Obsession !
Communiqué de Patrick Jeanroch, SD du FN 90 et de Sophie Montel du 31 juillet 2011
L’obsession de M. C. Devillers est bien connue : dénigrer le Front National, Mouvement dont il a été exclu voilà plus de six ans maintenant. Après avoir été un temps représentant du parti villiériste dans le Territoire de Belfort (de Villiers n’ayant jamais caché son soutien à la droite molle), il appartient dorénavant au parti croupion dirigé par Carl Lang (PDF), exclu lui aussi du FN…
S’exprimant (spontanément ?) sur la proposition de loi du député UMP Meslot tendant à « réglementer le contenu des affiches électorales », Devillers se pose en témoin de moralité et attaque… le FN, assurant que : « Eprouvant de grandes difficultés à trouver des candidats dont la quasi-totalité fait campagne avec l’argent avancé par le parti, il est proposé aux volontaires qui acceptent de prêter leur nom sans faire campagne et qui craignent d’être reconnus, de remplacer leur photo par celle de « Marine » […]». Mais qui éprouve des difficultés à trouver des candidats ? Le FN en a présenté 38 aux dernières cantonales (mars 2011) sur l’ensemble de la Franche-Comté dont 29 avaient des affiches sur lesquelles ils apparaissaient en photo… M. Devillers était lui le seul candidat du PDF pour toute la Franche-Comté ! Et sur nos affiches, les noms et prénoms de nos candidats étaient parfaitement lisibles, un comble tout de même pour des gens qui craindraient « d’être reconnus »…
Une campagne électorale coûte de l’argent surtout si l’on ne franchit pas la barre des 5%, vous interdisant dès lors tout remboursement de vos frais par l’Etat (y compris les affiches, les bulletins de vote et les circulaires). M. Devillers est bien placé pour le savoir, lui qui n’a obtenu que 2,46% des suffrages lors des régionales de mars 2010…
Pour conclure, nous trouvons surprenant un tel acharnement venant d’une personne qui se revendique de la « Droite nationale »… Son objectif principal ne devrait-il pas être de condamner le système UMPS, seul responsable de la déliquescence de la France ?
Le Conseil général du Jura a un nouveau logo
Le Conseil général du Jura est récemment passé à gauche et depuis lors c'est la " gueguerre " entre les élus de la " droite " et ceux de la " gôche ", c'est notamment le cas entre le président socialiste Christophe Perny et le Conseiller général du canton de Villers-Farlay Jean-Marie Sermier qui est également le député UMP de la troisième circonscription du Jura.
Dernière séance de " combat " entre l'UMP et le PS local : le nouveau logo que va se donner dans les prochains jours le Conseil général. Les " Jeunes populaires " jurassiens - à ne pas confondre avec les jeunes des quartiers populaires ! - la branche junior du parti présidentiel constate - avec raison il est vrai - que " Le financement de ce logo se fait au détriment de l’investissement pour les Jurassiens. L’étude graphique, les modifications d’enseignes de l’institution aux quatre coins du département, le changement de la signalisation sur les panneaux, sur les voitures du Conseil général, sur le site Internet, sur les brochures et sur les papiers à en-tête, tout ceci a un coût qui pourrait être évité ! "
D'autre part reconnaissons que le rose fuscia ne fait pas l'unanimité...Sauf pour les socialistes pour qui cette couleur semble avoir une certaine aura nostalgique.
Comme partout où les caciques du PS sont en position de force, ils imposent leurs idées et leur conception de la démocratie même du point de vue graphique.
Mais Christophe Perny a de la suite dans les idées puisque cette histoire de nouveau logo arrive quelques semaines après celle qui concerne le décrochage du portrait du président de la République de son bureau...
La hache de " gueguerre " est donc loin d'être enterrée.
Yann Redekker
Val-d'Oise : une ado de 14 ans violée
édition du 31 juillet 2011
Une adolescente de 14 ans a été violée par un homme dans un parking souterrain situé près d'un centre commercial dans la nuit d'hier à aujourd'hui à Cergy (Val-d'Oise) après avoir passé la soirée dans un restaurant qui fait également discothèque, a-t-on appris de source policière.
Les faits se sont déroulés entre 2h30 et 3h00 à la sortie de ce restaurant, près du centre commercial des Trois-Fontaines. Alors que la victime et sa soeur âgée de 17 ans attendaient leur mère partie aux toilettes, elles ont été abordées par trois hommes, a expliqué la source policière.
L'un des individus a entraîné la plus jeune dans le parking souterrain où il l'a violée.
Un autre a entraîné la plus âgée un peu plus loin "lui proposant de fumer un joint" et l'a agressée sexuellement.
Le troisième homme n'aurait participé ni à l'agression, ni au viol, d'après la source policière. Les deux victimes ont été conduites dans un hôpital pour y subir des examens médicaux. Les auteurs sont recherchés.
La sûreté départementale du Val-d'Oise a été saisie de l'enquête sur instruction du parquet de Pontoise.
Norvège : sommée de condamner les propos de son père, Marine Le Pen rétorque
édition du 31 juillet 2011
Les propos de Jean-Marie Le Pen font des vagues, et c'est vers sa fille, présidente du FN, que les regards se tournent. Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a jugé dimanche sur Europe 1 qu'après les propos de Jean-Marie Le Pen, insistant sur la "naïveté" du gouvernement norvégien pour expliquer la tuerie d'Oslo, des propos qu'il a maintenus samedi (lire notre article > Tuerie en Norvège: Jean-Marie Le Pen dément toute provocation), c'est maintenant "à Marine Le Pen de prendre ses responsabilités". Elle doit "dire clairement que ce discours est un discours totalement irresponsable, que ces déclarations sont inadmissibles", a estimé Benoît Hamon.
"L'opération de dédiabolisation : une manipulation"
Egalement candidate à la primaire PS, Martine Aubry a aussi condamné dimanche les propos "injustifiables" de Jean-Marie Le Pen et comparé la volonté du FN de se donner une image différente à une "opération de manipulation". "Ce multirécidiviste du détail et de la haine révèle, s'il en était besoin, la gigantesque opération de manipulation baptisée ‘dédiabolisation' à laquelle se livre le FN depuis plusieurs mois", a-t-elle poursuivi, tout relevant que dimanche matin "aucune voix au sein de l'UMP" n'avait encore "jugé utile de dénoncer de tels propos".
La réaction de l'UMP est finalement arrivée en fin d'après-midi : Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP, a dénoncé "des propos particulièrement irresponsables" de Jean-Marie Le Pen et appelé sa fille à prendre position sur ces déclarations et "sortir d'un faux double langage".
Marine Le Pen dénonce une "récupération politicienne"
Le PCF, lui, a jugé que Jean-Marie Le Pen a "perdu tellement pied que même un massacre humain ne l'émeut pas". "Le Front national est un parti d'extrême droite raciste et xénophobe aux propos criminels et terroristes et les dires de l'ex-président du FN en sont la preuve (...) malgré les tentatives de relookage de l'héritière du trône du FN", ajoute le Parti dans un communiqué, en allusion là aussi à l'oeuvre de Marine Le Pen, qui a pris la présidence du parti en janvier.
En début de soirée, la présidente du Front national a finalement réagi par voie de communiqué... mais pas pour condamner les propos de son père. Elle y dénonce une "récupération politicienne" de la gauche, expliquant avoir déjà "exprimé de manière très claire la position du FN" sur ce drame. Le 23 juillet, dans un bref communiqué, le FN avait condamné le carnage norvégien, dénonçant des "actes barbares et lâches". Ne faisant même allusion aux propos de son père, Marine Le Pen jugent que ces réactions "font fi des drames humains pour tomber dans la récupération politicienne". "Ça n'est pas très étonnant venant de partis qui n'ont aucune solution à proposer aux vraies préoccupations des Français", fait-elle valoir.
Note YR : La réaction de l'UMP qui , à l'unisson des partis de gauche, accusent - sans le dire clairement bien entendu - Jean-Marie Le Pen de cautionner l'action terroriste d'Oslo nous confirme au moins une chose et c'est donc aux électeurs qui s'apprêtent à voter pour Nicolas Sarkozy en 2012 de faire le choix entre vérité et mensonge. UMP, PS et les communistes ( qui feraient mieux de regarder leur histoire avant de dire des conneries ! ) c'est blanc bonnet et bonnet blanc ! En attendant , soutien total à Jean-Marie Le Pen qui est une fois de plus désigné " bête immonde ".
Surfer sur le drame d’Oslo : un comportement abject de la gauche
Communiqué de Marine Le Pen du 31 juillet 2011
Depuis les premières heures qui ont suivi le drame d’Oslo, plusieurs partis de gauche et associations affiliées surfent de manière particulièrement indigne et cynique sur cette tragédie pour tenter d’en tirer un détestable profit politique. Ils font fi des drames humains pour tomber dans la récupération politicienne.
Ça n’est pas très étonnant venant de partis qui n’ont aucune solution à proposer aux vraies préoccupations des Français qui sont ailleurs : chômage, baisse du pouvoir d’achat, dette, insécurité. Muets sur ces sujets, ils préfèrent se commettre dans une polémique aussi artificielle qu’indécente pour tenter de salir le seul mouvement politique qui apporte des solutions aux problèmes des Français et une vision pour la France.
La position du Front National sur le drame d’Oslo a été exprimée de manière très claire dès les premières heures. Elle n’a pas varié depuis.
L'inquiétante division des rebelles libyens
Article de Renaud Girard publié le 31 juillet 2011
Il y avait déjà l'enlisement militaire. Se profile désormais le spectre de la discorde chez les rebelles libyens. Par sa portée symbolique, la mort violente du chef d'état-major des forces armées du CNT (Conseil national de transition siégeant dans la ville rebelle de Benghazi) est une mauvaise nouvelle pour les grandes puissances occidentales.
Ne s'est-on pas un peu précipité en reconnaissant le CNT comme seule institution représentant le peuple libyen ? Était-ce bien raisonnable, pour la France, de livrer des armes à des rebelles qu'elle connaissait mal, combattants indisciplinés aux loyautés changeantes ? Savait-on vraiment où l'on mettait les pieds ? Les leçons des désastres afghan et irakien n'auraient-elles pas dû être tirées ? Autant de questions que les parlementaires, les experts en géopolitique et les opinions publiques d'Amérique, de France et d'Angleterre ne manqueront pas désormais de poser à leurs exécutifs respectifs.
À longueur de conférences de presse à Benghazi, le CNT s'est en effet présenté depuis cinq mois comme une institution capable d'apporter la démocratie, la concorde et la prospérité à la totalité du territoire libyen. Or voilà que la capitale de la «Libye libre» a donné jeudi le spectacle de lamentables chicaneries tribales. Elles feront immanquablement le jeu du dictateur Kadhafi, lequel a toujours répété à qui voulait l'entendre que seule une poigne comme la sienne pouvait maintenir ensemble les tribus libyennes et éviter le chaos au pays.
Pourquoi le CNT a-t-il, mercredi soir, rappelé Abdel Fatah Younès du front de Brega ? Pourquoi l'a-t-il fait comparaître, dans la journée de jeudi, devant une commission politique, comme aux plus belles heures du Comité de salut public de 1793 ? Pourquoi le général mis en accusation est-il ensuite sorti libre de son interrogatoire ? Pourquoi et par qui a-t-il été assassiné trois heures plus tard devant son domicile, avec deux officiers de son état-major ? Moustapha Abdeljalil, le président du CNT, n'a pas été en mesure de répondre à ces questions lors de la conférence de presse qu'il donna pour annoncer la mort du général Younès, dont l'heure de gloire avait été sa réception à l'Élysée le 16 avril dernier.
Fantasia à Benghazi
Selon une source française très proche du CNT, Abdeljalil a personnellement téléphoné, durant l'interrogatoire du général, pour convaincre ses accusateurs de laisser tomber cette affaire, visiblement provoquée par des rumeurs affirmant que Younès aurait secrètement repris langue avec Kadhafi. Voir leur chef vilipendé puis assassiné quelques heures plus tard mit en furie, jeudi soir, la puissante tribu des Obeidi, à laquelle appartenait Younès. Des hommes armés de la tribu procédèrent à une dangereuse fantasia devant l'Hôtel Tibesti, où venait de se tenir la conférence de presse du maître supposé de Benghazi. Rafalant à la kalachnikov la façade de l'hôtel, ils en brisèrent les fenêtres. Le service de sécurité de l'établissement se rua sur les journalistes internationaux, pour les mettre à l'abri de ces tirs fous. Mauvais moment pour les relations publiques du CNT…
L'incapacité du CNT à faire régner l'ordre dans les rues de Benghazi ne constitue pas son seul handicap. Militairement, il ne s'est pas montré capable de tirer, sur le terrain, un avantage décisif des deux atouts considérables qui sont les siens : le soutien aérien des chasseurs-bombardiers de l'Otan depuis la mi-mars ; la livraison d'armes modernes par la France et le Qatar à partir du début du mois de juin. Aucune coordination réelle n'existe entre les trois fronts rebelles que sont Brega, Misrata et le Djebel Nefousa. Lorsque les insurgés de Misrata furent reçus à l'Élysée il y a une semaine, ils demandèrent à la France un soutien qui ne passe pas par les «autorités» de Benghazi.
Politiquement, les analyses du CNT apparaissent, à l'expérience, sujettes à caution. Combien de fois les hiérarques du CNT, relayés par les chancelleries occidentales, n'ont-ils assuré que la chute de Kadhafi n'était pas «une question de mois, mais de semaines» ! À la fin du mois de juin, l'on nous avait exposé un plan imparable, digne des meilleurs scénarios de la CIA. Les armes françaises livrées aux Berbères du Djebel Nefousa devaient faire de ces derniers un fer de lance, capable de prendre en tenaille Tripoli, avec l'aide des combattants de Misrata, qui, eux, attaqueraient la capitale par l'est. Dans ce schéma idyllique, la population de Tripoli se soulevait alors à l'approche des forces rebelles, et c'était la fin de Kadhafi. Un film aussi beau que celui du mois d'août 1944 à Paris… Il semble que le général Younès n'ait pas été le seul Libyen à avoir une tribu derrière lui et que Kadhafi dispose, lui aussi, de tels soutiens.
Sur le plan des principes, le CNT dispose d'une feuille de route impeccable : ces hommes promettent la construction d'un État démocratique, respectueux de l'ordre international et où le religieux serait séparé du politique. Fort bien. Mais le problème est qu'on ne fait pas la guerre sans un minimum de discipline.
Tant que le CNT n'aura pas réussi à imposer à lui-même et à ses troupes un minimum de discipline, le tyran Kadhafi continuera à couler des jours heureux à Tripoli…
Note YR : Ce qu'il y a de bien c'est les formules changeantes des journalistes correspondantes aux actions militaro-politiques de la ” communauté internationale “, ainsi, aujourd'hui c'est Khadafi qui est qualifié de “ tyran “, ce qui est probablement exact, et demain ? Le ou la future président(e) de la République Française si ce ou cette dernières prend des décisions jugées “ non correctes ” par Washington ?
Le colonial
Article d'André Pratte publié le 29 juillet 2011
À la demande du ministre John Baird, deux tableaux d’Alfred Pellan qui ornaient le hall de l’édifice du ministère des Affaires étrangères ont été remplacés par une grande photo de la reine Élisabeth II. En donnant cet ordre, M. Baird a commis une gaffe de premier ordre.
Au bureau du ministre, on explique qu’il voulait rendre hommage à la reine qui célébrera l’an prochain le 60e anniversaire de son règne. Il souhaitait aussi faire plaisir au duc et à la duchesse de Cambridge, qui sont passés par l’édifice Pearson lors de leur récente visite au Canada.
Ces raisons ne sont pas convaincantes. D’abord, il est à la fois étonnant et inquiétant que le ministre des Affaires étrangères perde son temps à se préoccuper de la décoration de l’édifice où loge sa bureaucratie.
En second lieu, décrocher des tableaux peints par un des plus grands artistes du pays pour mettre à la place une photo officielle constitue une sorte de sacrilège. Si le ministère des Affaires étrangères ne sait pas quoi faire de ses deux Pellan, on pourra les transporter au Musée des beaux-arts du Canada, qui se trouve à deux pas. La collection du musée compte déjà une quarantaine de Pellan, ce qui témoigne de l’importance du peintre dans l’histoire de l’art canadien.
Troisièmement, il n’y a nul besoin d’ajouter un portrait d’Élisabeth II à Ottawa. À Rideau Hall, on trouve une peinture de Sa Majesté signée Jean-Paul Lemieux. Sur la colline parlementaire, une statue équestre lui est consacrée. Le royal visage est sur nos timbres et sur nos billets de 20$. Enfin, on trouve nombre d’écoles et de rues portant son nom. Si Élisabeth trouve que ses sujets canadiens n’en font pas assez, c’est qu’elle est vraiment difficile à contenter.
Quatrièmement, et c’est le plus important : la politique étrangère est le dernier domaine dans lequel le Canada s’est libéré de la tutelle du Royaume-Uni. Il a fallu aux Canadiens plus de 60 ans entre la mise en place de la Confédération en 1867 et l’adoption du Statut de Westminster en 1931, en passant par la création du secrétariat des Affaires extérieures en 1909, pour obtenir le droit de négocier et de signer des accords internationaux sans obtenir l’imprimatur de Londres. Le hall de l’édifice des Affaires étrangères est donc le pire endroit possible pour accrocher un portrait de la reine. Cette photo transmet à ceux qui entrent dans l’édifice Pearson le message que la politique internationale du Canada est encore décidée à Londres.
Son porte-parole dit que John Baird est un « grand amateur d’art canadien ». Dans ce cas-ci, il fait plutôt figure de colonial portant une vénération excessive pour tout ce qui vient de la métropole.
Oskar Freysinger: «Y aura-t-il moins d’attentats si on me force à me taire ? Ce sera pire !»
Entretien avec Oskar Freysinger réalisé par Jean-Claude Péclet publié le 30 juillet 2011
Où se situe la ligne rouge entre un débat démocratique sur l’islam et les appels à la haine dont s’est gavé le délire d’Anders Behring Breivik ? Fer de lance de l’initiative antiminarets, le conseiller national Oskar Freysinger (UDC/VS) répond.
Comment avez-vous réagi en apprenant que le massacre d’Utoeya a été commis par un Norvégien d’extrême droite?
J’ai tout de suite pensé que c’est un malade, comme Theodore Kaczynki («Unabomber», ndlr), dont il a copié une partie de son pamphlet. On sait aujourd’hui qu’il n’avait pas de vie sentimentale et qu’il s’est drogué avant de passer à l’acte. Cet individu pétri d’incohérences flirte avec le fondamentaliste religieux mais s’inscrit dans une loge maçonnique; il adopte des thèses nazies sur la suprématie de la race blanche mais admire le héros norvégien qui a combattu les nazis; il veut s’attaquer à l’islam mais tue des Norvégiens. Je retiens surtout qu’il a quitté il y a six ans le Parti du progrès, qu’il jugeait trop mou.
Plusieurs de ses thèses recoupent les vôtres, ou celles de l’UDC. Partagez-vous ses idées – je ne parle pas de son comportement?
L’UDC suscite un débat démocratique dans le cadre de l’Etat de droit sur la manière dont celui-ci mène sa politique d’immigration. Nous ne voulons par fermer les frontières mais que ça se passe selon des règles précises, de manière plus restrictive. Que l’on soit d’accord avec nous ou pas, c’est autre chose. Au moins, le débat a lieu. Pensez-vous qu’il y aura moins d’attentats terroristes et de fous si on me force à me taire? Ce sera pire ! Et qu’est-ce que c’est qu’une démocratie qui s’impose des tabous sur les sujets dont on peut débattre ?
L’UDC, soupape de sécurité ?
Nous occupons le terrain de l’immigration avec un discours clair, sans concession. C’est le meilleur moyen de réduire le risque de dérives à l’extrême droite. Pour ma part je reste fidèle à mes principes et m’abstiendrai toujours d’utiliser les moyens de ceux que je combats, sinon je ne suis pas meilleur qu’eux. C’est ce que Breivik n’a pas compris. Qu’a-t-il fait d’autre que son propre djihad ?
Au niveau, des idées, quelles sont les différences entre lui et vous ?
Je ne partage pas son idée de suprématie de la race blanche. Le concept même de race est scientifiquement idiot. Je pense que fondamentalement, l’étranger est un bien – là est la grande différence avec Breivik. On ne doit jamais refuser un être humain en fonction de sa couleur de peau ou de sa provenance. Par contre, on ne peut courir le risque de créer une société déchirée, schizophrène; or c’est ce qui se passe en Europe.
En quoi la société multiculturelle est-elle un «musée de cire dégradant», selon vous ?
Nous assistons à une macdonaldisation culturelle planétaire débouchant sur un brouet sans saveur. Si je ne peux éviter cette évolution, je peux la dénoncer sans être qualifié de raciste !
Sauf que vous n’attaquez pas McDonald’s, mais les musulmans.
Je n’attaque pas les musulmans, je combats un dogme non négociable et très monoculturel, lui. L’islam est incompatible avec l’Etat de droit, la Cour européenne des droits de l’homme l’a dit dans un arrêt de 2002. Les musulmans en sont les premières victimes, les plus touchés par les milliers d’attentats qui ont eu lieu depuis 2001. En luttant, je me bats aussi pour les libérer de ce dogme totalitaire.
Si vous ne les attaquez pas, vous dénigrez les musulmans, ainsi en parlant, en juin, de «barbus en chaussettes».
Je me moquais de la Télévision suisse romande. Au soir du vote sur l’initiative antiminarets, elle avait prévu un happening grandiose à la mosquée de Lausanne – mais pas que la majorité des Suisses accepteraient l’initiative ! Je n’ai jamais fait l’objet de fatwa parce que dans ce débat, je me suis concentré sur l’aspect juridico-politique. L’aspect religieux ne me regarde pas, la liberté religieuse doit être garantie dans le respect des lois.
Sommes-nous vraiment en situation «d’avant-guerre civile» ?
Si on laisse se développer les ghettos monoculturels, nous aurons une situation similaire à celle qui règne en Palestine dans les territoires occupés, deux sociétés parallèles en état de guerre civile latente.
Sur tous ces points, votre analyse rejoint celle d’Anders Breivik.
Je travaille sur ce sujet depuis quinze ans, ce sont mes idées, je ne les ai copiées nulle part. Si Breivik en a de similaires, c’est son problème.
Depuis le vote sur les minarets, vous êtes demandé à l’étranger par des gens partageant aussi ses thèses. Comment le gérez-vous ?
J’ai été invité à Paris par Riposte laïque, qui est un mouvement de gauche, féministe et proavortement – tout le contraire de ce que je défends. Je connais aussi Geert Wilders (chef du Parti de la liberté aux Pays-Bas, ndlr) et le parti Die Freiheit en Allemagne, dont le programme est proche de celui de l’UDC. J’assume ces trois contacts. Je ne suis pas responsable de ce que disent d’autres orateurs croisés dans ces forums.
A propos de ces contacts, Toni Brunner, président de l’UDC, dit que «cela ne correspond pas au vœu du parti et n’a pas été discuté avec nous». Il vous désavoue ?
Non, c’est simplement un signe d’élémentaire prudence. Le président suisse engage tout le parti et ne peut agir aussi librement que moi.
Modifierez-vous votre discours suite à ces attentats?
Je ne calquerai pas ma politique sur ce que les médias pourraient dire. Si j’arrête de critiquer les dysfonctionnements de l’Etat et le comportement de certaines personnes sur le territoire national, cela veut dire que nous ne sommes plus dans un pays libre. Ce qui se passe depuis samedi dernier est une honte. Les médias s’acharnent sur moi tandis que, grâce à eux, Breivik a diffusé son manuel du parfait petit terroriste: il a réussi son coup.
Meeting UMP à Nice le 11 septembre: le FN fustige une "provocation"
édition du 30 juillet 2011
Le Front national a dénoncé l'organisation par Christian Estrosi ( photo ), le 11 septembre à Nice, d'un meeting UMP destiné à contrer les Journées d'été de Marine Le Pen prévues dans la même ville au même moment, parlant de "provocation", dans un communiqué reçu samedi.
"Monsieur Estrosi ignore, outre les règleLa ville de Nice n'est pas la propriété de Monsieur Estrosi".
Le 25 juillet, le député-maire de Nice, ex-ministre de l'Industrie, avait confirmé à l'AFP l'organisation d'un meeting dans sa ville le 11 septembre, afin de "permettre à chacun de mesurer de quel côté est la mobilisation". Le jour-même de la rentrée politique de Marine Le Pen à Nice, Christian Estrosi espère de son côté réunir pas moins de 3.000 personnes et attend notamment la présence du ministre Xavier Bertrand et du secrétaire d'Etat David Douillet.
Une initiative qui a par ailleurs été perçue comme "anti-Copé" par certaines voix à l'UMP.








