Sur les investissements qataris dans les banlieues françaises
Communiqué du Parti de l'In-nocence du 05/01/2012
Le parti de l'In-nocence voit un signe manifeste de la colonisation en cours et de l'abdication, voire complicité, de l'État face à la conquête, dans les investissements très officiels auxquels s'apprête à se livrer dans les banlieues françaises l'émirat du Qatar, déjà propriétaire de la principale équipe de football parisienne.
Ces investissements intraconfessionnels prennent pour prétexte le prétendu “abandon” économique, de la part de l'État, des “cités” à population immigrée : or abandon il y a bien, certes, cession d'autorité, évacuation de territoire, effacement culturel ; mais ce retrait de la puissance publique se double de milliards versés en tribut pour les banlieues dites “sensibles”, ou auprès d'elles, de sorte que leur état est bien plus le fait de leurs nouveaux maîtres que des anciens.
Et les relations directes qu'établit avec leurs “élites” présentes ou futures le Qatar, comme les États-Unis avant lui, soulignent à quel point la renonciation de la France à des pans entiers de son propre sol est déjà prise en compte au niveau international.
« Les sympoles nationaux, che me les cale en pas tu tos »
L'auteur de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici.
le 06/01/2012
Alors que le personnel politique français se réappropriait Jeanne d’Arc aujourd’hui, non sans arrière-pensée -mais qui n’en a pas ?-, Eva Joly nous a joué le troisième acte de sa pièce de théâtre, de boulevard, intitulée : « Les sympoles nationaux, che me les cale en pas tu tos ». Après avoir fustigé le défilé militaire du 14 juillet, regretté les commémorations du 11 novembre, elle déplore aujourd’hui que soit honorée la Pucelle d’Orléans, symbole ultranationaliste.
Elle y va fort, la candidate verte. Ultranationaliste ! Voilà donc Jules Michelet, Marc Bloch et le Général de Gaulle placés à l’extrême droite de Bruno Gollnisch pour avoir magnifié et honoré l’enfant de Domrémy, sous prétexte que Jean-Marie Le Pen l’avait fait aussi. Comme à chaque fois, avec Eva Joly, ne sombrons pas dans l’indignation -ça, c’est plutôt son truc- et rions en tous ensemble. Pour ce faire, n’en restons surtout pas au titre de la dépêche et examinons plus en détail ses déclarations.
Notre visiteuse de calendrier et de roman national nous explique que « nous sommes confrontés à la plus grave crise depuis au moins la deuxième Guerre mondiale [...] Jeanne d’Arc est une personnalité médiévale[...]». C’est vrai quoi, c’est loin, tout ça. Nous serions néanmoins reconnaissants à la candidate écologiste de nous informer jusqu’à quelle date nous sommes autorisés à remonter le temps pour trouver des personnages historiques dignes d’intérêts. En tout cas, le pauvre Gutenberg1 né autour de 1400, alors que Jeanne a vu le jour en 1412, n’en fait assurément pas partie.
« [...]c’est la pucelle qui a bouté hors de France les Anglais, ce n’est pas le symbole que nous cherchons aujourd’hui », poursuit-elle. Ah ? Et pourquoi donc ? « La place de la France est dans l’Europe avec les Allemands et avec les Anglais ». Partant de là « aller chercher un symbole ultranationaliste dans la période où nous sommes, ça ne fait pas sens ». Eureka ! Il ne faut pas rappeler cette période maudite où Anglois et François se faisaient la guerre à Orléans, Paris et Compiègne, parce que Sarkozy et Cameron, en ce moment, ça ne va pas fort !
Je comprends mieux… Mais, dites-moi, madame Joly, vous vous sentez proches de quelles héroïnes féminines, vous qui voyez dans « l’Histoire de France un grand livre [dans lequel] chacun y puise ce qu’il veut » ?
« Personnellement, je me sens plus proche des femmes héroïnes de la Résistance de la Seconde guerre mondiale que de Jeanne d’Arc [...] Si on cherche l’inspiration, qu’on la trouve auprès de ces femmes-là! »
Si je comprends bien, bouter l’envahisseur anglais en 1429, c’est mal. Mais bouter l’envahisseur allemand en 1944, c’est chouette ! Anglophilie ? Germanophobie ? On pourrait aussi y voir de la cathophobie ou de la virginophobie. Le théâtre d’Eva Joly, quant à lui, me donne le tournis.
- Voyez ma xénophilie ! Je n’ai pas choisi un personnage français ! ↩
Redressement économique et social : Agriculture
Dans un monde où s’accroissent de manière exponentielle le nombre d’humains (7 milliards en 2011 et 8.3 milliards en 2030), et les déséquilibres alimentaires, l’agriculture est plus que jamais un secteur stratégique vital pour l’indépendance nationale, au même rang que l’énergie. Mais contrairement à ce qu’il en est pour sa politique énergétique, la France a perdu presque totalement la maîtrise de sa politique agricole.
Pourtant, contrairement à bien des nations, la France dispose en la matière d’atouts extraordinaires : richesses naturelles, savoir-faire humains, exceptionnelles qualité et sécurité des produits. Son agriculture devrait être garante de son indépendance alimentaire et la filière agro-alimentaire jouer un rôle positif croissant dans son commerce extérieur, spécialement au vu de la tendance des décennies à venir, qui verront exploser la demande alimentaire mondiale, en quantité comme en qualité.
Analyse
Avec la dérive progressive de la PAC, avec les élargissements successifs de l’Union européenne, et encore plus depuis 2010 avec le traité de Lisbonne, la France a perdu toute maîtrise de sa politique agricole, puis de ses échanges de produits agro-alimentaires, au profit d’une Europe à la fois bureaucratique et gagnée par la doctrine ultra-libérale mondialiste, composée de pays aux intérêts parfois divergents, et dès lors incapable de s’opposer efficacement à l’emprise croissante de la finance et des marchés.
La France ne peut continuer à abdiquer sa souveraineté dans ce secteur sans mettre gravement en péril l’intérêt national. Puisque l’Europe de Bruxelles n’est pas capable de s’affranchir du carcan mondialiste, nous devons en tirer les conséquences.
Après avoir rappelé que l’argent versé aux agriculteurs par l’intermédiaire de la PAC est l’argent des Français (20 milliards d’euros versés chaque année à l’Union européenne qui nous en rend 13, aides agricoles comprises), l’on ne peut que constater une réalité de plus en plus alarmante : baisse sur longue période du revenu moyen des agriculteurs (en dépit de la diminution vertigineuse du nombre d’exploitations et de l’augmentation de leur taille moyenne), volatilité croissante des prix et insécurité économique insupportable en résultant pour les producteurs, inégalités croissantes de revenus entre agriculteurs, tout comme entre ces derniers et le reste des Français, écarts croissants entre prix à la production et prix payés par le consommateur, niveau scandaleux des retraites agricoles, pénalisées par le déséquilibre démographique qui est le revers des gains de productivité.
Quelle autre catégorie sociale tolérerait un tel appauvrissement au long cours, une telle instabilité de son revenu, une telle confiscation du fruit de son travail, de ses gains de productivité, de ses efforts d’adaptation et de modernisation, un tel manque de reconnaissance de sa contribution au bien-être national, à l’entretien des territoires et à la beauté des paysages, et une telle inflation, enfin, des règlementations et des procédures administratives pesant sur son quotidien?
De son côté l‘OMC, organisme poussant à la libéralisation totale des échanges, qui ne reconnaît pas les enjeux spécifiques de l’agriculture, souvent arbitrés en faveur d’intérêts purement financiers. Même chose pour le G20, comme l’a confirmé la déclaration sur la volatilité des prix agricoles rédigée en juin 2011 par les ministres de l’agriculture, qui a pris position pour « une gouvernance internationale du commerce agricole en faveur de marchés agricoles mondiaux ouverts ».
Les gouvernants et les partis au pouvoir depuis 30 ans sont bien forcés de reconnaître ce bilan cruellement négatif, mais demeurent incapables d’envisager la rupture nécessaire.
Tout comme ils nous promettent depuis 30 ans une « autre Europe », ils nous promettent pour après 2012 une « autre PAC ». Pour justifier du passé, ils prétendent que « sans la PAC ce serait encore pire » ou que « l’agriculture française est bénéficiaire nette de la PAC ». Ils oublient que la France est contributrice nette au budget de l’Union européenne à hauteur de plus de 7 milliards par an. Ils oublient également qu’il faut mettre au passif de l’Europe la mise en concurrence sauvage de nos agriculteurs avec les producteurs du monde entier, le productivisme effréné inscrit dans les traités européens et ses conséquences environnementales et humaines, (on notera l’augmentation importante des cancers et des suicides d’agriculteurs) le poids de contraintes administratives complexes et de contrôles tatillons, les ravages de l’euro, monnaie surévaluée qui, combinée à des charges de production trop lourdes (que Bruxelles interdit à l’Etat français de compenser), pèse mortellement sur la compétitivité des exploitations françaises.
Après le démantèlement programmé des quotas laitiers décidé en 2008, le projet de réforme de la PAC prévu par la Commission pour 2013 est encore moins favorable à l’agriculture européenne, spécialement à celle de la France : même si cette dernière obtenait le maintient de l’enveloppe globale de la PAC (ce qui est loin d’être assuré) un redéploiement aura nécessairement lieu au profit des nouveaux Etats-membres.
Malgré le productivisme imposé par la PAC, la balance commerciale agricole européenne est devenue durablement déficitaire en raison notamment des importations massives de blé et de soja, et l’Europe perd des parts de marché au niveau mondial ; cependant, le projet de la Commission fait largement l’impasse sur cette situation et sur le défi que représente l’explosion annoncée de la demande alimentaire mondiale.
La remise en cause globale par la France de la logique européenne actuelle libérera donc d’importantes marges financières pour notre pays : puisqu’il n’est pas possible de trouver dans ce cadre européen un équilibre préservant son intérêt stratégique d’avoir une agriculture forte, la France devra en venir durablement à une politique agricole nationale. L’exemple de pays voisins non membres de l’UE, telles que la Norvège ou la Suisse, montre qu’une politique agricole nationale ambitieuse est parfaitement possible, pour le bien de tous les citoyens.
Positions
La France abandonnera la PAC au bénéfice de la PAF (Politique agricole française) permettant un développement stratégique plus justement réparti entre petites et grosses structures agricoles.
Pour cela, la France adoptera cette politique agricole nationale ambitieuse financée par la réduction de sa contribution globale au budget européen, dans le cadre de la renégociation des traités européens qui sera entreprise dès 2012.
Cette « nationalisation » de la politique agricole dans le cadre d’une loi de programmation pluri-annuelle mettant en œuvre une vision à long terme de nos ambitions collectives pour l’agriculture française, aura pour premier objectif la stabilisation des prix des matières premières agricoles, qui donnera aux agriculteurs une visibilité à moyen terme leur permettant de prendre des décisions d’investissement.
Cette politique visera également à promouvoir une agriculture raisonnée, en équilibre entre les techniques et le respect de la nature, maîtrisant au mieux les apports chimiques et les innovations ayant fait la preuve de leur innocuité, planifiant l’amélioration des sols et optimisant la gestion des ressources et besoins en eau.
La productivité dynamique peut aller de pair avec une sécurité sanitaire exigeante dont les agriculteurs, premières victimes de l’abus des pesticides, seront les premiers bénéficiaires.
La réduction de la bureaucratie agricole et la simplification des procédures et des contrôles permettront de faire des économies budgétaires, ainsi que d’alléger les contraintes administratives déraisonnables pesant sur les agriculteurs.
Nous devons permettre à la collectivité nationale de reconnaître et de rétribuer la contribution des agriculteurs à la qualité de vie de la communauté nationale
Dans le cadre de la préparation de la loi de programmation, sera organisée une Conférence nationale des finances agricoles qui devra évaluer cette contribution : valeur des services écologiques rendus (entretien des paysages, de la biodiversité…), valeur de la sécurité et de l’indépendance alimentaires, montant de la confiscation nationale des gains de productivité des agriculteurs, montant de la rupture d’égalité des agriculteurs devant les charges publiques. Les mesures de compensation comprendront notamment :
- La création d’une Caisse de compensation et d’amortissement de la dette paysanne en vertu du principe de rétablissement de l’égalité devant les charges publiques.
- La création d’un Fonds d’intervention pour la campagne afin de revaloriser les zones rurales en difficulté et de réduire les inégalités entre les territoires, notamment sur le plan des services publics.
- La création d’un Conservatoire du patrimoine viticole et le refus des plans d’arrachage de vignes demandés par l’Union européenne.
- Un programme d’’aide à l’installation des jeunes agriculteurs [110 millions]
- La revalorisation des retraites agricoles, spécialement pour le conjoint survivant. La retraite agricole minimum sera fixée à 85% du SMIC.
L’agriculture française bénéficiera d’une loi Achetons français qui obligera les administrations d’Etat et les administrations des collectivités territoriales, ainsi que les cantines et restaurants d’entreprise, à se fournir prioritairement en denrées alimentaires produites en France
L’excellence de la recherche agronomique française doit être renforcée et remise au service des agriculteurs (amélioration des sols) et des consommateurs.
Le droit des agriculteurs à ressemer leur propre récolte et à en disposer doit être sanctuarisé.
Les mesures favorisant un partage de la valeur ajoutée plus favorable aux producteurs seront considérablement renforcées, notamment par la régulation et la simplification des circuits de distribution et la régionalisation des achats publics (au moyen d’une modification du Code des marchés publics), ainsi que par la promotion des systèmes coopératifs entre producteurs
Une lutte renforcée contre les ententes entre centrales d’achat et les abus de position dominante de la grande distribution sera menée, grâce à un renforcement des moyens de l’Autorité de la Concurrence à laquelle la loi fixera en outre une mission plus ambitieuse et l’adoption – enfin- d’une loi sur les recours collectifs.
Toute tentation des institutions européennes d’accepter dans le cadre de l’OMC de nouvelles réductions des tarifs douaniers, du soutien interne, des subventions à l’exportation ou de la protection des indications géographiques rencontrera d’emblée l’opposition de la France. La spécificité de l’agriculture doit être reconnue au sein de l’OMC… ou alors l’agriculture européenne (ou, à défaut, française) doit sortir du champ de l’OMC.
Pour garantir la sécurité alimentaire, les importations en Europe doivent être soumises aux mêmes contraintes phytosanitaires que celles imposées à nos paysans producteurs. Cette exigence sera imposée par l’intermédiaire des droits de douanes.
Le patriotisme agricole sera la règle, dans le but de garantir l’intérêt stratégique vital que constitue l’indépendance alimentaire de la France. Les importations doivent se limiter aux produits pour lesquels notre pays n’est pas autosuffisant.
Un mécanisme de soutien interne doit être rétabli pour garantir aux agriculteurs des prix minimums et stables.
L’emprise de la finance sur le marché des matières premières agricoles doit être limitée notamment par la restriction des opérations purement spéculatives, la lutte contre la manipulation des marchés et la mise en œuvre de moyens publics de régulation des prix (stocks d’intervention).
Source : Marine Le Pen 2012
Jeanne d’Arc, qui parle en son nom ?
« Tu as de la chance, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir. » Cette remarque de Nicolas Sarkozy à Philippe de Villiers, rapportée par Eric Branca et Arnaud Folch dans leur ouvrage consacré au créateur du Puy-du-Fou, a souvent été citée par nous. Elle est plus que jamais à garder en mémoire au moment ou le chef de l’Etat, sur les conseils de ses communicants, dont Patrick Buisson, rendra hommage ce vendredi la mémoire de Jeanne d’Arc. Après notamment Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch, le chef de l’Etat s’est rendu sur le lieu de naissance de Jeanne voici 600 ans à Domrémy. Cet anniversaire sera célébré samedi par une délégation frontiste emmenée par Jean-Marie et Marine Le Pen devant la statue de l’héroïne nationale place des Pyramides à Paris. Le site de TF1 précise justement qu’ « à l’exception de Georges Pompidou », « tous les prédécesseurs de la Ve République » (de M. Sarkozy) ont rendu cet hommage à Jeanne. Article qui relaye aussi cette analyse d’ « un cadre de la majorité » : « En essayant de se réapproprier, au titre de la Nation, le symbole de Jeanne d’Arc, le président espère démontrer aux électeurs frontistes que ses valeurs ne sont pas si éloignées des leurs, et donc qu’il est digne de leurs voix au second tour. »
Certes, Jeanne d’Arc appartient à tous les Français et comme notre drapeau national que nous avons ramassé dans le caniveau pour le brandir bien haut , le FN n’empêche aucune autre formation politique de célébrer à son tour comme il le fait chaque mois de mai, la geste johannique…Mais il apparaît tout de même que certains sont plus fondés que d’autres à le faire, plus en tout cas qu’un président bling bling endossant pour la circonstance le costume du résistant aux diverses invasions !
« Foi en la France éternelle, amour de la Patrie, défense du Peuple, autorité, indépendance, identité, sécurité, courage, foi, honneur et sacrifice, tels furent (les) principes (de Jeanne d’Arc) qui sont aujourd’hui les nôtres » rappelait Jean-Marie Le Pen en 2010, soulignant que « les hommes ne vivent pas seulement de pain et de vin, puisqu’ils n’ont pas seulement des corps mais aussi des esprits et des âmes. Nous récusons les matérialismes, qu’ils soient de gauche ou de droite, communistes ou capitalistes ». « La geste johannique qui est aussi le vivant symbole pour les croyants du sens surnaturel des destinées nationales, incarne au plus haut pour l’ensemble des patriotes un mythe fondateur de la résistance à l’invasion et nous le savons, les mythes véritables ne meurent point. » Nous sommes loin ici de la philosophie qui sous-tend le programme de l’UMP et de sa vision de notre devenir obligatoirement « métissé » et « mondialisé »…
Le site de TF1 a d’ailleurs rappelé que «comme Jacques Chirac l’avait lui-même fait en 1996, le candidat Nicolas Sarkozy avait d’ailleurs déjà dénié au FN en 2007, à Rouen, entre les deux tours de la présidentielle, tout copyright sur Jeanne d’Arc. Jeanne, c’est la France, avait-il lancé, comment (…) avons-nous pu laisser Jeanne d’Arc confisquée par l’extrême droite pendant si longtemps ? N’empêche. Le soupçon de détournement électoral demeure. Sarkozy s’est fait une spécialité d’utiliser l’histoire à des fins politiciennes, concède un élu de l’UMP (…). Le politologue Jean-Yves Camus ne peut, lui non plus, s’empêcher de relever ce sacré hasard du calendrier qui voit le président honorer Jeanne d’Arc à cent jours de la présidentielle… »
Cette récupération est à mettre en exergue avec cette déclaration de Jean-Marie Le Pen au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007 dans lequel il constatait que les nationaux, malgré cette défaite avaient « gagné la bataille des idées : la nation et le patriotisme, l’immigration et l’insécurité ont été mis au cœur de cette campagne par (ses) adversaires, qui, hier encore, écartaient ces notions avec une moue dégoutée. »
« Cette victoire idéologique est un acquis irréversible du Front National, dont je me félicite poursuivait-il. En revanche, je suis beaucoup plus inquiet pour l’avenir de notre pays a-t-il poursuivit. Je crains en effet que les Français n’aient été abusés, et je leur prédis, avec tristesse, des lendemains qui déchantent. Ceux qui se sont emparés des idées du Front National ne l’ont fait que pour nous empêcher de mettre en application les véritables solutions à tous les problèmes dramatiques qui menacent l’équilibre et la prospérité de la France contemporaine. Paroles qui sonnent plus justes que jamais et qui ont été pleinement confirmées !
Ainsi, lors de ses vœux à la presse hier, Marine a constaté qu’à l’évidence cette OPA sarkozyste sur Jeanne « montre très clairement que le FN est au centre de la vie politique. Nous sommes les inspirateurs de l’essentiel des thématiques de la campagne présidentielle : immigration, insécurité, protectionnisme et maintenant, les grandes figures historiques ».
En mai 2010, nous rapportions cette analyse pertinente du libéral anti-frontiste Alain-Gérard Slama qui relevait dans Le Point que ce qui différencie fondamentalement le FN de la droite sarkozyste c’est que l’opposition nationale ne définit pas l’identité française par l’héritage des « Lumières » sous l’angle de la seule idéologie des droits de l’homme, abstraite et désincarnée, mais par « référence à la doctrine barrésienne de la Terre et des Morts ».
Le compatriote lorrain de Jeanne, Maurice Barrès mettait déjà en garde de manière prémonitoire contre les conséquences de l’afflux de populations inassimilables voulant « nous imposer leur façon de sentir ». Il rappelait aussi dans « Scènes et doctrine du nationalisme »que « le nationalisme est acceptation d’un déterminisme » qui fait que « nos ancêtres pensent et parlent en nous. Toute la suite des descendants ne fait qu’un même être ». Bref qu’il n’y a pas de moi véritable sans le « support de la collectivité ».
Cette adhésion du FN à une conception organique, enracinée de la nation et du devenir de notre peuple constate Bruno Gollnisch, est bien en effet une des différences majeures de notre courant de pensée avec l’idéologie dominante, qu’elle soit grimée sous les couleurs de l’UMP, du PS ou des autres partis de l’Etablissement.
Jean-Marie Le Pen invité d’« Elysée 2012 »
Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen n°260
Halte à la traque aux automobilistes !
Communiqué de Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle de 2012 du 06/01/2012
De plus en plus, les automobilistes sont les vaches à lait d’un gouvernement aux abois financiers. D’une part, nous venons d’apprendre qu’il leur a été prélevé 630 millions d’euros en 2011 via les radars automatiques. D’autre part, le gouvernement annonce que le montant de plusieurs contraventions passera de 35 euros à 135 euros, hausse assortie d’une augmentation du nombre de points retirés sur le permis.
Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle, demande au gouvernement de cesser cette chasse aux automobilistes et aux Français qui utilisent leur véhicule pour travailler.
Plutôt qu’aux automobilistes, le gouvernement Sarkozy ferait mieux de traquer enfin les vrais délinquants et les vrais voyous, ceux qui commettent trop souvent aujourd’hui leurs méfaits dans l’impunité.
A cette fin, le gouvernement doit revenir sur la hausse annoncée du tarif de plusieurs contraventions et cesser la politique du tout-radar.
Elle rappelle en outre que son projet présidentiel prévoit la suppression du permis à points, instrument aussi inutile qu’injuste.
Un adolescent incarcéré pour le viol d'une femme de 91 ans dans le Cher
Un adolescent de 17 ans a été mis en examen et écroué ce vendredi à Bourges (Cher) pour le viol d'une femme de 91 ans souffrant de la maladie d'Alzheimer et vivant en maison de retraite, a-t-on appris de source judiciaire.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 27 au 28 décembre dans une maison de retraite de Sancoins, selon Leberry.fr Le jeune homme a reconnu le viol, mais pas les violences qu’on lui reproche également.
Christoph et les oies blanches
Par Pascal Decaillet le 05/01/2012
Dans notre pays, la Suisse, le président de la Banque nationale est soupçonné de délit d’initié. C’est énorme. Et, vu sa fonction, c’est gravissime, si les reproches se voient confirmés. Or, depuis que l’affaire a éclaté, dans nos médias, que voit-on, qu’entend-on ? Qu’il y aurait en Suisse un immonde personnage. Et que ce dernier ne serait pas M. Hildebrand, mais un conseiller national nommé Christoph Blocher. Parce que révélant l’affaire, il aurait trahi un «secret de fonction».
Cette inversion des responsabilités – la mise en avant de l’une (dont je ne prétends pas qu’elle soit inexistante) pour mieux camoufler l’autre, ou l’alléger, ou l’esquiver, est incroyablement révélatrice de la pensée unique de l’immense majorité de la presse suisse face à tout ce qui concerne Christoph Blocher. Il faut qu’il soit le diable, il le faut rhétoriquement, sémantiquement, presque littérairement. Même lorsque le diable, hélas pour sa légende noire, ça n’est pas lui.
Car enfin, cette surexcitation des éditorialistes sur la « violation » dont serait coupable l’ignoble Blocher en rappelle une autre: l’antienne, mille fois ramenée, lorsqu’il était aux affaires (2003-2007) de ne point respecter la loi, «l’Etat de droit». Argument qui servit de prétexte, le 12 décembre 2007, pour avoir sa peau. Et qui a tant réjoui son rival, Pascal Couchepin.
Et personne, ou si peu, ne se pose la question suivante: entre la «violation» du secret de fonction, et un président de Banque nationale qui aurait profité de ses informations pour spéculer sur des monnaies, où se situe l’échelle de gravité ? Réponse : de façon écrasante, elle se situe à la charge de M. Hildebrand.
Mais nos oies blanches, soudain puristes de la forme juridique, préfèrent inverser. Et ainsi, selon les journaux, on nous parle «d’affaire Blocher-Hildebrand», voire «d’affaire Blocher». Pour conclure, une question: ces cris effarouchés, nos belles âmes les auraient-elles poussés si la révélation de l’affaire n’émanait pas de leur pire ennemi, leur absolue bête noire, mais d’un conseiller national lambda, venant d’un gentil parti ? Allez, disons comme ça, à tout hasard, un élu propre sur soi, bien rasé, convenable, bien silencieux et bien discret, du PDC ?
Hubert Falco (UMP) lance une « alerte bleue Marine »
Elu dans le sud de la France, le sénateur-maire de Toulon (Var), Hubert Falco, lance un SOS à l’UMP, prévoyant une vague bleue Marine de force 7 lors de la prochaine élection présidentielle.
Se présentant comme un habitué des élections, Hubert Falco affirme que les électeurs mentent aux sondeurs et que les scores de Marine Le Pen, la plaçant aux alentours de 20 % par les diverses sociétés de sondages, sont largement sous-estimés. Si les observateurs politiques pensent que désormais les électeurs sont totalement décomplexés à l’égard de leur vote FN, Hubert Falco lui estime qu’il n’en est rien… Pour lui les électeurs sont encore discrets sur leur intention de vote, il envisage même la disparition de Nicolas Sarkozy au second tour, au profit de la seule candidate qui défende le peuple et la nation : Marine Le Pen !
Source : Le Nouvel Observateur du 5 au 11 janvier 2011







