MNRCommuniqué du MNR du 30 novembre 2009

Le peuple suisse s'est largement prononcé (57,5%) contre l'édification de minarets dans ce petit pays encore indépendant du centre de l'Europe.

Malgré l'intoxication médiatique, le peuple suisse n'est pas sourd et lorsque le premier Ministre turc, R. Erdogan, déclare «Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats», il comprend ce qui lui est annoncé. Et comme le peuple suisse est encore autorisé à donner son avis, il le donne. Le MNR le félicite de sa lucidité et de son courage.

Quant à notre ministre des affaires étrangères, B. Kouchner, interrogé ce matin sur RTL, il regrettait qu'on ait interrogé le peuple. Il est temps de rappeler à ce ministre et aux autres que le principe même des démocraties est que les décisions doivent y être prises par le peuple et exécutées par le gouvernement.

Il est vrai qu'en France, depuis que le peuple a tendance à voter « mal », on a décidé de ne plus l'interroger sur les grandes orientations politiques françaises et européennes. Le MNR rappelle que non seulement le gouvernement a bafoué le rejet par le peuple français du Traité de Constitution européenne, mais que le 7 juillet 2008, Sarkozy et le congrès majoritairement UMP ont fait sauter le verrou constitutionnel qui prévoyait un référendum sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne... ce sera donc la multiplication des «baïonnettes» chères à R. Erdogan.

Le MNR rappelle qu'il a été le premier parti français à dénoncer l'incompatibilité entre l'islam et les valeurs de civilisation de la France et de l'Europe. Contrairement aux Sarkozy et Kouchner qui organisent l'implantation de l'islam sur notre sol et à un Le Pen qui participe au 30ème anniversaire de l'instauration de la République islamique d'Iran et qui affirmait, il y a 2 mois, qu'il n'y avait pas d'incompatibilité entre le mode de vie français et l'islam, le MNR considère que nous devons combattre l'implantation de l'islam qui discrimine les femmes et les non-musulmans.

Un référendum sur ce sujet serait le bienvenu à l'heure où l'on prétend débattre de l'identité nationale.