Paris_occup_Novopress

Article de Henri Dubost publié le 7 novembre 2008

Sur proposition de Philippe Juvin, maire UMP de La Garenne-Colombe, le conseil général des Hauts-de-Seine (92) a décidé de donner le nom de l’écrivain Kléber Haedens à un collège de la ville. Au grand dam des élus de l’opposition de gauche (PS, PC, Verts) et assimilé (MoDem) pour lesquels le choix d’un intellectuel de « la mouvance maurrassienne, nationaliste et royaliste » est proprement inconcevable…


Aux yeux de nos censeurs, le tort essentiel de Kléber Haedens est d’être l’une des principales figures du courant dixt « des Hussards », qui entendit contester à Jean-Paul Sartre - figure emblématique de l’extrême-gauche - et aux eistentialistes de tout poil le monopole de la vie intellectuelle dans la France de l’Après-guerre. En 1966, Kléber Haedens obtient le Prix Interallié pour son roman L’été finit sous les tilleuls, et  le Prix de l’Académie française pour Adios en 1974. Sans polémique aucune. En 2008, les jurés auraient eu à s’expliquer devant une Haute-Autorité-de-la-Conscience-et-de-la-Mémoire-Citoyennes, et pour tout dire, ils n’auraient pas fait ce choix afin d’éviter les ennuis…

Kléber Haedens publie sa fondamentale Histoire de la littérature française à 30 ans, en 1943, l’année même où Jean-Paul Sartre fait jouer Les Mouches grâce à la bienveillance de la Zensurstelle allemande, et publie L’être et le néant (un kg de papier le volume, en pleine restrictions…), très inspiré par l’écrivain Martin Heidegger dont les sympathies nationales-socialistes étaient déjà notoires.

On peut suggérer aux élus de gauche des Hauts-de-Seine d’alerter leurs “camarades” du Conseil municipal de Paris au sujet d’un quai, d’une bibliothèque et d’une station de métro de la Capitale baptisés par M. Delanoë et son équipe du nom d’un homme politique français qui reçut la Francisque (la plus haute décorations du régime de Vichy) des mains du Maréchal Pétain, le 16 août également de l’année 1943… Lorsqu’il fut élu président de la République en 1981, le cher grand homme mit un point d’honneur à garder intacte son amitié envers le milicien Paul Touvier, et à œuvrer pour le transfert des cendres du Maréchal Pétain à Douaumont ainsi que pour la réhabilitation des chefs de l’OAS que le pouvoir gaulliste avait fait condamner.

Toutes choses proprement « inconcevables »…