Rouge de colère
L'auteur de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici.
Article de André Sénik publié le 28 juin 2011
J’enrage de constater qu’au procès des Khmers rouges, l’idéologie dont ils se réclamaient n’est pas mise en examen, et qu’elle ne l’est pas non plus par les commentateurs. Imagine-t-on qu’au procès de Nuremberg l’idéologie national-socialiste n’aurait pas été évoquée, comme si le système et la folie des hommes étaient tombés du ciel ?
C’est pourtant bien dans Marx qui les Khmers rouges ont appris qu’il fallait abolir les droits de l’homme, supprimer l’État de droit et la société civile, et ériger la Terreur robespierriste (simple suspension pratique et provisoire) en principe légitime et permanent du pouvoir.
Formés au marxisme à Paris, la caution du barbu ne leur a d’ailleurs pas manqué après la révélation de leurs crimes. Elle leur a été apportée en 1979 par le plus marxiste de nos philosophes, Alain Badiou. On consultera avec quelques frissons rétrospectifs son article paru dans Le Monde du 17 janvier 1979 sous le titre « Kampuchea vaincra ! »
Quant aux Cambodgiens non rouges, qui ne comprennent toujours pas pourquoi ces dirigeants ont assassiné leur propre peuple, ils manifestent une ignorance coupable des idées émises par Marx : tant qu’existent des adversaires de la dictature du prolétariat, la société doit être la scène d’une guerre civile sans merci, au sein de laquelle les prolétaires n’ont pas de patrie.
Tout cela est écrit noir sur blanc dans « Sur la question juive » et dans le « Manifeste du parti communiste ». Derrière les hommes qui doivent enfin répondre de leurs crimes contre l’humanité, il y a eu un système et une idéologie, que certains de nos beaux esprits continuent de révérer. Au nom de l’émancipation !
Mais il faut enfin que je l’avoue : je suis devenu résolument anticommuniste.
Note YR : l'auteur, ex-professeur de philosophie, est un ancien cadre du PCF et de l'UEC devenu depuis l'un des plus farouches combattant de l'idéologie rouge...
Policière municipale tuée à Villiers-sur-Marne : un suspect interpellé
édition du 28 juin 2011
Redoine Faïd ( photo ), un braqueur qui avait échappé en janvier à des interpellations dans l'enquête sur une policière municipale tuée lors d'une fusillade en mai 2010 dans le Val-de-Marne, a été interpellé mardi à Lille, a-t-on appris de sources proches du dossier. Les policiers de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) l'ont interpellé alors qu'il était vraisemblablement sur le point de participer à un projet de braquage de transport de fonds dans la région lilloise, a dit cette source, selon les tout premiers éléments de l'enquête.
Il a été arrêté à 14 h 30 à Villeneuve-d'Ascq (banlieue de Lille) et placé en garde à vue à Lille, selon une autre source, et se trouvait avec deux autres hommes, dont on ignorait s'ils avaient été eux aussi placés en garde à vue. Vingt-sept personnes avaient été interpellées en janvier 2011 lors d'une vaste opération policière, placées en garde à vue et certaines avaient été mises en examen dans l'enquête sur la mort de la policière municipale Aurélie Fouquet, 26 ans, tuée le 20 mai 2010 à Villiers-sur-Marne lors d'une fusillade entre braqueurs et policiers.
Redoine Faïd avait échappé de peu aux enquêteurs, qui s'en étaient émus, laissant entendre qu'il avait été prévenu du coup de filet. Il venait de publier un livre, où il racontait son itinéraire de délinquant des cités, se disant spécialiste, repenti, des attaques de fourgons blindés. Il avait contribué pour une large part au documentaire du journaliste Jérôme Pierrat, diffusé le 3 janvier dernier sur Canal+, décrivant de l'intérieur les nouveaux "caïds" des cités HLM. Redoine Faïd était le principal protagoniste de ce documentaire vu, selon la chaîne cryptée, par plus d'un million d'abonnés.
Stéphane Ravier au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur le 24 juin 2011
Région PACA 24/06/2011 - Stéphane RAVIER (FN) VS... par bucch
Barack Obama, nouveau chef des armées françaises
Communiqué de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République du 23 juin 2011
La décision du président Sarkozy de retirer progressivement les troupes françaises d’Afghanistan prise quelques heures seulement après l’annonce de Barack Obama, prouve s’il en était besoin que la France n’a plus de politique étrangère indépendante.
Le président de la République qui - il y a encore un mois - était le plus va-t-en-guerre en Afghanistan vient donc de retourner sa veste.
Lui qui disait en 2005 se "reconnaître dans les valeurs américaines", ne prend donc aujourd’hui même plus la peine de cacher son alignement total et servile sur les Etats-Unis. L’Elysée annonce d’ailleurs pour ce retrait un "calendrier comparable au retrait des renforts américains".
Les masques tombent et contrairement à ce que prévoit la Constitution française, c’est bien Barack Obama le chef des armées françaises.
Il faudra désormais que le président de la République explique aux familles des soldats tombés en Afghanistan que leurs fils ne sont pas morts pour la France mais bien pour les Etats-Unis. Il faudra également qu’il assume devant l’histoire la mise à sac de l’héritage gaulliste qui permettait à la France de porter une voix différente dans le monde.
Le retrait des troupes françaises en Afghanistan doit être total, immédiat et inconditionnel. Nos enfants n’ont pas à mourir pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres.
Discrimination au Pôle emploi : la réponse du service communication
28/06/2011 – 10h10
Paris (NOVOpress) – La semaine dernière, nous vous faisions état de nombreuses annonces discriminantes émises par Pôle emploi, notamment des annonces exigeant l’arabe ou le chinois pour des métiers n’ayant rien à voir avec le tourisme ou l’import-export. Aujourd’hui encore, nos internautes nous alertent sur une annonce émanant du pôle emploi d’Angoulême (voir ci-dessous) qui recherche un “agent local de médiation” et qui exige la langue arabe (nouvelle langue officielle des quartiers “défavorisés” ? ) .
Joint par téléphone, Romuald Chemineau, chargé de communication au Pôle emploi, nous a assuré qu’il allait transmettre dans les plus bref délais l’ensemble des annonces que nous avons reçues de nos auditeurs au service juridique de Pôle emploi, afin qu’elles soient retirées dans les plus brefs délais si les services concernés confirmaient le caractère discriminant des annonces.
Les lecteurs peuvent toujours envoyer à la rédaction toute annonce paraissant discriminatoire, afin de constituer un dossier de poids pour le service juridique de Pôle emploi.
Marges des distributeurs : l’inaction coupable du gouvernement Sarkozy
Communiqué de Marine Le Pen du 29 juin 2011
Lors d’une récente conférence de presse consacrée au pouvoir d’achat des Français, Marine Le Pen, Présidente du Front National, a de nouveau attiré l’attention du gouvernement sur les scandaleuses pratiques commerciales des grands distributeurs.
Le rapport de l’Observatoire des prix et des marges sur les produits agricoles, publié hier et chapeauté par l’économiste Philippe Chalmin, conforte les analyses du Front National. Il révèle avec force que les marges des distributeurs nuisent considérablement à la santé financière des producteurs agricoles et au pouvoir d’achat des ménages. Ainsi, sur des produits de première nécessité pour les Français, comme la viande, le lait, les fruits et légumes, les marges des distributeurs se situent entre 30 et 50%. Le rapport leur reproche également de ne pas répercuter les baisses de prix lorsque ceux des matières premières refluent. Ainsi, le consommateur est toujours perdant, alors que les producteurs voient leurs profits diminuer sans cesse, certains travaillant même à perte.
Marine Le Pen, Présidente du Front National, dénonce l’inaction coupable du gouvernement Sarkozy sur les marges de la grande distribution. Trop occupé à faire passer aux Français des messages mensongers sur un bilan économique exécrable, le Président de la République laisse encore une fois un dossier sans solutions, et méprise les producteurs français, tout autant que les consommateurs. Dans ce domaine comme dans les autres, la communication aura masqué pendant tout le quinquennat une incurie aux conséquences pourtant très concrètes pour les Français.
Elle rappelle qu’une action forte peut être menée, à condition d’avoir la volonté politique de s’attaquer aux cartels de la grande distribution. Les engagements présidentiels de Marine Le Pen prévoient en particulier de mettre en place une politique de contrôle stricte des marges dans la grande distribution, et d’encadrer les prix des denrées alimentaires qui pèsent 14% dans le budget moyen des Français selon l’INSEE, et nettement plus dans celui des classes moyennes et populaires.
Une réflexion doit également s’engager s’agissant de la modulation du taux de l’impôt sur les sociétés en fonction des marges et bénéfices réalisés, en particulier dans le domaine de la distribution alimentaire.
Trompe-la-raison
Article de Rémi Fontaine publié le 29 juin 2011
Le directeur de la rédaction de La Vie, quelquefois mieux inspiré, a consacré récemment tout un dossier fielleux à expliquer pourquoi Marine Le Pen est dangereuse comme « tentation » et pourquoi les chrétiens doivent y résister (dans son numéro du 16 au 22 juin). Que Jean-Pierre Denis ( photo ) ait eu cette idée originale en même temps que Le Nouvel Observateur et autres publicistes de la bien-pensance médiatico-politique (cf. Caroline Parmentier dans Présent du 24 juin) jette tout de même un sérieux doute sur la « contre-culture » qu’il entend maintenant défendre et illustrer…
Dans son éditorial, il « convoque » donc pour mémoire (selon son expression) la parole de Pie XI (contre l’Action française) afin de mieux condamner l’actualité de la vague bleue Marine : « Le catholicisme qu’évoque Marine Le Pen se révèle plus proche de celui de Maurras qu’elle voudrait le faire croire. C’est un catholicisme un peu particulier, très anticlérical, en somme. L’histoire de la chrétienté lui fait au mieux un joli décor, à condition d’en évacuer ce qui dérange… »
Et d’appuyer ainsi sa comparaison (éculée) du FN avec l’AF : « Pour Pie XI, le catholicisme de l’Action française était un trompe-l’œil, et même un trompe-la-foi. Le “nationalisme intégral” n’a jamais été qu’un paganisme. Il assigne à l’Eglise catholique – au mieux – un rôle de “soutien de l’ordre”. On ne saurait se situer plus loin de l’Evangile [sic], cette insubordination de la conscience. Ajoutons ici le mot du cardinal Andrieu (…) : “Catholiques par calcul et non par conviction, les dirigeants de l’Action française se servent de l’Eglise, ou du moins, ils espèrent s’en servir, mais ils ne la servent pas.” »
Nous n’avons pas la place ici d’expliquer le péché par omission et de calomnie que constitue intellectuellement ce raccourci magistral de la pensée unique (tant pour Maurras que pour le Front national). Sur ces questions, nous le renvoyons notamment aux écrits de Jean Madiran (sa Réponse à « L’extrême droite » et l’Eglise) et de Bruno Gollnisch à l’adresse des évêques. Soulignons simplement la contradiction interne du donneur de leçons.
A la suite d’évêques incohérents, on ne peut pas en effet créditer à la fois le catholicisme de Sarkozy lorsqu’il parle laïcité positive et suspecter sinon condamner celui de Marine (qui se définit comme « une catholique de parvis ») ou de Maurras lorsqu’ils parlent juste laïcité ou empirisme organisateur. Car, à la vérité, ni l’un ni les autres ne se placent sur le plan de la foi mais au niveau d’une option temporelle relative à la foi, dont on peut en effet discuter (pour chacun) le bienfondé comme « soutien de l’ordre ». De ce point de vue, le FN n’est pas plus né (et ne demeure pas plus) « hors de l’Eglise » que l’UMP, selon la formule invoquée d’Emile Poulat…
Le paradoxe vicieux est que Jean-Pierre Denis soupçonne d’emblée, dans l’approche aconfessionnelle de ses cibles, une manœuvre tactique d’incroyant ou de mauvais croyant, alors qu’il absout républicainement l’approche toute aussi aconfessionnelle du Président, le dédouanant avec les évêques de l’instrumentalisation qu’il reproche aux autres.
« Assurément ni mon langage ni ma pensée ne peut être toujours de nature à satisfaire la conscience catholique en ce qui touche à l’appréciation du dogme sacré ou à l’énoncé de l’histoire ecclésiastique », disait l’agnostique Maurras, tout en considérant le « profond bienfait catholique », le « bienfait de son action sur le genre humain ». Tout comme Marine Le Pen plaide (dans son entretien accordé à La Vie) pour que les racines chrétiennes soient inscrites dans la constitution européenne et refuse de voir dans la laïcité « le support d’une religion qui devrait accéder à égalité avec celle qui fonde notre civilisation ».
En dépit de ses déficiences éventuelles, la saine laïcité qu’elle défend ici, si l’on peut dire, accorde positivement, scientifiquement, temporellement, une certaine préférence religieuse (moins explicite assurément que celle de l’Action française) au catholicisme qui a fait la France et à sa doctrine sociale traditionnelle (comme fait religieux dont on ne peut nier l’évidente réalité). A la différence du laïcisme même ouvert qui accorde idéologiquement l’égalité aux religions sans distinction. Or le refus d’une préférence est encore une préférence religieuse, comme le refus d’une métaphysique est encore une métaphysique. En l’occurrence le culte du relativisme qui est celui de l’homme subordonnant le spirituel au temporel. Vous avez dit « instrumentalisation » ? Dans ses mauvais jours, Marine Le Pen peut laisser parfois entendre, hélas, qu’elle se rapprocherait un peu trop de cette malsaine laïcité négative (de stricte observance). Comme dans ses bons jours, Sarkozy peut parfois laisser entendre qu’il rejoindrait une saine laïcité positive…
Jean-Pierre Denis ferait mieux d’abandonner les préjugés hostiles qui sont les siens à l’égard de Maurras et de Marine Le Pen, afin de considérer philosophiquement qu’il se trompe et nous trompe énormément. Ce n’est pas l’Action française (dont la condamnation a été levée !) ou le Front national qui sont un trompe-l’œil, un trompe-la-raison et un trompe-la-foi, à leur humble niveau temporel de souci du bien commun national. C’est la démocratie religieuse, le laïcisme érigé en religion sous couvert de droit à la liberté religieuse, bref le totalitarisme sournois de la dictature du relativisme. Et tant pis si cela lui côute de le reconnaître en ce temps d’inquiétude du politiquement correct…
Vers une UDF de l’extrême droite
édition du 25 juin 2011
Marine Le Pen devra désormais surveiller sa droite. Le Parti de la France (PdF), le Mouvement national républicain (MNR) et la Nouvelle droite populaire (NDP) se réunissent lundi 27 juin pour sceller une union politique et mettre fin à l’hégémonie du Front national sur l’extrême droite française.
Depuis trois élections (européennes de 2009, les régionales de 2010 et les cantonales de 2011), PdF, MNR et NDP flirtaient ensemble. Il est aujourd’hui question pour cette famille recomposée d’anciens membres du FN, dont le divorce remonte selon les cas à plus ou moins longtemps, de franchir un cap en scellant une nouvelle alliance. De dépasser ce que Robert Spieler, le délégué général de la Nouvelle droite populaire confiait être encore, en novembre 2010, une simple «entente», pour en faire une véritable union et créer une structure politique capable de chapeauter plus durablement et efficacement leur aventure électorale.
Sur quel modèle ?
Au mois de janvier dernier, une semaine après la prise de pouvoir de Marine Le Pen au Front national, Carl Lang jette un pavé dans la mare. À l’occasion d’une réunion de son mouvement politique, le PdF, il affiche ses ambitions. Il veut fédérer «la droite nationale» au sein d’une «maison commune». De précisions, on n’en aura alors guère plus, si ce n’est qu’il se pose en rassembleur d’une extrême droite émiettée au possible. Six mois plus tard, c’est à Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, de reprendre l’initiative en organisant une réunion, prévue le lundi 27 mai. Y sont invités le PdF, le MNR, la NDP, mais également le Renouveau français, Terre et peuple, le journal Rivarol et la revue Militant.
En un semestre, la réflexion a avancé. Lang comme Hélie évoquent le modèle de l’UDF, formation centriste qui a éclaté en 2002. L’idée: réunir sous un même nom, dans une confédération, avec un slogan commun les trois partis, en vue de partir à aux prochaines batailles électorales, législatives et présidentielle. Le concept est là mais l’organisation reste à définir. Pour le directeur de publication de Rivarol Jérôme Bourbon, «cette synergie d’action prouve qu’ils ont vraisemblablement franchi un pallier».
Roland Hélie n’exclut d’ailleurs pas que cette structure soit chapeautée par un seul président. Carl Lang privilégie une approche collégiale et préférerait de son côté y voir à sa tête un «bureau directeur». Tous devront tomber d’accord pendant l’été, l’annonce officielle de la création de la structure ne sera faite qu’au mois de septembre.
Pourquoi maintenant ?
Bien qu’ils ne le revendiquent pas, MNR, PdF et NDP attendaient que soit réglée la succession de la figure tutélaire de l’extrême droite française, Jean-Marie Le Pen. Une victoire de Bruno Gollnisch lors de l’election interne du FN aurait tout changé. Carl Lang entretient avec lui des relations personnelles. Robert Spieler, délégué général de la NDP, confiait, avant le congrès de Tours du FN, sa «sympathie» pour le député européen, envisageant «un travail en partenariat» avec lui en cas de victoire. Celle de Marine Le Pen a tué dans l’œuf tout espoir de réconciliation des dissidents avec leur ancien parti. Et leur ouvre, croient-il, un espace politique que le Front a abandonné.
L’idée d’une union, pourtant, ne date pas de janvier. Jacques Leclerc (1), spécialiste des mouvements extrémistes, explique que le MNR a longtemps bloqué toute tentative. Ce dernier «désirait certes faire des actions communes, mais ne pas créer une nouvelle formation politique». «Puis les lignes ont commencé à bouger, le MNR ayant subi des départs importants suite à l’exclusion de Nicolas Bay en 2008, qui créera Convergences nationales, et emmenant derrière lui 400 militants, sur 1700 adhérents selon ses dires, laissant un parti disposant de 700 membres à jour de leur cotisation et 230 donateurs par prélèvement automatique (fort loin des 7 à 8 000 membres selon la direction).»
«La NDP, quant à elle, avait aussi d’autres visions que de créer un parti. Elle souhaitait, non-pas fédérer les groupes, mais les élus, les cadres et militants de leur famille politique. Ensuite, hormis les différences d’approches, il y a toujours les rancœurs personnelles datant parfois de très longtemps, au regard de parcours souvent sinueux marqués par la “guerre des chefs”. » Des querelles personnelles que seule une haine plus vivace, celle de l’inflexion que Marine Le Pen fait prendre au FN, permet de dépasser.
«Les premiers pas se produisent en 2009, explique Jacques Leclercq. Le MNR soutient l’effort d’unité des forces “résistantes” avec le PdF et la NDP. Le rapprochement entre les trois organisations se fait en mai 2010, à travers un “Comité de résistance nationale”. L’arrivée du tout jeune PdF, marqué nationalement par certaines réserves, comme ne pas participer trop ouvertement à certaines manifestations trop “offensives” de la NDP (qui tend à reprendre la rue, pratiquant un activisme comme du bon vieux temps d’Ordre nouveau), aura précipité les choses pour aller vers la création de cette “UDF” radicalisée à droite toute.»
Quel candidat ?
L’UDF de l’extrême droite vise les législatives et la présidentielle. Pour cette dernière, il faut se déterminer sur un candidat. Celui-ci ne sera présenté qu’au mois de septembre, en même temps que l’annonce officielle de la création de la structure, et personne, pour le moment ne veut s’avancer ouvertement sur un nom. Celui de Carl Lang, pourtant, est murmuré. Ce dernier reconnaît volontiers que c’est «une option». «Pourquoi pas?» s’interroge Roland Hélie, refusant également d’en dire plus. Argument en sa faveur, le président du Parti de la France bénéficie d’une sorte de légitimité, en tant qu’ancien dauphin de Jean-Marie Le Pen. Il sera en tout cas très difficile de rassembler les 500 signatures nécessaires à cette candidature selon Jérôme Bourbon. «Par le passé, le RPR avait aidé Bruno Mégret à présenter sa candidature pour concurrencer celle de Jean-Marie Le Pen mais la situation n’est plus la même, le MNR possédait déjà en son sein plus de 200 signatures d ‘élus à l’époque!», précise le directeur de publication de Rivarol. La réponse à cette question est en tout cas fixée en septembre.
Quel programme ?
La bande des trois peut s’entendre sur un certain nombre de sujets: la lutte contre l’insécurité, contre la montée de l’islam, contre l’évolution des mœurs (IVG, homosexualité), la défense du catholicisme traditionaliste… Ils ont l’été pour plancher sur le programme.
Mais cette candidature commune risque de prendre l’allure d’un «tout sauf Marine Le Pen». Le Front national actuel est raillé, vu comme un «parti du système». Pêle-mêle, on cite «l’abandon de la préférence nationale», «le renoncement face à l’islam», «l’ambition suicidaire de sortir seul de l’euro», etc. Et toujours, les rancœurs envers la présidente du FN. «Marine Le Pen n’est plus de droite. Elle est citoyenne, nationale et étatiste», dénonce Carl Lang. «La perspective d’empêcher Marine Le Pen de participer au second tour est des plus réjouissantes pour ce cartel des trois, revanchards, analyse Jacques Leclercq. Ils estiment, d’ailleurs avec toute une partie de l’ultra-droite qui sera représentée à la réunion de Synthèse nationale ce 27 juin, que le FN est désormais irrécupérable.»
(1) Jacques Leclercq est l’auteur de deux ouvrages essentiels pour tout lecteur s’intéressant au sujet:
- Le Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale de 1945 à nos jours, (tome1). L’Harmattan.
- Droites conservatrices, nationales et ultras ; dictionnaire 2005-2010, (tome 2). L’Harmattan.
Communiqué de presse du Front National
Communiqué du Front National du 28 juin 2011
Le Front national assigne la société France télévision devant le tribunal de grande instance de Paris en responsabilité et en dommages et intérêt pour avoir, lors du reportage diffusé le 9 mai 2011 sur France 2, dans l’émission « complément d’enquête » et intitulée « présidentielle : la tentation de l’extrême droite », diffusé des reportages effectués en caméra cachée par des journalistes usant de fausses qualités et de fausses identités.
En outre, ces journalistes, au moyen de ces fausses qualités et fausses identités, ont tenu, à l’égard de militants du Front National, des propos particulièrement provocateurs visant manifestement à les pousser à la faute….
Une déontologie et une éthique professionnelle minimales devraient interdire à ces journalistes et à ce service public de la télévision d’agir ainsi. Le procès qu’engage le Front national est ainsi une action de principe.
Après le Fouquet’s, c’est l’auberge de Fond rose
Communiqué du Front National du Rhône, relativement à la venue de Claude Guéant à Lyondu 28 juin 2011
Après avoir largement modifié les circonscriptions législatives du Rhône pour réserver des baronnies imprenables aux députés UMP sortants. Après avoir changé la loi électorale des dernières élections cantonales entre noël et le jour de l’an, l’UMP poursuit ses tripatouillages en tous genres…
Claude Guéant était reçu hier à Lyon par les petits barons locaux dans un restaurant emblématique de la ville, dans lequel bien peu de rhodanien auront la chance une fois dans leur vie se restaurer. Banquet des nantis, rassemblement dans les salons chics des députés serviles de notre département pour discuter cette fois ci du redécoupage des 54 cantons dans la perspective des prochaines elections territoriales de 2014.
C’est une, arnaque de plus à la démocratie, au profit des petits barrons sans envergure qui se partagent entre eux le territoire rhodanien.
A n’en pas douter, il s’agit des dernières mesures que la majorité UMP peut encore prendre pour tenter d’épargner des élus locaux bientôt renversés par la lame de fond du Front National en 2012.









