les mains molles !
 
Malheur aux peuples que les gouvernements méprisent !
 

Le peuple français, réalité matérielle et culturelle séculaire, pierre angulaire des institutions de la République, est violé, bafoué, court-circuité comme jamais. Depuis des décennies, nous n’avons cessé de dire, de répéter, d’expliquer que l’oligarchie qui dirige le pays d’une main de fer bonimente pour tromper l’opinion.
 
Elle organise en effet de faux débats, de fausses oppositions, de faux clivages, pour mieux dissimuler une unité de vue et d’intérêt assez générale.
 
Jugez-en par vous-mêmes, mesdames et messieurs.
 
Si l’on en croit les indiscrétions judiciaires, les mallettes de liquide de l’Union des Industrie Métallurgiques et Minières, vieille officine patronale, auraient servi, au financement des syndicats de salariés, mais me direz-vous, ne s'agit-il pas d'un secret de polichinelle, un secret d'initiés pourrait-on dire.
 
Si elle se confirmait, cette affaire serait ainsi le pendant syndical de ce que fut l’affaire des marchés des lycées d’Ile de France pour les partis politiques.
 

A l’image des grands partis politiques français, RPR, PR, PS, PCF, - seul le FN n'a pas participé à ce détournement – les syndicats patronaux et de salariés formeraient ainsi une espèce de cartel, qui se répartirait secrètement une manne financière considérable.
 
Quel scandale !
 
Tandis que les syndicats patronaux et de salariés font semblant de ferrailler, au nom, soi-disant, d’oppositions idéologiques ou de divergence d’intérêts entre les groupes sociaux, ils s’entendent en sous-main comme larrons en foire !
 
Au détriment d’ailleurs des quelques vrais, des quelques purs, qui, à la base, mènent le combat sincèrement, au détriment de l’immense armée des naïfs qui croient au baratin aguicheur de tous ces joueurs de bonneteau.
 
Si les rumeurs étaient confirmées, les chefs des syndicats révolutionnaires seraient alors doublement compromis dans le système, puisqu’ils en profitent, et aussi interdisent toutes les réformes nécessaires, perpétuant l’immobilisme, les rentes de situation et les avantages des privilégiés, de tous les privilégiés.
 
Récemment encore, les syndicats de  l’archéo-socialisme  ont paralysé  le pays par une grève préventive et politique géante. Personne n’a souligné que cette grève, une fois de plus, était illégale.
 
En effet, toute grève engagée contre des décisions politiques est illicite, puisque la grève est un conflit entre des salariés et leur employeur, et que l’employeur n’a aucun pouvoir sur les décisions politiques.En l’espèce, il ne s’agissait même pas d’une décision politique, mais d’un simple document d’orientation sur les régimes spéciaux de retraite.
Les gogos du Sarkozisme béat regrettent quant à eux  que la loi sur le service minimum ne soit pas encore en application.
 

En réalité, cette loi est une publicité mensongère, elle ne servira à rien, car elle ne fixe que des contraintes très légères, renvoyant pour l’essentiel à la négociation sociale.
 
En matière de régimes spéciaux aussi, les négociations ont repris. Elles aboutiront, une fois de plus, à vider la réforme de sa substance, au détriment de l’égalité de tous les Français devant les droits sociaux, au détriment de la nécessaire modernisation du pays. En cette matière comme dans bien d’autres, le fossé que l’on constate entre la promesse du candidat Sarkozy et sa réalisation ne peut que laisser planer un doute quant à la détermination du président de la République.
 
Encore une fois, soyons lucides.
 
Chaque jour que Dieu fait, le peuple français est le dindon de la farce politicienne.
 
Les pouvoirs publics se moquent comme d’une guigne de la démocratie et de la souveraineté populaire.
 
Voyez la Commission Balladur sur la réforme des institutions, annoncée à grands renforts de trompettes, et qui a accouché d’une souris et d’une imposture.
 
La souris, ce sont les trente députés qui seront élus à la proportionnelle. C’est une aumône faite au peuple français dans un pays où l’Assemblée Nationale ne représente pas 50 % des électeurs !
 

L’imposture, c’est l’octroi éventuel d’un financement au Nouveau Centre, le pseudopode de l’UMP, en modifiant en catimini la loi en la matière : désormais, les partis qui auront obtenu au moins 15 députés pourraient être éligibles au financement public des partis, même s’ils n’ont pas présenté 50 candidats ayant obtenu 1% des suffrages exprimés !
 
Elus avec les voix de l’UMP, les députés félons de monsieur Bayrou toucheraient une subvention annuelle conséquente, récompense de leur servilité à l’égard du parti du Président. …

 
Décidemment, les petits arrangements entre amis ont la vie dure….
 
En matière de viol de la démocratie, voyez encore le nouveau traité européen, dit Traité de Lisbonne, autrefois qualifié de mini-traité, ce qui n’est plus possible aujourd’hui s’agissant d’un pavé de 256 pages, en est une bonne illustration.
 

 Ce texte se borne en effet à recopier sous une autre forme les trois quart des dispositions du Traité établissant une Constitution pour l’Europe, rejeté par les Français en juin 2005.
 
Pour supprimer purement et simplement le NON des Français, Nicolas Sarkozy, véritable initiateur de ce nouveau texte, va autoriser sa ratification par la voie parlementaire.

 
Là au moins, on est sûr de ne pas avoir de problème, car jamais au grand jamais, les laquais n’oseront défier le maître de maison.
 
Seule la Grande Bretagne et la Pologne ont obtenu des dérogations, afin de préserver leur souveraineté : devant les tribunaux de ces pays, les règles européennes ne pourront pas s’imposer aux règles nationales.
 
Tout se passe donc comme si le non des Français avait servi à d’autres, mais pas à eux
 
Pour justifier son imposture, Sarkozy affirme que les dispositions reprises n’ont, je cite, « pas fait l’objet de contestations ».
 
Qu’en sait-il exactement ?
 
Chacun a bien vu, durant la campagne référendaire, que toutes les dispositions étaient critiquées : charte des droits, politiques communautaires, transferts de compétence, majorité qualifiée, symboles fédéraux.
 
On pouvait peut-être penser que le « non de gauche » déplorait davantage la perte de l’Etat Providence et le « non de droite » les coups portés à l’Etat national, mais il est impossible de sonder le cerveau de chacun de nos compatriotes pour chercher ce qu’ils auraient rejeté et ce qu’ils auraient approuvé.
 
La démarche de Sarkozy, consistant à se présenter comme l’interprète de la volonté populaire, est proprement totalitaire.
 
Pourquoi n’organise-t-il pas un nouveau référendum ?
 

Cela semble logique et équitable, lorsqu’on sait que la Constitution californienne, par exemple, prévoit que seul un référendum peut abroger ou réformer une norme elle-même adoptée par référendum, lorsqu’on observe que la cour institutionnelle italienne adopte le même principe.
 
C’est en effet une règle classique du droit français : une norme adoptée selon telle ou telle forme ne peut être modifiée que dans les mêmes formes.
 
Dès lors, comment ne pas être indigné par le véritable coup d’Etat qui va être perpétré dans notre pays ? 
 
Mon Dieu, que les temps ont changé…
 
La Constitution de 1793 prévoyait, je cite
«  Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres ».
 
Puis encore, plus loin, ce texte ineffable, rappelé aux citoyens français au temps de l'Algérie française par le directeur du "Courrier de la Colère" un certain Michel Debré !
 
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
 
Mais la France d’aujourd’hui est–elle capable  d’une insurrection même symbolique, d’une simple insurrection électorale ?
 
Le mépris présidentiel de la volonté populaire confine à la haute trahison, terme banni, il est vrai, de la Constitution Française en février 2007, pour le remplacer par l’expression affadie et banale de « manquement au devoir manifestement incompatible avec l’exercice du mandat ».
 
Je suggère donc aux Parlementaires français, de refuser l’imposture, en refusant d’autoriser la ratification d’un traité rejeté par leurs mandants, et je les appelle à se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable !
 
Ce faisant, ils ne trahiront pas le peuple, et combleront même le fossé entre la nation et sa classe dirigeante.
A rebours de leurs dirigeants, les Français sont en effet attachés à leur patrie, même si ils subissent à la fois l’utopie fédéraliste européenne, la propagande de repentance et le politiquement correct anti-national.
 
Ils sont attachés à leur famille, même s’ils subissent la propagande anti-familiale permanente qui voudrait ringardiser ou discréditer une institution pourtant si fondamentale et si indispensable au développement des hommes.
 
L’avenir proche va montrer à tous les incrédules à quel point ce vieux peuple, héritier des gaulois, des Francs, des Capétiens et de Jeanne d’Arc, des républicains et de Bonaparte, est attaché à sa terre, à ses morts, à son histoire, à ses traditions et à ses valeurs.
 

Les Français se rebellent aussi facilement qu’ils s’entichent. Pris sous le charme de Sarkozy pendant quelques mois, ils lui ont tout passé, tout pardonné, tout permis.
 
Mais désormais, il leur est difficile de croire que la croissance sera comprise entre 2 et 2,5% cette année, alors que l’INSEE, l’OCDE et la Commission européenne ont d’ores et déjà prévu qu’elle serait bien inférieure à 2, sans compter que les plus graves difficultés, hélas, sont devant nous.
 
L’année 2008 devrait marquer un nouveau pic de la crise financière internationale induite par l’effondrement du marché hypothécaire à risque aux Etats-Unis, et aussi l’apogée de la surrévaluation infernale de l’euro par rapport aux autres grandes devises mondiales, sans compter la montée vertigineuse du prix du pétrole.
 
De la même façon, nos compatriotes ont peine à croire que le déficit de l’Etat, établi à partir de prévisions de croissance de 2,5%, qui sont, je le répète, complètement dépassées aujourd’hui, sera inférieur à ce qu’il était l’année passé.
 
Je rappelle à ce propos qu’aucun budget n’a été présenté en équilibre depuis 1980.
 

Il leur est difficile d’oublier que le déficit de la Sécurité sociale atteindra à nouveau, en 2007 et 2008, des niveaux très élevés, pulvérisant peut-être même les records atteints les années précédentes, preuve, s’il en était besoin que la réforme Fillon sur les retraites en 2003, n’a pas permis de combler le trou abyssal de nos comptes sociaux.
 
Enfin, la dette publique recommence à augmenter, après avoir légèrement baissé fin 2006.
 
Il leur est difficile d’oublier qu’il va falloir payer tout cela, et que ce sont les contribuables qui essuient toujours les ardoises des gouvernements. Sans compter que la France s’appauvrit depuis au moins 15 ans, et que surtout, elle continue à s’appauvrir sous la direction de Sarkozy, en dépit des rodomontades présidentielles.
 
Si l’on prolonge les tendances actuelles, en 2020, l’écart de richesse par habitant entre les Etats-Unis et la France sera le même que celui qui sépare aujourd’hui la France de la République tchèque.
 
Alors, me direz-vous, que faire ?
 
Il nous faut être prêts, tout simplement.

 
Prêts à recueillir tous les déçus de la pratique sarkozienne du pouvoir, et l’on peut penser que les rancoeurs qu’il suscite déjà sont à la mesure des espoirs nés de l’habile communication du candidat.
 
Prêts à constituer la seule force d’alternance réelle, pour sortir de la politique immigrationniste, laxiste, fiscaliste et européiste qui paralyse la France depuis 30 ans.
 
Prêts pour dresser l’étendard de l’identité, de la souveraineté et de la prospérité française, sans oublier la fraternité nationale qu’une gauche aux ordres de la finance internationale a jeté depuis longtemps aux orties.
 

Prêts, derrière notre mouvement, qui depuis 35 ans, contre vents et marées, en dépit des pièges, des provocations et des persécutions, par-dessus les ambitions démesurées, les lâchetés et les trahisons, a maintenu intactes les chances d’une politique réellement nationale, populaire et sociale et est toujours là, solide au poste.
 
Certes, il connaît des difficultés financières graves, nées de l’abstention irresponsable de nombre de ses électeurs aux législatives. Mais il fera face et avec l’aide des patriotes, il les surmontera pour continuer à tenir son rôle au service de la France.
 
Etre prêts, mesdames et messieurs, c’est se rassembler derrière le Front National, seule force capable d’incarner le courant national et de porter nos idées au pouvoir !
 
Rejoignez le, engagez vous avant qu’il ne soit trop tard !
Participez à nos campagnes d’opinion et d’abord les pétitions nationales contre l’entrée de la Turquie et contre le Traité de Lisbonne !

 
Soyez candidats sur les listes municipales du Front ou aux cantonales du printemps 2007 !
Ne restez pas l’arme au pied, ne nous contentons pas de l’amère certitude d’avoir raison.
 

Combattez toutes les menaces quand elles perdurent et espérent notre lassitude ou quand elles se révèlent au détour de l’histoire.
 
Combattez les sans esprit de recul, pour notre peuple français, pour notre Patrie la France, pour l’Europe et pour le monde menacés de submersion et de subversion.
 
Comme disait Jeanne, combattons et Dieu donnera la victoire.
Haut les cœurs camarades,
 
Rassemblons-nous pour célébrer l’avenir de nos victoires plutôt que pleurer sur le passé de nos échecs.
 
Rassemblons pour montrer à tous que tel le géant Ante, nous renaissons chaque fois que nous touchons la terre de nos anciens… Rassemblons-nous pour la victoire, pour notre éternité française, pour écrire ensemble, une nouvelle page du roman de l’énergie nationale.
 
Vive le Front National !
Vive la France !

Note YR : Après le lecture d'un tel discours on ne peut qu'être, momentanément, rassuré...