lundi 28 février 2011

Che Guevaras-le-bol !

Guevara

Action Française

Article de Gabrielle Cluzel publié le 16 février sur son blogue et publié par l'AF le 27 février 2011

J’en ai encore croisé une ce matin dans le métro. A la station Gare de l’Est, nous étions comprimées dans le même wagon. J’aime bien rendre service à mon prochain, alors je lui ai glissé discrètement, en pointant son pull, comme je lui aurais dit qu’elle avait la braguette ouverte ou un bout de salade coincé entre les dents: « Faites attention, vous avez un assassin placardé dans le dos ».

Elle m’a regardée bizarrement. Dans ces cas-là, elles me regardent toutes bizarrement. Comme si j’étais une pôv fille un peu folle, à laquelle il ne manquerait plus qu’un litron de rouge, un vieux sac de couchage nauséabond et de gros sacs Tati posés à mes pieds.

Sauf, que, eh, les filles, il faut tenter parfois de voir plus loin que le bout de votre stylo à paillettes Hello Kitty : Le type, là, avec son étoile sur le béret en impression sur votre pull, cette reproduction de la photo d’Alberto Korda, c’est loin d’être Flynn Rider dans Princesse raiponce, ou le Prince Edward d’Il était une fois.

Moi, ce que j’en dis c’est pour vous. Ce n’est pas moi qui aurai l’air bête quand les cubains, et cela viendra bien un jour, arriveront enfin à soulever la chape de plomb qui pèse sur leur pays, feront leur révolution de Jasmin à eux, et que lumière sera faite sur les exactions des uns et des autres. Avec votre pull, ce sera tout comme si vous aviez la tête de Madame Ben Ali tricotée dans le dos… Même en Cachemire, impossible de le refourguer sur e-bay.

Parce que figurez-vous que le Che était un bourreau fanatique, qui fumait voluptueusement son cigare en assistant aux exécutions, et qui n’a jamais eu une once du romantisme que la légende lui a prêté. Il traitait du reste ses conquêtes comme des chiens… des conquêtes qui avaient bien du mérite pourtant car il était de notoriété publique que cet homme-là ne se lavait jamais. Et, là, bingo, ça fait toujours mouche. Les jeunes filles quand même, sont étranges.

Les crimes encore… mais la saleté, là, franchement, ça les dégoûte. Pour un peu, elles enlèveraient leur pull tout de suite, comme ça, sur le quai Alors pour en finir avec le Che, et tout savoir de la façon dont il (mal)traitait ses ennemis politiques, ses femmes et ses savonnettes, deux ouvrages à lire d’urgence :

La face cachée de Che Guevara par Jacobo Machover (Buchet Chastel)

La véritable histoire d’Ernesto Guevara par Pierre Rigoulot (Larousse)

Vu sur Le blog de Gabrielle Cluzel

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L’avantage d’être méprisés par le Canada anglais

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Vigile

Tribune libre de Jean-Jacques Nantel publié le 25 février 2011

Il est toujours bon d’être sous-estimé par un adversaire. Parce que leurs ancêtres de 1763 ont expulsé nos élites pour pouvoir plus facilement nous voler et nous exploiter, les Canadiens anglais ont pris l’habitude, depuis un quart de millénaire, de nous regarder comme un peuple d’incapables et d’ignorants. Pour eux, notre infériorité relève du domaine de l’évidence et ne se discute même pas. Toute une propagande a d’ailleurs été élaborée pour nous dénigrer et nous faire croire que nous n’en valions pas la peine.

Alors que le Fédéral et ses sbires québécois sont responsables de la quasi-totalité de nos scandales de corruption (commandites, industrie de la construction, gaz de schistes, pétrole du golfe, etc), les journalistes des autres provinces annoncent au monde que le Québec est la province la plus corrompue du Canada. Alors que le Canada anglais nous appauvrit artificiellement depuis un quart de millénaire, son gouvernement s’est récemment déclaré navré de découvrir que les six villes les plus mal foutues du Canada se trouvaient toutes dans le Québec francophone. Même si les deux paliers de gouvernement nous volent nos taxes pour enrichir les 8% d’Anglophones du Québec (villes défusionnées, trois universités,18 hôpitaux, un mégacentre hospitalier, etc), on ose se scandaliser du fait que les urgences des hôpitaux francophones sont plus bondées que celles du West-Island. Et ça continue avec l’Hydro-Québec qui serait mal gérée, notre endettement supposément intolérable, nos impôts plus lourds, etc.

Bien qu’agaçante, cette propagande a au moins le mérite de cacher à nos adversaires le fait que, dans de multiples domaines, le Québec a pris un net avantage sur eux.

Notre économie est plus solide que la leur

Cela commence par l’économie puisqu’une partie de la richesse du petit Canada anglais provient des vols commis chez nous : vol de notre voie maritime et de notre Transcanadienne qui servent à nos voisins mais dont on nous fait payer toutes les dépenses, transfert en Ontario de nos sièges sociaux, de notre bourse, de nos vols internationaux, de nos élévateurs à grains, de notre part du Pacte de l’automobile ; vols de nos taxes fédérales pour développer la région d’Ottawa, le Grand Nord ou les réseaux internationaux du Canada anglais ; etc. Toutes ces subventions déguisées aux économies de nos voisins ont obligé la nôtre à devenir plus performante et diversifiée ; ce qui lui a, entre autres, permis de mieux résister que ses concurrentes aux dernières crises économiques.

Comme tout ce qui pouvait être volé ou déménagé en Ontario l’a déjà été, les Québécois ont fini par prendre le contrôle de 80% de leur économie ; ce qui fait que la prédation du Canada anglais obéit désormais à une loi des rendements décroissants. Le découplage des deux économies est encore accentué par le fait que la croissance de nos échanges est plus forte avec les Etats-Unis qu’avec le Canada. De plus en plus, les contrats et les profits nous viennent du Sud et les embêtements, de l’Ontario et d’Ottawa.

L’immigration les affaiblit plus que nous

Si l’immigration massive affecte peu les régions du Québec et représente une nuisance dans la région de Montréal, son effet sur le Canada anglais est carrément catastrophique parce qu’elle y change la nature du peuplement. Fondé par des Britanniques qui s’appuyaient sur une culture et un empire dominants, le Canada anglais a longtemps pu assimiler ses immigrants avec grande facilité. Ce n’est plus le cas avec ceux d’aujourd’hui qui, non seulement réduisent l’influence de l’élément britannique et européen, mais en plus provoquent la balkanisation du pays en se regroupant, en fonction de leur origine ethnique, dans certaines villes bien spécifiques ; le cas le plus flagrant étant celui des Chinois de la région de Vancouver.

Les vieux Canadiens d’origine européenne, qui ne reconnaissent plus le pays de leur enfance, ne comprennent pas pourquoi l’immigration n’est pas encore venue à bout du Québec français. Quelqu’un devrait leur expliquer qu’en volant notre richesse, ils attirent à eux les immigrants qu’ils envoient pour nous submerger. Cet exode fait que, pour seulement affaiblir la majorité francophone du Québec, le Canada anglais doit accepter de se suicider.

Notre culture est plus forte que la leur

Lord Durham, qui nous décrivait comme un peuple sans histoire et sans littérature, serait bien surpris, s’il revenait parmi nous, de constater que le Québec moderne possède un star-system, que ses films se rendent régulièrement aux Oscars, que sa télévision réussit mieux que celle du Canada anglais à fidéliser sa clientèle ou que ses sportifs, ses chanteurs, ses comédiens ou ses clowns attirent partout les foules.

Si la culture québécoise est si forte, c’est parce qu’elle est une survivante qui a connu les tempêtes et la défaite. Elle est blindée contre l’adversité. Privé de ses élites, qui sont reparties en France après la Conquête, notre peuple écrasé a su développer une série de réflexes qui lui ont permis de survivre à toutes les agressions possibles et imaginables. Sa culture diversifiée forme aujourd’hui un bloc compact dont la puissance et la créativité nous permettent déjà de tenir notre rang sur la scène internationale.

De son côté, la culture du Canada anglais est devenue une simple excroissance de la culture américaine, principalement parce que ses éléments les plus talentueux émigrent aux Etats-Unis pour y faire carrière. Pour faire comme s’il avait quelque chose à dire, le Canada anglais a repris à son compte toutes les idées à la mode et s’est donné une idéologie multiculturaliste bancale où se mêlent dans un tout incohérent des idées comme l’égalité des sexes et l’interdiction de porter des armes avec le ¨droit¨ de porter l’humiliant voile islamique ou le couteau sikh. Il va jusqu’à soutenir que son unité nationale est assurée par sa désunion ; c’est-à-dire par son multiculturalisme. Que penser de l’âme d’un peuple qui clame que l’assurance maladie, qui est un simple système de paiement des soins de santé, est une des bases de sa fierté nationale ?

Remarquons que, sous des dehors nobles et généreux, l’idéologie multiculturaliste canadienne est en fait basée sur le présupposé raciste voulant qu’à la longue, les immigrants n’auront pas le choix de s’assimiler à la culture supérieure du Canada anglais. Or, les nouveaux Canadiens proviennent presque tous de hautes cultures qui sont à la fois très anciennes et rajeunies. Voyant l’Occident reculer sur tous les fronts, les Chinois, les Indiens et les Musulmans n’ont guère envie de l’accompagner dans sa chute en adoptant ses valeurs et ses coutumes. Beaucoup insistent donc pour qu’on les laisse imposer leurs cultures religieuses à leurs enfants et, notamment, à leurs fillettes.

Vivre avec les innombrables interdits imposés par une société multiculturelle est si inconfortable qu’un récent sondage a révélé que Toronto, l’agglomération la plus cosmopolite du Canada, en était également la plus malheureuse. Détail révélateur : ses citoyens, dont plus de 50% sont nés à l’étranger, ont récemment élu un maire qui dit vouloir restreindre l’immigration. Sitôt entrés, les néo-Canadiens songeraient donc déjà à claquer la porte derrière eux. A l’évidence, le multiculturalisme n’est pas la source de bonheur et d’enrichissement qu’on nous décrit.

Nos débats intellectuels sont plus riches que les leurs

Notre débat national a atteint une telle vigueur au cours des cinquante dernières années que le Québec a fourni la quasi-totalité des penseurs des deux camps souverainiste et fédéraliste. Nommés à des postes de prestige par des Canadiens anglais qui désiraient profiter de nos divisions, des hommes comme Trudeau, Chrétien et Dion ont choisi de s’allier à eux pour pouvoir se venger de leurs ennemis québécois.

Puisque les indépendantistes travaillent à la libération d’un peuple qui gagne en puissance et en dignité, le simple passage du temps a amené la croissance des appuis à leur cause. Dans le processus, le fédéralisme a subi une baisse marquée de la qualité de ses défenseurs. La marche est en effet très haute entre la valeur intellectuelle des trois colombes des années soixante (Trudeau, Pelletier et Marchand) et celle de petits êtres mesquins comme Jean Chrétien et Stéphane Dion. Et on n’a pas parlé du vide intersidéral actuel !

Quand ils voient que nos représentants fédéralistes évitent non seulement de parler des ¨conditions minimales¨ de Bourassa, mais qu’ils sont prêts à toutes les bassesses et à tous les reniements, les Canadiens anglais doivent avoir l’impression que les Québécois gagnent en lâcheté et en nullité. Il est vrai que la structure géographique extrêmement étirée du pays et le déplacement vers l’ouest du centre de masse de la population canadienne anglaise n’aident guère ses leaders unilingues à comprendre les évolutions du Québec profond. Souvent, les seuls Québécois qu’ils connaissent sont les petits magouilleurs sans envergure qui fréquentent les meetings des partis fédéraux.

Totalement amorphe sur le plan intellectuel, le Canada anglais n’a jamais rien eu à proposer pour régler la crise. Aussi se contente-t-il de naviguer à vue en espérant, comme ses ancêtres, que l’immigration finira un jour par nous détruire.

Psychologiquement, nous sommes plus forts qu’eux

Trempé par deux siècles et demi de défaites et d’humiliations, le peuple québécois a grande envie de goûter aux joies de la victoire et du triomphe. Il n’est pas las de vivre.

L’expérience historique du Canada anglais est toute autre. Habitué à des victoires faciles par deux siècles d’une domination totale, rassuré par les propos défaitistes de tous nos Lucien Bouchard, certain de l’appui indéfectible et éternel des masses d’immigrants qu’il envoie pour nous affaiblir, notre petit voisin est mal préparé pour faire face à une défaite majeure. Nos deux solitudes communiquent si mal que, même après cinquante ans de débats, même après le référendum de 1995 qu’il a gagné par la peau des dents, même si l’appui à la souveraineté oscille entre 40 et 67% des intentions de vote depuis trente ans, le Canada anglais va quand même être pris par surprise quand un quelconque accident de conjoncture aura choqué notre opinion publique et provoqué la victoire du ¨oui¨.

N’ayant pas vu venir le train hurlant de la souveraineté, la première réaction du Canada anglais face à l’explosion de joie du peuple québécois sera un mélange de colère, de désarroi et de sentiment d’impuissance qui débouchera vite sur une dépression collective assez semblable à celles qu’a vécues le Québec après ses défaites référendaires de 1980 et 1995. Au trouble latent d’une société que l’immigration a profondément dénaturée viendra s’ajouter le sentiment diffus qu’il est vain de lutter puisque tout s’écroule.

Certains autres phénomènes psychologiques pourraient également jouer en notre faveur. Ainsi, beaucoup de Canadiens anglais seront satisfaits de voir que l’abcès aura enfin été crevé. Nombre d’entre eux seront heureux d’être débarrassés de l’hypothèque morale qu’ils ont contractée depuis 1760. On peut même s’attendre à ce que, par pur masochisme, certains se réjouissent de notre triomphe. L’histoire offre en effet de multiples exemples de personnes nées dans l’abondance qui se sont retournées contre leurs semblables pour lutter avec des opprimés. Rêvant de révolte héroïque, ces fils à papa gavés de richesses se sont joints aux victimes de leurs ancêtres pour pouvoir savourer avec elles l’ivresse de la victoire.

Ajoutons qu’en cas de victoire du ¨oui¨, les très nombreux immigrants originaires des pays pauvres, qui sont venus au Canada pour faire des sous, vont presque tous réagir en exigeant qu’on s’entende à l’amiable avec le lointain Québec.

Leur puissance est plus artificielle que la nôtre

Le seul fait que le Québec se voit imposer l’égalité des provinces avec une Île-du-Prince-Edouard cinquante-six fois (56) moins peuplée montre bien que la puissance du Canada anglais est artificielle. Sachant que toute négociation de bonne foi avec un Québec modernisé lui coûterait cher, le Canada cherche à gagner du temps en multipliant les obstacles, notamment dans le domaine constitutionnel. Une constitution – notons-le - a toujours pour fonction de retarder les changements en imposant aux nouvelles générations les valeurs et les rapports de force d’une époque révolue. Etant le débris d’un empire disparu, le Canada se sert de sa Cour suprême composée de juges âgés et inamovibles pour nous imposer des décisions régulièrement contraires à nos intérêts, notamment en matière de langue.

Ce système de blocage, qui a été conçu pour dominer le Québec à dix ou vingt contre un, sert uniquement les intérêts de l’Ontario et des Maritimes, deux régions qui, ENSEMBLE, sont seulement deux fois plus peuplées que le Québec. Déjà menacé d’éclatement par notre montée en puissance, le vieux Canada central doit en plus compter avec le développement rapide de l’Ouest ; un phénomène qui est en train de modifier en profondeur l’équilibre interne du pays. Dans l’Ouest, la domination de l’Ontario est si mal acceptée que le Canada est devenu incapable de se donner un gouvernement majoritaire ; l’Ouest votant massivement pour les Conservateurs, le Québec pour le Bloc Québécois et les voisins du Québec pour les Libéraux. Ayant peu de relations avec le Canada de l’Est, de plus en plus d’habitants de l’Ouest ne se gênent pas pour affirmer que l’indépendance du Québec servirait leurs intérêts en augmentant d’un coup leur poids politique relatif au sein de la fédération.

L’effondrement de la puissance canadienne anglaise

Dans l’histoire récente, le fait de mal connaître les autres sociétés a causé d’immenses surprises. Ce fut le cas lors de l’effondrement imprévu du communisme est-européen ou de celui, très actuel, des dictatures du monde arabe. Au Canada anglais, le mépris traditionnel pour les Québécois crée un aveuglement du même genre qui lui coûtera cher au lendemain d’une victoire du ¨oui¨. Assommé par sa défaite, le gouvernement d’Ottawa devra alors composer avec des revendications venues d’un peu partout. Cela commencera par les demandes de négociations des fédéralistes québécois dont l’écrasante majorité se sont toujours opposés, non au Québec, mais à l’indépendance. Cela continuera avec des requêtes similaires provenant des provinces maritimes et des Francophones hors Québec qui vont craindre l’isolement. Quant aux quatre provinces de l’Ouest, on les verra profiter de l’occasion pour exiger une participation accrue au pouvoir.

Les autochtones, que le Canada anglais compte utiliser pour contrer le Québec, seront peut-être ses alliés les plus décevants, car ils ne manqueront pas de réclamer dans toutes les provinces un traitement aussi avantageux que celui obtenu par les aborigènes québécois. Loin d’être au banc des accusés, le Québec sera alors cité comme un exemple à suivre.

L’environnement international ne sera guère plus favorable à un Canada anglais qui, en plus d’être coupé en deux par le Québec, aura perdu d’un coup le quart de sa puissance et le contrôle de grandes voies stratégiques comme le Saint-Laurent ou la Transcanadienne. Sans parler des alliés du Québec qui se feront entendre, Ottawa devra également rassurer les Etats-Unis qui, parce qu’ils craignent les attaques terroristes, vont exiger des négociations pacifiques et rapides de manière à ne pas créer d’instabilité le long de leur immense frontière nord.

Voyant une occasion d’affaiblir l’empire américain, des pays comme la Chine, l’Iran ou Cuba vont se mettre à grenouiller en notre faveur dans les assemblées internationales où le Canada sera régulièrement montré du doigt. Ce sera notamment le cas quand il sera question de son catastrophique bilan environnemental que les excellentes statistiques du Québec aident présentement à tempérer. Ici encore, le Québec sera traité comme une sorte de référence continentale.

Pour accéder à une position de négociation aussi avantageuse, les indépendantistes doivent convaincre seulement 5 à 10% de la population. Il faut vraiment que la propagande fédéraliste soit efficace pour qu’ils croient cette petite tâche impossible à réaliser.

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MAM : après les congés de fin d’année, les grandes vacances…

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Présent

Article de Jean Cochet publié le 1er mars 2011

Fin d’une chute annoncée : Michèle Alliot-Marie, contrainte à la démission, est remplacée au ministère des Affaires étrangères par Alain Juppé. Trois mois après le remaniement de novembre, trop longtemps mijoté (prévu six mois à l’avance), voici donc le remaniement express, où, dans l’urgence, Gérard Longuet succède à Alain Juppé au ministère de la Défense, tandis que Claude Guéant prend la place au ministère de l’Intérieur de Brice Hortefeux, autre perdant de ce changement.

Hortefeux rétrogradé (on parle à son propos d’un poste de conseiller à l’Elysée) pour sa plaisanterie sur les « Auvergnats » ? A quatorze mois de l’élection présidentielle, Alain Juppé, chargé de remettre notre diplomatie en bon état de marche (travail d’Hercule), devient donc une sorte Premier ministre bis. Un « vice-président », disent même certains commentateurs, Fillon semblant un peu momifié depuis son escapade au pays des pharaons. En tout cas, au Quai d’Orsay – sans doute était-ce une condition de son acceptation –, Juppé sera libéré des « interférences » de la politique parallèle que conduisait depuis 2007, au grand dam des diplomates de carrière, Claude Guéant. Ce dernier retrouvant le ministère de l’Intérieur où il a fait l’essentiel de sa carrière, notamment, de 2002 à 2007 en tant  que conseiller de Nicolas Sarkozy. Ce qui fait dire à Marine Le Pen : « On met à l’Intérieur M. Guéant dont Nicolas Sarkozy nous dit lui-même que ça fait neuf ans qu’il est chargé avec lui de la sécurité (…). Quand on voit les résultats, on peut s’attendre à ce que rien ne change en ce domaine. Mais surtout en matière d’immigration. Le président de la République nous parle de période troublée, et nous partageons son analyse. Il évoque (…) des vagues d’immigration et on remet les mêmes (…). C’est très inquiétant. Quant à ce qui concerne des flux de réfugiés à nos frontières, il n’a fait aucune annonce concrète. » Sinon qu’il faut « imaginer une politique économique et commerciale pour favoriser la croissance des démocraties qui veulent naître. » En attendant, on récupère tous les candidats à l’exil ?

Alors que toute la classe politique bruissait de son départ (démissionnée, confiaient déjà vendredi certains ministres du gouvernement, apparemment soulagés par cette perspective), Michèle Alliot-Marie, comme pour conjurer le sort, détaillait avec obstination son emploi du temps de la semaine à venir : « Lundi, après le Koweït, je serai à Genève, devant le Conseil des droits de l’homme aux Nations unies où je dois faire un important discours… » Un discours qu’elle a pourtant dû remettre dans sa poche, avec son mouchoir (parfumé à la révolution du jasmin ?) par-dessus. Pas question bien sûr pour Nicolas Sarkozy que sa ministre en lambeaux aille dans la capitale helvétique se confronter à Hillary Clinton.

Pour la majorité, MAM devenait, au fil des jours, de plus en plus encombrante. « Je ne mets pas en cause ses voyages, mais quand même, ces petits arrangements entre amis (…) ce n’est pas digne d’un ministre des Affaires étrangères », avait jugé vendredi, de façon cauteleuse, Bernard Debré (député UMP de Paris) au micro de RTL, concrétisant ainsi le lâchage officiel de la responsable des Affaires étrangères. Pour MAM, en fait de discours de Genève, c’était plutôt le feu au lac…

En tant que ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie avait, depuis ces dernières semaines, accumulé les ratages : petite phrase malheureuse sur les événements en train de se dérouler en Tunisie, où elle suggérait devant l’Assemblée nationale, dans un but certes « humanitaire », d’envoyer des forces de l’ordre françaises, « au savoir-faire reconnu », encadrer les policiers de Ben Ali. Une gaffe précédée de vacances tunisiennes au cours desquelles notre touriste ministérielle avait survolé en famille les prémisses de la révolution à bord de l’avion privé de M. Aziz Miled, un affairiste milliardaire proche de Ben Ali (et, on le sait maintenant, de Kadhafi). Affaire immobilière traitée en catimini, durant ce séjour tunisien, entre la famille Alliot-Marie et l’obligeant M. Miled… Toutes ces révélations, distillées par la presse, faisant à chaque fois ressortir les explications embrouillées de Michèle Alliot-Marie comme autant de demi-vérités enrobées de mensonges. Par exemple son assertion selon laquelle M. Aziz Miled, ce grand profiteur du régime, aurait été une « victime » de Ben Ali. Une victime ne se déplaçant toutefois qu’à bord de son jet privé. Autre petite phrase calamiteuse : MAM prétendant que lorsqu’elle était en vacances, « elle n’était plus ministre des Affaires étrangères », mais une Française « comme les autres ».

Un diplomate résume ainsi l’opinion de ses collègues sur la ministre évincée : « Derrière le masque de l’autorité, le vide de la pensée. » Mais n’est-ce pas à cause de ce vide que l’Elysée avait choisi MAM comme ministre des Affaires étrangères ? Un vide bien commode lorsque l’on veut y substituer sa propre pensée. A condition toutefois d’en avoir une… Dans le vide de cette pensée diplomatique se sont surtout reflétées toutes les lacunes brouillonnes de la politique élyséenne. L’année 2011, durant laquelle Nicolas Sarkozy, en tant que président du G20, devait se (re)composer une stature internationale, aura donc commencé pour lui par un fantastique fiasco. Cela dit, les faux-pas de MAM n’auront fait que mettre en relief deux des défaillances les plus criantes (parmi bien d’autres) du gouvernement de Nicolas Sarkozy : politique étrangère complètement dévastée (un vrai désastre), et, une fois de plus, connivences de nos dirigeants avec les potentats orientaux. A Juppé maintenant de redresser la barre pour éviter un naufrage déjà bien commencé.

Après MAM, POM ?

Contre toute attente, Patrick Ollier, le compagnon de MAM, surnommé avec dérision par ses collègues parlementaires « POM » (Patrick Ollier Marie), conserve son portefeuille de ministre des relations avec le parlement. Bien qu’ayant participé à la virée -mmobilière de sa compagne – quand MAM et POM partent en vacances ça fait BOUM –, l’accompagnateur n’a pas été sanctionné. Et lui qui clamait la semaine dernière : « Si Michèle part, je m’en vais aussi », et bien il est resté. Et pourtant… Patrick Ollier c’est aussi le fondateur et le président du groupe d’études parlementaire France-Libye. Un familier du colonel Kadhafi et de la galaxie des hommes d’affaires tournant autour du régime pétrolier.

C’est l’un d’eux d’ailleurs qui, il y a une douzaine d’années, a présenté POM à Kadhafi. Un certain… Aziz Miled ! Le monde franco-arabe est décidément petit. Et ce pauvre Aziz Miled, déjà « victime » de Ben Ali, l’était sans doute aussi du terrible colonel ? Un homme sur qui le sort s’acharne. La compagnie aérienne de ce bon monsieur Miled, Nouvelair, se trouve justement accusée par les médias tunisiens « d’avoir loué, la semaine dernière, des avions à la Libye, alors même que des mercenaires avaient commencé d’organiser la sanglante répression des manifestations… ». Décidément, les passagers de ses avions causent bien du souci à ce brave M. Miled.

Au milieu de la décennie écoulée, des soupçons de « compromissions » avec le pouvoir libyen avaient même circulé sur Patrick Ollier. A propos de commissions perçues sur des marchés d’armement. Soupçons dont, après enquête, le compagnon de MAM fut finalement blanchi. Michèle Alliot-Marie, en tant que ministre de la Défense (2002-2007), supervisait d’ailleurs tous les contrats concernant les ventes d’armes. Avant de jouer Vacances tunisiennes, MAM et POM auraient donc interprété, mais de façon certes beaucoup plus confidentielle, Mic-Mac à Tripoli ? Un navet oublié, peu connu, dont Nicolas Sarkozy ne voudrait surtout pas qu’il ressorte sur les écrans des internautes. D’autant qu’entre le colonel Kadhafi et Patrick Ollier, c’était plus que l’entente cordiale. Le dictateur libyen appelait POM son « frère ». Avec ce dernier, le feuilleton tunisien risque de se poursuivre encore par quelques épisodes libyens.

Extrait de l’allocution présidentielle

« Nous savons ce que pourraient être les conséquences de telles tragédies sur les flux migratoires devenus incontrôlables et sur le terrorisme. C’est toute l’Europe alors qui serait en première ligne. Nous avons donc le devoir d’agir avec une ambition qui doit être à la dimension des événements historiques que nous vivons. C’est pourquoi la France a demandé que le Conseil européen se réunisse pour que l’Europe adopte une stratégie commune… ». Autrement dit, autant cracher en l’air.

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Le régime nord-coréen s'inquiète des révoltes arabes

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Le Figaro

Article de Sébastien Falletti publié le 28 février 2011

Les senteurs de la «révolution du jasmin» n'ont pas atteint Pyongyang, mais les révoltes du monde arabe rendent les dirigeants nord-coréens nerveux. Ce dimanche, la dictature a de nouveau rugi en menaçant d'ouvrir le feu contre l'ennemi, le long de la DMZ, la frontière la plus militarisée au monde, qui déchire la péninsule depuis 1953. Motif de cette colère: des tracts et messages audio décrivant l'avancée des révoltes au Moyen-Orient, envoyé par l'armée sud-coréenne par-dessus la frontière. Pyongyang a exigé que Séoul cesse immédiatement cette «guerre psychologique», sous peine de mener des «attaques directes et ciblées» sur ses positions. Le Nord a également menacé de transformer la capitale sud-coréenne en une «mer de feu», à la veille du démarrage de nouveaux exercices militaires américano-sud-coréens de grande ampleur.

Depuis quelques jours, les forces du Sud envoient par-delà les barbelés des milliers de tracts décrivant les derniers événements en cours dans le monde ­arabe. En soulignant combien les dictatures et les «régimes héréditaires» sont voués à l'échec. Une provocation à l'heure où la famille des Kim prépare l'arrivée au pouvoir de sa troisième génération. Des messages qui viennent s'ajouter aux DVD et autres dépliants envoyés par des ONG via des ballons à l'hélium et qui dénoncent par le menu les camps de travail et autres crimes de la famille de Kim Jong-il.

La menace violente et immédiate de Pyongyang indique que les événements d'Afrique du Nord sont pris au sérieux par le royaume ermite, bien qu'aucun signe de contagion révolutionnaire ne soit apparu dans le pays. Et les stratèges sud-coréens ont décidé d'appuyer sur ce point sensible. Ils ont promis de poursuivre leurs opérations et d'envoyer de nouveaux messages donnant les dernières informations sur les révoltes en Libye ou en Égypte.

«Ils se nourrissent d'herbes sauvages»

«Les plus hauts dirigeants nord-coréens sont au courant et suivent ce qui se passe», affirme le ministre sud-coréen de l'Unification, Hyun In-taek. Mais «la population ignore sans doute les faits car la télévision ne rapporte rien et les gens ne peuvent pas utiliser l'Internet», ajoute ce faucon. Seule une poignée de hauts responsables parmi les 24 millions d'habitants ont accès à la Toile, le pays ayant mis en place un intranet géant coupé du réseau global. Une mainmise totalitaire qui fait de la société nord-coréenne la plus isolée du monde et qui explique la longévité exceptionnelle du régime dont beaucoup ont parié sur l'écroulement depuis la fin de la guerre froide. Pour la plupart des experts, cet isolement rend improbables les chances d'une révolte inspirée par le mouvement arabe. «Toute tentative de contestation serait réprimée immédiatement dans le sang», explique Cheong Seong-chang, du Sejong Institute.

Plus qu'une contestation politique, le régime s'inquiète de l'aggravation de la situation alimentaire qui pourrait saper sa mainmise auprès d'une population exsangue. Au point de faire appel à l'aide alimentaire de l'ONU, redoutant des moissons catastrophiques en 2011. 50 à 80% des récoltes de blé et d'orge sont menacées, et certaines populations «se nourrissent d'herbes sauvages», a constaté un groupe de cinq ONG humanitaires, de retour de Pyongyang.

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Metz : les élus FN expulsés de l’hémicycle aujourd'hui par la CGT

ManouryEst républicain

édition du 28 février 2011

Metz. Le combat a bien failli ne pas se jouer que sur les idées, aujourd'hui au Conseil régional Lorrain.

L’hémicycle accueillait une réunion interne de la CGT. Un débat destiné à expliquer aux adhérents pourquoi la CGT combat les idées du Front National. Mais avant le débat, c’est le pugilat qui s’est invité en salle pleinière.

Jean-Luc Manoury ( photo ), vice-président du groupe FN ; Yves Gelszinnis et Dominique Bild, élus régionaux se sont invités au débat et ont été expulsés de la salle par le service d’ordre de la CGT. Le tout pile poil sous la caméra de France 3 , une aubaine pour les trois élus FN qui ont vociféré au scandale. «Je suis chez moi ici, vous ne pouvez pas m’empêcher d’entrer !», hurlait Yves Gelszinnis alors que dans la salle fleurissaient les noms d’oiseaux. Avant d’ajouter «Je reviendrais avec Me Collard ! (l’avocat de Fabien Engelmann, NDLR)

Après que les trois élus aient été physiquement invités à quitter la salle, le vice-président du groupe FN tentait une nouvelle entrée avant d’être à nouveau expulsé au motif que la réunion était «interne à la CGT», martelaient les syndicalistes réunis.

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Trois hommes agressent un juif au centre-ville

Lausanne

20 minutes.ch

édition du 28 février 2011

Selon des informations transmises par la Communauté Israélite de Lausanne et du canton de Vaud (CILV), le nouvel assistant du rabbin «en poste depuis quelques jours seulement» s'est fait agresser, mercredi 23 février en fin de soirée, alors qu'il quittait les abords de la synagogue.

«Un groupe de trois individus a abordé l'homme qui portait un chapeau et une barbe et lui a demandé s'il était juif. Lorsque celui-ci leur a répondu que c'était le cas, il s'est fait aussitôt traité d'«espèce de sale juif». Les trois hommes lui ont alors assené plusieurs coups de poings et coups de pieds», explique Johanne Gurfinkiel, secrétaire générale de la Coordination Intercommunautaire contre l'Antisémitisme et la Diffamation (CICAD).

Sauvé par l'intervention de passants

«L'homme a été secouru par des passants. L'intervention rapide des services de police aura aussi permis d'appréhender deux des trois agresseurs. Tous les trois étaient de type nord-africain. Les deux qui ont été interpellés ont 16 ou 17 ans. Le troisième est plus âgé. L'assistant du rabbin, qui a porté plainte, ne souffre finalement que de quelques ecchymoses. Il a notamment été touché au nez», précise Johanne Gurfinkiel.

«Ce n'est pas une agression anodine. Il s'agit même de l'un des actes les plus graves auxquels des juifs sont confrontés en Suisse ces dernières années et la CICAD est convaincue que les services de police feront toute la lumière sur cette affaire. Il appartient également à nos autorités de se mobiliser pour dénoncer publiquement avec la plus grande fermeté l'agression antisémite qui s'est produite et de prendre les mesures qui s'imposent», conclut-il.

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Le FNJ défend l'agriculture avec Marine Le Pen !

Salon_de_l_agriculture_2011

Front National de la Jeunesse

Communiqué de la direction Nationale du FNJ du 28 février 2011

Ce vendredi 25 Mars, 15 militants du Front National de la jeunesse, accompagnés par leur directrice nationale Nathalie Pigeot, ont distribué des tracts au salon de l’Agriculture pour alerter nos concitoyens sur l’état de détresse de nos agriculteurs et sur le problème de la viande hallal.

Vers 10h, les jeunes frontistes se sont groupés pour accueillir Marine le Pen, venue saluer pendant près de trois heures le monde agricole et défendre une politique agricole Française au service des petits producteurs.

L’accueil chaleureux des convictions frontistes a confirmé la bonne côte de popularité de la nouvelle présidente du Front National. Les militants FNJ à l’écoute des inquiétudes du peuple ont défendu avec conviction des positions éthiques de bons sens pour promouvoir le terroir et les traditions culinaires Françaises contre le vampirisme des multinationales et la politique agricole commune de Bruxelles.

Des échanges fructueux ont été engagés avec des éleveurs de bovins de la région Limoges inquiets pour l’avenir de leur exploitation et séduits par l’attention que porte Marine le Pen à l’égard de leurs problèmes quotidiens.

Seul bémol de cette journée : le comportement agressif de revendeurs de billets à la sauvette représentatifs de la joyeuse diversité. Ces derniers n’ont pas apprécié que le dernier parti défenseur de la République Française, puisse critiquer l’essor de la viande hallal dont la consommation donne lieu au versement d’une taxe de financement pour la construction des mosquées.

Les militants se sont quittés vers 13h après avoir dégusté les nombreux produits locaux proposés par les producteurs des différentes régions de France. Du fromage de chèvre de Rocamadour au jambon de Bayonne, nous n’avons jamais perdu l’appétit !

Rendez-vous est déjà donné pour la prochaine édition du salon le plus populaire de France !

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Albanie : la dictature de la corruption, meilleur allié de l'islamisation

Kosovo_Albanie

Polémia

Article de Camille Gallic publié le 28 février 2011

L’ébranlement de plusieurs possessions de l’ex-Empire ottoman au Maghreb et en Orient menace également l’Europe, où l’Albanie connaît actuellement de graves troubles, susceptibles de déstabiliser le régime en place — et de grossir par conséquent la déferlante des réfugiés.

Le 22 février 2011, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, annonçait l’instauration imminente d’un « Emirat islamique de la Libye orientale » dans la région pétrolière de Tobrouk, frontalière de l’Egypte, donc première touchée par la révolte, qui venait de se libérer de la tutelle de Muammar Kadhafi.

Un pays entre Marx, Mao, Madoff… et Mahomet

Dans son dossier intitulé « De la Révolution de jasmin à la Révolution islamique » et mis en ligne par Polémia, Yves-Marie Laulan notait que «le communisme ayant disparu comme mythe mobilisateur, porteur de rêves de progrès, reste l’islamisme qui est le déversoir naturel de populations en désarroi et en quête de références». Sur les ruines du communisme, l’Europe risque-t-elle de voir émerger en son sein un « Emirat islamique » ?

La situation est en effet explosive en Albanie où se succèdent les manifestations depuis celle du 21 janvier 2011 qui, à Tirana, avait fait (dans l’indifférence générale) trois morts et des dizaines de blessés. Dans toute la Shkiperijë – ou Pays des Aigles –, les contestataires appellent à l’union contre le gouvernement de Sali Berisha. Ils s’insurgent surtout contre la corruption frénétique marquant ce régime qui inaugura, dès son avènement, la pratique des « pyramides financières », que le méga-escroc américain Madoff devait porter à son apogée.

L’auteur de ces lignes était allée pour la première fois en Albanie en 1988, petite nation de 2,5 millions d'habitants, coincée entre l’Adriatique, la Yougoslavie et la Grèce, encore maoïste à l’époque (où la Chine, elle, amorçait sa révolution mercantile). Elle y est retournée en 2005.

Entre-temps, la tyrannie communiste, instaurée en janvier 1946 par le psychopathe Enver Hoxha, le « Staline des Balkans » indéboulonnable jusqu’à sa mort en 1985, son dauphin Ramiz Alia lui succédant alors, avait laissé place en 1992 à une République réputée «parlementaire, démocratique et représentative ». Quant au goulag local où avaient été exécutés après la Seconde Guerre mondiale plus de 8.000 condamnés à mort (pour une population n’excédant pas le million), il avait officiellement cessé d’existé.

Très loin de la Tunisie…

Mais ce qui n’avait pas changé, c’étaient la mentalité tribale, l’extrême dénuement, l’arriération structurelle (unique voie ferrée avortée, routes éventrées, hôtels et bâtiments officiels fissurés, voirie absente) où stagnait le pays, tout comme la rapacité d’un pouvoir détournant toutes les aides à son profit exclusif, d’une fonction publique pléthorique ou plutôt d’une « clientèle » qui, sous-payée, sautait sur toutes les occasions de se revancher sur la bête.

Ce n’est pas un hasard si sept millions d’Albanais vivent à l’étranger, essentiellement dans le sud de l’ex-Yougoslavie qu’ils ont totalement déstabilisé comme l’ont prouvé, d’une part, le drame du Kosovo (1), où les avait attirés Tito pour faire pièce aux Serbes orthodoxes, et, d’autre part, les troubles endémiques qui agitent la Macédoine où l’on compte 1,2 million d’Albanais. Il faut ajouter à cela des problèmes d’hébergement et surtout de sécurité, posés à la Grèce et à l’Italie par l’afflux de ces musulmans, qui ont fuit un pays à côté duquel la Tunisie de Ben Ali faisait figure de Californie par son modernisme, son dynamisme, la mise en valeur de toutes ses ressources et son niveau de vie, toutes classes sociales confondues.

Traite des blanches et trafic d’organes

L’élection de Sali Ram Berisha, né en 1944, à la présidence de la nouvelle République le 9 avril 1992 avait pourtant suscité un immense espoir. Mais rien ne s’étant amélioré, sinon la cassette de la nouvelle Nomenklatura, ce distingué cardiologue devait démissionner en juillet 1997 à la suite de violentes manifestations.

Cela ne l’a pas empêché de revenir en septembre 2005, cette fois comme Premier ministre. Il assume encore cette fonction, malgré des preuves de fraude électorale majeure aux législatives de 2009, un bilan toujours négatif… et l’enrichissement exponentiel de sa famille et de son clan, accusés non sans vraisemblance, en 1997 comme aujourd’hui, de couvrir les trafics les plus juteux : drogue (en Albanie, de notoriété publique, haschich et pavot poussent comme chiendent), contrebande, traite humaine et traite des blanches.

Originaire de Tropojë, à la frontière avec le Kosovo, le clan Berisha a-t-il également prêté la main au trafic d’organes organisé par l’Armée de Libération du Kossovo (UÇK) et dont, après la Suissesse Carla Del Ponte, ancien procureur du Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie (dans son ouvrage, La Traque, les criminels de guerre et moi, éditions Héloïse d'Ormesson), un rapport du Conseil de l'Europe publié le 14 décembre a établi la réalité ?

Ce qui a conduit l’hebdomadaire français Marianne à découvrir qu’au Kossovo, « les bourreaux étaient aussi albanais », ce que l’on savait depuis 2003, la Serbie, de son côté exigeant le 17 février de l’ONU la constitution d’une commission d’enquête sur les agissements criminels de l’UÇK de son comandante supremo, Hachim Thaçi.

Prisonniers au Kosovo, dépecés en Albanie

Selon le rapport élaboré par le magistrat (également suisse) Dick Marty, qui a auditionné des rescapés et d’anciens membres de l’UÇK, Thaçi a bel et bien fait exécuter en 1999 et en 2000 quelque trois cents prisonniers serbes, mais aussi des Kosovars favorables au statu quo, à seule fin de prélever leurs organes, vendus aux plus offrants. Pour mener à bien cet horrible négoce, les captifs étaient acheminés du Kossovo vers les villes albanaises de Cahan et de Kükes. Le gouvernement de Tirana ne pouvait l’ignorer, vu la superficie si exiguë du pays (28 748 km2, comme l’Auvergne) et d’autant moins que Kükes, par exemple, est située à cent kilomètres à peine de Tropoyë, berceau du bon docteur Berisha, ce qui n’empéchait nullement ce dernier de toujours soutenir mordicus que l’Albanie n’avait pris aucune part à ce honteux négoce.

Bernard Kouchner : complicité passive ?

Ce négoce, selon un autre médecin bien connu, Bernard Kouchner, relevait de la pire invention. Interrogé récemment par un journaliste, celui qui était administrateur de la province serbe du Kosovo de 1999 à 2001, donc au moment des faits, pour le compte de l'O.N.U., « ne manifeste aucune compassion pour les victimes et leurs familles. Avec arrogance et mépris, il dément la complicité passive qu’on lui impute en niant l’existence du crime ». Pis, il « éclate de rire avant, visiblement crispé et haineux, d'insulter le questionneur et de lui recommander « d'aller consulter » un psychiatre et de traiter de « salauds et d’assassins » ceux qui dénoncent les atrocités commises au Kossovo par les Albanais » (cf. LePost du 24 février).

Devant un tel déni, on ne peut que partager l’indignation de Dick Marty  flétrissant dans son rapport la scandaleuse « attitude des organisations internationales en place au Kosovo » qui, « estimant devoir favoriser à tout prix la stabilité à court terme et sacrifiant ainsi d'importants principes de justice », ont accepté la fiction de la mafia kosovare travestie en « armée de libération ». Contribuant par-là même à faire naître un climat selon lequel « les uns [les Serbes] étaient nécessairement considérés comme des bourreaux, les autres comme des victimes, donc inévitablement innocents ».

Le criminel contre l’humanité et le milliardaire

« Inévitablement innocent », Hachim Thaçi, que l’on voit sur notre photo scellant l’union sacrée avec son second Agim Çegu et ses protecteurs Bernard Kouchner, le général britannique Michael Jackson et le général américain Wesley Clark (2), a donc été promu Premier ministre du Kossovo après l’indépendance du nouvel Etat, présidé par Fatmir Sejdiu.

Le 22 février 2011, Sejdiu a été remplacé par le milliardaire Behgjet Pacolli, mais Thaçi est toujours Premier ministre. Et pour cause, les deux compères ont de multiples points communs. En commençant par la Suisse dont Pacolli, qui y est surnommé « le Berlusconi des Balkans », a acquis la nationalité (que Berne faillit lui retirer en 1999, le soupçonnant de blanchir l’argent de diverses mafias), cependant que Thaçi, étudiant à Zurich, y fut inculpé de trafic d’armes. Autre point de convergence : leur passion pour les « affaires » les moins ragoûtantes.

En 2009, un rapport de la Commission européenne décrivait le Kossovo de Thaçi comme « un foyer et un centre pour les activités du crime organisé » malgré la présence de 10.000 soldats de la KFOR, des 2.000 policiers et des centaines de magistrats détachés par l’Union européenne. Lui-même était accusé dans un autre rapport (émanant du Conseil de l'Europe, toujours en 2009) de « collusion avec la criminalité organisée ». Nul ne sait comment Pacolli, ancien plongeur dans un restaurant de Hambourg devenu intime des oligarques russes et commensal de l’ex-président Boris Eltsine, a réussi à se constituer une fortune colossale à la tête l’empire Mabetex, basé à Lugano, employant 16.000 employés dans le monde entier et dans les branches les plus diverses (construction, surtout en Libye, en Russie et au Kazakhstan grâce aux bons offices du président-dictateur Noursoultan Nazarbaev, hôtellerie, presse et télévision). D’où, à l’en croire, « un bénéfice de 1,4 million de francs suisses par jour » pour Mabetex.

Ce pactole, c’est juré, profitera à ses compatriotes : « Je mets ma fortune à la disposition du Kosovo », a promis Pacolli avant son élection. Une promesse qui rappelle le slogan de son alter ego albanais pendant la campagne électorale de 2005 : « Professeur Docteur Sali Berisha, avec des mains propres» pour une meilleure répartition des fonds publics et, surtout, une lutte sans merci contre la corruption qui n’a cessé d’empirer depuis 2005.

« Modération » à la turque ou émirat islamique ?

Pour tenter de mettre fin à la révolte populaire, Berisha s’est débarrassé de son ancien vice-Premier ministre Ilir Meta, déchu le 16 février 2011 de son immunité parlementaire sous prétexte de faits de corruption bien sûr avérés, mais que le Premier ministre en titre avait jusque-là couverts, voire encouragés. Cette ultime manœuvre sauvera-t-elle son régime ou, exaspérés par la pauvreté et la disparité croissante entre leur triste sort et le train de vie ostentatoire de la clique au pouvoir, les Albanais vont-ils finir par imiter les Tunisiens, les Egyptiens et les Libyens et sombrer dans la violence ?

Revenus en force après la chute de la dictature communiste qui interdisait toute pratique religieuse, les imams attendent leur heure, convaincus qu’ils sont, dans les mosquées qui ont champignonné grâce aux largesses de l’Arabie saoudite, qu’ils seront les grands gagnants de l’épreuve de force.

Pour limiter les dégâts, Washington et l’Union européenne favorisent une évolution « à la turque », avec un parti prônant un islam « modéré » comme l’AKP du Premier ministre Erdogan. Dans un pays profondément féodal, arriéré, violent, et qui n’a jamais connu une profonde réforme de la société comme celle qu’avait entreprise le kémalisme, un tel dessein – dicté également par l’obsession de remettre la Sublime Porte au centre du jeu eurasiatique – semble toutefois relever de l’irénisme. En cas de révolution en Albanie, bien plus probable apparaît la victoire d’un islam radical, qui ne mettrait pas longtemps à l’implanter également au Kosovo. Pacolli prétend faire de ce dernier pays un phare « du cosmopolitisme et du multiculturalisme » dont lui-même est un si bel exemple, mais qui, tout comme l’Albanie, est dévasté par la corruption de ses dirigeants… et désormais musulman à plus de 90%.

Les mêmes causes produisant les mêmes faits, l’actualité récente a maintes fois démontré que la dépravation des élites était le plus sûr allié des fous d’Allah dans leur montée au pouvoir. Même si les fondamentalistes sont eux aussi éminemment corruptibles. Voir l’Afghanistan.

Notes :

  1. L’ancien foyer national serbe, qui tire son nom de Kosovo Polje (le Champ des merles) où l’armée serbe fut vaincue par les Turcs en 1389, s’orthographiait ainsi jusqu’à ce que les media anglo-saxons s’y intéressent dans les années 80 du XXème siècle et n’imposent leur transcription phonétique du cyrillique. Mode sottement suivie par la France dont géographes et encyclopédies avaient toujours parlé du Kosovo.
  2.  Né Kanne dans une famille arrivée de Biélorussie pour échapper aux pogroms, Wesley Clark fut le commandant en chef de l’agression contre la Serbie avant de déclarer en septembre 1999 que « les nations ethniques n’avaient plus d’avenir dans l’Europe du XXIème siècle ».

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Le FN en ordre de marche

FN_21_candidats_cantonales_2011

Le Bien Public

Article de Cyrill Bignault publié le 28 février 2011

Ils seront 18 candidats du FN à monter au front des cantonales en Côte-d’Or. Et ils espèrent bien peser sur le scrutin de mars prochain.

Le Front national avait promis des candidats dans tous les cantons renouvelables bourguignons. Comme en 2004. Ils ne seront pourtant que 18 sur 21 possibles en Côte-d’Or. Si certains d’entre eux n’en sont pas à leur première campagne cantonale (Eric Tallec, Gérard Demartini, David Treca), c’est une grande première pour une majorité, parfois issus de la même famille, comme Josette Romualdo, Emmanuel, son fils et Mélanie, sa petite-fille. Soit trois générations !

Concernant les thèmes de campagne, la ligne reste la même, avec la lutte contre l’immigration massive, la casse des services publics, l’insécurité.... « Il s’agit de faire campagne contre le système UMP qui donne les mêmes politiques », explique le secrétaire départemental Rémy Boursot.

Suivre sa remontée

Dénonçant « la dette importante du conseil général et son matraquage fiscal », Rémy Boursot dit vouloir se battre « pour les nouveaux pauvres de nos cantons tout en dénonçant l’arrivée de ces nouveaux habitants immigrés qui, pour la majorité, ne viennent pas pour travailler mais pour profiter du système social ».

Malgré un scrutin local, le FN veut miser, selon son secrétaire départemental, « sur la perte de confiance des Français envers Nicolas Sarkozy », et voit, dans les cantonales, « un tour de chauffe » en vue de l’échéance suprême, la présidentielle, où « Marine (Le Pen) aura certainement son mot à dire ». Le parti frontiste veut ainsi poursuivre sa remontée après les régionales, même si le scrutin uninominal majoritaire à deux tours des cantonales ne l’a jamais favorisé. Il compte faire néanmoins de « bons scores », dixit Rémy Boursot, à Dijon 4, Bligny-sur-Ouche, Pontailler-sur-Saône ou encore Auxonne. A Saint-Jean-de-Losne aussi, où il y a eu la seule triangulaire en 2004, avec le chef local de l’époque Pierre Jaboulet-Vercherre. Celui qui a repris le flambeau, Rémy Boursot, y est “parachuté” comme le premier. Avec le même résultat le 20 mars au soir ?

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Le Camps des Saints : nous y voilà !

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Nations Presse Info

Communiqué du FN 30 relatif aux conséquences pour la France des évènements qui secouent les états du Sud de la Méditerranéedu 28 février 2011

Il y a une trentaine d’années, Jean Raspail publiait un ouvrage remarquable et d’une grande lucidité (Le camp des Saints) dans lequel il imaginait ce que pourrait être le déferlement de populations misérables vers les riches états occidentaux .

A une époque où les « boats peoples » sillonnaient mers et océans chargés de pauvres gens fuyant le paradis que leur imposaient les dictatures rouges, Le camp des Saints fut dénoncé comme un brûlot violemment anti-communiste. Les intellectuels autoproclamés, renforcés de tous les ardents propagateurs de l’idéologie marxiste – en tête desquels s’agitait frénétiquement Bernard-Henri Lévy – observaient, commentaient, disséquaient la politique d’extermination systématique menée au Cambodge par les Khmers rouges.

Pour le BHL ci-dessus, il s’agissait en fait de la naissance d’une nouvelle société dont les balbutiements et les inévitables bavures – aussi sanglantes qu’elles fussent – devaient être le prix à payer pour accéder au nirvana de l’humanité. La suite des évènements démontra l’erreur et l’imposture des turiféraires des génocideurs mais, pour autant, ils n’en continuèrent pas moins à jeter l’opprobre sur le livre. En effet, le temps passant, il s’avéra que Le camp des Saints, était hautement prémonitoire.

Tout y était : la veulerie des états placés sur le chemin d’une flotte immense de bateaux pourris, rouillés jusqu’au plus haut de leurs superstructures, chargés à ras bord de toute une humanité qui semblait sortie d’une toile de Jérôme Bosch, estropiés, goitreux, lépreux … veulerie qui se manifestait par une attitude pitoyable à l’approche des bateaux, à laquelle succédaient des torrents de bonne conscience le danger passé.

En France, le roman montre un gouvernement embarrassé d’avoir à prendre des décisions qui seront évidemment combattues par la plupart des parties politiques de gauche (la misère d’un monde résultant du capitalisme, de l’esclavage, de l’exploitation des classes ouvrières..) par les instances religieuses (ce sont nos frères qui viennent nous tendre la main…). En fait, jusqu’à l’approche des côtes de l’Union sud-africaine, l’Occident pérora dans le vide et même, on applaudit quand ces salauds d’Afrikaners oubliant un temps l’apartheid, apportèrent des secours aux malheureux et on loua ces derniers quand ils refusèrent d’être assistés… ces crasseux étaient capables de dignité !

Les bateaux de l’apocalypse mirent ensuite cap au Nord et, quand ils approchèrent des côtes du Sénégal, pays où était stationnée une force militaire française, on trembla d’avoir à prendre la décision de l’employer, au moins à repousser les « assaillants ».

C’est à partir de ce moment que, à l’examen des cartes, on réalisa qu’ils arriveraient bientôt à la hauteur de Gibraltar. A toutes fins utiles, des européens commencèrent à faire partir leurs familles aux USA. Le mouvement tourna à la panique quand il devint évident que la flotte du malheur piquait cap au Nord-Ouest vers la Côte d’Azur. Paris envoya des troupes à la rencontre des envahisseurs mais celles-ci étaient sifflées et insultées par les civils, ou se trouvaient bloquées par des centaines de jeunes hippies qui ceignaient les soldats de fleurs, leur donnaient du hachich, leur offraient les charmes de leurs compagnes … de Paris à la Méditerranée la France se mit à transpirer des odeurs qu’on ne trouvait qu’aux Indes (odeur de la merde et de la crasse…) S’échouant volontairement les bateaux vomissaient des torrents de réfugiés, aussitôt suivi d’autres qu’on voyait surgir de l’horizon. Cette fois c’était cuit . Des ministres, des hauts politicards, des généraux se suicidèrent. Se tortillant sur des rythmes orientaux, des centaines de jeunes gens étaient absorbés par des milliers de crève-la-faim inorganisés mais étendant leur masse comme une flaque se répand sur une surface plane, engloutissant tout ce qui pouvait se manger, incendiant le reste.

LE CAMP DES SAINTS SE TERMINE ET SOMBRE AVEC LA FIN DE NOTRE CIVILISATION***

(J’aurais plutôt dû dire « le livre de termine et sombre … etc parce que je ne suis pas certain qu’on trouvera encore chez nous des hommes capables de mourir plutôt que de voir la suite)

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