vendredi 20 janvier 2012

Les bobos contre le peuple

Delsol

Valeurs Actuelles

Par Chantal Delsol le 19/01/2012

Bourgeois et bohème, c’est un oxymore. La contradiction est en effet caractéristique de ce groupe social, qui cultive à la fois les qualités bourgeoises de la vie quotidienne et les spécificités d’une pensée fantaisiste, artiste, se voulant sans préjugés. Il faut voir comment s’arrangent les contraires. Et pourquoi ils se cherchent.

Le bobo est un révolté contre le système et les systèmes. En général un soixante-huitard, et à ce titre “en lutte contre”. Cependant, depuis Mai 68, il a fait du chemin et, comme il appartenait à l’élite douée, il a réussi, a occupé des places élevées, a vécu confortablement. C’est donc quelqu’un qui a mérité une vie moelleuse, voire luxueuse, tout en tenant à longueur d’année dans la main le pétard pour fustiger la société qui l’abrite.

Cette contradiction produit des personnalités bien particulières. Il y a là une discordance radicale entre la vie et la pensée : une vie bourgeoise et une pensée révolutionnaire, en tout cas en permanence révulsée, indignée, scandalisée par la société même dans la quelle s’établit cette vie bourgeoise, rangée, organisée, cossue. On va dire qu’aucun d’entre nous n’applique totalement ses idées à soi-même : il est si facile de parler et si difficile de faire… bien entendu !

Mais ici nous avons un groupe social pour lequel cette distorsion entre le discours et l’acte apparaît comme une sorte de vocation et de profession. Lorsque nous sommes pris en flagrant délit de contradiction intérieure, nous en sommes penauds et tentons vite de nous remettre en accord avec nous-mêmes, ne serait-ce que pour redevenir crédibles. Mais le bobo n’a pas de ces scrupules. Il estime que lui est pour ainsi dire programmé pour parler, discourir et surtout donner des leçons aux autres. Car il a un magistère, une autorité doctrinale et morale qui lui a été conférée parce qu’il possède la vérité – et cela est un reste de l’époque idéologique disparue. Évidemment il ne professe plus les dogmes idéologiques, mais la morale qui leur tient aujourd’hui lieu d’ersatz. Et comme cette morale est assez radicale dans sa compassion et son égalitarisme dégoulinants, la contradiction entre les paroles et la vie apparaît vite abyssale. Le bobo est celui qui, par esprit social, vilipende les hauts revenus, mais se fait adjuger dès qu’il le peut un salaire exorbitant ; qui noircit avec indignation l’héritage bourgeois mais, dès qu’il se trouve en situation d’hériter, s’arrange pour recueillir la meilleure part au détriment de sa fratrie ; qui réclame à cor et à cri l’égalité à l’école et, par la guerre souterraine des passe-droits, obtient que son enfant intègre les meilleurs établissements… Le héros du film les Invasions barbares, qui avait défendu toute sa vie la misère de l’hôpital public et qui réclamait des traitements de faveur dès qu’il se retrouvait hospitalisé, était un bobo typique.

Comme le bobo habite dans les beaux quartiers et fait ses achats dans des épiceries chic, il peut se permettre sans frais de soutenir qu’il n’y a rien de mieux que Leader Price, que les banlieues pourries sont très agréables à vivre et que la mixité sociale n’est un problème que pour les racistes du Front national.

Le groupe bobo est à la fois très restreint et très influent. Il représente une partie importante de notre élite. On peut l’expliquer par l’évolution propre aux systèmes idéologiques. Ceux-ci sont caractérisés par leur existence seulement théorique : ils se déploient dans le discours et ne se réalisent pas dans les faits. C’est ainsi que nos soixantehuitards supposent que leur morale, républicaine ou socialiste, représente pour eux un magistère doctrinal et rien de plus. L’idée de la nécessité du témoignage, tellement essentielle dans une éthique classique portée par le respect de la réalité, n’a aucun sens ici. Les anciens idéologues ignorent ce qu’est le témoignage, puisque leur discours ne s’est jamais réalisé nulle part. Ils ignorent ce que signifie s’engager soimême dans l’acte qui correspond au discours, puisqu’ils ont toujours vécu dans un monde chimérique où l’on attendait seulement que le verbe engendre la réalité, se prenant en quelque sorte pour Dieu le Père. Nous nous trouvons devant les glorieux restes d’une époque révolue. Et le côté bohème, en ce qu’il a de charmant, de fantaisiste et de gai (il est beaucoup plus facile d’être fantaisiste quand on est riche), permet d’atténuer et même d’effacer toutes les turpitudes des an ciennes idéologies – comme lorsqu’on nomme la der nière pensée marxiste une “pensée artiste” : quel don pour ennoblir l’indignité ! Finalement, de la pensée 68 il ne reste qu’une gigantesque habileté communicationnelle : la capacité de se faire encore passer pour des gens bien.

On s’aperçoit pourtant, et pas seulement dans cet exemple mais partout, que c’est toujours la vie qui l’emporte sur la pensée. Lorsqu’on fait le contraire de ce que l’on dit, ce dire est un feu follet, une pantalonnade, une nigauderie, en tout cas quelque chose que nul ne peut prendre au sérieux. C’est pourquoi le peuple citoyen, auquel on ne peut pas faire avaler n’importe quoi, a tendance à ne plus croire ces discours de Tartuffe. C’est pourquoi la gauche a perdu le peuple

Posté par Redekker à 23:55 - - Commentaires [1]
Tags : , , ,


A propos des médecins à diplôme étranger

MelinFN

Communiqué de Presse de Joëlle Mélin, Conseillère politique de Marine Le Pen en matière de Santé du 20/01/2012

Par une loi préparée en catastrophe et votée à l’unanimité au Parlement le 18 janvier, les médecins à diplôme étranger pourront exercer sur notre territoire et dans les hôpitaux français jusqu’en 2016, malgré l’absence d’équivalence à ce jour.

Cela se fait en totale contradiction avec la nécessité de contrôle de leurs qualifications.

Alors même que les jeunes français sont recalés en fin de 1ère année à 13,25/20 de moyenne, au nom d’un numerus clausus inepte, les « médecins » titulaires de diplômes à l’équivalence très approximative, exercent en lieu et place de nos jeunes concitoyens dans nos hôpitaux.

Il apparaît clairement que le numerus clausus est un outil déjà très ancien soutenu par la droite comme par la gauche, de la pénurie artificielle de soignants. Il est ainsi le moteur de l’immigration de personnels de santé qui, de facto, manquent cruellement à leur pays d’origine. Mais le bon Dr Kouchner nous a appris les vertus des « french doctors…… »

Joëlle Melin, Conseillère politique de Marine Le Pen à la Santé, s’insurge contre cette situation ubuesque et discriminatoire, propose la suspension pendant 7 ans au moins, le temps d’un cycle d’études médicales, du numerus clausus et la fermeture parallèle et progressive de la quasi-totalité de la filière des médecins à diplôme étranger.

Posté par Redekker à 23:44 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , , , ,

Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen n°262

Posté par Redekker à 23:39 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , ,

Juste quelques minutes à France Inter...

Cohen_PatrickL'auteur de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici.

Justice au singulier

Par Philippe Bilger le 20/01/2012

C'est presque rien. De la bonne conscience à pincées. Caroline Fourest et son billet. Patrick Cohen (photo), Thomas Legrand. Dominique de Villepin est l'invité. François Morel, à la fin, offre un esprit qui permet de rire sans honte ni vague sentiment d'injustice, d'inéquité.

C'est presque rien. Juste quelques minutes à France Inter où on fait référence au fameux croc de boucher mais où on adore, à sa manière, les crocs de boucher suaves, enrobés, partiaux.

C'est presque rien. Caroline Fourest qui attaque - devinez qui ou quoi ! - le FN et Marine Le Pen parce que l'un et l'autre seraient des procéduriers et assigneraient sans mesure, protesteraient sans cesse alors qu'à l'évidence ils seraient traités comme les autres, ce qui précisément est totalement faux. Elle regrette que Marine Le Pen fasse appel à la justice contre Laurent Ruquier et contre elle-même, même si son livre, paraît-il, est plein d'inexactitudes et d'approximations, s'insurge contre Jean-Luc Mélenchon et Anne-Sophie Lapix célébrée parce qu'elle n'a accompli, avec plus de pugnacité que d'habitude, que son métier. 

Autrement dit, offensée à tort ou à raison, de manière scatologique ou non, Marine Le Pen se voit dépouillée du droit de se défendre en vertu de cette affirmation biaisée selon laquelle elle serait soumise au traitement ordinaire des personnalités politiques. Pour qui de bonne foi examine le paysage médiatique, force est d'admettre que cette assertion est une absurdité. Ce n'est pas parce que Marine Le Pen sait riposter qu'elle doit être naturellement privée de la liberté de ne pas tendre l'autre joue. Comme une guerre avec un adversaire impuissant et sans troupes serait merveilleuse !

On retrouve là ce qui, pour certains, fait le charme intellectuel de Caroline Fourest - une subtile et persévérante mauvaise foi légitimée par le progressisme idéologique - et pour moi me la rend insupportable dans ses interventions : il y a toujours quelque chose d'inéquitable et d'injuste. Et d'applaudi par les médias.

A l'écoute de Caroline Fourest, on sentait, on entendait l'adhésion de Patrick Cohen qui pourtant, quelques secondes après répondait aigrement à un auditeur, à la place de Dominique de Villepin, parce qu'il avait osé mettre en doute la qualité et l'indépendance de France Inter. Ainsi à peine Marine Le Pen fustigée pour ne pas savoir admettre les critiques, la même attitude était adoptée par Patrick Cohen et, à mon sens, aussi légitimement que par elle.

Je continue à apprécier ce journaliste incisif et informé. Une vivacité est quotidiennement offerte aux auditeurs même si - c'est un voeu pieux, j'en ai conscience - je rêverais qu'il sorte un peu de ce corporatisme implicite ou explicite qui le conduit, par une sorte de solidarité facile, à approuver tout ce qui émane de son environnement médiatique. C'est France Inter adorant tout ce qui relève de France Inter et de cette bonne conscience jamais questionnée, à la longue lassante.

Surtout, cet animateur remarquable ayant favorisé un faîte d'audience me semble très caractérisque d'un écartèlement propre au journalisme politique français. Partagé entre le souci d'une pratique professionnelle honnête, compétente et pugnace d'un côté, le culte d'une sensibilité de gauche indispensable et la dénonciation constante d'un fascisme fantasmé de l'autre. Ce tiraillement donne souvent aux journalistes de notre pays cette allure de guingois, cette objectivité tordue, cette subjectivité sans fond véritable. Une rectitude de travers.

Peut-être Patrick Cohen m'en voudra-t-il si on lui signale ce billet. J'espère que non parce qu'il est des réserves qui signifient plus, et plus d'adhésion, que beaucoup de soutiens mécaniques. Rien ne me semble plus important que d'autopsier, dans la vie médiatique, ces rares moments emblématiques de vertus fortes et de dysfonctionnements évidents. Pourquoi se tait-on en général ? Parce qu'on a peur de ne plus être invité, jamais.  C'est l'avantage paradoxal des blogs que de permettre l'expression d'une vérité, qui n'est pas gênée par des lâchetés banales ou de possibles opportunités à ménager.

Ces quelques minutes à France Inter valaient la peine d'être dites. Pourtant, c'était presque rien.

Posté par Redekker à 23:31 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , , ,

L’affaire Uramin, un symbole de l’incompétence du système UMPS !

Areva_logo

FN

Communiqué de Presse de Gaël Nofri, Conseiller Service Public de Marine Le Pen du 20/01/2012

L’affaire Uramin est à la fois l’illustration des dérives de l’Etat mais aussi une véritable affaire d’Etat.

En effet, l’achat par le groupe français Areva de cette société d’exploitation d’Uranium s’avère être une véritable gabegie financière, une gabegie aux conséquences sociales et industrielles lourdes. Achetée en 2007 par Anne Lauvergeon pour la somme astronomique de 2,2 milliards € cette entreprise ne vaut aujourd’hui plus que 400 millions € , soit près de 2 milliards € de pertes !

Ce désastre aurait pu être évité si l’Etat, principal actionnaire de la société Areva, avait tenu compte du premier rapport de l’Agence Participation de l’Etat rendu sur ce dossier qui incitait à la prudence et à la réserve. En effet, la somme engagée est alors colossale au regard de ce qu’est la société Uramin en 2006: un groupe qui affiche 23 millions € de pertes et dont les droits miniers ne font pour alors l’objet d’aucune exploitation.

De même, le ministère des Finances aurait dû s’interroger sur l’aspect autrement spéculatif du prix de l’Uranium en 2007, sur le rapport faisant apparaitre la très faible teneur en Uranium des gisements alors vendus, sur l’aspect peu rentable de leur extraction. Si la société avait été prudente elle aurait adopté la même réaction que l’électricien chinois CGNPC qui a refusé de participer à ce rachat malgré la proposition très intéressante qui lui était faite (prise de participation de 49% pour une livraison de 60% de la production annuelle).

Enfin, comble de tout cela, on ne peut que s’insurger lorsque l’on constate que cette opération, pourtant initiée par une entreprise à capitaux publics, a été réalisée dans un paradis fiscal.

Nous n’oublions pas que cette opération a été menée par Madame Lauvergeon, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée de François Mitterrand, nommée par le ministre socialiste Dominique Strauss Khan; elle a été bien sur maintenue dans celui-ci par Monsieur Chirac pour une rémunération totale de 1,12 million € par an alors même que, dès 2002, la Cour des Comptes avait dénoncé sa gestion calamiteuse. Nous n’oublions pas non plus que Madame Lauvergeon a reçu de son ministre de tutelle, Christine Lagarde, actuellement Secrétaire Général du FMI, le trophée de femme d’entreprise de l’année et s’est vue féliciter par celle-ci pour l’acquisition d’Uramin… ni que l’actuel Président de la République, admiratif de sa clairvoyance, était prêt à la nommer ministre des Finances avant de la désigner à la commission Attali pour la « Libération de la croissance française» !

Si ce dossier illustre parfaitement l’incompétence des dirigeants PS et UMP, il a aussi de graves conséquences tant au plan industriel, fragilisant encore un peu plus un des fleurons de l’industrie française déjà malmené par la situation internationale, qu’au plan social, puisque Areva prévoit aujourd’hui de supprimer quelques 1.500 emplois.

Il faut que la commission d’enquête parlementaire, mise en place sur ce dossier, puisse mener sereinement son enquête, ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui. Il est urgent d’obtenir toute les réponses nécessaires quant à cette affaire et à la gestion d’Areva. Il est primordial que toute la lumière soit faite sur le rôle réel de chacun : le Gouvernement, premier actionnaire d’Areva, ne peut se dédouaner de sa part de responsabilités dans ce désastre.

Posté par Redekker à 23:21 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , , , , ,


In mémoriam

Soldats_tu_s_le_20012012

De nouveau quatre militaires Français sont morts en Afghanistan aujourd'hui et le président de la République -dans son rôle de Chef des armées- leur a rendu hommage tout en affichant sa colère vis-à-vis des autorités afghanes mais cette sortie semble quelque peu surfaite. Il faut se rappeler que les soldats Français sont en Afghanistan depuis 2001 et que c'est uniquement pour faire du "copié-collé" avec les Etats-Unis que Nicolas Sarkozy a décidé d'un retrait prévu en 2014.

Le Président de la République a envoyé en Afghanistan le ministre de la Défense et le Chef des Armées - c'est le moins qu'il pouvait faitre- et à suspendu toutes mission de nos soldats au profit de l'armée afghane. C'était pourtant le fondement de la mission militaire française. Il faudra expliquer longuement aux familles, aux collègues et plus globalement aux citoyens pourquoi continuer à être présents dans ce pays si ce n'est que pour regarder le soleil se lever.

C'est immédiatement qu'il faut ramener nos militaires ici et pas dans deux ans !

Dominique Doudier

Ci-dessous la biographie des quatre militaires décédés :

Âgé de 43 ans, l’adjudant-chef Fabien Willm  s’est engagé en 1986 en tant qu’élève sous-officier, il fut affecté l’année suivante au 93e  régiment d’artillerie de montagne  (93e  RAM) de Varces où il débuta sa carrière comme chef de pièce. Depuis août 2009, il occupait la fonction de technicien supérieur acquisition dans ce même régiment. Il était marié et père d’un enfant.

Âgé de 45 ans, l’adjudant-chef Denis Estin  s’est engagé le 6 novembre 1984 au titre du 35e régiment d’artillerie parachutiste à Tarbes. Le 1er  août 2009, il a été affecté au 93e  régiment d’artillerie de montagne à Varces en qualité d’adjoint à l’officier des systèmes d’information et de communications. Il était marié et père de deux enfants.

Âgé de 34 ans, le sergent-chef Svilen Simeonov  a rejoint les rangs de la Légion étrangère il y a près de 10 ans. Il a effectué sa formation initiale au 4e  régiment étranger de Castelnaudary et choisit d’intégrer le 2e  régiment étranger de génie  de Saint-Christol en 2002. Il était marié et père d’un enfant.

Âgé de 27 ans, le brigadier-chef Geoffrey Baumela  s’est engagé en septembre 2006 comme engagé volontaire de l’armée de Terre au sein du 93e  régiment d’artillerie de montagne en qualité de mécanicien. Il vivait en concubinage et était père d’un enfant.

Source : Armée de Terre

Posté par Redekker à 23:12 - - Commentaires [0]
Tags : , , , ,

L'armée suisse pour protéger l'ambassade

Arm_e_suisse_DRA_1020 minutes.ch

Le Conseil fédéral a confirmé mercredi l'engagement de militaires d'élite à la place des mercenaires de l'entreprise Aegis. Le Parlement devra donner son aval rétroactif.

Le détachement est composé de membres du commandement des forces spéciales de l'armée, soit le détachement de reconnaissance de l'armée 10 (DRA 10) et le détachement spécial de la police militaire (S spéc PM). Il sera opérationnel ces prochains jours, a-t-on appris auprès du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Pour des «raisons de sécurité», les services de Didier Burkhalter refusent de préciser combien de militaires se rendront en Libye. En décembre, le Département de la défense citait le chiffre de vingt soldats au maximum.

Le détachement sera équipé d'armes légères, qui ne pourront être utilisées «qu'en dernier recours et de façon proportionnelle, pour la légitime défense et l'état de nécessité de la représentation et de son personnel».

Un an au plus

L'engagement, placé sous la responsabilité du DFAE, est prévu pour une phase de six mois. Cela correspond à la période prévue pour l'organisation des premières élections nationales libyennes. Au gré de l'évolution de la situation, le Conseil fédéral pourra le prolonger pour six mois de plus «au maximum».

Les soldats suisses ont notamment la tâche de protéger le personnel de l'ambassade et le bâtiment. Ils doivent également conseiller la mission dans l'optimisation des mesures de protection.

La situation s'est stabilisée depuis la fin des combats entre rebelles et loyalistes. Dans la zone où se trouve l'ambassade de Suisse, elle est considérée comme étant relativement tranquille. Mais les représentations étrangères doivent faire face à des risques liés aux tensions et aux conflits entre les milices ainsi qu'à la présence d'un nombre important d'armes au sein de la population, selon le DFAE.

100'000 francs par mois

Le transfert de la protection de l'ambassade aux troupes d'élites de l'armée permettra d'économiser des moyens, selon le DFAE. Les coûts, 600'000 francs pour six mois, seront financés par les Affaires étrangères.

Lors de la réouverture de l'ambassade à Tripoli, à mi-octobre, la Suisse avait fait appel à l'entreprise de sécurité privée Aegis, déjà présente sur place. Cet engagement avait été fortement critiqué, notamment par la commission de politique de sécurité du Conseil des Etats.

Le Parlement se prononcera en mars. La loi prévoit l'approbation, même rétroactive, des Chambres fédérales lorsque la durée d'un engagement militaire à l'étranger dépasse trois semaines.

(ats)

20min.ch le 18/01/2012

Posté par Redekker à 22:47 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , ,

Manifestation islamiste devant le Sénat

Posté par Redekker à 22:26 - - Commentaires [0]
Tags : , , , ,

L'équipe de Marine Le Pen dénonce des pressions sur les maires

Elys_e_2012_logoReuters

Par Chine Labbé, édité par Gérard Bon le 19/01/2012

Paris (Reuters) - L'équipe de Marine Le Pen dénonce les pressions exercées sur les élus qui voudraient parrainer la candidate du Front national en vue de l'élection présidentielle et appelle le gouvernement à sanctuariser le système des parrainages.

La présidente du FN a dépassé à ce jour les 300 promesses de signatures, mais reste loin des 500 requises pour pouvoir se présenter au premier tour du scrutin, le 22 avril, a déclaré jeudi Louis Aliot, le numéro 2 du parti.

"Nous sommes au-dessus de 300 mais nous n'avons pas les 500", a-t-il dit à Reuters.

Des élus de l'UMP mais aussi du PS dénoncent une mise en scène de Marine Le Pen pour se poser en victime.

"On assiste systématiquement à la même mise en scène: le Front national, sa pièce préférée, c'est la victimisation. On sait très bien qu'il aura ses 500 signatures comme à chaque fois depuis 1988", a déclaré Jean-Pierre Bel, président socialiste du Sénat, lors de ses voeux à la presse.

Christian Jacob, président du groupe UMP de l'Assemblée, voit dans les cris d'alarme de Marine Le Pen "un moyen de communication".

"A chaque élection présidentielle, le Front national nous fait le même chantage et, de toute façon, les 500 signatures, ils les ont toujours eues. C'est à chaque fois le même numéro", a-t-il dit mercredi aux journalistes.

Louis Aliot assure que la situation est sérieuse et impute les problèmes dans la collecte des signatures d'élus au dispositif prévoyant la diffusion publique des listes des parrains et aux pressions exercées contre les élus.

De nombreux maires ayant parrainé le FN en 2002 ou 2007 refusent aujourd'hui de donner leur signature au parti d'extrême droite, révèle jeudi Mediapart.

Seuls 16 des cinquante élus interviewés par le site d'informations se disent prêts à parrainer le Front national cette année, se plaignant d'avoir été victimes de "remarques", de "menaces de mort", de "représailles", ou encore "d'insultes" de la part d'élus de gauche.

"Il est quand même inadmissible, dans une démocratie comme la nôtre, que des élus de la République soient menacés sans que les autres autorités publiques, président de la République, Premier ministre, président de l'Assemblée, ne condamnent cette chose-là et ne disent publiquement que Marine Le Pen avec plus de 20% des voix devrait être candidate", dit Louis Aliot.

Selon le vice-président du FN, les maires ont été "sensibles" aux déclarations du candidat du Nouveau Centre, Hervé Morin, et du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, jugeant indispensable la présence de Marine Le Pen au premier tour.

"Mais ce n'est pas assez. Il faut une condamnation claire, nette, précise de toutes les pressions qui peuvent s'exercer sur les maires", insiste-t-il.

"Toute personne qui émettrait des réserves ou qui ferait pression sur ces maires devrait être poursuivie dans les tribunaux par les pouvoirs publics."

Marine Le Pen réclame l'anonymat pour les élus qui parrainent les candidats à la présidentielle, et dont la publication des noms au Journal officiel est prévue par la loi depuis 1976. Une demande rejetée par le Premier ministre, François Fillon, en novembre.

La présidente du FN a depuis déposé un recours devant le Conseil d'Etat et une question prioritaire de constitutionnalité.

A l'exception de 1981, où il n'a pas pu se présenter, Jean-Marie Le Pen a toujours fini par décrocher les fameux parrainages. Mais le politologue Stéphane Rozès estimait récemment que les difficultés rencontrées par le FN n'étaient peut-être pas, cette fois-ci, pure communication de la part du parti d'extrême droite.

Louis Aliot appelle donc à "sanctuariser" le système des parrainages qui est selon lui "un choix neutre, totalement indépendant d'un soutien politique".

"Il faut en quelque sorte sanctuariser cette présentation pour la mettre à l'abri des pressions politiques", dit-il.

Pour Louis Aliot, le phénomène dépasse le Front national, et concerne d'autres candidats à la présidentielle, parmi lesquels la présidente du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin, ou encore le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.

Posté par Redekker à 22:22 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , ,

CGT et MEDEF réunis contre Marine Le Pen

Parisot_ThibautFN infos

Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, porte-parole de la campagne de Marine Le Pen du 20/01/2012

La CGT se trompe d’époque et de combat. Au lieu de reprendre sa ritournelle archaïque et figée sur la lutte des classes, elle ferait mieux de s’interroger sur les raisons qui ont conduit Laurence Parisot à écrire un pamphlet contre Marine Le Pen. Le Medef, lui, sait reconnaître ses véritables adversaires.

Le 19 janvier, Bernard Thibault s’en est pris, dans un colloque de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, à Marine Le Pen, déformant son projet présidentiel pour mieux lui faire un procès d’intention. Nous ne sommes plus dans les années Trente du siècle dernier.  Aujourd’hui, les menaces qui pèsent sur les salaires et la protection sociale sont à la fois internes et externes. Les premières se manifestent par cette immigration massive que souhaitent les grandes entreprises pour leur servir d’armée de réserve contre les revendications légitimes des salariés. Les secondes ne peuvent être contrées que par un protectionnisme intelligent et ciblé aux frontières nationales.

En réalité, les ouvriers et les couches populaires se détournent de plus en plus de cette gauche politique ou syndicale qui, au-delà des discours, finit toujours par apporter son soutien à un parti socialiste européiste et mondialiste. Alors, Bernard Thibault et tous les petits rentiers du syndicalisme institutionnel s’inquiètent pour leur confort bureaucratique. Mais le peuple français, lui, souffre du chômage et de la désindustrialisation. Seul le projet présidentiel chiffré de Marine Le Pen permettra d’inverser cette évolution néfaste. Et les électeurs le comprennent de mieux en mieux.

Posté par Redekker à 22:13 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , , , ,


  1  2  3