
Les 4 Vérités
Article de Nicolas Bonnal publié le 29 avril 2011
Deux sondages viennent renforcer l’image de présidentiable de Marine Le Pen : d’une part elles entre dans le groupe des cent personnalités les plus importantes de la revue Time Magazine, devenant une des femmes les plus importantes du monde, et dépassant même le lamentable Obama : d’autre part, elle passe pour être, d’après le Journal du Dimanche, la candidate rêvée de la classe ouvrière française, avec 36% des voix, balayant l’oligarque DSK ou les petite-bourgeoises du parti socialiste. Et les médias de s’interroger, comme toujours, comme le chien Rantanplan.
Cela fait longtemps que la classe ouvrière vote pour les Le Pen, et je vais expliquer pourquoi. Cela fait aussi longtemps que l’on explique délicatement que ce parti « fascisant et barbare » qui apporte des réponses fausses à toutes les questions, ne peut que séduire les classes défavorisées du côté du portefeuille et de l’intelligence. Les masses ne comprennent pas les subtilités de l’euro, des privatisations et de l’immigration forcées. Il faudrait un jour le leur expliquer ! On ne l’a pas bien fait, mais en vérité on sait que le vote FN n’a pas trop dérangé jusque là le système (ou malencontreusement, en 2002). Il se pourrait que cela change en 2012.
En vérité les masses ont très bien compris une chose : la classe ouvrière était destinée à être remplacée ou annihilée dans le cadre de la société liquide, et elle était censée se taire et fournir silencieusement des cohortes de néo-esclaves de type anglo-saxon à la société postindustrielle. Souvenons-nous de 1979, et de l’affaire de Montigny-les-Corneilles. Des immigrés sèment la désolation dans une banlieue, et le maire communiste Robert Hue envoie les bulldozers. Tollé à gauche, à droite, tollé chez les nouveaux philosophes. J’en discute alors avec une vieille tante communiste et enseignante qui défend, elle, le parti, parce qu’il faut défendre la classe ouvrière !
Renseignements pris, Marx ne disait pas autrement : vers 1880, il demanda à la deuxième internationale d’empêcher le passage d’ouvriers belges en Angleterre, où des grèves importantes avaient lieu. Les prolétaires devaient s’unir, pas se tirer dans les pattes.
En 1979, le parti stalinien et Hue obtempèrent, s’excusent et laissent passer la caravane. C’est le début du crépuscule et le commencement de la montée du FN. JMLP va haranguer les foules dans les banlieues et l’on découvre par un reportage de la BBC que le message passe. La bête immonde progresse, la gauche caviar s’agite, la banlieue rouge devient bleu-blanc-rouge.
A la même époque Reagan et Thatcher rouvrent les vannes de l’immigration mexicaine, asiatique ou même africaine, et rêvent d’établir une société nouvelle sans classe ouvrière, sans race non plus, mais avec des castes renforcées, gouvernées par des élites mondialisées. Les autres n’ont qu’à bien se tenir. La liquidation des nations est alors imposée d’en haut, par les milieux financiers et les tories, puis par les partis sociaux-démocrates. Mais ici aussi, la nation, comme le peuple paysan ou ouvrier, a la vie dure. Et aussi les frontières : n’est-ce pas, Schengen ?
Comme le dit Chesterton dans Un nommé jeudi, les riches ont toujours été des anarchistes ; et les milliardaires conspirateurs de son roman initiatique sont les héritiers des grands féodaux qui refusaient le pouvoir royal et le défiaient. Le riche en cas de grabuge peut partir sur son yacht dans les îles de la Sonde, remarque le grand auteur catholique (pas vraiment un marxiste, non ?). Le pauvre, lui, n’a pas le choix : il reste donc, et bêtement, accroché à l’idée de nation, au socle solide, à la masse de granit. Son monde n’est ni le bateau de croisière ni la salle de casino, même s’il faut qu’il s’adapte, ou change de banlieue parfois.
Si la classe ouvrière est depuis trente ans plutôt lepéniste, comme aujourd’hui la classe paysanne (ou ce qu’il en reste) et de plus en plus d’employés, on peut dire que la classe journalistique reste la plus farouche, la plus constante, la plus irréprochable ennemie du mouvement national français. Elle a été prolétarisée, elle a été remplacée, elle a été marginalisée, mais elle reste impeccablement et irréellement antilepéniste. Elle est du côté de l’histoire, n’est-ce pas. Le journaliste est l’idiot utile.
On espère un coup de maître en 2012 : prolétaires d’un seul pays, unissez-vous !

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Défrancisation
édition du 28 avril 2011
Tribune de Jean-marc Desanti qui est notamment rédacteur pour Riposte Laïque.
« Les algériens crient : « Vive de Gaulle ! » comme le font d’instinct tous les français quand ils sont plongés dans l’angoisse ou emportés par l’espérance. Les français d’Algérie donnent la meilleure preuve qu’ils ne veulent pas, ne veulent à aucun prix , se séparer de la Métropole. Car on ne crie pas :« Vive de Gaulle ! » quand on n’est pas avec la nation »
Charles de Gaulle, le 19 mai 1958
« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? »
Charles de Gaulle, le 5 mars 1959
On peut saisir dans la confrontation de ces deux textes, non pas toute la duplicité du général, mais plus exactement toute la difficulté dans la gestion des contradictions qu’amène une conscience aiguë des réalités.
Au-delà du cadre historique particulier, nous avons là unéclairage particulier sur la tendance lourde et longue de l’influence pétainiste dans la politique extérieure française.
Ce qui amène le général à refuser la confrontation militaire avec l’Islam, c’est sa perte absolue de confiance dans le génie français. Le général, à l’image de son ex maître, confiera que le soldat français n’est plus le même parce que le français est différent. Il ne veut plus se battre. Alors la solution sera double , tout d’abord une cessation des combats justifiée par le développement d’autre chose : la dissuasion nucléaire. L’arme inutile par excellence pour les peuples qui ont une identité et qui sont prêts à la défendre. Les palestiniens comme les irakiens ou les afghans le prouvent chaque jour. Puis l’erreur magistrale de penser que l’économie suffira à normaliser les relations entre l’Europe et les pays musulmans.
« Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? » La réponse se dévoile peu à peu sous nos yeux n’est-ce-pas ?
Et là encore, faute d’avoir tenu, il y a cinquante ans, nous sommes invités par les « gaullistes » à apprendre à « négocier ».
Alain Juppé, a proposé un dialogue aux mouvements islamistes dans le monde arabe « dès lors que les principes, les règles du jeu démocratique, sont respectés »
Sans blague ?
La France aurait pu démonter la pertinence des positions de leurs diplomates à maintes reprises, précisément en Algérie, et ceci, au moins, depuis la victoire politique du F.I.S aux élections législatives de décembre 1991. On connait le soutien politique, financier et militaire des « gaullistes » au FLN dans cette affaire.
Alors quoi ? Une illumination subite ? L’impatience de se couler dans le statut si enviable de dhimmi ?
La réalité est évidemment plus terriblement banale et écœurante. Après avoir soutenu, partout,du Maghreb au Machrek , contre les islamistes, les mafias économico- politique des généraux , notre diplomatie, toujours à l’affut des marchés indispensables à sa survie comme Nomenklatura , comprend que le nouveau monde « démocratique » arabo-musulman, faute de culture « d’opposition » et d’alternative crédible se tourne vers la seule force organisée et structurante pouvant se porter garante de l’ordre si nécessaire pour conclure de bonnes affaires.
Il va être éclairant alors de suivre les circonvolutions de nos élites pour se placer dans la file d’attente des boutiquiers tout en ménageant leur anciens alliés.
Quid de la nouvelle Turquie et de l’AKP « islamiste » après sa collusion avec le Hamas « islamiste » dans l’affaire du Mavi-Marmara, ses premières manœuvres aériennes avec la Chine et son opposition toute nouvelle aux sanctions contre l’Iran « islamiste » ? Nos « gaullistes » se contenteraient-ils de la mise à disposition de la base d’Incirlik permettant le transfert d’Irak vers l’Afghanistan des forces militaires de nos alliés US ?
Quid alors de l’Iran ?
Il y a peu on soulignait les tensions persistantes avec nos alliés américains et l’Arabie Saoudite ( Souvenons-nous wikileaks : Le roi Abdallah souhaite faire « couper la tête au serpent iranien » )
En apparence nos « gaullistes » semblent se réjouir des propos d’Obama considérant que l’Occident a du temps pour négocier, car le programme nucléaire iranien rencontre des « problèmes techniques » ( Les US faisaient référence aux vieilles centrifugeuses vendues par le Pakistan).
Ignorent-ils qu’en réalité l’Iran a reçu un véritable missile informatique ?
Les services israéliens ( l’unité 8200 ) ont conçu le virus STUXNET puis collaboré avec les USA pour faciliter la mise en place d’un test « grandeur nature » . Ce test fut mis en place dans le désert du Négev à la centrale « secrète » de Dimona. L’introduction du virus a été rendu possible par l’intermédiaire d’ingénieurs russes ( malgré eux ) via une clé usb qui permit d’injecter un code malveillant sur chaque programme d’un progiciel utilisé par la firme allemande Siemens, dans les sites iraniens de Natanz et Bouchehr.
Résultats : destruction des centrifugeuses (trop grande vitesse de rotation devenue incontrôlable ). S’inspirant de ces faits, on souhaiterait que notre diplomatie développe, bien évidemment, son désir de paix et de dialogue MAIS après avoir mené, par exemple, ce type d’opération plus efficace qu’une frappe militaire. On apprend au rugby que la franche camaraderie avec l’adversaire se nourrit aussi de bourrades viriles.
Nous allons aussi observer avec un brin d’inquiétude, quelle sera la position de nos « chargé d’affaires » concernant le contentieux lié à la récente découverte par Israël dans la « mare nostum » du « léviathan » , de gigantesques réserves de gaz, plus de 700 milliards de mètres cubes , mais dont le Hezbollah affirme qu’il se situerait « plutôt » dans les eaux libanaises. Dans cette querelle nos amis turcs soutiennent le Hezbollah. Mais peut-être que la volonté programmée de l’ONU de déclarer unilatéralement la création d’un État Palestinien sans négociation sur « les frontières » de 1967 aura-t-elle rendue l’escalade vers la guerre dans la région irréversible ?
Zbigniew Brzezinski précisant l’analyse de son livre The Crisis of Américan super power déclare : « Le discours du Caire d’Obama était essentiellement destiné à changer la façon de penser des « américains ». Obama n’a pas réussi encore en Israël car tout a été fondé sur l’idée que le processus de paix devait venir de l’intérieur, d’un arrangement entre Israéliens et Palestiniens. En réalité le processus doit être imposé de l’extérieur, et il n’y a que les USA qui peuvent le faire »
On ne peut être plus clair…
D’où le discours de Barack Obama en septembre 2010 à l’ONU :« Quand nous reviendrons l’an prochain, nous aurons un accord qui amènera un nouveau membre aux Nations-Unies : L’État souverain de PALESTINE vivant en paix avec Israël » …. Puis échec de Georges Mitchell pour imposer ce dictat à Israël …. Puis , comme par hasard, « révolutions arabes » et chute de « la maison Moubarak ». Donc pour les USA et l’UE ( à la botte des USA ) ça devient parfait et imparable : La « Démocratie » s’impose en Orient, et Israël ne peut plus avancer qu’il est le seul état démocratique au Moyen-Orient … Commencez-vous à saisir le but de la manœuvre ? Dans le déclin économique, financier et monétaire de l’Occident, il faut le contrôle absolu de nouveaux marchés … Alors Israël …..
Au fond les américains sont aussi des gaullistes, à moins que les gaullistes malgré leurs dénégations aient toujours favorisé les intérêts américains …
L’intervention en Libye semble confirmer cette complicité. Nous choisissons les insurgés islamistes anciens djihadistes en Afghanistan mais qui ne cessent de nous promettre des « accords économiques ».
La realpolitik gaulliste : c’est un bordel monstre chez « les arabes », alors soyons diplomates … affirmons notre force de frappe … financière.
On peut bien faire mourir, rarement, mais pour n’importe quelle cause, le soldat français puisque désormais c’est un professionnel. D’un côté la loi du profit, le bourgeois calculateur et gestionnaire, de l’autre une armée plus que jamais mercenaire, endurant son calvaire masochiste, mettant le culte du sacrifice de serviteur bien plus haut que le culte de la victoire, que le service des français.
Les gaullistes ont dompté la fougue et l’honneur de notre armée en 1962 en la faisant collaborer avec les islamistes dans l’abandon de l’Empire rappelant la prise de Rome par les barbares.
Ils ont fusillé Degueldre mais bien plus encore, en exterminant les guerriers de l’OAS, ils ont « dévirilisé » toute une nation. C’est le sens de la remarque de Jean-Claude Perez : « Mais il est une chose qu’il ne faut pas oublier : à cette époque-là, si nous voulions vivre, il nous fallait mordre ! Si nous arrêtions de mordre, nous étions morts politiquement, spirituellement, avant de l’être physiquement. Et on ne peut mordre que ce qui se situe à portée de ses crocs.
Voilà des hommes qui avaient manifesté pendant des années leur hostilité à la France. Ils avaient semé la graine du rejet de notre patrie dans les esprits d’une jeunesse qu’ils ont engagée contre la France l’Europe et l’Occident. Des hommes qui, en même temps, préparaient leur avenir dans le cadre de l’Algérie indépendante ».
Nous payons, nous patriotes français et européens, le refus pathologique des Gaullo-pétainistes à envisager le réarmement moral de notre patrie, la nécessité de combattre pour la survie de notre identité tous nos ennemis, c’est à dire les islamistes déguisés en « modérés ».
Ils finiront par faire de nous des vaincus, comme Brasillach, tout juste bons devant l’ampleur du désastre de nos terres ravagées à prononcer les vers faustiens du Psaume IV :
« Seigneur voici couler le sang de nos garçons il a tout recouvert la patrie déchirée. Quand verrons-nous jaillir, ô tardive saison De tout ce sang versé la moisson désirée ? »
Nous ne cessons de reculer, de céder du terrain. Le bassin méditerranéen se transforme en une petite piscine pour de pauvres boat-people maghrébins. Oui c’est un crève cœur, oui c’est déchirant mais la guerre civile est à nos portes. Ces foules très pauvres ne sont pas nécessairement dans une logique de haine contre un « Occident riche et perverti » comme on voudrait nous le faire croire. Mais elles avancent comme tous les miséreux des grandes invasions, la faim au ventre et une détermination sans faille pour imposer leur loi et leur valeurs. Les israéliens mènent ce dernier combat contre ces grands mouvements millénaires venus d’Orient.
Nous, nous pensons, qu’au final, nos supermarchés et notre « laïcité » suffira à conjurer le mauvais sort. Cela s’appelle au pire la politique de Montoire actualisée, au mieux la nouvelle devise assumée de nos régents « gaullistes » américanisés : « Leave and let die ».
Vivre et laisser mourir.

Nations Presse Info
Communiqué de Jean-Luc Manoury du 29 avril 2011
Homme d’ouverture et de dialogue, et d’un naturel plutôt gai ce n’est pas avec satisfaction que j’ai reçu comme élu républicain une lettre du collectif d’associations LGBT (Lesbiennes Gaies Bi Transgenres) organisateur de la Gay Pride Lorraine me demandant de signer 4 revendications de cette association :
- Mariage républicain pour tous les couples
- Droit à l’adoption et à la procréation médicalement assistée à toute personne et à tout couple ayant un projet parental cohérent
- Changement d’état civil sur simple demande pour les personnes trans-identitaires
- Interdiction du don du sang aux seules personnes ayant eu une réelle prise de risque
J’observe que comme en religion il y a les élus croyants et pratiquants comme Mathieu Klein, le vice-président socialiste du Conseil général de Meurthe-et-Moselle ou Laurent Hénart, le député et secrétaire général du Parti radical qui signent et adressent « un soutien sans réserve » pour la marche des fiertés du 4 juin prochain à Nancy mais qu’il y a aussi cette année de nouveaux convertis comme André Rossinot, le maire de Nancy, ancien ministre et président honoraire du Parti radical. Je m’étais déjà offusqué le 19 mai 2010 sur le fait que la municipalité UMP donne son autorisation au « premier kiss-in » sur la place Stanislas en permettant à une cinquantaine de gays et de lesbiennes de s’enlacer passionnément et de s’embrasser ostensiblement sur l’espace public.
Au Front National, il n’y a pas de politique de la braguette et l’homosexualité comme la religion doit rester dans la sphère privée et je fais partie des élus lorrains qui sont opposés aux revendications des associations lesbiennes, gays, bi et transgenres.
Le mariage comme dans toutes les religions monothéistes est une union légitime d’un homme et d’une femme et la spécificité hétérosexuelle implique que les époux sont certes égaux mais pas identiques par rapport à la maternité. Un enfant est le fruit d’une union de deux parents de sexe différents. Un environnement éducatif composé de deux parents de même sexe nuirait à l’équilibre de l’enfant et à son développement.
Et pourtant force est de constater comme le disait le chansonnier anarchiste et franc-maçon Léon Campion : « Il est curieux de constater combien les homosexuels prolifèrent, alors qu’ils ne se reproduisent pas »

Front National
Communiqué de Marine Le Pen du 29 avril 2011
La tribune de l’économiste, professeur émérite à l’ESSEC, Florin Aftalion, parue ce jour dans le Figaro et intitulée « La fin de l’euro est non seulement possible mais inévitable », ainsi que le récent document de travail de l’économiste Jacques Sapir « S’il faut sortir de l’euro », mis en ligne le 6 avril dernier, enrichissent utilement la réflexion sur une sortie organisée de l’euro.
L’étude de Jacques Sapir présente un plan détaillé, précis et rigoureux de ce que serait une sortie intelligente de la monnaie unique, au profit de la liberté monétaire.
Le Front National se réjouit de ces deux publications récentes, qui témoignent de l’intérêt croissant des économistes français pour la question de l’euro. A l’étranger, cette question n’est pas tabou comme en France, et c’est normal.
Le Front National est le seul mouvement politique important à traiter sérieusement de ce sujet de premier plan, que l’UMP, le PS, le Centre et les Verts négligent de façon parfaitement irresponsable. Il lui consacre une base d’études (sortir de l’euro : pourquoi, comment ?) et l’intègre de manière cohérente à son projet économique.
La réflexion sur l’euro est aujourd’hui plus nécessaire que jamais, à l’heure où les plans de « sauvetage » de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal sont en échec total. Les taux d’intérêt payés par ces pays ne cessent de battre des records, atteignant des niveaux dramatiques. La restructuration de la dette grecque est inévitable, et l’Espagne semble condamnée à court terme au même avenir sombre.
Pour mettre fin au sacrifice des peuples sur l’autel de l’euro, synonyme de casse sociale et d’explosion des dettes, il faut préparer le rétablissement de la souveraineté monétaire.
Le Front National salue les économistes qui s’y emploient.
TRIBUNE DE FLORIN AFTALION
DOCUMENT DE TRAVAIL DE JACQUES SAPIR (cf ce lien : http://horizons.typepad.fr/files/sil-faut-vraiment-sortir-de-leuro-1.pdf)

Front National de la Jeunesse
Tribune de Julien Rochedy, membre de la Direction nationale du FNJ du 28 avril 2011
On a vraiment tout fait pour que la jeunesse française ne fût pas patriote. Pour qu’elle déteste son pays en plus. A la télévision, à l’école, de partout, on lui a dit qu’il ne fallait pas être fier d’être français, qu’il fallait être plein de contrition, et que la repentance était le seul mode d’existence valable. L’Histoire de France n’était qu’un ramassis de saloperies, de méchancetés et d’avanies. Le peuple de France n’existait pas, ce n’était qu’un mélange continu. La culture française, elle, loin d’être une sublime émanation du genre humain, devait être relativisée et placée à même échelle que toutes les cultures ou sous-cultures du monde qui prenaient place dans l’hexagone. Oui, on a vraiment tout fait pour dégouter les jeunes de la France.
Pas de chance pour les détracteurs de la patrie, pour les vomisseurs de mensonges, pour les repentants satisfaits, les accusateurs orgueilleux et les adeptes de la world culture, la jeunesse redevient patriote. Une certaine partie d’entre elle n’a même jamais cédé face aux injonctions des moralistes. Elle se rend bien compte que son sort ne peut être que lié d’une manière charnelle à ses racines, à son pays, à sa culture. Elle veut vivre chez elle, parler la langue de Molière, éduquer ses enfants à la tradition française ! Oui, elle le veut !
Cette jeunesse est au Front National de la Jeunesse et nulle part ailleurs ! Elle sera là derrière Marine Le Pen ce 1er Mai, en force, en joie, en enthousiasme, pour porter dans la voie de Jeanne d’Arc notre Jeanne à nous, la porter jusqu’au pouvoir pour sauver la France. Avec le Front National, avec Marine Le Pen, la jeunesse française pourra dire à la France à quel point elle est fière d’être française, à tout jamais !
Ce 1er Mai sera de nouveau la fête éblouissante de la patrie, et donc, aussi, celle de la jeunesse !

Nations Presse Info
édition du 28 avril 2011
Hier soir, le commissariat d’Evry, la préfecture de l’Essonne a été le lieu d’affrontement entre une vingtaine de jeunes voyous des quartiers. Un peu avant 21 heures, une bande ethnique du quartier des Pyramides, venue pour une banale plainte de vol de vélo (sic) est tombée nez-à-nez avec d’autres chances pour la France issues, elles, des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, autre charmante cité du département. Résultat : bagarre générale, plusieurs blessés sont à décompter parmi les racailles.
Cet affrontement, présenté dans la presse aux ordres comme une simple « rixe », a nécessité l’envoi de renforts policiers de tout le département afin de séparer les belligérants. Contrairement à la version officielle, plusieurs d’entre eux ont été légèrement blessés. Aucune plainte ne semble avoir été enregistré… Claude Guéant doit respirer : voilà qui n’entrera pas dans les stats de la délinquance !
Notons que le « Monsieur sécurité » du « nouveau » projet socialiste pour la présidentielle n’est autre que Manuel Valls, le député-maire socialiste… d’Evry !

20 minutes.ch
édition du 28 avril 2011
Une des principales correspondantes à l'étranger de la chaîne CBS, Lara Logan ( photo ), a raconté au «New York Times» l'agression sexuelle dont elle a été victime au Caire le 11 février dernier, dans une interview publiée jeudi.
«Pendant un temps très long, ils m'ont violée avec leurs mains», a déclaré au quotidien la journaliste, qui estime que l'agression a duré une quarantaine de minutes et a été menée par un groupe de deux à trois cents hommes.
Lara Logan, qui a été hospitalisée après son rapatriement aux Etats-Unis et a repris le travail ce mois-ci, va raconter l'horreur qu'elle a vécu dans la prochaine édition de l'émission «60 minutes» dimanche.
Elle se trouvait sur la place Tahrir, centre de la contestation qui a conduit à la chute du régime de Hosni Moubarak, en train de préparer un sujet, lorsque l'ambiance autour d'elle a subitement changé, rapporte le NYT.
«Tout a commencé à aller mal»
«Il y a eu un moment où tout a commencé à aller mal», se souvient-elle. Les collègues égyptiens qui accompagnaient l'équipe de tournage ont entendu des hommes parler de leur désir de la déshabiller, d'après le quotidien.
Elle a ensuite brusquement été séparée de ses collègues et de son garde du corps par un groupe d'hommes qui ont déchiré ses vêtements et ont commencé à la toucher et à la battre, poursuit le journal. «Pour le producteur Max McClellan, voir le garde du corps de Lara émerger de ce groupe sans elle a été le pire moment», a déclaré le président de CBS Jeff Fager.
Loi du silence
Le drame que Lara Logan a vécu au Caire a mis en avant le silence qui couvre les violences sexuelles subies par les femmes journalistes en reportage. «Nous n'avons que notre parole», souligne Lara Logan. «Les blessures physiques cicatrisent. On ne se promène pas avec les preuves qu'on a lorsqu'on a perdu une jambe ou un bras en Afghanistan», poursuit-elle.
Pour le président de CBS Jeff Fager, il existe «une loi du silence qu'il est dans l'intérêt de Lara et dans notre intérêt de briser».
Lara Logan, née en Afrique du Sud, est devenue une des reporters de guerre les plus connues des Etats-Unis après avoir couvert les conflits en Irak et en Afghanistan. Elle est chef des correspondants régionaux de CBS News depuis 2006.
Washington avait appelé en février le Caire à lancer une enquête sur cette agression.

Marianne 2
Tribune de André Bellon publiée le 28 avril 2011
Attention au 21 avril ! Ne recommençons pas le 21 avril ! À l’endroit, à l’envers. De toutes parts, s’élèvent, sondages « neutres » à l’appui, des appels contre le risque de la présence du Front National au deuxième tour de l’élection présidentielle.
Cette crainte légitime aboutit à des perversions. En focalisant les appels sur la présence éventuelle du FN au second tour, on fait de celui-ci le centre des débats. On masque les causes de la situation politique, on tente d’imposer des candidats, on traite par des manœuvres une crise politique de fond, on feint d’oublier que ce n’est pas le Front qui monte, mais les « principaux » partis qui baissent.
L’obsession du 21 avril est en fait un appel à voter dès le premier tour pour le PS et l’UMP. Tous les autres candidats seraient des diviseurs porteurs du risque majeur. Ainsi, il n’y a plus à juger de la qualité des programmes et des candidats des deux partis officiellement sélectionnés. Leur rôle serait, au delà de toute autre considération, de faire barrage au FN. Tel est le discours tenu depuis le 21 avril 2002.
Les responsables politiques n’ont surtout pas voulu faire une analyse sérieuse de l’évènement : la campagne de Lionel Jospin était mauvaise ; celle de Jacques Chirac aussi d’ailleurs ; les deux principaux partis ne répondaient pas aux aspirations des citoyens. Peu importe ! Au lieu de regarder ces réalités en face, on a montré du doigt les autres candidats en les accusant de disperser les votes, ce qui est, après tout, normal en démocratie.
Le risque d’extrême droite permet, par ailleurs, de culpabiliser les électeurs. C’est leur faute, ils se laissent aller à des facilités, ils ne vont pas voter. Ainsi, on assiste à cette inversion extraordinaire de la démocratie : les élus jugent les électeurs alors que ce sont eux qui doivent être jugés. Et voila, de ci de là, de Villepin à Fabius, l’appel au vote obligatoire au nom d’une conquête du droit de vote qui, historiquement, s’est souvent faite contre les intérêts qu’ils représentent.
Ainsi, on cherche à enfermer les citoyens dans le choix : être ou ne pas être pour le FN. Bien sûr, on amuse la galerie avec des gesticulations sans intérêt. Certains veulent organiser à gauche des primaires dont tout indique qu’elles seront favorables au PS. D’autres, à droite, tel Juppé, déversent un enthousiasme sans bornes pour le sortant Sarkozy, histoire de verrouiller tout débat. Cerise sur le gâteau, on imagine même de faire débattre a priori les citoyens sur le programme et les qualités du candidat qui, les institutions étant ce qu’elles sont, n’en aura rien à faire. Voila le merveilleux sophisme de la moderne démocratie : pour éviter le FN, votez pour PS et UMP sans vous préoccupez de ce qu’ils vont faire. Le FN est donc utilisé pour valoriser le bipartisme. Et même un bipartisme aseptisé puisque les politiques sont en fait assez proches.
Mais il permet aussi de ne plus se poser la question des institutions. Car, après tout, si le risque du FN au second tour existe, c’est aussi parce que les modalités de l’élection présidentielle le permettent. Pourquoi deux candidats seulement au deuxième tour ? Pourquoi cette élection qui structure toute la vie politique ? Pourquoi Lionel Jospin a-t-il inversé le calendrier électoral en 2002, rendant ainsi les législatives dépendantes de la présidentielle (le calendrier antérieur aurait-il donné les mêmes résultats) ? Mais les deux principaux partis se gardent bien d’évoquer ces questions. Cette élection est leur fond de commerce en dépit du brigand qui tente d’y participer.
Le vrai problème n’est jamais posé. Les Français aspirent à un renouvellement de la vie publique, à la possibilité de voir exprimées leurs aspirations par un jeu démocratique nouveau. C’est pourquoi une Assemblée Constituante élue au suffrage universel est nécessaire. Si tant de citoyens ne votent plus, ce n’est pas par désintérêt, c’est en effet parce que le système ne leur semble pas capable de les représenter. C’est aussi parce qu’on ne tient pas compte de leur volonté quand, par hasard, ils ont pu l’exprimer comme lors du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. De ce point de vue, il serait sans doute nécessaire de parler moins du 21 avril 2002 et un peu plus du 29 mai 2005.
(1) André Bellon est Président de l'Association pour une Constituante

Europe Maxima
Article de Georges Feltin-Tracol publié le 24 avril 2011
Historien courageux qui n’hésite pas à braver les interdits médiatiques parce qu’il ose enquêter sur le crypto-communisme de Jean Moulin, l’influence persistante des réseaux soviétiques en France ou les amours coupables entre le communisme et la national-socialisme, Thierry Wolton dérange et scandalise. Dans La fin des nations, il continue à bousculer les vaches sacrées de notre médiocre époque en s’en prenant cette fois-ci à la nation, bravant les foudres communes de la gauche républicaine et de la droite nationale.
Pour Thierry Wolton, « les nations sont […] condamnés à disparaître à plus ou moins brève échéance, selon le degré d’intégration à la mondialisation de chaque pays ». Cette disparition s’inscrirait dans une évolution inéluctable, car « la nation a correspondu à un moment du développement économique, politique et culturel des sociétés humaines qui est aujourd’hui caduc ». Pour lui, la nation représente un « concept temporaire et non éternel […qui] s’apparente à une utopie qui existe tant que les hommes y croient ». Il observe qu’« à l’échelle des siècles, les nations sont aussi éphémères, et même davantage, que les empires ou les idéologies ».
Fort logiquement, il estime que « le nationalisme est une idéologie de la collectivité qui sied au totalitarisme ». Après la nation et le nationalisme, il critique aussi l’État-nation qu’il définit d’une manière originale. Il serait le « lieu où s’opère la synthèse du singulier et de l’universel, du particulier et du général. Pour remplir cette fonction, il oblige l’individu, devenu citoyen, à se fondre dans les masses, à devenir cet être universel qu’il prétend, lui, représenter ». L’État-nation est le produit d’une confusion. « Si la nation, écrit-il, s’est voulue fondée sur la souveraineté du peuple, elle a fini par se confondre avec l’État qui, confisquant le pouvoir au profit d’une élite politique et intellectuelle, a transformé le cadre national en une nouvelle servitude pour l’individu alors que son projet initial était de l’affranchir de l’absolutisme. L’État-nation a fini par prendre le pas sur la démocratie, garante des libertés individuelles, en cantonnant le citoyen à la passivité, sauf pour solliciter son vote ». À partir de ce constat, il pense que « le clivage essentiel ne se situe pas entre les conceptions française, allemande, ou même américaine de la nation, mais dans le rôle dévolu à l’État dans le cadre national. »
Wolton croît dès lors que « le vrai choc des civilisations opposerait plutôt les sociétés qui sont déjà sorties du cadre de l’État-nation et dont les valeurs se répandent sur le reste du monde, aux pays qui souhaitent au contraire sauvegarder leur cadre national et leurs spécificités comme rempart à cette “ invasion ” ». L’« invasion » se réalise d’ailleurs sous deux manifestations qui bénéficient de l’indulgence de l’auteur : la mondialisation et le retour des identités (vernaculaires et immigrées). Elle bouleverse profondément l’étatisme culturel des nations. « Le multiculturalisme remet en cause la priorité de l’appartenance à l’État-nation en reconnaissant que d’autres appartenances ethniques ou culturelles peuvent l’emporter au sein de cultures subnationales ». C’est un symptôme de la crise aiguë qui atteint le cadre stato-national. Il va de soi que « le dépérissement de l’État-nation favorise un renouveau des cultures locales oubliées, ou anéanties, au bénéfice d’une identité culturelle nationale. Ces (re)découvertes encouragent une multiplicité de comportements et d’expressions qui avaient disparu sous la coupe égalitaire du nationalisme ». Bref, on assiste à l’agonie de l’État-nation ! D’autant qu’« il est de toute manière condamné à disparaître : il ne correspond plus aux besoins de l’individu mondialisé qui veut être le protagoniste de sa citoyenneté, le maître de son propre destin ».
Qu’on ne se méprenne pas ! Thierry Wolton n’est nullement un tenant du régionalisme ou un chantre de l’ethnisme, car il verse lui aussi dans une autre utopie qui est tout autant fantasmatique que mortifère pour les peuples et les personnes : l’État mondial. « Nous avons la chance de vivre entre deux mondes, entre la fin prévisible de l’État-nation et l’avénement promis d’un État-monde. C’est sans doute la meilleure des époques, celle où tout est possible, où rien n’est figé, ni certain. » Ignorerait-il que le mondialisme, l’idéologie de l’État universel, relève d’un totalitarisme nouveau et insidieux, bourré de bons sentiments moraux ? La charge de La fin des nations est excessive. Le monde est beaucoup plus complexe qu’on ne le croit. L’État-nation s’efface, car il a fait son temps. Une nouvelle forme politique devient visible : l’ensemble continental subsidiaire européen.
• Thierry Wolton, La fin des nations, Plon, Paris, 2002, 172 p., 16 €.