Les communistes contre la France !
Les cendres du général Marcel Bigeard, décédé en juin 2010, vont être transférées à l'hôtel des Invalides à Paris l'année prochaine. Quoi de plus normal. Sauf pour certains qui ont fondés un collectif afin d'exiger que " le gouvernement français renonce à cette initiative historiquement infondée, politiquement dangereuse et humainement scandaleuse".
Vous ne serez pas étonné de voir parmi les membres de ce collectif l'ancien président du MRAP Mouloud Aounit, l'écolopastèque Noël Mamère, l'écrivain Didier Deaninckx, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, le président de la LDH Pierre Tartakowski ou encore l'ancien ministre communiste Anicet Le Pors. Et biens d'autres...
Ces personnes qui pour certains ont combattus contre l'armée française se permettent d'affirmer que Bigeard fut "un « baroudeur » sans principes, utilisant des méthodes souvent ignobles ", ils continuent leur hargne anti-française ainsi "Lors des guerres coloniales conduites par la France, les vrais héros étaient ceux qui, dans les pays colonisés, luttaient pour la liberté et l’indépendance de leurs peuples, ceux qui, en métropole, ont eu la lucidité de dénoncer ces conflits, si manifestement contraires au droit international, au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à l’intérêt même de la nation française ".
Les dirigeants du PCF qui se permettent de cracher à la mémoire du général Bigeard et de la sorte à celles des dizaines de milliers de Français qui ont trouvés la mort en Algérie au cours de cette période de huit années entre 1956 et 1962 devraient rapidement mettrent un bandeau sur leur bouche : ils ont tendance à oublier que l'idéologie dont ils se revendiquent encore à présent utilisaient et utilisent toujours à grande échelle les mêmes "méthodes ignobles" prêtées aux paras français... Sans parler des "gentils" combattants du FLN qui évidemment se comportaient tous en Bisounours !
François Miclo le rédacteur en chef de Causeur revient aujourd'hui sur la tribune publiée dans Le Monde par deux élus parisiens du PCF Ian Brossat et Catherine Vieu-Charier respectivement président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris et adjointe (PCF) au maire de Paris chargée de la mémoire où ils dénoncent avec force le futur tyransfert des cendre de l'officier. Il écrit notamment :
"C’est très gentil de juger un homme pris dans la tourmente de l’histoire quand on a le cul bien au chaud. Moi, Bigeard m’impressionne. Parce qu’il était un gamin de 17 ans quand il rejoignait le maquis. Et que je ne suis pas sûr que j’aurais eu son audace, ses couilles et son courage. Nous vivons en temps de paix. Et ce qui est réclamé à tous les bleu-bites que nous sommes, c’est juste un peu d’humilité devant l’histoire.
Mais là où Ian Brossat et Catherine Vieu-Charier décrochent le pompon, c’est en sortant l’argument imparable : l’entrée du général Bigeard aux Invalides va faire monter Marine Le Pen. Et vous savez pourquoi ? Parce que l’OAS, parce que Nicolas Sarkozy. Et ta sœur ? Elle bat le beurre. Audacieuse démonstration, qui montre combien la dialectique marxiste n’est plus, au PCF, que de l’histoire ancienne.
La guerre est dégueulasse. On le sait depuis Thucydide. Nous, nous avons eu l’insigne chance d’apprendre ça dans les livres d’histoire, sans jamais le vivre, heureusement. Et nos deux amis communistes parisiens voudraient que la dentelle de nos maréchaux ne fût jamais tachée de sang ? Elle l’est, elle le doit. « La France fut faite à coups d’épée. Nos ancêtres entrèrent dans l’histoire avec le glaive de Brennus. » Voilà ce que De Gaulle écrivait en 1938 dans La France et son armée. Un glaive pénétrant un corps : l’idée est abstraite. Sans doute. Relisons alors Bronislaw Baczko et son Comment sortir de la terreur pour voir jusqu’où l’idéologie Bisounours peut, finalement, aimer se repaître du sang des innocents.
Bienvenue donc, Marcel Bigeard, aux Invalides, cimetière définitif de nos gloires immortelles ! Mon général, nous voilà ! Merci à vous."
Pas grand chose à ajouter !
Guillaume Schirer
Policier blessé : à Dijon, les officiers s’interrogent
Après la fusillade au cours de laquelle un policier de la BAC (brigade anticriminalité) a été blessé à Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône (voir par ailleurs en page...), Michel Bonnet, secrétaire général du syndicat ( majoritaire en Bourgogne-Franche-Comté) des officiers de police Synergie, s’interroge :
«nous dénonçons, une fois de plus, un nouveau cas de violence extrême. Nos collègues n’ont même pas eu le temps de faire des sommations. On leur a directement tiré dessus. Aujourd’hui, on n’hésite pas à tuer de sang-froid des policiers. Nous sommes effarés de constater que l’un des individus de cette bande a déjà été interpellé plus de 40 fois, pour des faits de grand banditisme à plusieurs reprises. Nous sommes en droit de nous demander quelle a été la réponse pénale qui s’est appliquée ! Nous attirons l’attention des hommes politiques sur la réponse qui cette fois sera appliquée. Ces actes, comment seront-t-ils réprimés ?
Nous, policiers, sommes tout de même les garants de la sécurité des citioyens. Et nous nous trouvons face à des gens équipés d’armes de guerre, qui n’héistent pas à ouvrir le feu, pour un simple cambriolage. Nous attendons de la classe politique autre chose que des belles paroles.»
bienpublic.com le 28/11/2011 Propos recueillis par G.D.
Préparez-vous à des émeutes lors de l’effondrement de l’euro, prévient le Foreign Office
28/11/2011 – 08h00
Londres (NOVOpress) — The Telegraph a publié hier des informations inquiétantes concernant l’opinion sur l’euro des milieux dirigeants britanniques.
Alors que l’Italie et l’Espagne sont en grande difficulté avec leur dette, des ministres britanniques croient que l’effondrement de l’euro est de plus en plus plausible.
Les diplomates se préparent à aider les Britanniques à l’étranger dans l’éventualité d’un effondrement bancaire et d’émeutes liées à la crise de la dette. Le Trésor, a d’ailleurs confirmé plus tôt ce mois-ci que la planification pour l’éventualité d’un effondrement est actuellement en cours. Un ministre important a révélé l’ampleur de la préoccupation du gouvernement affirmant que la Grande-Bretagne est en train de prévoir la chute de la zone euro et que ce n’est qu’une question de temps !
Le British Foreign & Commonwealth Office a donné des instructions récentes aux ambassades et aux consulats concernant la planification d’urgence, leur demandant de se préparer à des scénarios extrêmes, à des émeutes et à des graves troubles sociaux.
Les diplomates britanniques doivent se préparer à aider des dizaines de milliers de citoyens britanniques dans les pays de la zone euro et à envisager les conséquences d’un effondrement financier qui rendrait les gens incapables d’accéder à leurs comptes bancaires, ou même de retirer du liquide.
Les traités de l’Union Européenne, qui ont défini les règles d’adhésion, ne contiennent aucune disposition pour que les états membres puissent en sortir. Si les gouvernements de la zone euro n’arrivent plus à acquitter leurs dettes, les banques européennes qui détiennent leurs obligations risquent l’effondrement.
Certains analystes croient que ce genre d’évènement pourrait provoquer l’effondrement global du système, rendant les banques incapables de rendre l’argent aux épargnants et détruisant les entreprises dépendantes du crédit bancaire.
Certains économistes estiment que dans le pire des cas, l’effondrement de l’euro réduirait de moitié le PIB de ses États-membres et déclencherait un chômage massif.
La poste française doit acheter français
Tribune libre de Gauthier Bouchet, membre de la Direction nationale du FNJ du 25/11/2011
Le choix récemment rendu public par La Poste, pour renouveler sa flotte de scooters, d’acheter trois mille nouveaux véhicules à Taïwan, est tristement révélateur des dérives croissantes actuellement rencontrées au sein de services publics nationaux.
Tout dans cette affaire n’est qu’une somme d’absurdités qui gagneraient à être connues du plus grand nombre : mises bout à bout, elles révéleraient alors combien sont incompréhensibles tant cette décision que le laisser-faire qui y a conduit.
Ne doit-on pas s’étonner, pour commencer, que La Poste ait renoncé pour cette commande à son prestataire historique, le français Peugeot, pour lui préférer le taïwanais Kymco ? Les règles traditionnelles de l’offre et la demande ne devraient pas s’appliquer de manière aussi systématique relativement aux services publics, ces règles devenant alors cyniques et devant dans la mesure du possible se substituer à une véritable préférence nationale : celle des entreprises françaises plutôt que les entreprises étrangères, le cas échéant avec l’aide financière de l’État.
Ce qui n’est de plus qu’un fait divers de l’actualité économique ne le devient plus lorsqu’il affecte les emplois de nos nationaux. C’est précisément le cas ici, puisqu’alors que La Poste choisit l’étranger, son équipementier habituel, Peugeot Scooters, affecté par le récent plan social de PSA Peugeot Citroën, voit une centaine d’emplois être supprimés dans les prochains jours à Mandeure (Doubs), tandis que l’usine de Dannemarie (Haut-Rhin) va purement et simplement fermer. Ces usines travaillaient de longue date avec La Poste, en tant que fournisseurs habituels de ses scooters Peugeot Ludix. N’eut-il pas été envisageable que La Poste leur attribue préférentiellement le marché de ces trois mille nouveaux véhicules ? Cela aurait au moins donné un peu d’air à l’une ou l’autre de ces usines.
Au sujet de cette situation tragique, qui voit la France perdre sur tous les tableaux — en confiance et en image pour La Poste, financièrement pour Peugeot — il convient de s’interroger de l’inaction totale du ministère de l’Industrie, qui n’aura pas su empêcher la perte d’un marché important pour une de nos entreprises nationales. Pour autant l’hypocrisie récente d’un Éric Besson niant en bloc l’actuel plan social chez PSA était déjà un indice probant de ce laisser-faire.
À quoi aura d’ailleurs servi le « Pacte automobile », bidule mis en place en 2009 dans le sillage du ministère d’une fausse « Relance » ? Ce dernier ne restera en tout cas pas dans l’histoire pour avoir préservé la primeur des entreprises françaises quant au développement services publics de l’État, mais bien plus pour ses interrogations grotesques quant à savoir si, oui non, le Pacte automobile « est-il protectionniste ?« , comme s’il s’agissait d’un tabou. Nous savons désormais que non, il n’y a pas même le début d’une volonté de protectionnisme économique au programme du Ministère… Rassurons-nous cependant, le Pacte automobile et les Etats généraux ayant suivi, comme tous les autres bidules du gouvernement, ont bénéficié de leurs propres logos. C’est bien le minimum des priorités d’un gouvernement uniquement porté sur la communication.
On ne s’étonne pas, vu ce qu’elle implique, que cette information ne soit connue des Français que cinq mois après les faits, par les petits entrefilets de la presse régionale. La dernière campagne publicitaire nationale de La Poste, « Parole de clients« , insistant sur l’amélioration de la qualité des services postaux sur des milliers d’affiches et d’écrans, semble avoir bénéficié d’une communication autrement plus ostensible en comparaison. Mais cette amélioration des services fournis comprend-t-elle l’aide indirecte à la destruction de dizaines d’emplois, avec l’aval implicite de l’État ? C’est une bien étrange vision du service public.
Marine Le Pen en meeting à Metz le 11/12/2011
Marine Le Pen lancera sa campagne électorale en Lorraine, le dimanche 11 décembre, à Metz. La candidate du Front national animera un meeting à 15h30 au Parc des Expos de Metz-Grigy.
http://fn57.hautetfort.com/ le 21/11/2011
Guéant reconnaît le bilan dramatique de la politique d’immigration de Sarkozy
Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National du 28/11/2011
Merci à Claude Guéant qui par ses déclarations permet aux Français de connaître l’effroyable bilan de la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy.
Les Français savent maintenant que 200 000 étrangers réguliers entrent chaque année en France. Ce chiffre historique est 80% plus élevé qu’en 2000 sous Lionel Jospin (114 000).
Marine Le Pen le dit depuis des années : Sarkozy est le président de l’immigration. Désormais Claude Guéant le confirme.
Sur le fond, tout le monde a compris que ce gouvernement est en campagne électorale : l’heure est donc aux grands discours et aux promesses. Il n’a rien fait pendant quatre ans et demi, il ne fera évidemment rien pendant les quelques mois qui nous séparent du scrutin.
Il s’agit simplement de tenter une nouvelle fois de tromper les Français, dans un but bassement électoraliste.
Seule Marine Le Pen développe un projet cohérent pour stopper l’immigration légale et illégale qui submerge la France, qui se traduira par une diminution de 95% de l’immigration légale d’ici 2017. La proposition de Claude Guéant de réduire de 10% l’immigration légale nous ramènerait…au niveau de 2009.
Quand le rap dérape sur la mère de Freysinger
Par Jean-Yves Gabbud le 28/11/2011
Un chanteur de rap, AK 47, s'en prend à la mère d'Oskar Freysinger dans son dernier clip «Illicite dans le sang».
Il se nomme AK 47. Ce nom n’est pas seulement celui du fusil d’assaut soviétique le plus répandu dans le monde. C’est aussi le nom « d’artiste » d’un chanteur hip hop du Locle. Son clip « Illicite dans le sang » (que l’on retrouve sur Youtube) dérape dans la provocation politique.
Il s’en prend à l’UDC avec cette phrase : « poursuivi jusqu’au bout du monde, je mettrais bien la mère à Freysinger sur le bout d’une bombe ».
Oskar Freysinger n’a pas l’intention de porter l’affaire en justice. Il commente pour le "Nouvelliste":
"Qu’est-ce que ma maman vient faire là-dedans? Peut-être qu’il est de bon ton, chez les « Niktamère », de salir ainsi celles qui méritent tout notre respect parce qu’elles nous ont donné la vie: nos mamans. A quoi bon déposer plainte contre des gens qui ne savent même pas le français et confondent borborygmes et musique? Ça risquerait de faire de la pub à leur message haineux."
L’euro monnaie unique est morte ! Vive le franc arrimé à l’écu monnaie commune européenne !
Tribune libre de Jean-Richard Sulzer et Bruno Lemaire, conseillers Economie, Budget et Fiscalité pour la campagne de l’élection présidentielle de Marine Le Pen du 28/11/2011
Marine Le Pen, Présidente du Front National, a toujours défendu l’idée que la France devait retrouver, dans le domaine monétaire comme dans d’autres domaines de type ‘régalien’, une pleine souveraineté. C’est la seule façon pour la France de ne pas être soumise à l’influence de plus en plus pernicieuse et court-termiste des marchés financiers.
La zone euro, par ailleurs, est de plus en plus fragile, et les économistes sont de plus en plus nombreux à déclarer que l’euro, dans sa conformation actuelle, ne peut perdurer en tant que monnaie unique. Certains le déplorent, d’autres s’en réjouissent, mais la crise de l’euro ne peut manquer d’avoir de graves conséquences sur les pays de la zone euro, voire sur l’Europe elle-même.
La prise en compte de la fragilité et de la volatilité de l’euro, monnaie unique, exigent donc que diverses solutions crédibles soient envisagées, que diverses pistes soient explorées. Certaines pistes ne dépendent pas de la France seule. Certains pays de la zone euro actuelle peuvent décider, avec ou sans concertation, de sortir de cette zone, par le haut, ou par le bas. Dans ce cas il ne suffirait pas de répéter en sautant comme un cabri « il faut sauver l’euro », « il faut sauver l’euro » : il faudra simplement constater que l’euro, en tant que monnaie unique, est mort.
C’est dans ce contexte accéléré d’explosion ou d’implosion de la zone euro que deux pistes complémentaires, et non opposées, ont été proposées par Marine Le Pen, et sont en train d’être évaluées et ajustées, en fonction de l’actualité.
La première, qui n’a pas pris une ride, serait effectivement de revenir à une monnaie nationale, le franc 2012. La seconde, qui était elle aussi dans le projet dès sa première présentation en avril 2011, serait d’essayer de bâtir, avec les Nations qui en seraient d’accord, une monnaie commune, rôle que « l’écu » avait joué en son temps, avant qu’on ne passe, beaucoup trop rapidement, à l’euro.
Il serait donc ironique, si la situation sociale et économique de la France et de la zone euro n’était pas si grave, et facile d’ironiser sur la déclaration à l’AFP de Pierre-Cyrille Hautcoeur, de l’EHESS : « Je pense qu’ils ont pris conscience que sortir de l’euro, c’était politiquement infaisable en Europe, que cela mettrait la France dans une situation complètement marginale par rapport à ses partenaires européens ».
C’est tout le contraire que Marine Le Pen, par l’intermédiaire de ses différents conseillers, dit et redit depuis des mois. C’est bien parce qu’il faut se préparer à toute éventualité qu’il est absolument indispensable de réfléchir à des solutions, à la fois nationales et internationales. Et la piste de l’écu, monnaie commune à certains pays, de la zone euro actuelle ou de toute autre zone transeuropéenne, en fait évidemment partie. L’écu, qui avait existé jusqu’en 1999 devrait alors ‘regrouper’ un certain nombre de monnaies nationales, regrouper au sens où une certaine parité fixe –mais ajustable– devrait être déterminée dès son lancement, ou re-lancement. On pourrait ainsi avoir une parité de 1 pour le franc/écu, une parité de 0,5 pour la drachme/écu, etc.
Ces parités devraient bien sûr refléter la puissance économique et les capacités industrielles de chacune des Nations désireuses de faire partie de ce dispositif interétatique, celui d’une nouvelle monnaie « commune » (et non pas unique), afin de respecter au mieux ce désir de réciprocité voulue par Marine Le Pen, et déjà évoquée par Keynes lors des travaux préparatifs de Bretton Woods et de la charte de la Havane. Ce ne doit pas être sur les excédents commerciaux des uns, et donc des déficits commerciaux des autres, que l’Europe peut se reconstituer, et encore moins se renforcer.
Tel est le projet de l’écu, qui pourrait rapidement être mis en place. Sur la base de 1 écu = 1 euro, retenue d’ailleurs en 1999, nous éviterions tout désastre financier et tout cout superflu pour les entreprises. La résurgence de l’écu pourrait d’ailleurs intéresser la Grande Bretagne, l’Ukraine, voire la Russie. Est il si isolationniste d’imaginer que les transactions scripturales entre pays souverains, s’effectuent demain dans une monnaie commune, de Brest à Brest Litovsk ?
nationspresse.info le 28/11/2011
Présidentielle 2012: Fillon rejette la demande de Le Pen sur l'anonymat des parrainages
François Fillon a rejeté lundi la demande de Marine Le Pen de garantir l'anonymat des élus qui parrainent un candidat à l'élection présidentielle, dans un courrier adressé à la candidate du Front national.
La présidente du Front national avait écrit le 22 novembre au Premier ministre pour lui demander l'anonymat des élus et plus particulièrement l'abrogation de l'article 7 du décret du 8 mars 2001, portant application de la loi de 1962 sur l'élection du président de la République au suffrage universel, qu'elle considère «inconstitutionnel». Dans sa réponse à Marine Le Pen, François Fillon rappelle en premier lieu que cette disposition est «organique» et ne peut donc être modifiée ou abrogée que par un vote du Parlement.
«Ce caractère public répond à l'exigence de transparence»
Il souligne en outre que «le renforcement qu'a connu la démocratie locale au cours des quarante dernières années conforte à (ses) yeux le choix du Parlement que les élus auxquels il confie la faculté de présenter un candidat à la Présidence de la République assument pleinement cette responsabilité en rendant leur décision publique». «Ce caractère public répond à l'exigence de transparence manifestée par nos concitoyens à l'égard de leurs élus», fait valoir le chef du gouvernement.
Enfin, la décentralisation et les regroupements de communes «n'empêchent en aucune façon les maires, qui forment l'immense majorité des élus susceptibles de présenter un candidat, de le faire en totale indépendance: les communes dont ils ont la charge s'administrent librement et ne peuvent subir la tutelle d'aucune autre collectivité territoriale», note François Fillon.
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Les cinq cents
Libres propos de Gilbert Collard du 28/11/2011
Et si derrière le parrainage des maires de France pour la candidature à l’élection présidentielle, il y avait des parrains qui pratiquent l’intimidation, la menace, le chantage, pour que les signatures soient données aux uns et pas aux autres ? En un mot, pour que les vieux partis, qui se partagent le pouvoir depuis des lustres, avec leurs combines faciles, comme l’hélitreuillage électoral de Duflot, ne soient pas importunés par l’irruption de la démocratie spontanée dans l’élection ?
C’est un système de terreur qui est braqué sur les maires de France. Il faut cinq cents signatures pour qu’une candidate qui est crédité de 20 % des suffrages puisse se présenter. Les signataires, dont les noms seront connus, peuvent subir des représailles politiques de toutes natures et de ce fait hésiter, craindre, ne pas signer !
Il y a, bien sûr, des femmes et des hommes courageux, qui ne se laisseront pas impressionner, qui, même sans partager les idées, donneront leur signature, par respect pour le libre accès au concours démocratique. Mais d’autres, moins courageux, où tout simplement tenus politiquement, refuseront. C’est une entrave à l’expression du suffrage universel.
Ce système a été mis en place pour empêcher les candidatures fantaisistes. Qui oserait dire que la candidature de Marine le Pen, de Christine Boutin, de Dupont- Aignan, de Philippe Poutou, ou du représentant du CPNT, serait fantaisiste ?
On pourrait, peut-être, le dire des « écolos dingos », mais eux, qui représentaient aux dernières présidentielles 1,57 %, n’ont aucune difficulté pour obtenir les signatures !
Cette exigence est un verrou. Le seul moyen, pour dégager les signataires de toutes pressions, est l’anonymat. Parce que, de toutes parts, des maires honnêtes, qui souhaitent seulement que le débat démocratique ait lieu, racontent les tyrannies qu’ils subissent au jour le jour. La liberté d’engagement passe par le respect de l’anonymat. Dès l’instant où la voix d’un citoyen compte dans le fonctionnement de la démocratie, on doit le protéger des pressions, des intimidations, sinon on truque l’élection. Par la mainmise sur les signatures, on kidnappe un candidat qui menace, on l’efface du combat ! On voit dans quel état est notre irréprochable démocratie, derrière le parrainage, les parrains !









