dimanche 18 décembre 2011

Au ralenti

internet_addictLa semaine prochaine le blogue sera en mode "ralenti", car Dominique Doudier est parti dans sa famille en Bourgogne voisine.

Guillaume Schirer


 

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Les Américains laissent un Irak en pleine tourmente

bildeLe Figaro

Après huit ans et neuf mois de guerre et plusieurs semaines de cérémonies, le retrait américain d'Irak s'est achevé dimanche à l'aube. Le dernier convoi de 110 véhicules de l'armée américaine a traversé la frontière irako-koweitienne à 7H30. Les 500 soldats, à son bord, ont quitté furtivement, au couvert de la nuit, la base de Camp Adder (près de Nassiriya au sud du pays) vers 2H30 en empruntant une route déserte de 350 km pour rejoindre le Koweït. «Je suis impatient d'appeler ma femme et mes enfants pour leur dire que je suis en sécurité. C'est seulement maintenant que je réalise que je suis sain et sauf», a confié un des hommes de ce convoi au New York Times. Nombres de ses camarades ont applaudi à leur arrivée sur le sol koweitien.

Pour des raisons de sécurité, ces derniers soldats n'ont pas pu dire adieu aux Irakiens avec qui ils travaillaient et beaucoup se demandent comment leurs contacts réagiront. Afin d'éviter que des insurgés ne posent des bombes le long de la route menant au Koweit, les interprètes ont téléphoné comme si de rien n'était aux responsables et aux cheiks irakiens locaux pour leur dire que dimanche serait une journée ordinaire, ne pipant mot de leur départ.

Le premier ministre veut évincer son vice-premier ministre

Face au refus de l'Irak d'accorder l'immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation des forces irakiennes, le président Obama a entériné le 21 octobre, le retrait total des troupes. Désormais, il ne reste en Irak plus que 157 soldats américains chargés d'entraîner les Irakiens et un contingent de Marines pour protéger l'ambassade. Celle-ci est la plus grosse des Etats-Unis, 16.000 personnes vont y être rattachées. Pour mémoire, au plus fort de la lutte contre l'insurrection, 170 .000 soldats étaient présents sur 505 bases.

Les Américains laissent un pays plongé dans une crise politique, avec la décision du bloc laïque Iraqiya de l'ancien premier ministre Iyad Allaoui, de suspendre sa participation aux travaux du Parlement. Second groupe parlementaire avec 82 députés contre 159 à l'Alliance nationale, coalition des partis religieux chiites, il déplore «l'exercice solitaire du pouvoir» du premier ministre Nouri al-Maliki. Ce dernier va demander au Parlement de retirer sa confiance à son vice-premier ministre Saleh Moutlak, membre d'Iraqiya. Ce sunnite, qui fut accusé d'avoir appartenu au Baas (l'ancien parti de Saddam Hussein), a déclaré à CNN que Washington laissait l'Irak «aux mains d'un dictateur pire que Saddam Hussein qui ignore le partage du pouvoir, qui contrôle les forces de sécurité du pays et qui a arrêté des centaines de personnes ces dernières semaines».

La fin de l'opération Iraqi Freedom conclut la guerre la plus controversée menée par les Etats-Unis depuis celle du Vietnam, un demi-siècle plus tôt. «Il faudra des décennies avant que l'Histoire ne puisse juger ce conflit», note le New York Times. «Mais cette guerre sera à jamais entachée par ses faux-pas initiaux: renseignements erronés sur les armes de destruction massives de Saddam Hussein et ses liens supposés avec al-Qaida, mauvais traitements à la prison d'Abou Grahib, scandale des mercenaires de Blackwater». «Ces erreurs ont altéré le prestige des Etats-Unis dans le monde arabe et leur influence mondiale», souligne le quotidien. «Ce retrait est une victoire pour Obama qui avait promis de ramener les troupes à la maison mais ce triomphe est doux-amer pour les Irakiens. Ils sont débarrassés d'un dictateur mais leur vie ne s'est pas améliorée». En presque neuf ans de guerre, qui aura coûté 770 milliards de dollars, 4.474 soldats américains ont péri, 32.000 ont été blessés et plus de 100.000 civils irakiens sont morts.

(Avec agences)

lefigaro.fr le 18/12/2011

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Internet : les Cités universitaires jouent pleinement la carte de la censure !

Flamme_FN_censureNPI

La France entière en doutait et pourtant la réalité est claire et radieuse ! Les Cités universitaires permettent depuis l’avènement la libre information et d’internet afin que nos jeunes étudiants puissent accéder à tout le contenu qu’offrent les nouvelles technologies. Grâce aux contacts de Nations Presse Info dans un établissement montpelliérain, nous avons pu vous démontrer, par une enquête, cette magnifique ouverture d’esprit qui mérite d’être saluée ! On peut accéder à tout, à tous les sites internet des formations politiques en France, absolument tout, sauf… pour le Front National !

Tout d’abord, notre étudiant peut s’instruire sans difficulté sur le site du Parti socialiste. Toute la nébuleuse numérique de la gauche est pleinement accessible ! Des blogs aux mouvements associés au parti de François Hollande, tout est à la disposition de notre jeune qui pourra apprendre les grands projets de demain : le droit de vote aux étrangers, le fédéralisme européen, l’abandon définitive de toute souveraineté…

Ensuite, dans un parfait esprit critique, l’étudiant type va être tenté de voir les propositions de l’Union pour un mouvement populaire. Là encore, aucun problème ! Tout est là, de la glorification du Président de la République au dernier communiqué de presse de Jean-François Copé. Notre jeune futur diplômé pourra également observer les grands projets de demain (ou de 2007) : le fédéralisme européen, l’abandon définitive de toute souveraineté, et, pour cliver avec le droit de vote aux étrangers, le maintient de l’Aide médicale d’État (AME)…

Mais notre étudiant est vraiment de nature curieuse et va vouloir s’informer sur le site du Front National. Il compose ainsi dans la barre URL en haut de son écran l’adresse suivante : www.frontnational.com et va tomber sur… un accès refusé ! Et oui, c’est la triste réalité que vivent nos étudiants dans les Cités universitaires du CROUS à Montpellier et très certainement en France. Cette information nous parvient à l’heure même où la question de la liberté de l’accès à internet devient un critère central dans le jugement d’un État comme étant démocratique, selon les critères onusiens.

nationspresse.info le 18/12/2011

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Gianluca et Nordine ou Comment les médias de l'oligarchie travestissent deux atroces faits divers

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Polémia

Par Michel Geoffroy le 18/12/2011

Gianluca Casseri tue au pistolet deux Sénégalais, vendeurs à la sauvette, et en blesse trois, dont un grièvement, sur les marchés de Florence. Cerné par la police, il se suicide ensuite. Gianluca est italien et son crime est « raciste », d’autant qu’il est déclaré proche de Casa Pound. Le quotidien La Repubblica le qualifie d’ailleurs de « tueur néofasciste » (Les Echos du 15 décembre 2011).

Nordine Amrani, Belge d’origine marocaine, après avoir lancé des grenades, tue au fusil d’assaut quatre personnes sur le marché de Noël de Liège, dont un bébé de 17 mois, et fait 125 blessés dont 5 sont en état critique à la date du 15 décembre. Il se suicide ensuite.

Vous pensez peut-être que si ces deux crimes sont odieusement comparables, celui de Nordine est plus grave par son ampleur que celui de Gianluca ? Voilà un crime de la pensée !

Car ce n’est pas du tout le cas pour les médias, au contraire.

Un crime raciste ou une tragédie ?

Pour la presse, en effet, le crime de Nordine n’est qu’une « impensable tuerie… une tragédie qui demeure inexplicable » (Le Parisien du 14 décembre 2011) mais pas du tout un acte raciste. Car après tout ce n’est qu’un Belge qui tuerait d’autres Belges. D’ailleurs, la police belge indique immédiatement que le criminel n’avait « aucun lien avec une idéologie extrémiste ou avec le terrorisme islamiste » (Le Monde du 15 décembre 2011).

Ouf ! On respire ! Pas d’amalgame : ce n’est qu’un banal « tueur de masse », un « suicide extraverti » (sic) (Le Monde du 15 décembre 2011). S’il avait tué des Sénégalais cela aurait peut-être été différent, mais ce n’est pas le cas. En plus, ce Nordine serait « mystérieux ». La police belge voudrait « tenter de comprendre » son geste (Le Parisien du 15 décembre 2011). Ah les braves gens !

Par contre, Gianluca n’est pas mystérieux du tout : on nous dit tout sur lui, qui serait « un néofasciste silencieux et solitaire diplômé en comptabilité » (La Repubblica). On nous précise même le type et le calibre de l’arme qu’il a utilisée : 357 magnum et Smith & Wesson 44. Sans doute pour nous le présenter comme un émule de l’Inspecteur Harry, flic brutal et plutôt « réac » incarné au cinéma par Clint Eastwood.

Tout est normal

On est quand même obligé de nous dire que Nordine, outre un passé judiciaire chargé et l’imputation d’un autre crime, cachait chez lui un impressionnant stock d’armes de guerre.

Mais il ne faut pas s’inquiéter. Comme le dit la presse avec ingénuité il « n’a jamais donné la moindre indication sur la destination de ces armes » (Le Parisien du 14 décembre 2011). D’ailleurs, pour les médias l’affaire est entendue : il « collectionnait les armes » (Les Echos du 15 décembre 2011). Donc pas de problème : ce n’est pas un terroriste mais un simple collectionneur de grenades, de fusils d’assaut, de pistolets automatiques avec silencieux qu’il confectionnait lui-même d’ailleurs, par amour de la chose. Tout ce qu’il y a de plus normal.

Il semble toutefois que Gianluca était un plus petit collectionneur que Nordine, puisque lui ne disposait que de deux pistolets.

Pourquoi ?

On nous dit que les Belges se demandent « pourquoi ». Vraiment ?
Mais quelles sont en effet les motivations du criminel ?

Pour Gianluca la réponse est simple : c’est un raciste car on nous dit qu’il a crié « Nègres, c’est votre tour ». Pas la peine d’aller plus loin ni en particulier de s’appesantir sur les raisons qui auraient pu le conduire à agir.

Pour Nordine, par contre, la réponse est différente : on ne sait pas s’il a crié. Mais surtout c’est une victime. En effet, par le truchement de « l’un de ses avocats » (Le Monde du 15 décembre 2011) on nous dit qu’il se sentait « harcelé » par la police (Le Monde du 15 décembre 2011). L’explication est ensuite reprise en chœur par les médias. S’il a agi ainsi c’est parce qu’il « était inquiet de retourner en prison, ce qui pourrait expliquer ce geste fou » (Le Parisien du 15 décembre 2011). La prison belge étant, comme chacun le sait, vraiment terrible, on tremble en effet rétrospectivement pour Nordine…

Décodons

Cette affaire démontre une fois de plus la façon dont les médias de l’oligarchie traitent inégalement des faits criminels, selon l’identité des auteurs et des victimes.
Car dans ces deux affaires il y a une différence essentielle qui n’a échappé à personne : Nordine est un « Belge d’origine marocaine » qui a tué des Européens et Gianluca un Italien de souche qui a tué des Africains.

Or, pour l’oligarchie, par construction une personne d’origine immigrée est une victime, jamais un coupable. Si on ne peut cacher qu’elle commet un crime – ce que les médias font le plus souvent – on le transforme alors en « tragédie incompréhensible », formule abstraite destinée à rendre plus floue la dure réalité des faits. Il va de soi en outre qu’une personne d’origine immigrée ne saurait être qualifiée de « raciste », puisque l’oligarchie cherche à nous persuader, d’une part, que l’immigration est un chance pour nous et que, d’autre part, seuls les Européens de souche sont « racistes et xénophobes ». Car il faut délégitimer par tous les moyens l’inquiétude identitaire qui monte partout en Europe.

Les médias font donc tout leur possible pour éviter de rapprocher des informations qui dresseraient de Nordine un tout autre portrait que celui, bisounours, qu’ils veulent nous présenter : celui d’un criminel endurci, en possession d’armes de guerre, qui a froidement prémédité son acte, accompli sur un marché de Noël.

On suggérera modestement aux fins limiers belges qui se sont saisis du dossier de Nordine de se demander si cette « impensable tuerie » (titre du Parisien du 14 décembre 2011) ne serait pas tout simplement un attentat kamikaze.

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