Marine Le Pen parle de Laurent Jofrin sur RMC
"Laurent Joffrin a fait une croisière avec son... par lesgrandesgueules
Marine Le Pen : En France, le voile n’a pas sa place dans la sphère publique
Entretien avec Marine Le Pen réalisé par Pierre Cassen et Christine Tasin publié le 27 juin 2011
Riposte Laïque : Vous avez suscité de nombreuses critiques en France en évoquant la nécessaire sortie de l’euro. Aujourd’hui la crise grecque rend de plus en plus probable l’éclatement de la zone euro. Comment voyez-vous la suite des événements ?
Marine Le Pen : L’euro est un malade en phase terminale à qui l’on fait subir un acharnement thérapeutique aussi vain que ruineux. Il y a un an, les dirigeants européens nous avaient certifié que le premier plan d’aide de 110 milliards suffirait à sortir la Grèce de la crise. Aujourd’hui, le gouvernement grec réclame de nouveau un plan de 110 milliards que l’Union européenne, Nicolas Sarkozy en tête, vont lui accorder, obsédés par l’idée de sauver non pas le peuple grec du carnage social, mais la monnaie unique à tout prix.
Or, ni le premier plan ni le deuxième ne permettront à la Grèce de relancer sa croissance, de combler ses déficits, de créer des emplois parce que cet argent sert avant tout à payer ses dettes et à rembourser les échéances en cours auprès des marchés financiers. Or ce qui est arrivé à la Grèce, au Portugal et à l’Irlande menace aujourd’hui l’Espagne et demain très vraisemblablement l’Italie et la France. C’est un effet domino dévastateur si l’on ne se décide pas rapidement à anticiper plutôt que de subir ce tsunami économique et financier.
Riposte Laïque : Dans plusieurs pays européens, des partis qualifiés souvent par les médias de « populistes », réclament eux aussi la sortie de l’euro et le retour de leur souveraineté. Croyez-vous possible une coordination de souverainistes européens ?
Marine Le Pen : Je pense que l’ampleur de la catastrophe exige une prise de conscience collective qui va bien au-delà des clivages politiques. Il s’agit aujourd’hui de sauver non pas une monnaie qui a démontré sa nocivité considérable mais des peuples d’une nouvelle ère de glaciation sociale. Ceux qui sont attachés à la souveraineté politique et économique des nations doivent bien évidemment y jouer un rôle majeur, tout comme ceux, et ils sont de plus en plus nombreux, qui ne veulent pas être sacrifiés sur l’autel du dogme de la monnaie unique.
Riposte Laïque : Pouvez-vous préciser pour nos lecteurs en quoi, selon vous, l’Europe actuelle est dangereuse et quelle Europe vous appelleriez de vos vœux.
Marine Le Pen : Les chiffres sont assez effrayants pour que l’on puisse prendre conscience de la direction suicidaire que prend l’Union européenne. On nous avait promis la prospérité, le plein emploi, la croissance pour des décennies, on a droit au chômage de masse, à la généralisation de la précarité, aux délocalisations, à l’explosion des prix, à la submersion migratoire. Le « paradis » européen que les technocrates nous ont vendu c’est aujourd’hui 43 millions de personnes menacées par la pénurie alimentaire !
Or personne ne peut et ne doit se résoudre à ce suicide collectif. Cette Europe là qui entraîne dans sa chute des millions d’Européens n’est pas l’horizon indépassable du devenir de notre pays et de notre peuple. Comme le proposent aujourd’hui nombre d’économistes reconnus, il est vital de retrouver notre liberté monétaire pour oxygéner notre économie, nos finances et nos emplois. C’est cette Europe respectueuse de nos libertés et du droit des peuples européens à disposer d’eux-mêmes que nous défendons.
Riposte Laique : De nombreux lecteurs de Riposte laïque se sont étonnés d’un texte paru sur le site NPI tenu par le Front National, évoquant le témoignage d’une musulmane voilée qui avait adhéré par internet au FN. Il y a quelques mois, vous affirmiez que le voile intégral n’était pas le problème , mais qu’il fallait interdire le voile partout en France. Auriez-vous assoupli votre position, jusqu’à accepter que des militantes voilées puissent adhérer à votre parti.
Marine Le Pen : Avant de répondre plus précisément à votre question, permettez-moi de préciser une chose : le seul site officiel du Front National est le site www.frontnational.com. NPI est un site qui soutient le Front National mais qui « n’est pas tenu par le Front National ».
Je n’ai jamais changé de discours sur la question du voile. J’ai dit et je redis que le voile n’a pas sa place dans la sphère publique en France. Soyons clairs, je ne suis pas une adversaire des religions, la laïcité permet à chacun dans notre pays de croire ou de ne pas croire. Ce qu’elle ne permet pas et auquel je suis profondément attachée, c’est qu’une religion déborde dans la sphère publique pour y substituer aux lois civiles des lois et des revendications d’ordre politico-religieuses.
Riposte laïque : les Français se plaignent d’une insécurité montante et notamment de la progression des incivilités et des agressions. Quels remèdes proposeriez-vous pour en finir avec une peur grandissante de nos concitoyens ?
Marine Le Pen : Les Français ont peur parce qu’ils ne se sentent plus protégés, ce qui veut dire que l’Etat dont la mission régalienne est d’assurer la sécurité, a démissionné de ses responsabilités. Et bien j’entends remettre l’Etat à sa place, lui donner les moyens aussi bien judiciaires que sécuritaires de faire appliquer la loi de la République, de soumettre ceux qui la défient en permanence, de démanteler une à une les zones de non-droit ; i faut que les Français sachent que partout où il y a aura violation de la loi, l’Etat saura y répondre avec une fermeté implacable. Cela passe entre autres par la construction de 40 000 places de prisons supplémentaires, la restauration de la double peine, l’injonction civile qui interdira aux caïds de retourner dans leurs quartiers d’origine et une politique de reconquête des services publics.
Riposte Laïque : Il y a quelques semaines, des sondages vous plaçant en tête du premier tour de la présidentielle ont fait sensation. Depuis, vous paraissez stagner, voire reculer, alors que tous les jours, l’actualité semble vous donner raison. Comment expliquez-vous cette contradiction.
Marine Le Pen : Vous faites référence à un sondage, tous les autres démontrent au contraire la consolidation et la progression du vote en ma faveur. Les sondages ne sont qu’une photographie d’un échantillon de l’opinion publique à un moment précis. Il est toujours difficile d’en tirer des enseignements à long terme. Il n’en reste pas moins que la tendance de fond démontre que ma candidature semble aujourd’hui enregistrer une grande dynamique et être soutenue par une part importante de l’électorat.
Riposte laïque : Jean-Luc Mélenchon, avec qui vous avez eu un vif débat, sur BFM-RMC, il a plusieurs semaines, vient d’annoncer sa candidature, soutenue par le Parti communiste. Il ne cache pas son ambition, arriver devant le candidat socialiste. Finalement, cette candidature ne fait-elle pas votre jeu ?
Marine Le Pen : On est là dans la politique fiction. La seule chose qui importe et dont Jean-Luc Mélenchon ne se cache guère, c’est qu’il ralliera quoi qu’il arrive le candidat socialiste au second tour de la présidentielle et son projet mondialiste. Ce qui suffit à délégitimer sa posture anti-système. De surcroît, selon un sondage, 62% de ses électeurs voteraient pour moi au second tour.
Que vous inspirent les primaires du Parti socialiste ?
Marine Le Pen : Strictement rien et je ne crois pas que le débat d’idées que doit être la campagne de l’élection présidentielle ait quelque chose à gagner de ce vote interne qui doit désigner le candidat socialiste. Pas plus d’ailleurs de l’indignation procédurière de l’UMP sur ce sujet, qui démontre la grande vacuité du projet politique du parti présidentiel.
Riposte Laique : Des personnalités aussi différentes que Nicolas Dupont-Aignan ou André Gérin tiennent des discours très proches du vôtre. Souhaiteriez-vous un rapprochement avec eux, dans le cadre d’une union des patriotes et cela vous paraît-il possible avant la présidentielle de 2012 ?
Marine Le Pen : Tous ceux qui partagent l’amour de la Nation et de son peuple, qui se retrouvent dans le combat pour la défense des souverainetés nationales contre le mondialisme et ses dérives ultra-libérales ont leur place dans le grand rassemblement populaire que j’entends initier. Cela va bien au delà des personnalités et des structures politiques.
Riposte Laique : Il y a quelques semaines, vous aviez parlé d’occupation des rues de France par des prières musulmanes. Pour avoir repris ce propos, deux membres de notre rédaction Pascal Hilout et Pierre Cassen sont poursuivis pour incitation à la haine raciale par la LDH, qui avait annoncé sa volonté de déposer plainte également contre vous. Etes-vous poursuivie aussi, que vous inspire cette situation, et que feriez-vous, si vous étiez élue, pour préserver nos compatriotes de ce harcèlement juridique ?
Marine Le Pen : Oui une enquête est en cours sur la plainte des organisations liberticides habituelles. Est-ce bien étonnant dans un pays où la criminalisation des mots quand ils bravent la pensée unique est devenue systématique. Depuis des années le champ des libertés publiques n’a eu de cesse de se restreindre sous les coups de boutoirs judiciaires des chiens de garde du système.
Il faut en finir avec cette tyrannie oppressante qui tend à étouffer le pluralisme. Cela passe par la défense de toutes les libertés individuelles et la plus sacrée d’entre-elles dans une démocratie digne de ce nom : la liberté d’opinion.
Je conclurai en attirant votre attention sur le fait que M. Hortefeux et M. Guéant ont bénéficié de la mansuétude du système judiciaire, je ne suis pas sûre que ce sera le cas pour Riposte laïque et moi-même.
Une raison supplémentaire de s’interroger sur l’indépendance de la justice.
Dans l’incompétence et le mensonge, Nicolas Sarkozy n’est pas capable de gérer la crise de l’euro et de la dette
Communiqué de Marine Le Pen du 27 juin 2011
Nicolas Sarkozy, en perdition dans les sondages, n’a pas envie que l’on s’attarde sur son terrible échec économique. C’est un zéro pointé dans tous les domaines, chacun en a conscience.
Mais Nicolas Sarkozy n’a pas non plus envie que des voix s’élèvent partout en Europe pour contester le dogme devant lequel il s’est couché, celui du sauvetage de l’euro « à tout prix ».
Il a du mal à admettre en particulier que je parvienne malgré toutes les pressions du système politico-médiatique à imposer en France le débat sur la monnaie unique, à faire en sorte que ce débat existe dans notre pays comme il se déroule normalement dans les autres Etats, notamment en Allemagne où la parole est plus libre.
M’appuyant sur l’intelligence populaire qui s’exprime à travers tout le continent et sur les travaux d’économistes de plus en plus nombreux à relever le caractère suicidaire de la démarche dans laquelle la zone euro s’enfonce, je n’accepterai jamais que l’on soumette sans réfléchir la population à une idéologie, un dogme, et que l’on soit prêt à tout sacrifier, à commencer par les peuples eux-mêmes, au nom de cela.
Se contenter d’utiliser l’arme de la terreur, comme le fait Nicolas Sarkozy, en parlant de la sortie de l’euro comme d’une « folie », n’est pas seulement une preuve de son mépris pour le débat public. C’est aussi une malhonnêteté intellectuelle qui montre bien que le Président est à court d’arguments devant une réalité qui s’impose chaque jour de plus en plus. Son obsession pathétique à vouloir sauver l’euro, une monnaie condamnée et vouée à disparaître rapidement, son refus obstiné de préparer l’après-euro, ce que de nombreux dirigeants européens commencent à faire, coûteront énormément aux Français.
Nicolas Sarkozy est un amateur, en particulier s’agissant de la dette. Petit rappel au passage à l’attention d’un Président qui ferait bien d’aller suivre à la rentrée quelques cours en première ES : la dette de la France se chiffre à 1650 milliards d’euros et non 1500. 150 milliards, cela fait une différence de taille qu’il vaut mieux ne pas méconnaître quand on dirige le pays. Et pour information, la dette a augmenté entre 2007 et 2011 de 20 points du PIB, la France figurant désormais parmi les pays très endettés. Nicolas Sarkozy, c’est le Président de la dette.
Son incompétence économique se double d’un mensonge éhonté destiné à faire peur : la sortie de l’euro ne se traduirait évidemment pas par un « doublement » ou un « triplement » de la dette comme a osé l’affirmer Nicolas Sarkozy ce matin. La hausse de la dette, provisoire, serait de 10 à 13 points de PIB dans le cadre d’une dévaluation de 20% d’après les calculs de divers économistes, comme Jean-Jacques Rosa par exemple.
Soit bien moins que le coût des plans de « sauvetage » de l’euro, en Grèce, en Irlande, au Portugal, et demain ailleurs, qui sont inutiles et sans fin. Et c’est sans compter l’impact très positif de la dévaluation de notre monnaie, qui redonnerait de l’oxygène à l’économie, doperait le tourisme, les exportations, et donc l’emploi. Une économie qui va mieux est une économie qui se désendette.
Marine Le Pen, Présidente du Front National, est inquiète pour la France quand elle voit le petit numéro de Nicolas Sarkozy ce matin. Maîtrisant mal ses dossiers, volontiers dans le mensonge, cherchant à faire peur aux Français, Nicolas Sarkozy veut juste sauver sa réélection sans s’occuper une seconde de l’avenir des Français.
Marine Le Pen appelle à une rupture avec cette technique du mensonge, au profit d’un vrai débat constructif sur l’euro, pour dessiner enfin une politique ambitieuse contre le chômage et la dette.
Les poubelles de l’hystérie politique
Chronique de Philippe Randa publiée le 27 juin 2011
Il n’est pas certain que la nouvelle émission animée par David Pujadas « Des paroles et des actes » et dont la première invitée était Marine Le Pen, ait atteint ses buts. Sauf, bien sûr, si la seule raison de cette programmation était l’audimat… Dans ce cas, France 2 peut être satisfaite : la fille fait autant recette que le père. Qui en aurait douté ?
Mais si le but était d’offrir une émission politique honnête où la candidate déclarée à l’élection présidentielle de l’année prochaine puisse présenter et défendre son programme, le résultat est plus discutable. Certes, la présidente du Front national a pu répondre point par point sur son portrait dressé en direct par la journaliste Nathalie Saint-Cricq, puis rappelé les principaux points de son programme économique et répondre à Fabien Namias sur le gouvernement qu’elle proposerait aux Français. Elle a aussi débattu de façon tendue, mais respectable, avec la secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts. Aux téléspectateurs de juger les arguments des deux dames.
En revanche, son face à face avec Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur et Caroline Fourest, co-auteur d’un livre qui lui est consacré, s’est révélé un spectacle particulièrement affligeant. La haine trop visible que lui vouaient ses contradicteurs a sans doute rendu sympathique Marine Le Pen auprès de nombre de téléspectateurs neutres, tout en étant appréciée de quelques citoyens lobotomisés par plusieurs décennies de bourrage de crânes anti-lepeniste primaire… Il est toutefois à craindre que la hargne des deux journalistes n’ait surtout révolté une plus grande majorité encore de citoyens, les incitant à l’avenir à déserter les urnes en grand nombre.
Mettre en cause le grand-père marin-pêcheur de Marine Le Pen en l’accusant d’avoir ravitaillé un restaurant fréquenté par les soldats allemands il y a quelque soixante-dix ans, n’est pas simplement ridicule – quel pêcheur, éleveur ou agriculteur en activité durant la Deuxième Guerre mondiale pouvait bien savoir quels ventres, de l’Occupant ou de ceux qui leur résistaient, il contribuerait à remplir ? – mais odieux et pas seulement sous l’angle de l’attaque personnelle.
S’imagine-t-on un instant la réaction, à moins d’une année de l’échéance électorale, d’un chômeur sans perspective aucune de retrouver un emploi de même niveau que celui qu’il a perdu – voire un emploi tout court selon son âge – quand on lui inflige la finalité des filets de pêche du grand-père d’une candidate à la Fonction Suprême ?
Jusqu’où l’hystérique délire des auto-proclamés consciences citoyennes remontrera dans le temps pour dénoncer toujours et encore la famille Le Pen ? Après le grand-père, recherchera-t-on bientôt un aïeul bandit de grands chemins ? Retrouvera-t-on trace dans sa famille d’une sorcière terrorisant les contrées bretonnes au Moyen Âge ?
Gageons que Caroline Fourest ne commette bientôt dans ce sens un nouveau livre s’inspirant des poubelles les plus anciennes de l’Histoire, après s’être inspirée, visiblement, de celles d’une époque dont elle ignore tout, mais use et abuse sans la moindre vergogne.
La haine
Libres propos de Gilbert Collard publiés le 27 juin 2011
J’ai ressenti, après l’émission de Marine Le Pen sur France 2, un étrange sentiment, fait de colère calme et d’inquiétude démocratique. Pourquoi tant de haine, que cache-t-elle dans l’inconscient des chiens de garde enchainés à la niche du micro ? Evidemment, le point de rage écumante ce fut la cacophonie des deux derniers intervenants, Laurent Joffrin et Caroline Fourest, les deux haineux de service, les haineux dont la haine politique sentait la hyène.
C’était un interrogatoire de police conduit par des flics fachos ! Pourquoi, mais pourquoi ? Les mêmes qui restent prudents avec les pires pitres du PAF politique se sont montrés agressifs, autoritaires, armés de petits papiers qu’ils brandissaient comme des procès-verbaux de garde à vue, empêchant Marine Le Pen de parler, comme s’ils étaient l’incarnation jugulaire d’un tribunal journalistique. Est-ce cela la démocratie, le débat ?
Au-delà du trac qu’on a du mal à admettre chez des professionnels, mais qu’on peut toujours comprendre, il y avait autre chose, une volonté de tuer en meute, une volonté organisée, que je vois à l’œuvre dans la peur qu’elle répand d’empêcher les gens d’oser dire qu’ils soutiennent Marine : une volonté de tout un système qui s’appelle la terreur ! Ils ont leur bonne conscience commerciale : ils luttent contre le racisme, que Marine le Pen condamne autant qu’eux, ce qui les emmerde plus que tout. Derrière ce prétexte moral se cache la réalité hypocrite, évincer la candidate qui ne joue pas leur jeu, qui n’est pas l’invitée protégée des émissions, qui parle au peuple, qui essaye de dire la réalité, d’exister dans le respect, et avec elle les citoyens qui voudraient vivre autrement que par procuration des procureurs promus qui savent et sauvent tout.
Cette haine du chien qui perd son os, elle est visible, et la France est de moins en moins dupe des traquenards que tendent ces policiers permanents de la parole politique. Ils se disent démocrates, d’une démocratie sélective : l’hommage, l’écoute, la discussion pour les uns, l’insulte, la parole coupée, l’altercation pour les autres, les bannis, les populistes, les méchants. C’est tellement pratique d’avoir sa réserve d’infâmes !
Et si l’infamie changeait de camp ? Il suffirait que les peureux n’aient plus peur, qu’ils comprennent qu’on cherche seulement à les culpabiliser comme des gosses ; la technique première du manipulateur étant de culpabiliser, de créer la suspicion (lire « Les manipulateurs sont parmi nous », d’Isabelle Nazare-Aga). Soyez attentifs, quelles que soient vos opinions, que je respecte, vous verrez la technique à l’œuvre : créer de la culpabilité, créer de la suspicion, à partir de rien, d’un mot, d’un geste, d’une interprétation, d’un père, d’un sport, d’une amitié, d’un parrain de baptême, d’une photo, d’une interview ancienne et décalée, d’une souffrance, d’une tristesse, d’un document que l’on tronque, d’une arrière-pensée…
Finalement, ces journalistes sont-ils des journalistes ou des manipulateurs professionnels au service d’un système qui les fait vivre, les honore, leur gratouille le nombril médiatique, assure la promotion de leurs livres, leur conférant, en contrepartie, la toute-puissance palabreuse qui paye si bien ? Poser la question, c’est déjà être condamné à la mort ignominieuse sur le coin d’un trottoir médiatique une balle dans la tête. La haine, ça sent la haine, tout çà !
A preuve, l’article du site Médiapart qui propose aux âmes respectueuses de la démocratie « de mettre une balle dans la tête » des frontistes ! Dans le front, c’eut été mieux… Et personne ne s’indigne. C’est normal. C’est bien. C’est démocratique, la balle dans la tête. Il est vrai que monsieur Plenel a grande tendresse pour Battisti.
Les fachos ne sont pas là où l’on croit ! Le premier qui dit la vérité… J’espère que le moment va venir où la trouille que ces terroristes mous comme des tortillas répandent se dissipera devant le courage retrouvé, devant l’honneur de n’avoir plus peur, devant le bonheur de n’avoir plus peur. Peur de quoi, au fait ? Soyez lucides, ils nous prennent pour des cons, dans les salons parisiens ils se marrent, entre eux, de nos bêlements, de nos tremblotements, de nos apeurements de perdre le boulot, des clients, de voir la carrière arrêtée, de subir un article odieux, d’être stigmatisé, d’être fascisé facticement. C’est le prix à payer pour le redressement démocratique, égalitaire, économique, respectueux, d’une France plénière et souveraine. C’est ignoble, d’accepter cette dictature. Et vous savez qu’elle existe ! Bien sûr, on voit passer quelques corbillards, Zemmour, Menard, mais ils vont ressusciter et rigoler.
Les éructeurs des médias veulent faire durer la croisière du Titanic à tout prix ! Et, comme toujours ce sont les passagers des premières classes qui ne veulent rien entendre, à cause de leur propre musique sur laquelle ils dansent, qui s’en sortiront et les passagers d’en bas qui se noieront d’abord. Celui qui dit que l’iceberg peut n’être pas loin, il faut le passer par-dessus bord, c’est un empêcheur de valser dans la vaseline, de dîner dans la vaisselle en argent des autres, d’être en la bonne compagnie des gens bien de la compagnie, Les Chics, Les Propres, Les Irréprochables, qui pour fuir se déguiseront.
N’ayez pas peur de crier que vous voyez l’iceberg ! N’ayez pas peur !
Note YR : en illustration une image du film " La haine ". " mettre une balle dans la tête " des frontistes...
Adresse à Mélenchon
L'auteur de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici.
Lettre ouverte de David Desgouilles à Jean-Luc Mélenchon, candidat PG/ PCF à la présidence de la République publiée le 26 juin 2011
Monsieur le Député,
Aujourd’hui, sur Europe 1, interrogé sur la sortie de l’euro, vous avez cru bon de déclarer qu’il s’agissait d’une solution d’essence « maréchaliste ». Ce propos visait Marine Le Pen, avec laquelle vous avez déjà quelques démêlés judiciaires pour d’autres noms d’oiseau. Selon vous, refuser d’imposer à l’Allemagne une autre gestion de la monnaie unique (abandon du principe de monnaie chère, monétisation des dettes souveraines par la BCE) rappelle le défaitisme, l’esprit capitulard du Maréchal Pétain.
Permettez-moi d’abord de vous rappeler que cette référence honteuse -qui ne vous grandit pas- vise non seulement la Présidente du Front National -qui, pourtant, s’inspire sur ce sujet d’économistes qui ne sont pas connus pour une proximité idéologique avec elle- mais aussi mon ami Nicolas Dupont-Aignan, lequel préconise comme vous l’établissement d’un salaire maximum, et -plus grave, de votre point de vue- le Mouvement Pour une Education Populaire (M’PEP) lequel, si je ne m’abuse, fait partie du Front de Gauche. Maréchalistes aussi, Jacques Nikonoff et Aurélien Bernier ? Il faudra bien vous en expliquer avec eux et avec les électeurs de gauche qui, dans les milieux populaires, ne croient plus depuis longtemps aux bienfaits de l’union monétaire. Mais quittons ces arguments que vous pourriez trouver trop politiciens, bien qu’ils expliquent pourquoi vous n’arrivez pas encore à attirer vers vous un certain nombre d’électeurs hésitant entre la pêche et la Marine.
Il est totalement mensonger de dire que les partisans de la sortie de l’euro seraient mués par une quelconque tentation capitularde. Premièrement, certains d’entre eux -dont je suis- proposent de se tourner vers l’Allemagne et de lui proposer de transformer la monnaie unique en monnaie commune, solution qui permettrait aux Etats-Nations de retrouver leur souveraineté monétaire tout en conservant l’euro comme monnaie de réserve internationale. Si nous ne croyons plus à votre solution, c’est que nous savons que l’Allemagne d’aujourd’hui ne l’acceptera pas et qu’elle préférerait sortir elle même de la zone euro que de la voir appliquée. Peut-être, d’ailleurs, tablez-vous sur cette issue 1 ? Simplement, pour nous, le temps presse. Et nous n’allons pas attendre encore quelques années que nos amis Allemands boutent Angela Merkel de la chancellerie et la remplacent par une coalition dominée par Die Linke. Notre économie ne peut faire ce pari risqué. Nous devons agir, et vite, car les peuples souffrent.
Nous savons aussi, quant à nous, que l’euro n’est pas viable en tant que monnaie unique car cette monnaie ne correspond pas à une zone monétaire optimale, lui permettant de résister à des chocs asymétriques. Trois conditions sont nécessaires pour qu’elle le devienne : un budget fédéral beaucoup plus important, une convergence macro-économique et une mobilité des travailleurs. Un Jean-Luc Mélenchon président pourrait peut-être imposer la première condition, peinerait à permettre la seconde mais ne pourrait absolument pas satisfaire la troisième. Les Andalous n’iront jamais travailler dans le froid de Hambourg d’autant que peu d’entre eux maîtrisent la langue de Goethe. Cette zone monétaire optimale n’avait jamais existé en Tchécoslovaquie, comme l’explique mon ami Laurent Pinsolle, nous ne croyons pas qu’il soit possible qu’elle existe sur quinze pays ou plus. Ou alors dans le long-terme, dans lequel, comme vous le savez, nous serons tous morts.
Enfin, notre débat n’aura peut-être bientôt plus lieu d’être. La zone euro implosera peut-être avant que les tréteaux de la campagne présidentielle ne soient installés. Que direz-vous alors ? Vous ne serez plus audible. Les Français se tourneront vers ceux qui leur auront tenu un langage de vérité. Au moins, faites comme Chevènement et ménagez-vous un plan B. Cela vous évitera, afin de vous différencier à tout prix de Madame Le Pen, d’insulter jusqu’à vos propres amis du M’PEP.
- Je reconnais volontiers que cette stratégie n’est pas idiote. Vous voyez : nous autres ne pratiquons pas, comme vous, l’anathème. ↩
Aubry annoncera sa candidature à la primaire PS mardi matin à Lille
édition du 27 juin 2011
"Retrouvons-nous mardi à 11 h 30. Je compte sur vous." Sur son site internet, le compte à rebours est engagé. Martine Aubry, première secrétaire du PS, se déclarera mardi, à 11 h 30, à la primaire socialiste. L'annonce se fera depuis son fief de Lille, à la gare Saint-Sauveur, une ancienne gare de marchandises devenue centre culturel, un espace transformé en 2008 où la maire de Lille avait déjà présenté, lors d'un forum, le volet du projet PS consacré à la politique de la ville.
Son conseiller politique, François Lamy, député de l'Essonne, un fidèle parmi les fidèles, devrait être son directeur de campagne. Après l'annonce de sa candidature, Martine Aubry devrait être l'invitée du journal de 20 heures de France 2. Un rendez-vous qui n'a pas été confirmé par la chaîne publique. Les dirigeants du PS ne devraient pas faire le déplacement, car "Martine doit apparaître au milieu du peuple, et pas prisonnière des courants", observe un dirigeant du PS. Le choix de sa ville, son laboratoire urbain, avait été discuté au sein de l'équipe. La maire estime avoir transformé "cette métropole nordiste en capitale européenne", avance la même source.
François Hollande s'est déclaré le 31 mars à Tulle, au milieu de sympathisants. Ségolène Royal a annoncé sa candidature dimanche à Arçais, dans les Deux-Sèvres.
Conseil européen des 23 et 24 juin : la potion amère n’est pas réservée à la Grèce
Communiqué de Bruno Gollnisch du 24 juin 2011
Le Conseil européen a salué les engagements pris par la Grèce pour « assainir » ses finances publiques, qui consistent essentiellement en de nouvelles baisses de revenus pour les ménages, un matraquage fiscal des classes moyennes, des privatisations massives sous tutelle internationale… toutes mesures gages que les difficultés économiques du pays iront en s’aggravant. Le sacrifice est fait sur l’autel de l’euro, avec l’accord de la majorité de la classe politique mais sous les hurlements indignés d’une population déjà saignée à blanc.
La presse nous a largement informés de ces conclusions. Elle nous dit moins, en revanche, que tous les pays de la zone euro ont vu passer au crible leurs propres plans d’austérité et que le Conseil européen a approuvé les recommandations de Bruxelles à leur sujet.
Qu’en est-il pour nous ? Les engagements de la France sont jugés insuffisants et ses hypothèses de travail trop optimistes. On lui demande donc de réduire de plus de 1 % du PIB par an son déficit budgétaire, notamment par une réduction drastique des exonérations sociales et fiscales (et pas seulement des « niches »), d’adopter des mesures supplémentaires sur les retraites, mais aussi d’assouplir les règles encadrant les licenciements, de remettre en cause le salaire minimum et les professions réglementées, ainsi que de faire disparaître les entraves à la libre concurrence que sont les restrictions à l’ouverture des grandes surfaces et l’interdiction des ventes à perte… (cf. document SEC (2011) 806 final).
Silence, donc, sur ce qui nous attend. Silence également sur l’aspect de plus en plus contraignant de ces
recommandations, qui se renforcera avec l’adoption en juillet des lois européennes sur la gouvernance économique. Nous sommes sous tutelle de Bruxelles, mais les Français ne le savent pas encore !
Non à la promotion sordide de l'avortement !
Communiqué de Jean-Baptiste Marly, secrétaire régional du Front national de la jeunesse d’Ile-de-France du 25 juin 2011
Le Front national de la jeunesse d’Ile-de-France tient à réagir à la floraison dans les stations de métro et de RER de la région, des affiches d’une campagne de publicité du planning familial. « Sexualité, contraception, avortement : un droit, mon choix, notre liberté », peut-on y lire, sur un fond de photos de personnes heureuses et souriantes.
Le FNJ rappelle et dénonce cette campagne mettant sur un plan d’égalité contraception et IVG et dont le financement a été en partie financée par la région Ile-de-France et la mairie de Paris, avec l’argent des contribuables alors même que l’on demande incessamment aux administrés de se serrer la ceinture.
Le Front national de la jeunesse d’Ile-de-France rappelle que cette campagne d’affichage fait suite à la mise en place du nouveau dispositif d’accès à la contraception, lancé en grandes pompes par Monsieur Huchon, et promu dans différents lycées par Monsieur Chatel le 26 avril 2011.
Le FNJ s’offusque que l’avortement, réalisé plus de 200 000 fois chaque année en France, soit ainsi sordidement promu, et ce sur le dos des contribuables franciliens.
Le Front National de la Jeunesse d’Ile-de-France propose au contraire une véritable politique d’accueil de la vie et de relance de la natalité, notamment par la création d’un revenu parental et la revalorisation des allocations familiales versées aux familles françaises.
La dette des pays riches va-t-elle mener à une "catastrophe" ?
édition du 26 juin 2011
Déclaration pour faire peur ou mise en garde légitime ? Jusqu'ici relativement discrète, la Banque des règlement internationaux (BRI), organisme en charge des transactions financières entre banques centrales, a décidé de tirer la sonnette d'alarme. Elle a appelé dimanche les économies avancées à assainir au plus vite les "finances publiques et privées" pour éviter une "nouvelle catastrophe". Les pays riches ne sont pas les seuls à se faire sermonner : la BRI a également averti les pays émergents des risques d'endettement et de surchauffe immobilière. En clair, si rien n'est fait, le monde va droit vers une nouvelle crise financière mondiale.
Dans son rapport annuel présenté lors de son assemblée générale à Bâle, la BRI s'adresse d'abord aux "économies avancées", stipulant qu'il est "grand temps d'assainir les finances publiques et privées". "Les autorités budgétaires doivent prendre au plus vite des initiatives énergiques, avant qu'une nouvelle catastrophe n'arrive", insiste-t-elle. En clair, la BRI va dans le sens des autorités de la zone euro qui imposent à la Grèce un régime de choc pour assainir ses comptes publics et sa dette. Au-delà, la "banque centrale des banques centrales" espére surtout que la majorité des pays qui affichent un taux d'endettement élevé se mettront également à appliquer une politique d'austérité à la mesure de ce qu'Athènes a entrepris.
"Acquis sociaux trop onéreux"
Mais alors que les manifestations contre les plans de rigueur se multiplient dans les pays européens, comme en Espagne et en Grèce, et que d'aucuns s'inquiètent des effets négatifs d'une telle rigueur sur la croissance, la BRI estime que les mesures d'austérité ont peu de chance de se révéler "contreproductives en étouffant la croissance". Un avis que ne partage pas l'ONU, qui a jugé cette semaine que les mesures d'austérité prises par la Grèce et l'Espagne face à un endettement public excessif rendent "la reprise plus incertaine et plus fragile". Quoiqu'il en soit, pour les économistes de la BRI, "plus vite les économies avancées abandonneront le modèle de croissance tirée par l'endettement, qui a précipité la récente récession, (...) plus vite elles renoueront avec une croissance durable".
Car pour l'institut international de Bâle, la cause de tout réside dans cette fameuse dette. Et, prévient-il, ramener cette dernière à des niveaux "supportables" ne sera pas aisé. Cette tâche doit notamment prendre en compte, selon le rapport, "le fait que, étant donné le vieillissement démographique, les régimes de retraite et autres acquis sociaux sont tout simplement trop onéreux pour pouvoir être maintenus".
Les salariés européens apprécieront... D'autres défis attendent les gouvernements, prévient la BRI, constatant que "les déséquilibres financiers mondiaux resurgissent". Elle redoute particulièrement un retour de l'inflation, estimant que les risques ont globalement augmenté sous "l'effet d'un renchérissement des denrées alimentaires, de l'énergie et des autres produits de base".
Les pays émergents ne sont pas exempts de risques, selon la BRI, qui prévoit que "les pays dans lesquels l'endettement alimente l'envolée des prix immobiliers et l'explosion de la consommation risquent de voir se creuser des déséquilibres semblables à ceux dont souffrent aujourd'hui les économies avancées".









