Guevara

Action Française

Article de Gabrielle Cluzel publié le 16 février sur son blogue et publié par l'AF le 27 février 2011

J’en ai encore croisé une ce matin dans le métro. A la station Gare de l’Est, nous étions comprimées dans le même wagon. J’aime bien rendre service à mon prochain, alors je lui ai glissé discrètement, en pointant son pull, comme je lui aurais dit qu’elle avait la braguette ouverte ou un bout de salade coincé entre les dents: « Faites attention, vous avez un assassin placardé dans le dos ».

Elle m’a regardée bizarrement. Dans ces cas-là, elles me regardent toutes bizarrement. Comme si j’étais une pôv fille un peu folle, à laquelle il ne manquerait plus qu’un litron de rouge, un vieux sac de couchage nauséabond et de gros sacs Tati posés à mes pieds.

Sauf, que, eh, les filles, il faut tenter parfois de voir plus loin que le bout de votre stylo à paillettes Hello Kitty : Le type, là, avec son étoile sur le béret en impression sur votre pull, cette reproduction de la photo d’Alberto Korda, c’est loin d’être Flynn Rider dans Princesse raiponce, ou le Prince Edward d’Il était une fois.

Moi, ce que j’en dis c’est pour vous. Ce n’est pas moi qui aurai l’air bête quand les cubains, et cela viendra bien un jour, arriveront enfin à soulever la chape de plomb qui pèse sur leur pays, feront leur révolution de Jasmin à eux, et que lumière sera faite sur les exactions des uns et des autres. Avec votre pull, ce sera tout comme si vous aviez la tête de Madame Ben Ali tricotée dans le dos… Même en Cachemire, impossible de le refourguer sur e-bay.

Parce que figurez-vous que le Che était un bourreau fanatique, qui fumait voluptueusement son cigare en assistant aux exécutions, et qui n’a jamais eu une once du romantisme que la légende lui a prêté. Il traitait du reste ses conquêtes comme des chiens… des conquêtes qui avaient bien du mérite pourtant car il était de notoriété publique que cet homme-là ne se lavait jamais. Et, là, bingo, ça fait toujours mouche. Les jeunes filles quand même, sont étranges.

Les crimes encore… mais la saleté, là, franchement, ça les dégoûte. Pour un peu, elles enlèveraient leur pull tout de suite, comme ça, sur le quai Alors pour en finir avec le Che, et tout savoir de la façon dont il (mal)traitait ses ennemis politiques, ses femmes et ses savonnettes, deux ouvrages à lire d’urgence :

La face cachée de Che Guevara par Jacobo Machover (Buchet Chastel)

La véritable histoire d’Ernesto Guevara par Pierre Rigoulot (Larousse)

Vu sur Le blog de Gabrielle Cluzel