Crimes d'honneur et choc des cultures
Par Mathieu Bock-Côté le 24/11/2011
Le procès Shafia transforme l'actualité en film d'horreur. On en connaît l'enjeu: Mohammad Shafia, sa femme et son fils sont accusés d'avoir tué les trois filles du premier ainsi que sa première épouse. Fait divers ? On le souhaiterait. Il y a des maniaques dans chaque société. On se souvient tous du procès de Guy Turcotte, monstre bien de chez nous s'il en est un.
Pourtant, il y a beaucoup plus qu'un fait divers monstrueux dans ces assassinats. Nous sommes devant un fait de société. Nous le savons, il s'agit de crimes d'honneur. Les «crimes d'honneurs» ont une signification culturelle et politique. L'opinion publique le devine. Ce problème, c'est celui du choc des cultures, lorsqu'il dégénère à l'extrême.
On parle ici de crimes d'honneur. L'honneur en question, c'est celui de la famille. C'est surtout, en fait, celui du père, qui se trouve déshonoré par la liberté sexuelle de ses filles. Parce que celles-ci sont apparemment sa propriété. Elles doivent se plier à la domination patriarcale. La femme est un objet. La propriété de son homme. En gros, c'est «voile-toi, et tais-toi».
Je ne peux m'empêcher de faire un lien entre le crime d'honneur et la burqa. Évidemment, la deuxième ne mène pas nécessairement au premier. Mais les deux ne participent-ils pas de la même représentation de la femme ? La burqa domestique la femme. Le crime d'honneur peut la punir si elle n'accepte pas qu'on l'infériorise.
L'idée qu'un homme vaut plus qu'une femme n'a plus de sens en Occident. La comparaison avec le procès Turcotte est intéressante. Je n'ai jamais cru un seul instant à l'argument de la folie. Mais c'est bien le seul argument qu'il pouvait évoquer pour se dérober à la justice. En d'autres termes, son crime était radicalement injustifiable du point de vue de notre culture.
Dans le cas Shafia, nous sommes devant autre chose. Shafia s'enferme dans le mutisme. Mais s'il devait confesser ses raisons, il ne jouerait probablement pas au fou. Non. Il expliquerait rationnellement son geste, en fonction, je l'ai dit, de sa conception de l'honneur. Cela en dit beaucoup sur la culture de référence des deux tueurs.
Depuis 20 ans, au nom du multiculturalisme, on dit que les cultures qui se rencontrent s'enrichissent mutuellement. Cela peut être vrai. Mais cela peut être faux aussi. Du contact entre cultures trop différentes peuvent naître aussi des frictions, voire des violences. La différence peut être une richesse. Elle peut aussi être un problème. Politiquement incorrect ? Oui. Mais néanmoins vrai.
Une société n'est pas qu'une somme de règles abstraites. Il ne suffit pas de vivre et de laisser vivre. Il faut une culture qui porte l'idéal de la liberté individuelle. Une culture ouverte à l'idée d'égalité. Toutes les cultures n'en sont pas également porteuses. Doit-on vraiment tolérer la ségrégation au nom de la diversité ?
Toutes les cultures ne sont pas interchangeables. Certaines sont plus avancées que d'autres dans le respect de la dignité humaine. Tôt ou tard, il faudra le reconnaître. Surtout, nous devrons nous assurer que ceux qui veulent venir vivre chez nous soient aussi prêts à vivre comme nous.
Essonne : une demi-compagnie de CRS en renfort aux Tarterêts
Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant s'est rendu ce jeudi dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes où trois policiers avaient été agressés samedi par une quarantaine de jeunes. Il a annoncé le déploiement de renforts.
Une voiture de police patrouillant dans le quartier avait été la cible, samedi, de projectiles lancés par une quarantaine de personnes, et trois fonctionnairesavaient été légèrement blessés, tandis que deux mineurs étaient interpellés
Le ministre a voulu se rendre sur place, après cette «agression inqualifiable», pour «redire aux policiers qui travaillent aux Tarterêts mon complet soutien, ma volonté de renforcer leurs moyens».
Aussi va-t-il «mettre une demi-compagnie (de CRS) supplémentaire, ça fera une compagnie complète (80 fonctionnaires, ndlr), et renforcer les effectifs de la brigade spécialisée de terrain (BST, ex UTeQ) pour qu'elle puisse travailler dans de meilleurs conditions», a-t-il précisé.
En outre, parce que le commissariat de la ville est «devenu exigu, je lance en 2012 la procédure d'un nouveau commissariat à Corbeil-Essonnes», a-t-il indiqué après avoir visité les locaux et rencontré, hors de la présence de la presse, les fonctionnaires de la BST.
Ceux-ci seront six de plus «pour amener la brigade à son effectif théorique de 27», a-t-il souligné.
Aux Tarterêts, le ministre avait été publiquement interpellé par le vice-président (Front de gauche) du conseil général de l'Essonne, Bruno Piriou qui a qualifié cette visite ministérielle de «provocation».
«Des dizaines de jeunes sont à la rue dans ce quartier», a lancé M. Piriou, alors que, selon lui, «le dernier grand service public qui existe dans le quartier, ce sont les CRS et la police nationale, c'est le seul grand service public qui fonctionne».
Il a regretté qu'il n'y ait «aucune perspective d'avenir pour les jeunes, le seul droit qu'ils ont c'est d'être encadré par des CRS».
LeParisien.fr
le 24/11/2011
La Poste va rouler en scooters asiatiques
Dans le Doubs à Mandeure (photo), Peugeot Motocycles pourrait faire disparaître une bonne centaine d'emplois et un comité d'entreprise extraordinaire doit officialiser demain la fermeture d'une autre usine du groupe Peugeot, celle de Dannemarie (Haut-Rhin).
Or, une nouvelle aurait pu donner du baume au coeur aux ouvrriers du lion puisque en juillet dernier La Poste a émit le souhait de fournir ses agents de nouveaux véhicules deux-roues. Et traditionnellement et en toute logique nos facteurs se déplaçaient grâce à des véhicules de marque française.
Et bien figurez-vous que tout ça c'est du passé !
Ce n'est pas Peugeot qui a remporté ce marché concernant la fourniture de 3000 scooters à La Poste. Dans ce monde complètement fou où l'argent est devenu roi et où il est plus "rentable" pour nos dirigeants de sacrifier des ouvriers sur la table des "petites économies" c'est la société de Taïwan Tymco qui va aider notre "Marcel" à faire sa tournée.
On a l'impression de marcher sur la tête !
Et pour bien démontrer que le PS et l'UMP c'est bonnet blanc et blanc bonnet, c'est le président de la communauté d'agglomération du pays de Montbéliard, le député socialiste Pierre Moscovici et directeur de campagne de François Hollande, qui justifie la chose en affirmant tranquillement en affichant toute sa science que " c'est de la politique-fiction de croire que l'Etat peut intervenir dans ce genre de marchés"...
Ce soir ce sont les ouvriers, les cadres comtois et alsaciens de Peugeot qui ont l'impression de vivre une politique-fiction !
Le 22 avril 2012 ils pourront s'exprimer clairement en glissant le bulletin Marine Le Pen dans l'urne !
Guillaume Schirer
La mort pour rien !
Communiqué de presse de Maxime Chaussat, Secrétaire départemental du FNJ dans le Rhône du 24/11/2011
Une fois de plus la mort a frappé en notre belle ville de Lyon.
Un jeune homme de 25 ans est mort dans la nuit du samedi 19 novembre, poignardé sauvagement. Une mort pour rien, une dispute de fin de soirée, une rixe entre deux groupes de sortie ce soir là. Combien de morts inutiles de jeunes français chaque année ? Combien de morts pour une cigarette refusée ? Combien de mort pour un regard mal placé ? Combien de morts pour rien ?
L’insécurité que connait notre pays va de mal en pis, et rien ne semble pouvoir l’enrayer. Et lorsque les coupables de ces faits odieux sont attrapés, on les relâche pour vice de forme, ou par complaisance laxiste, notre société ayant plus de compassion pour les coupables que pour les victimes, comme pour les assassins du jeune Jérémy Censier, tué en 2009 (1).
A l’heure ou la vie des hommes ne semblent plus rien valoir pour certains, le Front national de la jeunesse demande la mise en place immédiate d’un referendum concernant la peine de mort. Le rétablissement et l’application de la peine de mort, ainsi que la redéfinition de l’échelle des peines, semblent en effet être les seuls moyens pour rendre réellement justice aux victimes des crimes les plus odieux, de dissuader les passages à l’acte et de redonner aux français la possibilité de sortir la nuit, sans risquer la mort.
Mais pour obtenir la possibilité d’un referendum sur ce sujet, qui ne serait pourtant que la plus pure expression démocratique, ainsi que la mise en place d’une véritable politique de lutte contre l’insécurité et le laxisme de l’institution judiciaire, il n’y a qu’un seul moyen :
Votez Marine Le Pen ! Votez Front National !
(1) : http://www.nationspresse.info/?p=150262
Zemmour "C'est la faute à l'euro !"
Eric Zemmour : "C'est la faute à l'euro !" par rtl-fr
Le mouvement prométhéen ?
Par Alexandre Latsa le 23/11/2011
Dans mon avant dernière tribune, j’ai abordé la situation de certains groupuscules radicaux russes qui prônent la sécession d’avec certaines républiques musulmanes du nord du Caucase russe pour supprimer le fardeau financier qu’elles feraient peser sur la fédération de Russie. Ces partisans de la sécession territoriale avancent des arguments qui sont que certaines républiques caucasiennes sont plus qu’instables, mais que surtout elles se dépeupleraient de leur population russe orthodoxe et qu’ainsi leur appartenance à la fédération de Russie devrait être remise en cause. C’est surtout la Tchétchénie qui est visée. Dans la population de Tchétchénie, il y avait 23,1 % de russes avant le recensement de 1989, il n’en reste que 3,7% aujourd’hui. Le phénomène Kadyrov (on dit qu’il aime ce surnom) dirige la république d’une main de fer depuis 2007, en y ayant réinstauré un régime hybride, mélange de traditionalisme Tchétchène et de rigueur religieuse, le tout subventionné par Moscou. Cette vidéo récente montre des images de la capitale Tchétchène reconstruite et même si la vidéo est en russe, les images sont vraiment spectaculaires. Aujourd’hui, le centre ville de Grozny est d’une beauté à couper le souffle. Pour autant, si on peut reconnaître que Ramzan Kadyrov a réellement pacifié la république (contrairement à sa turbulente voisine le Daghestan) on ne peut que sourire lorsque celui-ci affirme que le budget des luxueuses festivités de son 35ème anniversaire en octobre dernier lui a été fourni par "Allah".
Il est évident aujourd’hui qu’un morcellement du Caucase russe pourrait déclencher des affrontements multiples dans l’ensemble du Caucase, et dans tous les pays limitrophes. Cette région est stratégique pour la fédération de Russie, et on n’imagine pas qui, à part la fédération de Russie, serait capable d’y maintenir la paix et la sécurité. C’est tellement vrai que le Caucase est aujourd’hui et a toujours été un objectif géopolitique prioritaire, pour la Russie comme pour les occidentaux. Dès la première partie du 19ème siècle, pendant que le grand jeu faisait rage en Asie centrale (pour aboutir notamment à la création de l’Afghanistan), l’Angleterre avait bien compris l’importance et la menace pour elle des récentes conquêtes russes aux dépens de l’empire Ottoman dans la région du Caucase. Elles ouvraient en effet à la Russie l’accès à la mer noire et à la méditerranée, aux détroits, et à une position géostratégique renforcée. L’Angleterre (puissance maritime) a donc tenté de déstabiliser la Russie notamment par des livraisons d’armes dans le Caucase ou par la création de comités Tchétchènes et Tcherkesses lors du congrès de Paris en 1856, après la guerre de Crimée. Le but était déjà clair, créer et soutenir un front Caucasien pour repousser l’empire russe (puissance continentale) loin des mers. Cette mosaïque de peuples, dans le Caucase, restera au cours du 20 ème siècle une sorte de ventre mou de l’impérium russe. Dès le début du 20 ème siècle du reste, des responsables des républiques musulmanes de Russie, principalement dans le Caucase et en Asie centrale, tenteront d’organiser la bataille vers leur indépendance avec le soutien de l’occident. C’est la naissance du “Prométhéisme“, un mouvement peu connu qui à travers le siècle va lutter pour réveiller les identités et encourager les séparatismes, afin d’affaiblir la Russie. Le prométhéisme aura son centre névralgique en Pologne, comme viennent de le démontrer certaines archives déclassifiées. Elles démontrent en effet "l’existence d'une unité spéciale chargée de travailler avec les minorités nationales sur le territoire de l'URSS (…) et ce fin de déstabiliser la situation en Ukraine, dans la région de la Volga et au Caucase, ainsi que de démembrer et d'anéantir l'Union Soviétique".
Les Bolcheviques ne pouvaient pas tolérer ces tendances au morcellement du territoire et en 1922, les principaux responsables politiques indépendantistes (Ukrainiens, Georgiens, Bachkirs, Tatars, Azéris...) s’exilent dans deux directions différentes: une première vague vers Istanbul, qui contribuera à développer la "conscience turque" au sein du mouvement et une seconde vague vers l’Europe notamment en France et en Allemagne pré-nazie. La France est déjà qualifiée à cette époque par le Bachkir Zeki Velidov de "centre de combat" contre la Russie. En 1924, à Berlin, une rencontre a lieu entre Velidov et un officiel polonais qui lui explique une idée polonaise: Lancer un mouvement des "indigènes de Russie" pour aider ces peuples à obtenir leur indépendance.
Ensuite, la revue Prométhée se développera dans de nombreux pays (France, Allemagne, Angleterre, Tchécoslovaquie, Pologne, Turquie ou Roumanie) mais la montée du nazisme en Allemagne change la donne et après le pacte Germano-Soviétique le mouvement se déclare "anti nazi et anti soviétique". Les prométhéens se rangeront du côté de l’Angleterre et de la Pologne, contre l’Allemagne et l’URSS. Dès lors le mouvement bénéficiera de forts soutiens financiers en Pologne ou de soutiens politiques en France, avec par exemple la création du comité France-orient sous le parrainage du président du sénat Paul Doumer. Le principal projet du comité sera la création d’une fédération du Caucase sur le modèle helvétique. Mais ce projet n’aboutira jamais, la Société Des Nations reconnaissant finalement les frontières de l’URSS et surtout les tenants de ce prométhéisme se révélant incapables de s’unir. En 1939, la perte de la Pologne fut un choc pour le mouvement qui fut rapidement happé par l’Allemagne hitlérienne. Les stratèges nazis envisagèrent eux aussi un éventuel morcellement de l’URSS en petites entités, plus faciles à contrôler. Les Allemands créeront notamment une légion Turkestan constituée de Tatars et de Turkestanais mais celle-ci disparaîtra dans l’échec de l’offensive allemande à l’est. A la fin de la guerre, l’URSS est plus forte que jamais et les Prométhéens se tournent vers l’Amérique avec la création d’une "ligue prométhéenne de la charte de l’Atlantique". Le mouvement deviendra un pion made in USA de lutte contre l’URSS pendant la guerre froide via la création d’organisations tel que "l’Institute for the study of URSS" ou "l’American Commitee for Liberation of Bolchevism".
La grande confusion idéologique qui ressort de cette période amènera au développement d’une ligne "prométhéenne" qui se définira par défaut comme défendant un projet fondé sur le nationalisme ethnico-régional en Eurasie. Ce projet de démembrement de la Russie en de multiples entités a été pensé tant par des stratèges nazis comme Alfred Rosenberg en 1939, que par des stratèges Américains comme Zbigniew Brezinski dans son ouvrage le grand échiquier publié en 1997. Alors ce n’est pas une surprise si ces idées de découpage de la Russie « pour le bien des peuples » sont aujourd’hui reprises tant par des groupuscules néo-nazis que par les porte-voix de l’influence occidentale.
En Russie, il y a une multitude de peuples éparpillés sur un immense territoire. L’organisation du pays est un modèle de société fédérale unique au monde. On voit que les appels à la destruction de ce modèle de société unique ne sont pas une nouveauté, ils sont le dernier épisode d’une histoire commencée au 19° siècle.
*
Les lecteurs souhaitant en savoir plus sur le Prométhéisme peuvent lire cette analyse très instructive en Français.
Que tous respectent la laïcité dans les services publics
Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen du 24/11/2011
Une fois de plus, il a fallu recourir à la justice pour imposer au gouvernement Sarkozy-Fillon le simple respect du principe de laïcité. Le tribunal administratif de Montreuil vient de décider que le règlement intérieur d’une école peut exiger des parents accompagnant les sorties scolaires que leur tenue et leurs propos soient conformes à la neutralité de l’école laïque. Une mère de famille ne peut donc exprimer ses opinions religieuses en portant le voile islamique. Or, précisément, depuis des mois, le gouvernement Sarkozy-Fillon refuse de publier une circulaire exigeant que soit ainsi respectée la laïcité dans toutes les écoles de France.
Avec Marine Le Pen, non seulement les collaborateurs occasionnels du service public devront respecter les principes de la République, mais les usagers y seront aussi soumis. Son projet prévoit que toute manifestation communautaire sera proscrite pour l’ensemble des usagers du service public, notamment le port du voile ou de tout autre signe religieux ostentatoire. Quoi de plus normal ?
FN : Paul-Marie Coûteaux, porte-parole de la campagne de Marine Le Pen, crée son parti
Par Nolwenn Le Blevennec ler 24/11/2011
Paul-Marie Coûteaux, proche de Marine Le Pen et porte-parole de sa campagne, nous dit avoir écrit une lettre à la présidente du Front national pour lui faire part de son ambition de créer un « mouvement gaullo-souverainiste », dès le mois de janvier.
« Il y a une demande des milieux souverainistes. »
Son Rassemblement pour l'indépendance de la France (RIF) n'était qu'un « club de pensée », « pas un parti ». Pour ledit « mouvement gaullo-souverainiste », il n'y a pas encore de nom, « que des hypothèses ».
Il espère que celui-ci regroupera des « anciens soutiens » de Philippe de Villiers et les « déçus » de Nicolas Dupont-Aignan.
Comment le FN prend la nouvelle ?
« Florian Philippot [directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen, ndlr] est d'accord avec moi pour dire qu'il faut des partis partenaires pour obtenir une majorité. Même de Gaulle a eu recours à des partenaires. »
Ce nouveau mouvement apportera-t-il un soutien inconditionnel à la présidente du Front ? « Un soutien constant », préfère Coûteaux.
« Ce n'était pas un ralliement, mais une alliance »
Paul-Marie Coûteaux précise ainsi les informations de Médialibre. Selon le site d'extrême droite, le souverainiste aurait « quitté » le Front national :
« A l'origine de ce clash, qui aurait eu lieu immédiatement après son intervention au meeting de Nice, la montée en puissance de Florian Phillipot [qui a] la haute main tant sur le programme que sur les relations avec ces milieux, au sein desquels il ne jouit pourtant d'aucune légitimité. »
Paul-Marie Coûteaux répond :
« Je ne quitte pas le FN, puisque je n'ai jamais été dedans. On peut soutenir un parti sans lui appartenir. »
Et le ralliement du congrès de Nice ?
« Ce n'était pas un ralliement, mais une alliance. »
Il n'a, par ailleurs, aucun problème avec la « montée en puissance » de Florian Philippot, avec lequel il continue de travailler sur le programme de Marine Le Pen (chiffrage des mesures).
« C'est moi qui lui ai présenté Marine Le Pen. On est les deux énarques de la bande. Il fait un travail énorme et très sérieux. »
Pour régler le droit de vote des étrangers, Sarkozy a la solution : donner la nationalité française à tout le monde !
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National, candidate à l’élection présidentielle du 24/11/2011
Si Nicolas Sarkozy a jugé aujourd’hui « hasardeuse » la proposition du PS d’accorder le droit de vote aux étrangers, ce sont surtout ses propres convictions qui sont hasardeuses. Opposé à une telle extension du droit de vote dans les années 1990, il l’avait publiquement soutenue en 2001 puis en 2005, avant de nouveau de la rejeter. C’est toujours au gré des stratégies électorales et des sondages que Sarkozy se détermine.
Ce dernier revirement, qui intervient à quelques mois de l’élection présidentielle, est évidemment une posture de campagne qui ne trompera personne.
Pire, Nicolas Sarkozy a profité de ce discours pour exposer au détour d’une phrase sa solution: si les étrangers veulent voter, ils n’ont qu’à devenir français !
Et voilà comment en une phrase Sarkozy se montre plus laxiste encore que la gauche.
Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle, appelle les Français à renvoyer dos à dos l’UMP et le PS, qui derrière les discours partagent tous les deux le même goût de l’immigration.
Nicolas Sarkozy vient de confirmer aujourd’hui qu’il ne voyait dans la nationalité française qu’une simple formalité administrative.
Seule Marine Le Pen à les idées claires : le droit de vote doit être réservé aux Français et la nationalité française redevenir une fierté, accordée exceptionnellement aux étrangers quand ils démontrent leur amour pour la France et leur parfaite assimilation à notre pays.
L'Union européenne contre l'Europe
Par Andrea Massari le 23/11/2011
Le sentiment européen a pris son essor après 1945. L’Union européenne s’est alors construite autour d’un slogan : « L’Europe c’est la paix ». Aujourd’hui le souvenir des guerres entre Européens s’efface au moment où l’Union européenne multiplie les causes de friction entre Etats et entre peuples. « L’Europe c’est la paix » mais l’Union européenne c’est une source de multiples conflits. Explications.
La confusion entre l’Union européenne (institution politico-bureaucratique politiquement correcte) et l’Europe (héritage culturel et mythologique) est un mensonge qui fait beaucoup de mal. Car ce qui va de travers est attribué à l’Europe alors que ce qui est en cause, c’est l’Union européenne et son idéologie néfaste.
Destruction des frontières et conflits de frontières
En fait, la destruction des frontières et la volonté générale de normalisation et de centralisation dressent les Européens les uns contre les autres :
- ce sont l’Irlande et la Pologne qui s’opposent à propos des immigrés polonais en Irlande ; ou la Roumanie qui entre en conflit avec les autres pays à propos des Roms ;
- ce sont l’Italie et la France qui se chamaillent à propos des migrants clandestins de Lampedusa ;
- c’est le Danemark qui se fait gourmander quand il rétablit des contrôles à ses frontières ;
- ce sont les pays du nord qui ne veulent pas payer pour les pays du sud, appelés avec mépris les pays de « Club Méd » ;
- ce sont les pays du sud qui se sentent humiliés par les pays du nord qui veulent racheter leurs îles et leurs côtes ;
- ce sont les petits pays qui regimbent devant les diktats des plus grands.
« L’Europe c’est la paix » est un slogan qui parle encore aux générations qui ont connu la guerre. Mais dans la réalité d’aujourd’hui, c’est de la novlangue, car l’Union européenne – qui n’est pas l’Europe – est un multiplicateur de conflits entre Européens.
L’euro et le retour de la germanophobie
L’euro a imposé une monnaie unique à des pays qui ne constituaient pas une zone monétaire optimale. L’euro a imposé le même carcan monétaire à des pays de culture économique et monétaire différente. La monnaie commune était une idée heureuse, la monnaie unique une idée dangereuse.
Aujourd’hui les craquements de l’euro – sorte de Mark continental – développent l’acrimonie entre Européens. Les Allemands se plaignent de l’irresponsabilité et de la nonchalance de leurs voisins. La France et les pays du sud répondent que le modèle allemand n’est pas généralisable : pour une raison simple, l’Allemagne réalise ses excédents commerciaux non sur le reste du monde (elle a eu, en 2009, 19 milliards de déficit commercial sur la Chine) mais sur les autres pays européens. Si les voisins de l’Allemagne s’alignaient sur le modèle allemand, l’Allemagne plongerait dans la déflation.
Cette analyse objective s’accompagne souvent de commentaires germanophobes : sur le site Atlantico, l’essayiste Jean-Luc Schaffauser, qui se présente comme « Alsacien, Germain et Français », écrit : « Il revient à la France, avec l’appui de l’Espagne et l’Italie, et d’autres pays de l’Europe du Sud, de contenir le démon allemand. A défaut, l’Europe n’aura aucune chance de survie. Nous sommes, en effet, en train d’aller vers une Europe allemande, c’est-à-dire vers plus d’Europe du tout ! L’Allemagne, après avoir détruit deux fois l’Europe, risque fort de la détruire une troisième fois par la guerre des temps modernes, la guerre économique. L’Allemagne a besoin d’une correction ; sa correction, c’est la vérité sur sa politique ! ». « Europe allemande », « démon », « correction » : derrière une analyse économique rationnelle, c’est le retour d’un vocabulaire stigmatisant, culpabilisant et diabolisant, peu propice à l’amitié entre les peuples.
Dans le même esprit un auteur des Echos avait sérieusement envisagé que l’Allemagne prenne en charge la dette grecque au titre de « réparations » dues pour la Seconde Guerre mondiale pourtant officiellement terminée il y a… deux tiers de siècle.
La faute de l’Union européenne : ne pas s’être (op)posée face au reste du monde
L’Union européenne a un marché unique et une monnaie unique mais elle n’a pas de politique commerciale face au reste du monde. L’Union européenne est la zone économique la plus ouverte du monde ; son déficit commercial n’est pas dû à ses faiblesses économiques mais à ses faiblesses politiques. Son tort est d’accepter le dumping social et environnemental des pays émergents ; son tort est d’accepter les pratiques commerciales déloyales de ses principaux concurrents ; son tort est d’accepter sans réagir la politique mercantiliste de la Chine qui impose un yuan sous-évalué tout en exigeant des exportateurs européens qu’ils transfèrent leur technologie et abandonnent, de facto, leurs droits de propriété intellectuelle.
L’Union européenne a une monnaie unique mais elle n’a pas de politique financière commune. Elle se trouve donc exposée aux pratiques prédatrices de la finance anglo-saxonne. Les déficits budgétaires américains et britanniques sont supérieurs à ceux de l’Italie et de la France ; leur endettement public et privé est aussi supérieur : pourtant la spéculation (« les marchés ») s’attaque à l’Italie et à la France, non, pour le moment du moins, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. La raison en est simple : les banques centrales anglo-saxonnes rachètent la dette des Etats anglo-saxons ; la Banque centrale européenne ne rachète pas (elle n’en a d’ailleurs pas le droit) les dettes des Etats européens. Résultat : la masse monétaire créée par les Anglo-Saxons est disponible pour spéculer sur les dettes européennes. Inspiré par l’Allemagne, le modèle monétaire de la BCE est sans doute vertueux mais il n’est pas tenable dans un monde complètement ouvert. L’Union européenne devra choisir : réglementer et protéger son marché financier ou faire, comme les autres, fonctionner la planche à billets.
L’Union européenne cherche à construire un gouvernement économique commun mais les personnalités mises en avant appartiennent toutes à la superclasse mondiale : le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, est un homme du Bilderberg et de la Trilatérale ; comme l’est Mario Monti, le nouveau premier ministre italien, par ailleurs ancien de Goldman Sachs ; tout comme Mario Draghi, le nouveau président de la BCE. Ce qu’on appelle la « gouvernance européenne » est de fait au service de la finance mondialisée.
L’Europe, une figure singulière face aux trois impérialismes : américain, musulman, chinois
Les peuples et les nations européennes sont en train de reprendre leurs chicaneries.
Pour deux raisons :
- l’Union européenne veut leur imposer des règles communes qui ne leur conviennent pas ;
- et dans le même temps l’Union européenne les livre pieds et poings liés à trois impérialismes :
- l’impérialisme financier des Etats-Unis et de la superclasse mondiale ;
- l’impérialisme commercial des Chinois ;
- l’impérialisme migratoire et civilisationnel des musulmans.
En face de cela, l’Europe ne peut survivre qu’en retrouvant le sens de son identité, de ses frontières et de ses intérêts. L’Europe a des concurrents, des adversaires, des prédateurs et même des ennemis. Son problème c’est que l’Union européenne ne veut pas en tenir compte.







