BerlusconiLe ministre de l'Intérieur nouvellement nommé en Italie par le président du Conseil élu il y a quinze jours Silvio Berlusconi, le responsable romain de la  Ligue du Nord , Roberto Maroni vient d'annoncer une initiative originale : afin de combattre efficacement l'immigration clandestine il propose que les citoyens puissent participer au contrôle de cette nouvelle donne qui métamorphose totalement nos pays, ceci, bien évidemment sous la responsabilité des Carabinieri.

En France, Nicolas Sarkozy a été élu triomphalement il y a douze mois en partie par un électorat qui jusque là se tournait avec assiduité depuis une vingtaine d'années vers le Front National avec des promesses et un discours qui pouvaient faire penser que lui, ferait ce qu'il est nécessaire de faire pour lutter avec efficacité contre l'immigration. Il aura suffit de quelques jours seulement pour que le président de la République  retire son masque et agisse  au grand jour selon sa pensée effective.

Fini les longues envolées patriotiques, terminés les grands discours sur le fléau de l'immigration. Seul fait d'arme sarkozyen sur le sujet, il a mis sur pied afin de sauver les apparences un " ministère de  de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement ", une véritable coquille vide qu'il confie à son ami Brice Hortefeux.

L'Italie qui contrairement à ce que l'on entend parfois n'est pas vraiment le petit chien de Bush va sûrement recevoir les foudres de Bruxelles, mais cela n'a pas l'air de faire peur à Silvio Berlusconi. Une telle prise de position n'est pas même imaginable en France, non seulement parce qu'aussitôt ce serait un lot de manifestations, des débats échaudés à la télévision et sur les radios, des batailles de rue entre " jeunes " républicains et CRS... Mais tout simplement parce que Nicolas Sarkozy - gouverneur de la province de France de l'empire européen depuis la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne -  ne se risquera jamais à une telle initiative, il a bien trop peur de se faire mal voir par ses maîtres de Bruxelles, lui qui sera dès le mois d'août et pour six mois, le " président " de l'UE !

Pour bien démontrer sa volonté de lutter contre l'immigration et aussi celle de favoriser les " nationaux " italiens, le président du Conseil vient d'annoncer qu'une prime de 1000 euros sera dorénavent versée à chaque nouvelle maman italienne.Cette décision a été inspirée par la Ligue du Nord. Dans notre pays, la municipalité de Vitrolles à l'époque dirigée par Catherine Mégret ( MNR ) avait tentée d'instaurer ce genre de prime sans pouvoir aller plus loin... en raison d'une campagne médiatique et de la décision du tribunal administratif saisi illico presto.

La famille comme l'immigration sont donc des sujets de première importance en Italie comme en France, mais le moins que l'on puisse dire c'est que les solutions pour favoriser la première et contrôler la deuxième sont complètement contraires. Héla on est en France...

Yann Redekker