Notre jeunesse est l'avenir de la nation
Tribune politique de Grégory Gennaro, Secrétaire régional du FNJ PACA du 1er juin 2011
« Une bonne partie des jeunes qui ont des problèmes sont issus de l’immigration ».
Ces propos, que d’aucuns qualifieront émanant du Front National seront pour le moins interloqués : c’est Thierry Mariani, éminent Secrétaire d’Etat aux Transports, qui franchit ainsi la ligne jaune du politiquement correct à l’occasion de l’une de ses déclarations au cours du « Talk » Orange-Le Figaro le 27 mai dernier.
Cet affidé de l’UMP semble découvrir aujourd’hui ce que les français savent depuis des décennies. Ces jeunes qualifiés de « chance pour la France » par un défunt président socialiste sont une intarissable source de problèmes et de dépenses pour notre nation.
Thierry Mariani, à l’instar des responsables politiques se succédant aux affaires, est totalement déconnecté de la réalité. Absorbés par les scandales rythmant désormais la vie politique de notre pays, vivant dans un monde de luxe, d’insouciance et de luxure, ces élus du peuple représentent uniquement leurs intérêts, avides de prébendes et de reconnaissance.
Cette jeunesse issue de l’immigration qui préoccupe tant Thierry Mariani fait déjà l’objet de toutes les attentions. Fidèle de la politique du Chef de l’Etat, grand promoteur de la discrimination positive et des dogmes soixante-huitattardés, Monsieur le Secrétaire d’Etat se soucie-t-il autant du sort de cette jeunesse française dont les aïeux ont versé du sang, de la sueur et des larmes sur le sol de notre patrie ?
Cette jeunesse, qui vit en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 950 euros par mois.
Cette jeunesse, dont la précarité ne lui permet pas de quitter le domicile parental afin de construire sa propre vie, aspiration on ne peut plus légitime.
Cette jeunesse, sacrifiée sur l’autel d’une Education Nationale prônant l’égalité des chances et l’intégration de populations exogènes, dont la réussite majeure est de conduire nos enfants vers l’inculture pour les meilleurs et l’illettrisme pour les pires.
Cette jeunesse, première victime du chômage et de la politique mondialiste de notre gouvernement.
Cette jeunesse, au détriment de laquelle le patronat favorise l’immigration pour de basses raisons mercantiles.
Cette jeunesse, dont les éléments les plus désespérés n’entrevoyant plus d’issue, sombrent dans la drogue, l’alcool, voire la prostitution.
Ne soyons pas dupe ! Thierry Mariani est un membre de cette hyperclasse hautaine dont les frasques s’étalent désormais en pleine page de nos journaux. La commisération de circonstance, affichée par ces élus pour le peuple devant les caméras, disparait lorsque la lumière des projecteurs s’éteint…
Seules deux alternatives s’offrent désormais à la France.
La première, c’est le « No Futur » de l’UMPS. Des décennies de pouvoir ont démontré résultats et compétences de ces partis…
La seconde, c’est la voie de la renaissance nationale impulsée par Marine Le Pen et le Front National. La seule porteuse d’espoir et de justice sociale pour un peuple depuis trop longtemps méprisé et humilié.
Afghanistan : les morts oubliés
Afghanistan : les morts oubliés par Nouvelobs
Affaire Tron : un ex-collaborateur conforte le témoignage d'une plaignante
édition du 5 juin 2011
Un ex-collaborateur met en cause Georges Tron en confortant le témoignage d'une des deux accusatrices de l'ancien ministre visé par une enquête pour agressions sexuelles, dans des déclarations au Parisien dimanche.
L'une des deux plaignantes "est venue me voir à l'époque. Elle m'a tout raconté à propos du harcèlement sexuel qu'elle subissait. (Elle) était ravagée par cette histoire avec Georges Tron. Je l'ai vue vrillée, anéantie", raconte au Parisien François-Joseph Roux, ancien collaborateur du maire de Draveil (Essonne), qui précise ne pas avoir été témoin direct des faits incriminés.
"Georges Tron convoquait (la plaignante) le soir, à n'importe quelle heure, et il s'enfermait avec elle dans son bureau", ajoute-t-il en affirmant qu'elle "était sous l'emprise de Georges Tron".
"Il m'a demandé de quitter la mairie"
Pour M. Roux, "la seule manière de mettre fin à ça, c'était de porter plainte".
Lui dit être "parti à cause de ça" en 2009. "Georges Tron savait que je savais. Il m'a demandé de quitter la mairie, disant ne plus avoir confiance en moi."
Anciennes employées municipales de Draveil, deux femmes de 34 et 36 ans ont déposé plainte le 25 mai. Sur la base de leurs accusations d'agressions sexuelles, le parquet d'Evry a confié une enquête préliminaire à la police judiciaire de Versailles. D'après Le Parisien, François-Joseph Roux a été entendu à deux reprises la semaine dernière par les enquêteurs.
Georges Tron a démissionné le 29 mai de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique, expliquant qu'il allait désormais faire de la démonstration de son innocence "une affaire personnelle".
Élection dans la division pour le Conseil français du culte musulman
Edition du 5 juin 2011
Quelque 3 700 délégués de 700 mosquées et lieux de culte musulman en France votaient dimanche pour le renouvellement des 25 conseils régionaux (CRCM) du Conseil français du culte musulman (CFCM) alors que deux de ses composantes ont appelé au boycott du scrutin. L'UOIF (Union des organisations islamiques de France), proche des Frères musulmans, et la fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (GMP), proche du gouvernement algérien, ont demandé le report du scrutin notamment défendu par le Rassemblement des musulmans de France (RMF), proche du Maroc. C'est un scrutin de liste proportionnelle. Les délégués régionaux élus dimanche éliront le 19 juin les instances nationales de cette institution créée par Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, chargé des cultes.
Dès 9 heures, les 371 délégués de Paris et des trois départements de la petite couronne ont commencé à voter au gymnase Picpus (12e arrondissement). Pour voter, ils devaient présenter une carte d'identité ou une carte de séjour. "Le nombre de votants a baissé de 22 % par rapport au scrutin de 2008 avec l'appel au boycott", explique M. el-Bekkay Merzak, Français d'origine marocaine, tête de la liste Fraternité, pour un islam "moderne". Comme lui, une partie des votants porte le costume-cravate, l'autre la djellaba.
Cinq listes sont en concurrence dans ce bureau qui couvre un tiers de l'Ile-de-France. Sur chacune d'elles, 48 noms, et au mieux 4 femmes. La liste Amitié franco-musulmane est soutenue par le RMF ; la liste des associations musulmanes indépendantes regroupe des musulmans d'Afrique noire. Présent dans le gymnase, où les votants étaient pour l'essentiel des hommes de plus de quarante ans, un membre de cette dernière liste, Boro Doucouré, condamne le boycott : "Ils ont peur de ne pas gagner alors ils pratiquent la politique de la chaise vide."
Confrontation algéro-marocaine
Le nombre de délégués est fonction de la surface des lieux de culte : une salle de prière de 100 m2 donne droit à un délégué, une mosquée de plus de 800 m2 aura 15 délégués. Enfin, 18 délégués représentent la Grande Mosquée de Paris. Ce critère de représentativité était déjà contesté lors des précédentes élections, qui ont lieu tous les trois ans, depuis l'installation du CFCM en 2003. "C'est une confrontation algéro-marocaine qui se dessine et le plus grand perdant c'est l'islam de France", déplore Okacha Ben Ahmed, trésorier national du CFCM depuis 2008. "Ce sera un CFCM purement marocain-turc, il n'y aura pas la mosquée de Paris, pas la mosquée de Lyon... ce ne sera pas un conseil représentatif, donc ça ne passera pas", a prédit l'élu du Limousin.
À Marseille, deux listes rivalisaient pour la région Paca : "Entente", dirigée par Mohamed Moussaoui (RFM), président sortant du CFCM, et la liste "indépendante" de l'imam Abderrahmane Ghoul, qui pilote le projet de grande mosquée. Dans la mairie du 8e arrondissement de Lyon, qui abrite l'unique bureau de vote de Rhône-Alpes, 198 délégués étaient appelés à voter soit pour le RMF soit pour la liste turque du Ditib. Selon Aldo Oumouden (RMF), ils représentent seulement 17 % des 225 lieux de culte musulman de la région. À l'aumônerie de Villeneuve d'Ascq, bureau de vote du Nord-Pas-de-Calais, (215 délégués pour 43 lieux de culte), il n'y avait qu'une seule liste, comme en Basse-Normandie, Haute-Normandie, Centre, Alsace. Au centre de Bordeaux, deux listes de douze candidats chacune menées par le RMF et l'Union des mosquées d'Aquitaine (UMA) s'opposaient dans une salle municipale. Pour le grand imam de la ville, Tareq Oubrou, cette élection, faute de représentativité, "n'a aucune valeur".
Libre Journal du Parti de la France du 3 juin 2011
Libre Journal du Parti de la France - Émission... par Agence2Presse
L'impunité sur la route des vacances, c'est fini
Article de Titus Plattner publié le 4 juin 2011
Les propriétaires de plaques étrangères rigolent bien lorsqu’ils se font flasher par un radar : la plupart du temps, l’amende n’arrive jamais à destination. Il faut dire que la procédure pour trouver le nom correspondant à la plaque d’immatriculation est encore beaucoup trop chère et bien trop compliquée. Surtout pour les petits excès de vitesse.
Du coup, alors que l’augmentation du nombre de contrôles automatiques en Suisse et un peu partout en Europe a fini par calmer les conducteurs indigènes, un sentiment d’impunité s’est développé chez ces mêmes conducteurs dès qu’ils se trouvent à l’étranger. En France par exemple, seul pays à fournir des chiffres précis, la part des propriétaires de plaques étrangères dans le trafic est de 5,5%, mais elle est de 15% dans les infractions.
Pour lutter contre ce tourisme de la chauffardise, le Parlement européen votera début juillet une directive institutionnalisant l’échange de données pour la poursuite des délits routiers. Dès l’été 2013, le pays où est commise l’infraction pourra demander le nom et l’adresse du propriétaire du véhicule flashé via la plate-forme d’échange de données EUCARIS («European Car And Driving Licence Information System»).
Mis en place à l’origine pour la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme, le système permettra la transmission automatique des coordonnées de «paquets informatiques» de contrevenants sous 48 heures. Fini les longues procédures d’entraide policières manuelles et dont l’issue reste incertaine.
Amendes dès 70 euros
La liste des infractions couvertes par la directive est très complète: excès de vitesse, non-port de la ceinture de sécurité, franchissement d’un feu rouge, conduite en état d’ébriété, conduite sous l’influence de drogues, non-port du casque, circulation sur une voie interdite, usage illicite du téléphone portable. Le système ne pourra toutefois être utilisé pour des amendes inférieures à 70 euros. Ce qui exclut pour l’instant les amendes de parking, par ailleurs non comprises dans la liste.
En Suisse, cette directive a soulevé le plus grand intérêt. Deux sources internes à l’Office fédéral des routes (Ofrou) confirment au «Matin Dimanche» qu’il est prévu que la Suisse rejoigne le système d’ici à 2013. Et un document d’EUCARIS en notre procession listait la Suisse parmi les pays intéressés en 2009 déjà. Mieux: dans son message au Parlement concernant le train de mesures Via sicura daté du 20 octobre 2010, le Conseil fédéral évoque la participation pleine et entière de la Suisse au système EUCARIS.
Mais l’affaire n’étant pas décidée formellement par le gouvernement, l’Ofrou ne peut confirmer officiellement cette volonté. «Cela dit, nous n’allons en tout cas pas freiner un projet qui irait dans ce sens», lâche finalement son porte-parole Thomas Rohrbach.
A l’Office fédéral de la police (FedPol), Olivier Pecorini, chef suppléant de la division principale à la coopération policière internationale, est un peu plus clair: «Ce qui fonctionne déjà avec l’Allemagne et la France est fantastique. Il fait évidemment sens d’étendre le système à d’autres pays.» Grâce à des accords policiers bilatéraux, la Confédération échange en effet des données avec l’Allemagne depuis 2006, et la France depuis 2010. Et c’est EUCARIS qui est utilisé !
Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale vaudoise, est convaincu par la généralisation du système : «Tout ce qui facilite le traitement administratif est bienvenu.» Depuis octobre 2010, la police vaudoise a par exemple pu identifier 18 200 véhicules français de façon entièrement automatisée. Une révolution.
Le conseiller national UDC Yvan Perrin, membre du comité de l’initiative «Protection contre les chauffards», souhaite que la Suisse se joigne le plus rapidement possible au système européen. «Nos autoroutes ne doivent pas servir de piste de Formule 1», estime-t-il. Et, à titre de réciprocité, il est «logique», selon lui, d’aider les pays de l’UE à traquer les chauffards suisses.
Recettes bienvenues
La présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de Justice et police Karin Keller-Sutter trouve pour sa part le système «très intéressant». La Saint-Galloise préfère toutefois rester prudente, car la CCDJP n’a pas encore traité le dossier. En plus, estime-t-elle, il faut évaluer le prix politique de l’affaire dans le contexte général des relations avec l’UE. «Mais si cela peut se régler sur le seul niveau technique, alors tant mieux», conclut-elle.
Selon le calendrier actuel, une décision du Conseil fédéral devrait avoir lieu au plus tard fin 2012. FedPol prévoit en effet de lier la participation de la Suisse au traité de Prüm (appelé aussi Schengen III), qui permet un accès direct aux empreintes digitales et ADN des autres Etats. Les recettes générées par les amendes via EUCARIS permettraient largement de financer les coûts engendrés par les autres volets du traité…
EN DATES
Juillet 2011
Adoption au Parlement européen
La directive qui facilitera l’identification d’un chauffard au volant d’un véhicule immatriculé à l’étranger sera approuvée par le Parlement européen durant la première semaine de juillet. Un large consensus existe sur le texte. Seul point ouvert: certains voudraient ajouter l’obligation du pays partenaire à réaliser le recouvrement de l’amende en cas de non-paiement.
Eté 2013
Entrée en service dans 25 pays
D’ici à l’été 2013 au plus tard, le système devra avoir été mis en place par les pays signataires (les membres de l’UE sauf la Grande-Bretagne, l’Irlande et le Danemark). Cela laisse le temps à la Suisse de rejoindre la plate-forme. Une simple décision du Conseil fédéral suffira.
2016-2017
Création d’un «permis à points» européen
Aujourd’hui, lorsqu’un délit routier est commis à l’étranger, l’information ne remonte pas forcément jusqu’à l’autorité ayant émis le permis de conduire. Pour un même délit, un conducteur étranger garde souvent son permis alors qu’un national le perd. Des parlementaires européens voudraient automatiser cette remontée d’information. La loi suisse sur la circulation routière soumise au Parlement prévoit la possibilité de retirer un permis pour un délit commis à l’étranger.
1940 : l’autre uchronie
Article de Noël Rivière publié le 5 juin 2011
L’uchronie est l’histoire fictive de possibilités historiques non advenues. Elle aide à comprendre ce qui a réellement eu lieu en poussant les logiques des autres scénarios envisageables tout en respectant une certaine vraisemblance. Les uchronies sont de plus en plus l’objet de travaux. L’un des derniers en date est celui de Jacques Sapir sur le thème « Et si la France n’avait pas signé l’armistice de 1940 et avait continué la guerre ? » C’est le What if : que se serait-il passé si… Les uchronies nécessitent de tenir compte des informations dont disposaient les protagonistes au moment des faits.
Il est en ce moment à la mode de dérouler un scénario à propos de la guerre de 39-45 : Et si la France avait continué la guerre ? (Jacques Sapir et aa, Taillandier, 2010).
Pierre Clostermann lui-même avait défendu l’idée que les forces français en Afrique du nord, en 1940 auraient permis de continuer la guerre. Reste à savoir pour quel résultat. Un résultat qui aurait peut-être au final été particulièrement favorable à l’Allemagne. Explications.
Supposons donc une absence d’armistice le 22 juin 1940.
Fin juin, les Allemands sont à Marseille, Nice, Perpignan et sur la côte basque. Compte tenu de leur maîtrise de l’air, ils investissent la Corse sans grande difficulté et obligent bien avant cela la flotte française à se replier en Algérie, sauf destruction totale ou partielle comme celle qu’a connue la flotte italienne face aux Anglais dans le golfe de Tarente, en 1940, voire au cap Matapan, en 1941, toujours face à l’aviation anglaise. À partir de là, les Français continuant la guerre, les Allemands n’eussent eu d’autres choix que de les poursuivre en Afrique du Nord. On lit parfois le propos comme quoi les Allemands n’ont même pas pu franchir la Manche ou le Pas de Calais et que donc ils auraient été bien en peine de franchir la Méditerranée. Cela n’a rien à voir. Derrière la Manche, il y a avait une nation industrielle de cinquante millions d’habitants. En Algérie – l’A.F.N., c’était essentiellement l’Algérie – il y avait sept millions d’habitants dont moins d’un million de Pieds-Noirs. Peu d’industrie et presque pas de pièces de rechanges pour les armes. Autant dire que les Allemands auraient pu débarquer sans se heurter à une résistance comparable à celle de la Royal Air Force au-dessus de la côte anglaise en août-septembre 1940.
Mais surtout ils avaient l’alliance italienne. Un débarquement à Tunis aurait été à une extrême proximité de la Sicile – et les Allemands ont réussi ce débarquement alors qu’étaient proches les flottes américaines et anglaises, en novembre 1942, et alors qu’ils avaient d’autres priorités sur le front de l’Est. Quand bien même ce débarquement eut présenté des difficultés qu’ils eussent voulu contourner, il leur suffisait de faire, dès juillet 1940, ce qu’ils ont fait en février 41 pour soutenir l’Italie, à savoir débarquer quelques divisions à Tripoli. De là, ils pouvaient rapidement gagner la Tunisie et la conquérir (elle aurait fait l’objet d’un « don » à l’Italie qui n’avait cessé de la revendiquer depuis 1936). La question du ravitaillement de leurs troupes aurait été considérablement simplifiée, puisque Malte tenue par les Anglais se trouvait sur la route Sicile – Libye mais pas sur la route Sicile – Tunisie.
En outre le contrôle de la Tunisie et de la Libye aurait tellement isolé Malte que sa conquête serait devenue possible, bien que sans doute coûteuse. Avec cinq ou six divisions, les Allemands auraient pu, de Tunis conquérir l’Algérie jusqu’à la frontière du Maroc espagnol sans grandes difficultés. La flotte française n’aurait eu comme possibilité d’échapper à la destruction, compte tenu de l’impossibilité pour les forces aériennes françaises en A.F.N. de la protéger, que de se replier vers Dakar. Compte tenu de l’étirement des lignes de communication des Allemands, il est bien possible que le Maroc aurait représenté le point ultime de leur expansion à l’Ouest de l’Afrique. L’A.O.F. et l’A.E.F. serait restés à la France résistante, avec l’appui de la flotte britannique, d’une partie de son aviation, et aussi sans doute avec un gros appui matériel américain, sinon un appui directement militaire impliquant la belligérance. Mais cet appui n’aurait pas été instantané compte tenu des délais de la montée en charge de l’industrie américaine (plutôt 1941 que 1940).
À partir de la conquête du Maroc français, la position britannique de Gibraltar aurait été isolée. Elle serait restée tenable si l’Espagne était restée neutre mais facilement neutralisée par l’aviation allemande. Quant à l’Espagne justement, qu’aurait-elle fait ? Franco était très prudent mais l’Allemagne installée militairement au Maroc, grande aurait été sa tentation d’entrer en guerre du côté de l’Axe, avec comme condition l’acquisition par l’Espagne du Maroc français. En tout cas, même restée neutre, l’Espagne aurait dû (comment les refuser sans le risque que l’Allemagne fomente un coup d’État à Madrid, appuyé sur les plus pro-allemands des phalangistes ?) accorder des facilités militaires à l’Allemagne et peut-être le passage vers Gibraltar (via Perpignan ou tout simplement via le Maroc espagnol) pour son démantèlement comme base anglaise. En tout état de cause, l’Allemagne aurait pu disposer de bases navales utiles pour ses sous-marins sur la côte Atlantique du Maroc.
Et pendant ce temps-là en Égypte ? Il n’y a pas de raison de changer quelque chose à l’histoire réelle ici, à savoir que les Anglais, supérieurs aux Italiens en organisation, en matériel, voire en moral des troupes auraient mis en difficulté les troupes de Mussolini, d’autant plus que une fois les Allemands engagés contre la France en Afrique du Nord, l’enjeu de celle-ci aurait été plus fort encore et que les Anglais auraient été sans doute offensifs en Libye et d’abord en Cyrénaïque pour soulager le mieux possible les Français face à l’attaque allemande en Tunisie et en Algérie. Mais là encore, il eut suffit de quelques divisions (l’Africa Korps n’en avait que trois début 41) pour arrêter les Anglais, voire pour les rejeter sur le canal de Suez. Et dans la réalité, rappelons que la contre-offensive anglaise face aux Italiens n’intervient qu’en décembre 1940. Mettons que six divisions eussent été nécessaires pour, dès le dernier trimestre 1940, conquérir l’Égypte et lui donner une indépendance confiée bien sûr à des pro-allemands. Nous sommes à six divisions allemandes donc en Afrique du Nord à l’Est, et autant à l’Ouest, voire dix divisions à l’Ouest (face aux Français). Ce n’était pas au-dessus des moyens des Allemands.
Dans ces conditions, que pouvait-il advenir de Malte ?
Malte, loin de toute position alliée après une poussée allemande sauvant la Cyrénaïque des Anglais – au minimum – voire conquérant l’Égypte, et à l’Ouest, après la conquête allemande de la Tunisie et de l’Algérie, Malte, bien que solidement défendue, pouvait être conquise, comme l’a été la Crête dans des conditions plus difficiles, car la Crête était à proximité de l’Égypte où se trouvait les forces aériennes et navales britanniques. Une fois l’Égypte conquise et là encore quelles que soient les qualités militaires des Anglais, ils n’étaient pas en position de faire face à six divisions allemandes et à une forte aviation (qui bien entendu n’aurait pas été engagée dans une inutile bataille d’Angleterre), les Allemands pouvaient avancer vers la Palestine et conquérir la Syrie. Ils se trouvaient alors à proximité de l’Irak et de ses activistes indépendantistes et pro-allemands (voir la tentative de Rachid Ali en avril 1941) et pouvaient les soutenir. En complément, ils isolaient Chypre et pouvaient y débarquer (là encore peut-on douter de leur capacité à ce genre d’opération quand on voit, dans un contexte très dégradé pour eux, leur conquête-éclair du Dodécanèse en octobre-novembre 43 ?). C’est alors toute la Méditerranée orientale qui eut été entre les mains des Allemands ainsi que la Méditerranée occidentale si l’Algérie avait aussi été conquise (et comment aurait elle pu ne pas l’être compte tenu de la faiblesse des Français en A.F.N., non ravitaillés par la Métropole ?)
Les Allemands pouvaient aussi, après ou en même temps, avec trois ou quatre divisions supplémentaires (il faut tenir compte des forces d’occupation et de contrôle des territoires déjà occupés même si les populations y auraient été plutôt pro-allemandes) descendre la vallée du Nil, prendre Khartoum et Port-Soudan et ainsi, en établissant la liaison avec l’Afrique orientale italienne, empêcher sa conquête par les Britanniques qui a commencé en mars 1941. Le premier problème des Allemands aurait été le manque de camions, mais ils auraient pu réquisitionner tous les camions français sans entraves en l’absence d’armistice.
Une chronologie uchronienne
• 30 juin 1940 : fin de l’occupation de toute la France métropolitaine.
• 7 juillet : occupation de la Corse à partir de l’Italie et de Nice.
• 1er août : débarquement à Tunis (à partir du sud de l’Italie) avec l’appui des Italiens ou débarquement à Tripoli de cinq ou six divisions allemandes marchant vers Tunis.
• 10 août : jonction avec les Italiens de Tripolitaine dans l’hypothèse de débarquement direct à Tunis ou prise de Tunis dans l’autre cas.
• 15 août : prise du port de Bône.
• 20 août : prise d’Alger.
• 25 août : prise d’Oran et de Mers El-Kebir.
• 27 août : arrivée à la frontière du Maroc espagnol.
• 1er septembre : prise de Fès au Maroc.
• 5 septembre : prise de Rabat et de Casablanca.
On peut supposer au mieux que les Français réussissent à résister au sud du Maroc, vers Marrakech. L’armée et surtout l’aviation allemande atteint ses limites logistiques, pour l’instant les Allemands ne poussent pas plus loin.
• 6 septembre : début de l’offensive allemande pour la conquête de l’Égypte.
• 20 septembre : prise du Caire.
• 30 septembre : achèvement de la conquête de l’Égypte.
• 30 octobre : attaque du Soudan.
• 25 novembre : jonction avec les Italiens d’Érythrée et d’Éthiopie. Installation de bases de sous-marins dans l’océan Indien, notamment en Somalie.
Un tel scénario eut nécessité quelques vingt-cinq divisions engagées hors d’Europe. L’effort n’impliquait donc nullement de dégarnir le continent européen. Mais, par contre, il eut amené un changement complet de vision et eut nécessité même ce changement de vision. Il s’agissait alors de rompre avec les ambitions néo-coloniales en Europe même : espace vital au détriment des Russes et des Ukrainiens, réduction des Slaves en esclavage. À l’inverse, cela eut été l’adoption d’une véritable politique mondiale. Objectif : non pas la conquête totale du monde, mais un contrepoids réel aux puissances thalassocratiques. Non pas s’enfermer dans une forteresse Europe mais lui donner de l’air par des débouchés vers les grands océans (Maroc pour l’Atlantique, Somalie pour l’océan Indien, voire Madagascar plus tard…), liaisons avec le Japon, contrôle complet de la Méditerranée et éviction de la Grande-Bretagne de ce grand lac où elle n’a rien à faire du point de vue continental européen, politique pro-arabe et post-coloniale de transition des peuples vers l’indépendance dans la coopération avec l’Europe.
Au-delà des perspectives ouvertes par cette histoire virtuelle, il reste une quasi-certitude : l’Allemagne a beaucoup perdu à l’Armistice de juin 40, elle s’est enfermée dans une victoire strictement continentale en s’interdisant une politique réellement mondiale, anticipant sur les risques futurs d’entrée en guerre des États-Unis en prenant des gages en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, vers la Mésopotamie, et jusqu’au Soudan et l’océan Indien. Quelle chance pour l’Allemagne si… la France avait voulu continuer la guerre en 1940 !
Planoise et Marrakech
Hier avait lieu à Marrakech - ville marocaine chère à la gauche socialiste française puisque c'est là qu'un " pacte " aurait été signé entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn en prévision de la présidentielle de 2012 avant le " clash " new-yorkais - un match de football entre le Maroc et l'Algérie en vue la qualification pour la Coupe d’Afrique de football. Et c'est l'équipe receveuse qui l'a emportée par 4 buts à zéro.
Hier soir, de retour du Jura où réside une partie de ma famille, je me suis demandé en passant à proximité du quartier de Planoise ( photo ) ce qui pouvait bien se passer... Ce matin en lisant les journaux, j'ai su ! Besançon a certes connu ses " festivités " avec Planoise, Clairs-Soleils ou encore Montrapon mais ce fut le cas un peu partout dans notre pays et chez nos voisins.
Les marocains ont fêtés à grands renfort de drapeaux du Maroc et de l'Algérie la victoire footballistique de Marrakech. Alors si on peut effectivement apprécier comme il se doit une belle rencontre sportive il est tout de même assez étonnant de savoir que le résultat d'un match de foot qui a lieu de l'autre côté de la Méditerranée et qui nous concerne strictement en rien puissent provoquer des festivités au point de provoquer de sérieux ralentissements sur la route.
Et de se poser la question : si en lieu et place de l'Algérie ou du Maroc s'était trouvé l'équipe de France ( enfin, c'est vrai que là ! ) où une autre équipe européenne est-ce que la fête aurait été aussi calme ?
Grand amateur de football, j'ai le souvenir de fin de match entre équipes européennes et africaines assez mouvementés et les racistes ne se trouvaient pas vraiment là où les médias ont tendance à les placer...
Yann Redekker
Les maçons de Besançon
Alors que ce samedi et ce dimanche se déroulait à Besançon le 122ème Congrès régional du Grand Orient de l'Est et de la Suisse au sein du du temple bisontin ( rue Zola ) le site Ma commune info Besançon revient sur la maçonnerie dans la capitale comtoise :
" Les obédiences maçonniques sont installées dans les plus grandes villes, alors que dans le temps certaines petites villes comme Salins-les-Bains, Luxeuil-les-Bains ou Gray étaient également pourvues.
Le Bisontin Jean-Claude Fontaine, président de l’association profane qui gère le temple où se réunissent, toutes obédiences confondues, les 13 loges de la capitale régionale, décrit la Franche-Comté comme une région d’implantation moyenne de la franc-maçonnerie. « On n’est pas dans une région où les francs-maçons sont très nombreux », précise celui qui va fêter l’année prochaine ses cinquante ans de loge dont onze années en tant que vénérable.
Le Grand Orient, créé en 1728, compte quelque 500 frères dans la région répartis dans 13 loges : sept dans le Doubs (quatre à Besançon, deux à Montbéliard et une à Pontarlier), trois dans le Jura (Lons-le-Saunier, Saint-Claude et Dole), une en Haute-Saône (Vesoul) et deux à Belfort. La Grand Orient annonce un effectif de 50 000 membres et de 1150 loges au niveau national. Il est plutôt marqué à gauche.
La Grande Loge de France, dont le responsable n’a pas donné suite à notre sollicitation, est représenté en Franche-Comté par sept loges dont deux à Besançon, une à Pontarlier, une à Montbéliard, une Belfort, une à Vesoul et une à Lons-le-Saunier. Cette obédience se situe plutôt à droite par opposition au Grand Orient.
Le Droit Humain est une obédience mixte qui dispose de six loges (deux à Besançon, une à Pontarlier, une à Montbéliard, une à Belfort et une à Dole).
La Grande Loge féminine de France compte quatre loges dans la région (Besançon, Pontarlier, Lons-le-Saunier et Montbéliard).
La Grande loge traditionnelle et symbolique Opéra est une obédience née d’une scission avec la Grande loge nationale française en 1958 et qui compte une seule loge à Besançon.
La Grande loge nationale française est une obédience qui a la réputation d’être « affairiste » et se trouve en conflit avec les autres obédiences. Elle dispose d’une loge à Besançon et se réunit tout de même dans le même temple.
Le Grand Prieuré des Gaules, représenté dans la région par une seule loge à Besançon, a la caractéristique de faire référence au christianisme en tant que cadre de développement de la symbolique maçonnique.
L’Ordre initiatique et traditionnel de l’art royal est l’une des plus récentes familles maçonniques. Elle est mixte et ne compte qu’une loge à Besançon.
Une loge doit compter au minimum sept membres. Certaines d’entre elles dépassent la cinquantaine. Le Grand Orient accepte désormais les femmes, mais c’est à chaque loge de se déterminer. Depuis 2010, 93 femmes ont été initiées ou affiliées dont deux à Besançon.
La moyenne d’âge des membres du Grand Orient est de 55 ans. « Ce qui est trop élevé », avoue Jean-Claude Fontaine qui relève cependant avec satisfaction de plus en plus de démarches volontaires de jeunes pour entrer dans la franc-maçonnerie. "
Quand le bâtiment va tout va !
Les sbires de Tron contre la liberté d’expression
Communiqué d’Audrey Guibert, chargée de mission du Front National de l’Essonne du 4 juin 2011
Le Front National de l’Essonne était sur le terrain ce week-end pour une grande opération militante à Draveil. Suite à une enquête préliminaire ouverte pour agressions sexuelles sur au moins deux ex-employées municipales mettant directement en cause le maire et une adjointe, le Front National de l’Essonne demande la démission de Georges Tron de son poste de Maire pour la sérénité de l’enquête.
Des milliers de tracts ont été distribués à cette occasion dans les boites aux lettres des Draveillois et Draveilloises. Nous nous sommes rendus ce dimanche matin sur le marché de Draveil où nous avons reçu un excellent accueil des habitants. Le système Georges Tron, a été excédé de constater la mobilisation des militants du Front National de l’Essonne réclamant la démission du Maire. Nous avons été pris à partie par des soutiens de Georges Tron. Ses partisans ont gravement porté atteinte à la liberté d’expression en voulant nous empêcher de distribuer librement des tracts sur le marché de Draveil.
Nous dénonçons la volonté d’intimidation qui a été exercée à notre encontre.
Sous des prétextes fallacieux, souhaitant restreindre la liberté d’expression d’opposants politiques, les sbires de Tron ont fait appel aux forces de police qui n’ont pu qu’établir que nous étions dans notre droit le plus strict.
Le Front National de l’Essonne ne se laissera pas soumettre à quelques pressions politiques que se soient et continuera à porter sa voix dans l’ensemble du département.






