
Le Figaro
édition du 28 juillet 2011
Le préfet de police de Paris Michel Gaudin a récemment proposé aux responsables du culte musulman la mise à disposition d'une ancienne caserne dans le XVIIIe arrondissement pour y accueillir les fidèles priant dans la rue faute de place, a-t-on appris auprès de la PP.
Michel Gaudin a adressé récemment un courrier au recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur et au président du Conseil Français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui en leur proposant cette solution "temporaire" dans le XVIIIe arrondissement, a précisé une haut fonctionnaire de la PP.
Depuis plusieurs années à Paris, les vendredi, jour de la grande prière, plusieurs centaines de fidèles musulmans ne pouvant accéder aux mosquées des rues Myrha et Polonceau se retrouvent à prier dans la rue dans le XVIIIe arrondissement. Cette ancienne caserne, propriété de l'Etat, située Avenue de la Porte des Poissonniers, dont deux grandes salles de 750 m2 et 600 m2 pourraient être aménagées temporairement en lieu de culte, peut accueillir "près de 2.700 personnes", selon ce haut fonctionnaire.
Manque de lieux de culte musulman à Paris
"C'est évidemment une solution temporaire. Mais il faut tenter de répondre à ces prières sur la voie publique qui ne sont ni conformes à la loi républicaine, ni à la dignité des fidèles musulmans", a-t-on précisé à la PP.
Cette caserne, moyennant une redevance qui devra être établie par le service des domaines, pourrait accueillir des fidèles "dès la mi-septembre", selon la PP, après environ quinze jours de travaux pour remettre le bâtiment aux normes de sécurité.
Cette situation dans le XVIIIe arrondissement, qui perdure depuis des années, a mis en lumière le manque criant de place pour les pratiquants musulmans dans la capitale. "A Paris, il y a 17 lieux de culte musulmans, tous saturés, et ils ne peuvent accueillir que 13.000 personnes. C'est évidemment insuffisant", a précisé ce haut fonctionnaire.
Note YR : Voilà à présent la Préfecture de Police de Paris qui fait acte de dhimmitude, décidément en ce XXIème siècle débutant on en verra de toute les couleurs !

JDD
Article de Caroline Vigoureux publié le 28 juillet 2011
Agacé, Lionnel Luca rit aux éclats quand on lui demande de réagir à la demande faite par Harlem Désir à l’UMP de dissoudre la Droite populaire, l’aile droite du parti majoritaire. "Il mérite bien son nom. Il prend ses désirs pour des réalités !", raille le député UMP, contacté par leJDD.fr.
L'expression n'est pas lâchée au hasard. Un peu plus tôt dans la journée, Thierry Mariani, l'un des fondateurs du collectif, conseillait lui aussi au dirigeant socialiste d'arrêter "de prendre ses désirs pour des réalités". Lors d'un déplacement jeudi à la Seyne-sur-Mer, le premier secrétaire par intérim du PS a tancé cet influent collectif de 44 députés : "Nous sommes ici dans un département où un certain nombre de députés UMP ont constitué, c'est tout à fait inédit, la Droite populaire qui reprend tous les thèmes de l'extrême droite".
Et d'énumérer les positions du collectif sur un certain nombre de sujets : "Les uns qui traitent l'union entre les homosexuels d'union entre les animaux, les autres qui veulent faire des tests ADN pour le regroupement familial des étrangers, les troisièmes qui organisent des apéros saucisson-vin rouge dans l'enceinte même de l'Assemblée nationale en imitant les groupes identitaires". Pour Harlem Désir, il n'y a pas de doute : la Droite populaire est une passerelle entre l'UMP et le FN. "Je veux mettre en garde contre cette espèce ce sas qui s'est créé entre la droite classique et l'extrême droite dans la foulée, d'une certaine façon, du discours de Grenoble il y a un an. Je demande à M. Copé de dissoudre ce groupe de la droite populaire."
"Madame Aubry devrait en tirer les conséquences"
La réponse des principaux intéressés est cinglante : "Il utilise les bonnes vieilles méthodes trotskistes en faisant des amalgames ! Ces propos sont navrants. Ces considérations ne sont basées sur rien. Plus le mensonge est gros, plus il passe !", tempête Lionnel Luca qui préfère se dire qu’Harlem Désir a simplement "pris un coup de chaleur". "C’est un individu très fatigué. Il doit être surmené pour tenir des propos si incohérents. Il ferait bien de prendre des vacances", conseille même le député de la majorité. Le député des Alpes-Maritimes. va même plus loin : "Madame Aubry devrait en tirer les conséquences. Qu’un responsable politique ose mettre en cause un parti politique, démocratique, républicain, c’est très grave !", accuse-t-il. "Je suis effaré qu’on puisse tenir des propos de cette nature. Qu’il aille donner des leçons de morales aux autres", balaye encore l'élu de la majorité. La réaction est vive pour ces habitués des polémiques, dont la dernière - sur l'organisation d'un apéro d'un "apéritif saucisson-vin rouge" dans un salon de l'Assemblée nationale - avait créé un malaise jusque dans les rangs de leur propre parti.
Cap sur les 30% pour Marine Le Pen par FranceDomTom

Parti de l'In-nocence
Communiqué du Parti de l'In-nocence du 27 juillet 2011
Le parti de l'In-nocence constate sans surprise que la tragédie d'Oslo donne lieu à une exploitation idéologique sans scrupules de la part des antiracistes dogmatiques, qui n'ont pas même la décence d'attendre que le deuil national norvégien se soit assez exprimé pour rendre responsables de l'événement ceux qu'ils considèrent comme des ennemis politiques à abattre par tous les moyens. Ne reculant devant aucune des vieilles ficelles staliniennes, et dressant sans tarder un acte d'accusation les défaussant de leurs propres responsabilités (écrasantes du fait de leur complicité avec le système médiatico-industriel en tant que hérauts du Bien pavant avec méthode et obstination un Enfer comme on n'en a jamais imaginé), ils pratiquent à tour de bras sophismes et paralogismes pour justifier leurs attaques et leur appel à plus de répression politique, à plus de contrôle judiciaire, à plus d'interdiction de penser librement, à plus d'empêchement à dire ce que tout le monde voit, et de mieux en mieux.
Le parti de l'In-nocence considère que doivent être plutôt remis en question l'antiracisme dogmatique d'aujourd'hui et l'"ouverture" univoque et à tout crin, la réduction du débat public, sa soumission à une idéologie régnant sans partage, sans réplique possible, fondée sur une Morale aussi douteuse et fausse que toute-puissante, sur un répertoire émotionnel frelaté et sans cesse manipulé par tous les moyens médiatiques et de propagande. C'est le passage d'un combat légitime en son temps à une idéologie totalitaire, transformant une réaction éthique en un système mortifère, désireux d'établir à toute force un racisme sans races — folle exigence idéologique basée sur un mot qui dès lors se mord la queue —, entretenant le ressentiment contre les représentants d'une ancienne domination éternellement vouée aux gémonies, qui suscite partout les conditions d'explosions de violence, de pogroms et de tous les préludes à une guerre civile généralisée du genre humain, particulièrement sur le sol européen, que seuls un courage politique et une détermination à sortir de cette folie en retrouvant le bon sens le plus élémentaire permettront de juguler.
Le parti de l'In-nocence conçoit son action en ce sens, et ce qui vient de se produire le renforce dans la conviction de la justesse de son combat, et de son urgence.

Steeve Briois
édition du 27 juillet 2011
Le Canard enchaîné a bâti sa réputation de découvreur de scandales sur une illusion : celle que ses journalistes seraient les seuls assez libres et courageux pour enquêter avec minutie sur les petites et grandes affaires qui scandent la valse des milieux politiques, médiatiques et financiers.
Or – et ce sont leurs propres confrères qui l’affirment –, ses rédacteurs ont en réalité pour mérite principal de disposer de gorges profondes au sein des ministères et grandes administrations. Une rancœur à assouvir ? Un coup de téléphone au Canard enchaîné. Une peau de banane à glisser sous les pas d’un concurrent ? Un message amical au Canard enchaîné. Etc.
A ce rythme, une bonne partie des scoops révélés par le journal sont en fait des tuyaux percés, quand ils ne constituent pas de parfaites inepties. Pourtant, d’aucuns s’obstinent à considérer « le Canard » comme une référence journalistique ; dernier exemple en date, Laurent Joffrin-Mouchard lors du récent débat télévisé avec Marine Le Pen.
C’est justement avec la présidente du Front national que le Canard enchaîné assure ses prochaines ventes estivales, en consacrant à celle-ci un dossier spécial intitulé « Les dégâts de la Marine ». En couverture, un photomontage affublant Marine Le Pen d’un bandeau sur l’œil gauche…
Bien évidemment, le contenu est à la hauteur du contenant, à savoir une charge grossière et mensongère, parfois aux limites de la diffamation. Aucun point de vue positif sur la personne ou l’action de Marine Le Pen n’est donné ; aucun témoignage apporté par des renégats du FN n’est écarté ; aucun raccourci, aucun amalgame ne sont épargnés au lecteur. S’il n’était averti, ce dernier pourrait penser que les français sont victimes depuis des mois d’une hallucination collective, lorsqu’ils portent Marine au faîte des intentions de vote pour la présidentielle 2012…
Aperçu de l’exercice de désinformation :
Les ritournelles désuètes :
« (…) le fond nauséabond du placard idéologique reste identique».
« [Vichy]. Un nom qui caresse agréablement plus d’une oreille, au ’’Front mariniste’’ ».
Les affirmations sans fondement :
« Elle n’a aucune culture politique, aucune intention de revisiter et bousculer l’histoire de sa famille politique ».
« (…) elle plaide pour ce bon vieux retour des femmes à la maison ».
Les amalgames subtils :
Plusieurs articles dépeignant des violences commises par des groupuscules « d’extrême-droite » sont intégrés au dossier, sans qu’aucun lien avec le FN ne puisse être établi autrement que dans les fantasmes du journaliste.
Les contradictions sur l’analyse du programme :
« (…) telle fille, tel père. Marine a photocopié le programme de papa. Quant à leurs idées sur la nationalité, l’immigration, l’identité, l’Histoire, la culture, à l’exception notable et remarquée d’une position face à la Shoah qu’on voudrait croire sincère, elles ne sont jamais très éloignées ».
« Sur les 25 thèmes abordés, 20 sont traités de la même manière [que dans le précédent programme du FN] ».
Les poncifs :
« (…) quelques beurs ou blacks promettent, par provocation, de voter FN (…) ».
Les compliments involontaires :
« La fille Le Pen tient [Sarkozy et] le force à agir en fonction de sa menace. Sarko est l’otage de Marine ».
« Les titres d’extrême-droite sont en guerre avec Marine Le Pen ».
Les arguments grotesques :
« (…) sa véritable arme fatale, c’est la marinière, ce tricot toujours à la pointe (…) ».
Et ainsi de suite sur… 80 pages ! On finit par en rire : « ils » doivent être sacrément inquiets, pour sacrifier ainsi toute indépendance d’esprit et d’interprétation…
On sait qu’un canard à qui l’on vient de couper la tête continue à courir quelques instants. Les journalistes-palmipèdes devenus hydrocéphales à force de s’ébattre dans la fange du mensonge continuent, eux, à écrire !
François Vial

Front National
Communiqué de Marine Le Pen du 27 juillet 2011
L’annonce de la réduction de la liste des métiers ouverts plus facilement aux étrangers est un exemple caricatural de communication sarkozyste : de belles paroles pour masquer une action nocive et des résultats catastrophiques.
Qui en effet a créé cette liste des métiers en 2008 ? Le gouvernement Sarkozy !
Qui a mis en place en 2009 une liste de 109 métiers ouverts aux Sénégalais et une liste de 77 métiers ouverts aux Tunisiens, sans que les Français ne l’apprennent ? Le gouvernement Sarkozy !
Qui a augmenté l’immigration de travail de 112% depuis 2005, selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur, la faisant passer de 12 000 à 25 000 par an ? Nicolas Sarkozy !
Les masques sont tombés depuis longtemps : derrières les annonces électoralistes, les évolutions vont toujours dans le même sens : un accroissement continu du nombre d’étrangers accueillis en France. 114 000 titres de séjour distribués en 2000 sous Jospin, et 203 000 en 2010 sous Sarkozy, soit 78% de plus.
Sur l’immigration comme sur les autres sujets, le gouvernement Sarkozy n’a plus aucune crédibilité. Cette énième annonce, sur la liste des métiers, ne changera en rien la tendance de fond du sarkozysme : une hausse constante de l’immigration.
L’objectif du pouvoir n’est pas d’améliorer la situation, mais de tromper les électeurs à quelques mois de l’échéance présidentielle.
Marine Le Pen, Présidente du Front National, demande au gouvernement Sarkozy d’en finir avec les annonces électoralistes permanentes.
Les listes de métiers ouverts facilement aux étrangers doivent toutes être intégralement supprimées, alors que les Français traversent une crise économique sans précédent.
Elle rappelle son objectif sur le prochain quinquennat : une réduction à 10 000 par an du nombre d’étrangers légaux accueillis chaque année en France, contre 200 000 aujourd’hui.
Elle demande enfin au gouvernement Sarkozy de cesser immédiatement les discrètes négociations en cours avec la Tunisie visant à faciliter l’immigration venue de ce pays.

Le Point
édition du 27 juillet 2011
Nicolas Lebourg, professeur à l'université de Perpignan et spécialiste de l'extrême droite, estime que le Front national réussit, pour l'instant, une bonne stratégie de communication face à la polémique provoquée par les attentats en Norvège, et ce, malgré les dérapages de certains de ses membres. Entretien.
Le Point.fr : Que pensez-vous de la réaction du Front national à la suite du drame norvégien ?
Nicolas Lebourg : Marine Le Pen a eu une réaction très rationnelle. Elle s'est positionnée sur un ordre républicain qui correspond à son discours depuis son intronisation lors du congrès de Tours - notamment en suspendant très rapidement Jacques Coutela, qui avait fait l'apologie du tueur - et elle a pris date pour la suite en condamnant l'attentat de manière claire. Elle a le même bon sens que son père là-dessus. Elle l'a d'ailleurs vu traverser le même type de crise, avec l'attentat de la rue Copernic, qui a été commis par des Palestiniens, mais dont on a cru un temps qu'il venait de l'extrême droite et d'anciens membres du FN. Elle l'a aussi vu affronter un ouragan médiatique lors de la profanation du cimetière de Carpentras. Dans les deux cas, Jean-Marie Le Pen avait laissé passer le vent et a pu dire, après coup : "Vous avez vu, il y a eu un lynchage médiatique, nous n'avions aucun rapport avec tout cela, c'était un coup de l'establishment, etc.". In fine, le FN en a bénéficié. Donc, elle a un très mauvais moment à passer, certes, mais elle pourra dire, dans quelques mois : "J'avais condamné le massacre", et ce, même si elle a mis un tout petit peu plus de temps à réagir qu'à l'habitude. D'autant plus que nous vivons dans une société où l'idéologie de la victime est prédominante.
La polémique autour de l'extrême droite française, la suspension d'un membre du FN et les propos de Laurent Ozon peuvent-ils nuire au parti, notamment en mettant en lumière certaines tensions ?
Non, au contraire, cela peut les unir, notamment en leur permettant de "purger" quelques radicaux de plus. Aujourd'hui au FN, les cadres ont changé, on n'est plus dans les années quatre-vingt-dix où les cadres étaient très radicaux. La purge depuis deux ans a été forte. Et ce n'est pas un problème pour Marine Le Pen, les petits groupes qui restent, les plus extrêmes, n'ont plus aucune assise sociale. Électoralement, ils ne représentent presque rien.
Bruno Gollnisch a évoqué la "fonction pacificatrice" du FN...
C'est quelque chose d'assez vrai, selon moi. Je m'explique : en France, nous avons un système électoral qui empêche le FN d'avoir le moindre élu, alors qu'il peut faire des scores importants aux élections présidentielles. Résultat, les idées les plus radicales se diffusent dans le reste du jeu politique et dans les médias. On les bloque dans leur possibilité d'expression politique, alors qu'à l'inverse, quand vous transformez quelqu'un de radical en conseiller municipal de son village, vous l'embourgeoisez, vous le "déradicalisez" progressivement... C'est de cette façon que des maoïstes sont devenus des députés socialistes n'ayant plus aucun intérêt pour la lutte armée.
Que pensez-vous de l'attitude des médias dans cette affaire ?
Ce qui est déroutant, c'est peut-être la facilité qui consiste à pointer unilatéralement le FN, et Marine Le Pen en particulier, alors qu'on parle d'idées qui ont essaimé dans tout l'espace politique, voire médiatique, avec de nombreux dérapages de journalistes ces dernières années. En réalité, elle a tenu moins de discours islamophobes que d'autres en France, elle a été plus discrète. Il y a un véritable effet de déplacement. Un exemple : lors de la commission d'enquête sur la burqa, menée par le député communiste André Gérin, qui a tenu des propos d'une rare dureté, rarement entendus à gauche, et par l'UMP Éric Raoult, qui a toujours été favorable à une alliance avec l'extrême droite. Parmi les experts interrogés, il y avait des gens de Riposte laïque qui depuis sont les compagnons de route du Bloc identitaire, et tout cela se passait à l'Assemblée nationale...
Est-il légitime de mettre dans le même sac le Front national et d'autres mouvements d'extrême droite, tels que Riposte laïque ?
Il y a une pluralité d'extrêmes droites en France, c'est une évidence. Mais la particularité française est d'avoir une structure de référence, forte, qui est depuis 30 ans le FN, et une myriade de groupuscules qui peuvent lui servir d'aiguillon idéologique, inventer et tester des thèmes que la formation centrale va récupérer. À titre d'exemple, le Bloc identitaire et Riposte laïque, passée à l'extrême droite - Riposte laïque vient de la gauche -, ont servi d'aiguillon sur le créneau de l'islam. Le Bloc était bien avant le FN sur le thème de l'islam. Il a ensuite été récupéré par le MNR de Bruno Mégret, et enfin par le FN. Donc, il y a une sorte de double jeu : d'un côté, une pluralité des extrêmes, de l'autre, des connexions permanentes.
Note YR : Je ne savais pas que Riposte Laïque était un mouvement d'extrême-droite ! Au moins on, a appris une chose avec cet " expert " !

Le Monde
édition du 27 juillet 2011
Un corps carbonisé, "sans doute celui d'Anne Caudal", a été trouvé dans la nuit de mardi à mercredi dans les environs de Rennes sur les indications de l'amant de la jeune femme disparue et de l'épouse de celui-ci. Anne Caudal, 28 ans, était enceinte de trois mois et demi. Elle avait mystérieusement disparu de son domicile le 8 juillet, dans un lotissement neuf de Bruz, petite ville située à 15 kilomètres au sud de Rennes.
"Cette découverte fait suite au placement en garde à vue hier matin de l'amant de la disparue ainsi que de l'épouse de celui-ci", qui a "accepté de conduire les enquêteurs sur les lieux de la découverte", mardi en début de soirée, indique le parquet de Rennes. Selon le procureur, les gardés à vue "commencent à reconnaître leur implication". Leur garde à vue a été prolongée jusqu'à jeudi matin, a appris l'AFP mercredi auprès du parquet de Rennes, qui a également fait savoir que les qualifications d'"assassinat" pour lui et de "destruction et dissimulation de preuves" pour elle ont été ajoutées à l'information judiciaire ouverte mi-juillet pour "séquestration et arrestation illégales".
Les témoignages de l'entourage sont "concordants", selon les enquêteurs, même si "le niveau de complicité de la femme reste à établir". La mort d'Anne Caudal "serait survenu dès le jeudi 7 juillet à la suite d'une dispute au domicile" qu'elle partageait avec son amant, selon la même source. "Le lendemain, il a demandé à son épouse de l'aider à déplacer le corps, puis les jours suivants, à le porter à l'endroit où il a été découvert calciné."
La question de la préméditation "est une des questions que l'instruction devra résoudre", raison pour laquelle le procureur a "fait un supplétif pour assassinat", une qualification qui "suit le développement des investigations", selon le parquet de Rennes. "En théorie, elle a été étranglée" pendant la dispute, a indiqué un enquêteur sur le terrain. Mais les circonstances du décès survenu dès le jeudi 7 juillet restent cependant à définir précisément, selon le parquet.
L'amant d'Anne Caudal, Christophe, affirmait jusqu'ici l'avoir vue pour la dernière fois dans la matinée du vendredi 8 juillet, quand elle l'a déposé en voiture chez son épouse puisqu'il ne pouvait conduire à cause d'un bras plâtré. Il disait avoir passé la journée et le lendemain à garder ses deux enfants issus d'une première union. Dans l'après-midi du vendredi, ils avaient échangé des SMS. "Elle était enceinte, elle était heureuse. Je pense à une mauvaise rencontre, ses amis aussi", avait-il dit, assurant n'avoir aucune nouvelle depuis sa disparition. Contrairement à ce qu'il avait dit à sa nouvelle compagne avec laquelle il s'était installé en mai, Christophe n'avait pas engagé de procédure de divorce. Il "partageait son temps entre ses deux foyers", a précisé le parquet à l'AFP.
Mercredi, les gendarmes s'affairaient encore sur le site de la découverte, au lieudit Epron, près d'une carrière désaffectée, un cul-de-sac plein de broussailles où les gens viennent déposer des détritus, à proximité d'une rivière. Ce lieudit, près de la commune de Nouvoitou, est situé à une quinzaine de kilomètres du lotissement de Bruz, où Anne Caudal s'était récemment installée avec son amant. Le corps carbonisé n'était "pas spécialement caché", on pouvait le voir "en passant à proximité", selon les informations recueillies par l'AFP.
Mercredi, Gilles Caudal, le père de la victime, s'est dit abasourdi par la "comédie" jouée par Christophe. "Une manipulation pareille, une comédie pareille, c'est impensable. Il nous a mené en bateau jusqu'au bout", a-t-il confié à l'AFP. La semaine dernière encore, "il partait dans des crises de larmes et il faisait les recherches avec nous", a-t-il ajouté.

Polémia
Article de Jean-Yves Le Gallou publié le 27 Juillet 2011
En matière d’immigration, le discours officiel est celui de « l’intégration ». Beaucoup d’immigrés, d’enfants ou de petits enfants d’immigrés – les binationaux - ont d’ailleurs la nationalité française en même temps que la nationalité du pays d’origine de leur famille. Certains d’entre eux sont d’ailleurs devenus réellement Français de cœur et de civilisation. Mais force est de constater que c’est une minorité. La majorité des franco-maghrébins ou franco-turcs ou franco-africains pratiquent le retour aux racines comme le prouvent leurs choix matrimoniaux. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.
Le « mariage mixte » : une notion au sens ambigu
Faute de statistiques ethniques on ne connaît qu’imparfaitement les choix matrimoniaux des franco-musulmans. Et la notion de mariage « mixte » n’est connue qu’au regard de la nationalité : quand un jeune Français d’origine maghrébine épouse un ressortissant algérien ou marocain ou tunisien, c’est un mariage mixte au regard de la nationalité mais non de la civilisation. A contrario quand un jeune musulman de nationalité française épouse un Français de souche ce n’est pas un mariage mixte au regard de la nationalité même si c’en est un au regard de la religion et de la culture.
En pratique trois cas de figure sont à distinguer :
- - un jeune Franco-musulman épouse en France un autre musulman, Français binational ou étranger ;
- - un jeune Franco-musulman part chercher son conjoint au pays d’origine de sa famille ;
- - un jeune Franco musulman épouse un Français de souche.
Mariage intra-communautaire en France et colonisation de l’espace public
Le mariage en France d’un Franco musulman avec un autre musulman, étranger résidant en France ou binational, semble très répandu si l’on en juge par les annonces de mariage que publient les mairies. Au demeurant se marier dans sa communauté d’origine semble une solution assez naturelle. Cela ne traduit évidemment pas une volonté d’intégration. D’autant que (pas tous) mais un nombre croissant de ces mariages s’accompagne de troubles à l’ordre public : brandissement de drapeaux étrangers dans les mairies, occupation agressive de l’espace public, délinquance routière collective et rodéos automobiles.
De nombreux maires sont contraints de faire signer des « Chartes de bonne conduite ». Le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines s’est lui vu dans l’obligation de créer une brigade spécialisée de surveillance des… mariages. A Nîmes un maire adjoint témoigne : « le samedi est devenu la journée terrible ». A Creil, Compiègne, Trappes, Orléans, Maurepas, Versailles et Rambouillet les incidents se multiplient. Interrogé par Le Parisien du 9 juillet 2011 le sociologue Eric Donfu minimise les faits tout en reconnaissant qu’« il peut y avoir [dans ces événements] un côté un peu défiant, voire identitaire ». En fait une véritable colonisation de l’espace public à l’occasion d’un acte central de la vie.
Mariage au pays et colonisation de peuplement
Tous les Franco-musulmans ne se marient pas en France. Un nombre croissant d’entre eux se marient au pays d’origine de leur famille. Le nombre de mariage de Français enregistrés à l’étranger et transcrits dans notre état-civil est passé de 20.067 en 1994 à 48.200 en 2005 selon le rapport remis au Parlement en 2006 par le Secrétariat général du comité interministériel de contrôle de l’immigration dirigé par Patrick Stéfanini.
Or la signification de ces mariages a profondément changé : les mariages entre Européens ont fortement diminué (4.206 seulement pour les quatre principales nationalités : Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Suisse) ; en revanche, le nombre de mariages contractés à l'étranger avec les ressortissants des pricipaux pays d'émigration vers la France a, lui, explosé, passant de 4.267 à 27.265, soit une multiplication par 6,5 de 1994 à 2005 ! Pour le Maghreb et la Turquie le nombre de ces mariages s'est multiplié par sept, et par 11 pour la seule Algérie, atteignant le chiffre pharamineux de 12.457 en 2005.
Certes, il figure dans ces statistiques des fraudes au mariage ; mais celles-ci ont été rendues plus difficiles par l'évolution de la législation : or le nombre de ces mariages de Français à l'étranger est resté depuis au niveau de 48.000, très précisément 48.301 en 2009 selon le rapport officiel de 2011 sur l'immigration qui se garde prudemment de donner le détail des chiffres ou d'avancer une explication…
Cette omerta statistique ne doit pas cacher la réalité :
- - certaines jeunes filles sont mariées parfois contre leur gré avec des proches de leur famille restés au pays ;
- - en plus grand nombres certains jeunes hommes vont chercher « au pays » des jeunes filles qui ont une « meilleures mentalité ».
La conclusion est manifeste : en se mariant de plus en plus fréquemment avec des ressortissants du pays d’origine de leurs parents ou de leurs grands-parents, ces jeunes Franco-Maghrébins, Franco-Turcs ou Franco-Africains ne manifestent pas une intégration croissante à la société d’accueil mais une fidélité maintenue aux valeurs du « bled », selon l’expression couramment utilisée en banlieue pour désigner les lieux de leur ressourcement.
Et ce phénomène ouvre la voie à une immigration en cascade :
- - par arrivées en France de parents, descendants ou collatéraux ; arrivées qui sont juridiquement considérées comme « regroupement de familles de Français » (une fois que le nouveau conjoint étranger a pris la nationalité française) ;
- - par naissances en France des enfants du couple ; d’autant que le taux de fécondité des jeunes étrangères hors Union européenne (2,95 selon l’enquête annuelle de recensement 2008, source INSEE) est supérieur au taux de fécondité moyen des Françaises de naissance (1,80) et souvent même aussi à celui de leur pays d’origine.
Mariage avec un Français de souche et colonisation religieuse
Il y a enfin un troisième type de mariage : l’union d’un Franco-musulman et d’un Français de souche. Ce type d’union pourrait être interprété comme la preuve d’une certaine intégration voire même d’assimilation. Il y a toutefois un « hic ». La différence de religion s’accompagne généralement de la conversion de l’un à la religion de l’autre.
S’agissant de couples résidant en France il pourrait paraître naturel que la solution adoptée soit le ralliement à la situation de la majorité des Français : catholicisme (de conviction, de pratique ou simplement culturel) ou agnosticisme.
Or c’est l’inverse qui se passe : dans la plupart des cas, c’est la religion la plus intolérante qui s’impose. Ainsi la majorité des jeunes gens et des jeunes filles qui épousent un musulman se font musulman. Le cas inverse paraît très rare ne serait ce que parce que l’apostasie est un crime au regard du droit et des traditions musulmanes. Il y a néanmoins là un problème car de pacifiques relations entre communautés humaines ne peuvent être fondées que sur la réciprocité. Réciprocité ici absente puisque la relation fonctionne en sens unique, dans la seule direction favorable à l’islam.
Colonisation versus assimilation
Sociologiquement, l’intégration c’est le rapprochement des comportements d’un groupe minoritaire de ceux du groupe majoritaire. Ainsi, si l’intégration des immigrés fonctionnait, leur comportement nuptial se rapprocherait de la population générale : les jeunes Français(es) d’origine étrangère épouseraient majoritairement d’autres Français(es) et ne leur imposeraient aucune conversion. Tel n’est manifestement pas le cas.
Certes il a des cas individuels d’assimilation mais le mouvement sociologique de fond est radicalement autre : c’est celui d’une colonisation territoriale et démographique, religieuse et symbolique. Tels sont les faits. Tout autre point de vue relève du « wishfull thinking » et du déni de réalité.

Nations Presse Info
Tribune libre de Gilbert Collard publiée le 27 juillet 2011
La France existe encore, le vélo l’a rencontrée. France, fille aînée du cyclisme !
Grâce aux maillots de toutes les couleurs de tous les coureurs, on a pu, pendant trois semaines, sillonner la France des clochers, des villages, des fontaines, des cafés désuets, des terroirs, des châteaux, en pédalant de tous les yeux dans le patrimoine d’un paysage souverain. Que le Pays est beau vu d’un vélo que survole un hélicoptère, vu d’un enfant qui regarde passer le peloton, vu d’un adulte encore enfant qui regarde ce serpent d’été aux cent couleurs !
Elles ne sont pas si nombreuses les occasions de revisiter nos paysages délaissés, à bicyclette, comme le chantait Montand. Sans oublier, bien sûr, le distinguo savant développé par René Fallet : la bicyclette sert à faire les courses, le vélo sert à faire la course… Les provinces se pavanent, la Vendée, la Bretagne, la Normandie, le Centre, l’Auvergne, les Pyrénées, le Roussillon, un peu d’Italie avant le Dauphiné, et enfin Paris, les Champs Élysées. Tant pis pour les provinces oubliées, elles auront leur tour dans le Tour à venir. Autant de cartes postales écrites par l’effort, enfin humain, semble-t-il, des forçats de la route, qui touchent moins qu’aucun footballeur, golfeur, tennisman, mais qui touchent le peuple qui paye en présence.
Eh oui, « le Tour de France met la France sur le pas de la porte », comme le disait Tristan Bernard. On se souviendra de la chanson de Roland, « Pierre », qui vint se faire couronner sur le toit du Tour à l’Alpe d’Huez. Un petit Français sur son grand vélo a volé au secours de notre dépression financière, politique, française en un mot. Dans l’horreur des fous qui tuent par haine d’eux-mêmes et des autres, des fous de ce siècle sanglant, on a fait « un songe en été » dans lequel le soleil sur les blés avait un goût de confiture. C’est simple et c’est compliqué un Tour de France. Simple, en ce sens qu’il oblige à retrouver la carte de France des enfances. Compliqué, en ce sens qu’il exige une organisation gigantesque et brasse des intérêts colossaux. Ce qui est magique, c’est que la complexité s’efface sous la simplicité d’un spectacle populaire et paysagé. Dans ce monde mécanique, odieux de démesure, le mouvement de l’homme et de sa machine, réduit à l’effort du facteur des villages d’autrefois, mais à l’échelle des champions, fascine. C’est tout ce qu’il y a encore d’hier dans aujourd’hui qui fait l’intérêt et la grandeur du Tour. On devrait s’en souvenir.
Ils ont bien mérité de prendre des vacances, ces préférés de Blondin, homme libre qui toujours chérit le vin, on s’est tellement fatigué…
À bientôt, premier dimanche de septembre, pour un autre Tour de France, qui aura pour enjeu le destin de la France !