voil_e_marianneBivouac-ID

édition du 30 octobre 2008


Ils sont à 75% favorables à la laïcité. A ceci près qu’il n’ont pas la moindre idée de ce qu’est la laïcité : ils sont en effet à 78% favorables au financement par l’Etat de la construction de mosquées en . Drôle de conception de la laïcité ! Rappelons que l’article 2 de la loi de 1905 stipule précisément que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Par ailleurs, 70% se disent “tout à fait” ou “plutôt” favorables au port du voile.

22% d’entre eux estiment que la polygamie “devrait être autorisée en aux personnes dont la religion le permet” (70% y sont opposés). 22% sur une population de 5-6 millions de musulmans (pour reprendre les chiffres communément avancés par le ministère de l’intérieur), cela fait la bagatelle de plus d’un million d’individus.

Plus fort encore : seulement 38% des musulmans français estiment que la charia n’a pas à s’appliquer dans un pays non-musulman ! 37% jugent qu’elle doit être appliquée en partie et adaptée aux règles du pays où on vit. 17% vont encore plus loin, estimant que la charia doit être appliquée intégralement quel que soit le pays où on vit.

C’est donc à dire que 54% des musulmans français, donc plus de la moitié d’entre eux, sont favorables à l’application au moins partielle de la charia en ! Ce qui fait donc autour de 3 millions d’individus (toujours sur la base d’une population de 5-6 millions, estimation qui nous semble conservatrice.)

Ces chiffres font froid dans le dos. On est en droit de se demander si 54% des musulmans français ont la moindre idée de ce qu’être français signifie. La réponse si l’on se réfère à ce sondage est manifestement négative.

Mais comment pourraient-ils le savoir, puisque nous avons abandonné le modèle de l’assimilation, modèle qui avait permis de faire des enfants des précédentes vagues d’immigration de parfaits petits français ? Aujourd’hui nous célébrons les délires du multiculturalisme et de son corollaire, le relativisme culturel, qui conduisent inéluctablement à la communautarisation, c’est donc à dire à l’extinction du partage des mêmes valeurs, et au délitement du sentiment d’appartenance à un même peuple. C’est dire si nous allons vers des lendemains qui déchantent.