BouteflikaLe Matin d'Algérie

édition du 3 novembre 2008

Ce n'est une surprise pour personne, le principal amendement apporté à la Constitution concerne essentiellement deux articles : la suppression de la limitation des mandats présidentiels et  le remplacement du poste de chef du gouvernement par celui d'un Premier ministre qui ne sera pas forcément issu de la majorité à l'Assemblée nationale. Il n'y aura pas de poste de vice-président.

L'amendement proposé à l'article 74 maintient la durée du mandat présidentiel à cinq ans mais énonce que " le président de la République est rééligible », selon le communiqué du conseil des ministres.  Cet amendement de l'article 74 de la constitution actuellement en vigueur et qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels successifs, était le principal objectif de la révision de la constitution : il va permettre au président Bouteflika de briguer un troisième mandat en 2009.

Quant à l'actuel "chef de gouvernement", il s'appellera désormais "Premier ministre", et restera nommé par le président de la République qui peut aussi le révoquer.  Il est chargé de "mettre en œuvre le programme du président de la République.

Le chef de l'Etat peut enfin nommer un ou plusieurs vice-Premiers ministres.