ProjecteurPrésent

Article de Olivier Figueras publié le 7 janvier 2010 dans Présent  n° 7004

« Un court-métrage d’animation poétique destiné à servir d’outil pédagogique pour aborder les relations amoureuses entre personnes du même sexe à l’intention des enfants de CM1-CM2 »… Voilà, tout… crûment, comment le réalisateur Sébastien Watel définit, dans son appel à souscription (eh oui ! il faut de l’argent…) son film d’animation : Le baiser de la Lune, un court métrage, dont le but affiché est de lutter contre l’homophobie, et qui a reçu le soutien – notamment – de l’Education Nationale.

Le réalisateur continue : 

« Le film d’animation Le baiser de la Lune dépeint, de façon poétique, différentes façons de s’aimer, dont celle de deux “poissons-garçons”

« A travers ce film, je souhaite apporter une meilleure représentation des relations amoureuses entre les personnes du même sexe.

« Il s’agit de montrer que deux hommes ou deux femmes peuvent s’aimer, même si leurs amours paraissent différents ou impossibles.

« Au-delà de la problématique homosexuelle, ce film est une lutte contre les discriminations, par un apprentissage du respect de l’autre et de sa différence. »

Sur le site dévolu à son œuvre, on indique en outre que « ce film raconte l’évolution du regard archaïque d’une grand-mère, sur les relations amoureuses ». Il s’agit d’Agathe, une vieille chatte, qui ne vit que par le souvenir des contes de princesses… « Mais cette vision étroite de l’amour est bouleversée par Félix, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune, comme par la lune, amoureuse du soleil : deux amours impossibles, pour “la vieille Agathe”. Pourtant, en voyant ces couples s’aimer, librement et heureux, le regard de la chatte change et s’ouvre à celui des autres. C’est ainsi qu’elle quitte son château d’illusion et se donne enfin, la possibilité d’une rencontre… »

Bien évidemment, lors de sa diffusion dans les classes, ce film sera accompagné d’un livret pédagogique destiné à « faire réfléchir les élèves sur les différentes relations amoureuses », et à leur permettre d’en « débattre » avec les enseignants ou les intervenants. Débattre de façon ludique, en développant des exercices ludiques (?), et enfin en donnant « des informations simples mais justes [sic !] sur les relations amoureuses entre personne de même sexe. Ces informations sont destinées à répondre de manière appropriée, aux interrogations éventuelles des élèves ».

Peut-on rappeler que l’ensemble s’adresse à des enfants – à nos enfants – d’une petite dizaine d’années ? 

Peut-on encore dire stop ! à la manœuvre d’un certain lobby homosexuel qui tente de normaliser certain comportement sexuel qui doit rester, comme toutes les questions de cet ordre, de l’ordre de la vie privée. L’affaire va au-delà de la simple revendication ; il s’agit, ni plus, ni moins, de prosélytisme. Un prosélytisme vers ceux que, sous la pression du même lobby, il est désormais convenu d’appeler des hétérosexuels, terme qui n’est employé que pour les placer sur un pied d’égalité avec les homosexuels, alors que la relation entre un homme et une femme a toujours été la norme, celle qui favorise la procréation ; bref ! qui correspond à la nature, laquelle donne aux uns de se perpétuer, aux autres non…

Un film comme Le baiser de la Lune tend à aller contre ce fait, et rejoint ainsi la longue cohorte des actes posés par une société qui ne veut plus d’enfants. 

Et cela se passe contre – du moins sans – l’avis des parents qui seront, comme d’habitude, mis devant le fait accompli, le ministère de l’Education « nationale » ayant à cœur de les déposséder toujours davantage de leur responsabilité : celle d’élever leurs enfants.

Le ministère s’étonne ensuite (ou feint de s’étonner) que de plus en plus de parents quittent l’enseignement publique dont il assure si mal la vocation. Ces familles, malgré les difficultés pécuniaires, recherchent désormais l’enseignement privé et hors contrat, pour stopper le déluge des aberrations qui frappent leurs enfants dans les écoles publiques. Des aberrations qui touchent aussi l’enseignement lui-même, ainsi que Jeanne Smits le souligne chaque semaine dans sa chronique « Génération décervelée ».

Pour protester contre cette nouvelle atteinte à l’innocence de nos enfants, de tous les enfants, et en demander le retrait, une pétition a été mise en ligne sur le site des 4 Vérités : Les 4 Vérités