mercredi 11 janvier 2012

La Suisse songe à limiter la libre circulation

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La Suisse pourrait limiter l’arrivée de ressortissants européens si la crise perdure. Le Conseil fédéral envisage la possibilité d’actionner la clause de sauvegarde prévue dans l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE, selon Hannes Germann (UDC/SH).

Le ministre de l’économie Johann Schneider-Ammann a expliqué que les conditions sont réunies, mardi devant la commission de politique extérieure du Conseil des Etats, a précisé son président Hannes Germann.

Jusqu’ici, le gouvernement a toujours refusé de réintroduire des contingents pour l’immigration des citoyens de l’Union européenne. Depuis juin 2007, les ressortissants des 17 anciens Etats membres de l’UE jouissent de la totale libre circulation des personnes.

Valable jusqu'en mai 2014

La clause dite «de sauvegarde», fixée dans l’accord bilatéral, permet toutefois à la Suisse, jusqu’en mai 2014, de réintroduire unilatéralement des contingents pour une durée limitée. Condition: le nombre d’autorisations de séjour délivrées à des travailleurs provenant des Etats de l’UE doit dépasser d’au moins 10% la moyenne annuelle des permis émis au cours des trois années précédentes.

Les conditions quantitatives nécessaires pour invoquer cette clause étaient déjà remplies l’été dernier, a reconnu le gouvernement dans une réponse à un parlementaire. Mais cette soupape ne peut être invoquée qu’à partir du 1er mai. Le Conseil fédéral entend réexaminer la question prochainement, en tenant compte de la situation sur le marché du travail.

(ATS/Newsnet)

24heures.ch le 10/01/2012

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Redressement économique et social : Fiscalité

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Marine Le Pen 2012

L’impôt n’est pas qu’un prélèvement destiné à financer les dépenses de l’Etat ou des collectivités. C’est aussi un instrument économique qui doit viser les mêmes objectifs que ceux fixés à la politique budgétaire, la politique monétaire et plus généralement l’ensemble des priorités économiques définies. C’est aussi un effort de solidarité nationale que réalisent chaque Français et chaque acteur économique ; il doit rester aussi faible que possible pour que le consentement à l’impôt demeure et que la pression fiscale ne soit pas ressentie comme un véritable fardeau. L’adhésion collective à l’impôt dépend aussi de la transparence dans l’affectation des ressources fiscales et de la bonne gestion des finances publiques.

Fruit de 300 ans de strates successives, le système français des prélèvements obligatoires est devenu opaque, incohérent, injuste et anti économique. Il est temps de le remettre à plat selon trois principes clés : la justice, l’efficacité budgétaire et l’efficacité économique. La réforme fiscale doit participer de la politique générale menée en faveur de la croissance, de l’emploi et du pouvoir d’achat des Français. En particulier, le système des prélèvements obligatoires doit favoriser la compétitivité de l’économie française et donc contribuer à résorber le chômage.

Analyse

Avec un taux de prélèvements obligatoires de 43,7% en 2011, et 44,5% prévus pour 2012, la France renforce considérablement la pression fiscale sur les ménages et les entreprises (à titre de comparaison, l’Allemagne a un taux de prélèvements obligatoires inférieur de plus de trois points). Nicolas Sarkozy avait promis de faire baisser ce taux de 3 points sous son mandat, il l’augmente en réalité désormais au rythme effréné d’un point par an. Près d’une trentaine de taxe ou d’augmentations d’impôts ont vu le jour depuis le début d’un quinquennat, sans aucune cohérence ni aucun souci de justice. Et le rythme s’accélère au gré des plans d’austérité votés pour « sauver l’euro ».
Ainsi, le rapport sur les prélèvements obligatoires adossé au projet de loi de finances pour 2012 révèle que « cette hausse s’expliquerait pour l’essentiel par la contribution des mesures fiscales et sociales décidées et mises en œuvre par les pouvoirs publics (ou « mesures nouvelles»), qui s’établiraient à 19,2 Md€. Les contrecoups du plan de relance et de la réforme de la taxe professionnelle représenteraient près de 4 Md€ chacun. Plusieurs mesures nouvelles auraient un rendement supérieur à 1 Md€ : la suppression du taux réduit de TVA « triple play » (+ 1,1 Md€), l’annualisation des allégements généraux de charges sociales (+ 1,8 Md€),la taxation au fil de l’eau des contrats d’assurance vie (+ 1,6 Md€), et la hausse des tarifs de la contribution au service public de l’électricité (CSPE, + 1,4 Md€). »
Le système fiscal hérité des gouvernements successifs de droite et de gauche est aujourd’hui parfaitement illisible. Sa complexité et le rythme effréné de ses modifications sont sources d’insécurité juridique pour les entreprises et d’affaiblissement de la compétitivité de celles qui n’ont pas les moyens de recourir à un cabinet spécialisé dans l’optimisation fiscale. C’est en particulier le cas pour les artisans, les commerçants et les PME qui sont confrontées à une complexité fiscale hors norme par rapport aux autres pays développés.

La fiscalité française est aussi inéquitable.  Il faut simplifier la fiscalité des entreprises, rétablir la justice fiscale entre les entreprises, encourager et accompagner la création de richesse porteuse de création d’emplois.

Comme l’a révélé le Conseil des Prélèvements obligatoires, les PME payent presque trois fois plus d’impôt sur leurs bénéfices que les sociétés du CAC 40 ! Alors que le principe de progressivité de l’impôt voudrait que ce soit l’inverse. C’est aussi le cas pour les particuliers : les revenus du capital sont souvent moins imposés que les revenus du travail, les impôts directs locaux sont calculés avec des valeurs foncières surannées, définies il y a plus de 30 ans, et les classes moyennes sont souvent plus fortement taxées que les plus privilégiés. Le « bouclier fiscal » a gravement contribué à alléger la fiscalité sur les plus riches et ainsi à accroître l’injustice fiscale.
Cette injustice fiscale affaiblit le consentement à l’impôt, d’autant que la dépense publique pâtit de choix souvent absurdes.

Positions

La fiscalité doit devenir un outil au service de notre projet économique de redressement.

La fiscalité doit devenir un outil au service de notre projet économique de redressement. Elle sera mobilisée au bénéfice de la croissance économique, de l’emploi et de la justice, pour résorber les inégalités injustifiées et améliorer la situation des catégories les plus touchées par la pression fiscale, à savoir les classes moyennes et les PME. Le principe de la progressivité de l’impôt, aujourd’hui totalement négligé dans les réformes fiscales, gouvernera l’ensemble des réformes entreprises.
Le système fiscal sera considérablement simplifié et rendu plus lisible pour les acteurs économiques, notamment les petites entreprises. Ainsi, nous proposons de supprimer certaines taxes au rendement trop faible, et de fusionner différents impôts.
L’objectif général est donc de simplifier, optimiser et rendre plus juste le système fiscal, sans augmenter le taux de prélèvements obligatoires pesant sur les ménages et entreprises français. Si la situation économique des finances publiques le permet, l’objectif sera de réduire ce taux.

Fiscalité des particuliers.

S’agissant de la fiscalité des particuliers, la priorité sera de rendre plus progressif, sans l’alourdir, l’impôt sur le revenu sur les personnes physiques par la création de nouvelles tranches intermédiaires. La tranche supérieure de l’impôt sur le revenu sera portée de 46%. Ainsi, les classes moyennes paieront moins l’impôt sur le revenu, mais les foyers très aisés le paieront davantage.
La fiscalité des dividendes sera revue pour que les revenus du capital ne soient plus favorisés par rapport aux revenus du travail.

La taxe d’habitation, opaque, sera intégrée à l’impôt sur le revenu, plus juste, sous la forme d’une taxe additionnelle qui sera aussi progressive que l’impôt sur les revenus.
Un impôt progressif unique sur le patrimoine, fruit de la fusion entre la taxe foncière et l’ISF, sur des bases rénovées assurant la justice fiscale. Cela permet de supprimer la taxe foncière actuelle, fondée sur des bases injustes datant de 1970. L’ISF est donc intégré à cet impôt unique et correspond à une surtaxe respectant les mêmes taux qu’aujourd’hui. Cette nouvelle fiscalité remplacera donc l’ISF et la taxe foncière qui seront supprimés dans leur forme actuelle.

La TVA peut être rendue plus progressive, de manière à dégager de nouvelles recettes et à répondre à l’objectif prioritaire de justice fiscale. D’une part, les produits de première nécessité doivent continuer à bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %. D’autre part, sera institué un taux de TVA majoré pour les produits de luxe (berlines, joaillerie et cosmétique de luxe entre autres exemples).

Fiscalité des entreprises.

Fusion de l’IS et de la contribution économique territoriale (CET)

La pression fiscale n’est plus contrôlée  entre l’IS de l’Etat et la CET des Collectivités locales (qui se décompose en Contribution Foncière sur les Entreprises et la Cotisation sur la Valeur Ajoutée). Il est envisagée la création d’un taux unique d’IS de 34% maximum soit 20% part Etat et entre 10 et 14% part Collectivités. L’idée est de s’inspirer du  modèle allemand, qui a fusionné leur TP avec leur IS.

Pour améliorer l’équité de la fiscalité des entreprises, il convient d’abord de renforcer la progressivité de l’impôt sur les sociétés (IS) en fonction du chiffre d’affaires et du bénéfice.
Il s’agit de favoriser les entrepreneurs individuels et les PME en créant trois types de taux unique d’IS de 15%, 25% et 34% avec un partage des recettes pour 2/3 pour le budget de l’Etat et 1/3 pour le budget des Collectivités (Cf mesure 1).

Les entrepreneurs individuels relevant du régime fiscal des BIC-BNC-BA, dont  le barème de l’IRPP les décourage, bénéficieront également de la fusion de l’IS et de la CET et de la progressivité de l’IS pour l’imposition de leur revenu professionnels.

L’amortissement fiscal du fonds de commerce sera créé pour soutenir les repreneurs d’activités et favoriser la création de richesse.

Le Crédit impôt recherche (CIR) profite aux groupes du CAC 40. Il s’agira de redistribuer le CIR vers les PME.
Il est aussi nécessaire de limiter la possibilité de déduire du bénéfice les intérêts d’emprunt versés à l’étranger : les grandes entreprises, qui recourent le plus massivement à des emprunts intragroupes, ne pourront plus échapper à l’IS par ce biais là. Un système plus contraignant sera instauré pour les emprunts réalisés dans le cadre d’opérations purement financières en cas d’abus (succession anormale de LBO sur une même cible sur une courte période). De même, les groupes ne pourront plus localiser artificiellement leur bénéfice à l’étranger en adaptant librement leurs prix de transfert : ces derniers seront plus contrôlés.

En outre, les rémunérations indécentes ne pourront plus venir diminuer la charge fiscale des entreprises : à partir d’un certain seuil, elles seront imposées dans le cadre de l’impôt sur les sociétés. Les rémunérations excessives (au-delà de 1 million d’euros) seront donc réintégrées dans l’assiette de l’IS.
Les condamnations pour la fraude fiscale à grande échelle seront considérablement renforcées et appliquées.
Enfin, pour que les TPE, PME-PMI  aient davantage les moyens de se développer seront levées les barrières au financement par la constitution de fonds d’investissement dédiés qui seront alimentés via des incitations fiscales sur la fiscalité du capital.

Parallèlement, dans le cadre de la nécessaire participation à l’effort national d’aide aux PME-PMI et du plan de planification de réindustrialisation, les 50 plus fortes capitalisations boursière, fleurons des entreprises françaises, devront affecter 15% de leur résultat net en réserve spéciale  de réindustrialisation. Cette affectation annuelle du résultat sera sans incidence sur leur rentabilité. Ces sommes seront mises à disposition de  fonds d’investissement stratégiques pendant une durée de 5 ans seront restituées au terme de cette période.

La simplification du système fiscal.

Notre Code Général des Impôts est devenu totalement illisible. Sa complexité est encore accrue par la multiplication des impôts nouveaux créés depuis 2007, à un rythme désormais frénétique.
Il est donc devenu nécessaire de simplifier cet ensemble archaïque, en le réécrivant. Il s’agit d’ailleurs là du seul domaine dans lequel aucune codification nouvelle n’a été entamée à ce jour. Ce travail permettra de simplifier notre fiscalité en supprimant de vieux impôts devenus totalement improductifs, ou des abattements qui ne bénéficient plus à personne.
Une fois le nouveau Code promulgué, une réforme constitutionnelle interdira de créer un nouvel impôt, national ou local, sauf à passer par une loi organique. Ces lois sont soumises à une procédure parlementaire plus lourde et donc plus dissuasive.

Outre l’intégration de la taxe d’habitation à l’IRPP, plusieurs mesures permettront de simplifier le système fiscal français.
Les niches fiscales et sociales qui ne contribuent pas efficacement à la croissance ou qui sont injustes devront être supprimées ou modifiées.
La niche dite « niche Copé », devra être supprimée, alors qu’elle coûte 3,5 milliards d’euros par an au budget de l’Etat, sans résultat probant pour l’emploi et la croissance. Actuellement, cette niche prévoit que les plus-values sur cession de titres de participations sont à 90% exonérées alors que la charge d’intérêts est 100% déductible.
De même, l’exonération des dividendes de filiales dont bénéficient les grands groupes devra être atténuée lorsqu’elle est permet une optimisation excessive.
On procèdera par ailleurs à une suppression progressive sur le quinquennat des taxes et impôts dont le rendement fiscal est inférieur à 50 millions d’euros par an, sauf lorsque la seule étroitesse de la taxation justifie le faible rendement.
De plus, nous procéderons à l’annulation des conventions fiscales avec tous les paradis fiscaux.

La mise en place de droits de douane

Il faut opposer  au libre échange et à la mondialisation sauvage une mondialisation régulée.

Il convient de mettre en place des droits de douane afin de rétablir une juste concurrence avec les pays dont l’avantage concurrentiel est issu du moins disant social et des manipulations monétaires.
Nous prônons un protectionnisme intelligent permettant d’inverser à la fois la désindustrialisation de la France (500.000 emplois perdus en 5 ans) mais aussi d’endiguer les transferts de technologie que nous constatons  aujourd’hui.
Sur la base du plan de planification de réindustrialisation nous mettrons en œuvre un protectionnisme stratégique  qui sera ajusté, ciblé et flexible :

-Ajusté, pour permettre simplement rétablir la position concurrentielle de notre production tout en évitant de surprotéger nos entreprises puisqu’une surprotection conduirait à l’obsolescence de l’offre nationale.
-Ciblé, puisque défini en fonction du plan de planification de réindustrialisation mais également en tenant compte de la géopolitique internationale et de la politique extérieure de la France.
- Flexible, pour tenir compte de l’évolution des situations économiques des pays concernés.

Le montant des droits de douane perçus participera au plan de relance par le pouvoir d’achat puisqu’il viendra en déduction de la part  salariale des cotisations sociales.

L’allègement du coût du travail.

Il faut dans le même temps augmenter le pouvoir d’achat sans pour autant grever la rentabilité des entreprises : nous proposons de financer une diminution des charges des cotisations sociales salariales par l’institution d’une  Contribution Sociale aux Importations égale à 3 % du montant des biens importés – et non par une TVA dite « sociale » qui n’a en réalité rien de sociale. L’application de la Contribution Sociale aux Importations permettra d’augmenter de 200 euros net les rémunérations les salaires jusqu’à 1,4 fois le SMIC.

Parallèlement,  la France soutiendra l’instauration d’une taxe sur les transactions financières à l’échelon international.

De surcroit, l’on assiste à un développement exponentiel des délocalisations de prestations de services ordonnées par les entreprises financières (centre d’appel, prestations de conseils, comptabilité, informatique, …etc).

Celles-ci feront l’objet d’une taxation, à hauteur de 33 %, établie sur la base de la déclaration d’échange de services.

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Réunification de la Bretagne. L’amendement Le Fur-De Rugy voté

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Par 287 voix pour et 27 contre, l’Assemblée nationale vient d’adopter une modification de l’article 11 de la Constitution permettant l’organisation de référendums d’initiative partagée.

Dans le même mouvement, l’amendement voté en décembre à l’initiative de deux députés bretons (l’UMP Marc Le Fur et le Vert François de Rugy) a lui aussi été adopté

Il s’agit d’une transposition régionale du dispositif national qui autoriserait l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Bretagne. Seraient consultées, les populations de la Loire-Atlantique et des quatre départements de la Bretagne historique. Ces textes doivent maintenant être adoptés, dans les mêmes termes, par le Sénat.

ouest-france.fr le 10/01/2012

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L'union européenne : la prison des peuples européens

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Par Michel Geoffroy le 10/01/2012

L’Union européenne était autrefois un espoir pour les jeunes Européens. Mais cet espoir reposait sur un malentendu.

Pour beaucoup d’Européens il s’agissait du rêve d’un continent unifié, « de l’Atlantique à l’Oural », libéré du communisme comme de l’atlantisme, débarrassé des querelles nationales, mais aussi indépendant et prospère : une Europe solidaire et puissante, ouverte sur le monde. Au moment du lancement de l’euro, certains y croyaient encore.

Mais ce rêve a fait long feu. L’idée européenne a tourné au cauchemar. La construction européenne que promeut l’oligarchie, consiste justement à déconstruire la puissance et l’identité des Européens : l’Union européenne se construit désormais contre les Européens. Ceux ci n’auront bientôt plus d’alternative que la révolte.

Le cauchemar européen

Car la chute du communisme soviétique, qui était une bonne nouvelle en soi, n’a pas fait avancer l’Europe dans le sens de la puissance et de l’indépendance. Au contraire, l’idée européenne a régressé.

L’atlantisme s’est renforcé : l’Europe n’est plus conçue que comme un espace libre-échangiste, aux frontières floues et qui ne se définirait que par une adhésion à ses prétendues valeurs, auxquelles tous les peuples pourraient donc finir par se rattacher, au moins sur le pourtour de la méditerranée. Dans cette Europe là, la préférence communautaire qui figurait à l’origine du marché commun, est devenue un délit.

L’Union européenne, grenouille qui veut devenir bœuf à 27, à 28 ou au-delà , est restée un nain politique, une soft power dans l’orbite du grand frère américain et cela, conformément aux intérêts de ce dernier.

Contrairement à ce que prétend la propagande de l’oligarchie, l’Union européenne ne protège plus personne, sinon les riches et les allogènes.

Il n’y a pas de défense européenne, on se remet en tout à l’OTAN, c'est-à-dire à une organisation dirigée par les Etats-Unis. L’alignement atlantiste de la France conduit par Nicolas Sarkozy et la réduction continue des budgets militaires sur le continent, ont détruit tout espoir de construire une Europe indépendante tant au plan diplomatique que militaire.

Les Yankees ont gagné !

Les frontières de l’union, économiques ou autres, sont des passoires qui ne nous protègent pas. L’euro surévalué nuit à la croissance et à l’emploi des Européens ; en outre, il ne peut survivre qu’en limitant toujours plus la souveraineté budgétaire et financière des Etats, voire la souveraineté politique comme l’a montré la façon dont la gouvernance européenne veut traiter la question des dettes souveraines des Etats membres.

Les Européens minoritaires en Europe ?

Rome n’est plus dans Rome. A Bruxelles, épicentre du cauchemar européen, 30% de la population est désormais musulmane : tout un symbole !

Les flux migratoires à destination de l’Europe occidentale et de la France en particulier ne cessent pas et sont en train d’initier un mouvement de changement de population.

Toute tentative, même modeste, de réguler plus fortement les entrées, se heurte aux décisions des juges européens et aux pressions continues du patronat et des associations. L’immigration n’est donc nullement choisie, mais en réalité imposée aux peuples européens, qui doivent au surplus se plier de plus en plus aux mœurs exotiques des nouveaux arrivants.

Car l’oligarchie nous explique maintenant que pour ne pas heurter la sensibilité de leurs hôtes si généreux, il faut que les Européens mettent en veilleuse leurs convictions : par exemple ne plus fêter Noël (on dit « bonne fin d’année » en novlangue), ne pas décorer de sapins, ne pas manger de porc, accepter les femmes voilées, les crimes d’honneur, les mosquées et les lieux de prière, ne pas caricaturer Mahomet etc. Bref renier notre histoire et nos origines chrétiennes, qui ne figurent d’ailleurs plus dans les valeurs de l’union européenne.

Il suffit de se promener dans les rues de nos villes pour se rendre compte que l’immigration, notamment africaine, s’installe partout. Or plus le nombre de personnes d’origine immigrée augmente, plus elles ont tendance à se regrouper en communautés : c’est une loi de la nature. L’assimilation fonctionne donc en proportion inverse du nombre de personnes à assimiler.

La constitution de communautés d’origine étrangère est lourde de conséquences pour la paix civile comme le démontrent d’ores et déjà les émeutes ethniques que les pays européens connaissent tour à tour et qui se ressemblent toutes dans leur déroulement puisque leur cause est identique.

Avec sa politique migratoire démente, l’oligarchie de l’Union européenne a donc recréé en Europe un problème des minorités qui avait pourtant déjà empoisonné la première moitié de notre XXe siècle et qui avait par deux fois conduit à la guerre. Comme si cela ne suffisait pas, l’oligarchie y a ajouté au surplus un problème religieux –celui de l’Islam- et un problème noir.

La prison des peuples européens

L’Union européenne ressemble chaque jour un peu plus à l’Empire autrichien vieillissant, que l’on surnommait la prison des peuples : une juxtaposition de communautés et de « minorités » rivales, imbriquées les unes dans les autres, sous la domination d’une administration tatillonne et d’une aristocratie cosmopolite. Mais l’Empire autrichien a duré plusieurs siècles. Le machin de Bruxelles, comme disait avec mépris le général De Gaulle, n’aura sûrement pas cette longévité !

Car l’Union européenne se présente aujourd’hui aux peuples européens sous le seul visage du fardeau et de la contrainte : toujours plus de règles, de normes, de jugements, de prélèvements, de sanctions, de boycottages contre les gouvernements, les peuples et les nations, et toujours plus de privilèges pour les allogènes.

Ainsi cette Europe s’est construite en passant outre à la volonté des peuples européens, en foulant aux pieds cette démocratie que l’on se targue pourtant d’incarner et que l’on a voulu imposer par les armes aux Libyens et sans doute demain aux Syriens. Son fondateur, le Français Jean Monnet ne s’est d’ailleurs jamais présenté à une seule élection.

Quand un pays vote mal, on le fait revoter : comme en Irlande. Quand les peuples refusent de ratifier la constitution européenne, on leur impose le traité de Lisbonne via les parlements. Quand un premier ministre grec envisage de soumettre à référendum le plan de rigueur imposé par la zone euro, on menace de lui supprimer toute aide économique. Quand le gouvernement hongrois issu des urnes révise les pouvoirs de la banque centrale, on le menace de sanctions.

L’Union européenne est une construction oligarchique qui tient les peuples européens en suspicion. Comme le déclarait significativement un ministre du nouveau gouvernement italien, « le populisme est l’un des principaux ennemis aujourd’hui en Europe » (Les Echos du 9 janvier 2012) ; ennemi, vous avez bien lu : cette oligarchie considère son propre peuple comme un ennemi !

Le moulag

L’Union européenne est un tyran mou, mais ombrageux, d’autant plus redoutable qu’il est sans visage. Nous vivons dans une sorte de goulag mou, sans barbelés, avec des supermarchés et des chômeurs. Mais nous sommes aussi soumis à une police de la pensée, chaque jour plus intolérante.

Ce n’est plus un ectoplasme comme dans les années 60 : c’est malheureusement devenu une métastase, qui risque de tuer l’Europe.

Car les prétendues valeurs européennes sont en réalité mortelles pour ceux qui y croient.

Ainsi ces valeurs nous recommandent d’accueillir toujours plus d’immigrés, d’ouvrir toutes grandes nos frontières aux marchandises et aux hommes étrangers. Elles nous imposent de ne discriminer personne, sauf les Européens ! On a découvert à propos de la Hongrie que l’indépendance de la Banque centrale était aussi une valeur : la finance libre et les Européens asservis aux impôts et aux dettes : voilà le vrai programme de l’oligarchie!

L’Union européenne n’offre en outre qu’une seule option : se soumettre à ses diktats ou bien se trouver exclu, sanctionné, ou privé de ses droits de vote (comme dans les futurs traités européens souhaités par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en cas de dérive budgétaire), mais sans avoir le droit de se retirer… Hier les Autrichiens étaient coupables de déviance politique pour avoir introduit au gouvernement le FPÖ ; puis les grecs ont été coupables de déviance budgétaire. Aujourd’hui on diabolise les Hongrois coupables sur les deux plans. A qui le tour demain ?

Tant que la prospérité était tant bien que mal assurée, on pouvait le tolérer. Mais à l’heure de la récession, le caractère insupportable de la contrainte européenne apparaît de plus en plus.

De la récession à la sécession ?

La situation de l’Europe n’est pas sans rappeler malheureusement celle qui a conduit à la guerre civile américaine au XIXe siècle.

Derrière le pathos de l’antiesclavagisme, cette guerre civile a en effet opposé les Etats du Sud –c'est-à-dire pour l’essentiel les Etats fondateurs des Etats-Unis qui étaient libres, échangistes car dénués d’industrie– aux Etats du Nord qui étaient protectionnistes et industriels. Les Etats du Nord entendaient imposer leurs tarifs douaniers au Sud agricole qui était importateur net, et cela, tout en lui déniant le droit de se retirer de l’Union. Une situation intenable pour les sudistes (qualifiés de rebelles par les Etats du Nord) qui n’avaient alors plus d’autre choix que la sécession, et bientôt celui de défendre leurs droits par les armes.

Comme au temps d’Abraham Lincoln aujourd’hui en Europe un front sépare de plus en plus profondément les libre-échangistes de ceux qui veulent protéger leur économie, leurs emplois, leur identité et leur culture. Ces derniers sont aussi des rebelles -on dit  populistes  de nos jours- aux yeux de l’oligarchie libre-échangiste et des entreprises transnationales.

Comme au temps d’Abraham Lincoln, l’Union européenne est devenue un carcan : elle ne conçoit pas qu’on puisse souhaiter la quitter pour retrouver sa souveraineté.

Comme au temps d’Abraham Lincoln, l’immigration a pris la place de l’esclavage pour servir de justification morale aux intérêts économiques les plus sordides. Elle pourrait aussi servir demain de prétexte à des mesures violentes à l’encontre des peuples rebelles. N’a-t-on pas fait la guerre à la Serbie pour lui imposer la partition ethnique du Kosovo, au mépris de tous les principes du droit européen ?

Comme au temps d’Abraham Lincoln, enfin, les peuples n’ont plus que leur courage et leur détermination à opposer à ceux qui violent leurs droits.

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Démocratie confisquée : « Si Marine n’obtenait pas ses parrainages… »

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La France est un pays de « démocratie confisquée », où l’oligarchie dont le personnel est réparti équitablement entre autoproclamés partis de gouvernement de  droite et de gauche , se maintient au pouvoir avec le soutien d’un microcosme médiatique largement contrôlé par le monde de la finance et frayant dans les mêmes eaux idéologiques. Une caste qui n’entend pas lâcher les commandes en permettant au peuple de faire entendre véritablement sa voix. Ces trente dernières années, notre pays a connu seulement cinq référendums et le résultat du dernier en date –en 2005, sur la constitution européenne-, menaçant les intérêts de ladite oligarchie, il a été purement et simplement passé à la trappe par les parlementaires réunis en Congrès, comme dans une vulgaire République bananière… Cette volonté de museler les Français qui s’obstinent à vouloir le rester et à « penser en dehors des clous » se retrouve dans le refus d’établir la proportionnelle dans la quasi totalité des scrutins. Ce qui empêche notamment un Mouvement comme le FN, recueillant régulièrement environ 15% des suffrages, de bénéficier d’un seul député ou sénateur.

Un apartheid politique qui nécessite également que cette oligarchie manœuvre  pour empêcher autant que faire se peut le FN d’accéder à des mairies, et qu’elle mène incessamment des campagnes de diabolisation de l’opposition nationale, lesquelles débouchent inéluctablement sur d’intenses difficultés dans le recueil des parrainages (non confidentiels) de maires pour la présidentielle.

Nous l’avons plusieurs fois évoqué dernièrement, et Marine Le Pen a encore fait part de ses inquiétudes à ce sujet lors de ses vœux à la presse, cette « chasse aux signatures » est de nouveau cette année particulièrement difficile, chronophage et couteuse pour la candidate national et ses soutiens. Avec comme handicap premier que l’énergie mobilisée pour les recueillir ne se déploie pas pendant ce temps pour faire réellement connaître à nos compatriotes sur le terrain la nature de notre programme et l’exposer dans les médias plutôt que de répondre aux nombreuses questions posées par les journalistes sur les difficultés de cette collecte…

Par lâcheté, frilosité conformisme ou par acceptation des consignes implicites et menaces dont ils sont l’objet, les maires sont extrêmement nombreux à refuser d’accorder leur parrainage, qui répétons le, n’est par conçu comme un soutien aux idées défendues par le ou la candidate, mais comme la possibilité de permettre à un courant politique représentatif de concourir à l’élection présidentielle.

Hervé Gattegno, rédacteur en chef au Point résumait parfaitement hier sur RMC dans sa chronique l’embarras de ses amis du microcosme. Certes, « le FN concourt normalement au jeu électoral », « on ne peut pas le qualifier d’antidémocratique. » « En revanche, le FN est un parti (…) dont le discours sur la préférence nationale jure très nettement avec nos principes républicains. » De ce point de vue, le FN est différent, volontairement en marge du système politique traditionnel. » Une différence qui justifie justement pleinement qu’il puisse se présenter aux suffrages des électeurs, si tant est d’ailleurs que la volonté de défendre les Français d’abord « jure très nettement avec (les) principes républicains » comme l’affirment assez abusivement M. Gattegno et les partis de l’Etablissement.

C’est dans cette situation que Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch ont accepté aujourd’hui l’invitation qui leur a été faite de se rendre à l’Elysée pour les vœux de Nicolas Sarkozy aux parlementaires, « tradition républicaine oblige ». « Avant, Jacques Chirac s’arrangeait pour ne jamais recevoir les élus du Front national. Sarkozy est plus courtois de ce point de vue là…», a rappelé Bruno Gollnisch qui a précisé que cette présence frontiste a un sens. « Nous n’allons pas faire la manche mais nous allons faire passer un message », a-t-il déclaré, « interpeller nos adversaires politiques, on parlera avec les autres élus. D’ailleurs, il y en a déjà beaucoup qui nous parle, vous seriez même surpris» a-t-il confié.

« Tout le monde sait que ce système de publicité des parrainages est absurde. On assiste aujourd’hui à une véritable grève des maires qui ont peur de mécontenter l’intercommunalité, les préfets, etc., » a ajouté Bruno Gollnisch avant d’avertir solennellement : « Si Marine n’obtenait pas ses parrainages, ce serait gravissime pour la démocratie, et nos électeurs auraient alors à cœur de sanctionner le pouvoir »…

gollnisch.com le 11/01/2012

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Pour Bernard Accoyer, Marine Le Pen doit avoir ses signatures et Hervé Morin appelle les maires à signer pour Marine Le Pen

AccoyerNPI

Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale, a déclaré durant ses vœux à la presse, le mercredi 11 janvier, qu’il « jugeait indispensable la présence de Marine Le Pen à l’élection présidentielle ». Il a ajouté que « ce serait un problème majeur si un parti politique, qui représente une part significative de l’opinion publique française, de l’opinion politique française, de l’expression française, ne pouvait pas être représenté ».

Hervé Morin appelle lui aussi, selon Le Nouvel Obs, les maires à « soutenir » la candidature de Marine Le Pen, si lui n’obtient pas les signatures nécessaires. Le chef de file du Nouveau centre estime lui aussi que ce « serait un scandale démocratique total » si celle qui représente plus de 20 % d’intentions de vote dans les sondages ne pouvait pas participer à l’élection présidentielle.

Marine Le Pen devrait donc pouvoir compter sur les signatures de MM. Morin et Accoyer, s’ils sont sincères !

nationspresse.info le 11/01/2012

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78 : un couple de retraités agressés, la femme décède

Police_chemiseTF1 actualités

Ce serait un cambriolage qui a mal tourné. Une femme de 85 ans a été découverte morte et son mari de 74 ans gravement blessé mercredi matin à leur domicile de Porcheville, dans les Yvelines. Le couple était ligoté.
 
Ce sont des voisins, inquiets, de ne pas voir les deux personnes âgées qui ont alerté les secours. Selon une source proche du dossier, une pièce de la maison a été fouillée et aucune trace d'effraction n'a été constatée dans l'immédiat. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles.

http://lci.tf1.fr/ le 11/01/2012

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Réforme du quotient familial : la crucifixion de la famille et des classes moyennes

Arnautu

FN

Communiqué de Presse de Marie-Christine Arnautu, conseiller politique de Marine Le Pen aux Affaires Sociales, porte-parole de la campagne de Marine Le Pen du 11/01/2012

La polémique née autour de la proposition de François Hollande de réformer le quotient familial appelle deux réflexions :
- La cacophonie, génératrice de multiples couacs au sein du PS, entourant l’accouchement difficile d’un projet présidentiel « de gauche »
- La volonté commune au PS et à l’UMP d’occulter définitivement la vocation initiale des lois de 1945 relatives à la famille dont l’objectif était de favoriser la natalité française et d’aider toutes les familles, quel que soit leur revenu.

Même si le gouvernement tente aujourd’hui de se défausser une fois de plus de ses responsabilités, c’est bien sous l’impulsion de Mme Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille, qu’a été créé le 29 octobre 2011 le Haut Conseil de la Famille. Or, c’est à la demande de ce dernier que la direction du Trésor vient d’établir une note préconisant de réformer le quotient familial.

Il n’y a donc pas lieu de s’étonner que François Hollande se soit immédiatement inspiré de ce texte émanant de l’UMP pour assassiner les familles et tout particulièrement celles des classes moyennes.
Après avoir tenté de reporter la date de revalorisation des allocations familiales du 1.1 au 30.4.12, après avoir envisagé de les subordonner aux conditions de ressources (sur les conseils de Jacques Attali) et de les fiscaliser, après les avoir désindexés de l’inflation, c’est avec une grande malhonnêteté intellectuelle que l’UMPS essaie encore de s’ériger en défenseur des familles.

La famille est l’élément central et fondamental de la société. Elle se doit d’être protégée, valorisée et préservée. Sa dissolution, sa mise au banc des préoccupations des pouvoirs publics sont les signes avant-coureurs d’une société décadente et égoïste. Une politique familiale volontariste est un des premiers gages de la solidarité nationale et de la préservation de notre identité nationale.

Marie Christine Arnautu, conseiller politique de Marine Le Pen aux Affaires Sociales, dénonce vigoureusement ce nouveau coup de grâce asséné aux familles des classes moyennes et rappelle que, la famille, premier endroit de transmission des valeurs d’exemple et d’éducation et centre d’une solidarité intergénérationnelle est une des grandes priorités du projet présidentiel de Marine Le Pen.

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Jean-Marie Le Pen à l'Elysée : «Ça fait plaisir d'être là»

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Le Parisien

Par Fredéric Gerschel le 11/01/2012

Comme nous l'avions annoncé mardi, Jean-Marie Le Pen, accompagné de son fidèle lieutenant Bruno Gollnisch, étaient ce mercredi soir à l'Elysée pour les voeux de aux parlementaires (ils sont tous les deux députés européens).

Le d'honneur du Front national n'a pas eu l'occasion de serrer la main du chef de l'Etat, mais celles de nombreux élus de la majorité, dont le ministre de la Ville, Maurice Leroy. «Franchement ça fait plaisir d'être là, s'est-il amusé devant quelques journalistes. Je verrais bien ma fille Marine dans ce beau Palais en 2012. Elle peut tout à fait être élue, en tout cas je le lui souhaite. C'est à la mode d'élire des femmes en ce moment.»

Dans les coulisses, Bruno Gollnisch avait prévu d'alerter ses «collègues» parlementaires sur le problème des parrainages pour 2012 : Marine Le Pen continue d'affirmer qu'elle aura toutes les peines du monde à recueillir 500 signatures pour se présenter.

Sarkozy veut «associer» les élus locaux aux réductions de déficits

Des élus de gauche étaient également présents à l'Elysée : le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le sénateur écologiste, Jean-Vincent Placé.
 
Dans son discours, Nicolas Sarkozy a souhaité le «droit au bonheur pour toute la classe politique», un clin d'oeil aux échéances électorales à venir. Plus sérieusement, il a annoncé qu'il réunirait «le mois prochain» les associations d'élus locaux pour examiner les moyens de «mieux associer les collectivités» locales, détenues en majorité par la gauche, «à l'indispensable effort de réduction des déficits publics». Une mise au point qui n'a pas plu aux élus PS et notamment à Jean Pierre Bel : «Il s'obstine dans l'erreur. Le fait de montrer du doigt les collectivités locales a entraîné la défaite de la droite au Sénat.»

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Des jours fériés pour l'Aïd et Kippour ?

JolyLe Figaro

Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, a proposé aujourd'hui qu'un jour férié soit accordé aux juifs et aux musulmans pour célébrer Kippour et l’Aïd-el-Kebir afin que "chaque religion ait un égal traitement dans l'espace public". Lors d'une "Nuit de l'égalité" dans un Bataclan bien rempli (11e arr.), entre vidéos, concerts, sketchs et débats, Mme Joly, après un hommage au journaliste Gilles Jacquier mort en Syrie, a déclaré que "le rêve français pour (elle) est celui de la passion de l'égalité".

Pour l'ex-magistrate, "cette égalité, élément clé de l’identité nationale, a été mise à mal par cinq ans de présidence sarkozyste". "Quand j’entends Claude Guéant et Marine Le Pen, j’ai mal à ma France, j’ai mal à notre France", a fait valoir la Franco-Norvégienne, parlant notamment de la circulaire sur les étudiants étrangers. Sa première "priorité du quinquennat pour l’égalité" sera "l’égalité territoriale" car "les habitants des banlieues, ou des zones rurales ont le droit d’être traités dignement".

Sur l'éducation, elle a plaidé pour "une nouvelle carte scolaire" pour "combattre l’apartheid scolaire". En matière d'égalité hommes-femmes, elle a proposé que "pas un euro d'argent public" n'aille à une entreprise "qui pratiquerait une inégalité de salaires".

Le projet de Le Pen porte "la fin de la France"

Côté laïcité, pour que "chaque religion ait un égal traitement dans l'espace public", Mme Joly, se référant au rapport Stasi, a souhaité que "juifs et musulmans puissent célébrer Kippour et l’Aïd-el-kebir lors d’un jour férié" car alors "l’égalité et la laïcité auront avancé dans notre pays", selon elle. Elle s'est aussi dit favorable à des "statistiques de la discrimination", "instrument utile pour permettre demain un même accès à l'emploi, à la santé, au logement, voir aux responsabilités politiques". Celle qui entend "représenter la France qui n'est pas bien née" s'en est, une nouvelle fois, pris à Marine Le Pen (FN) dont "le projet porte en lui-même la fin de la France", selon elle.

Par ailleurs, dans la journée, un séminaire stratégique s'était réuni autour de Mme Joly pour faire le point sur sa campagne alors que la candidate plafonne à 3 ou 4% d'intentions de vote dans les sondages. Conclusion, il lui faut mener "une campagne plus lisible" avec "plus de cohérence" en recentrant les thématiques sur les questions d'écologie, d'emploi, de réindustrialisation et d'Europe, selon plusieurs participants. Mme Joly doit d'ailleurs vendredi détailler ses propositions sur l'emploi.

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