Visite de Maurice Leroy dans la ZUP de Nîmes : Une provocation !
Pronostic, mon beau pronostic, dis-moi qui est…
Par Philippe Randa le 22/01/2012
« Quelle que soit la sottise des pronostics, la réalité la dépassera »
(Natalie Clifford Barney).
Marine Le Pen vs François Bayrou au second tour de l’élection présidentielle 2012 ! Pourquoi pas !
Ce fut le grand titre politique de la semaine, pour ceux que la fermeture du site Megaupload.com, plateforme emblématique et controversée du téléchargement direct sur Internet, accusé de violation des droits d'auteur, ne concernent pas ou encore pour ceux qui trouvent que l’Afghanistan est trop loin pour s’apitoyer sur la mort de quatre nouveaux soldats français, tués par un Taliban infiltré dans les rangs de l’armée régulières du pays.
Le Pen-Bayrou qualifié au nez et à la barbe du fade champion socialiste et de l’actuel président qui ne s’est toujours pas déclaré, mais qui en surprendrait plus d’un s’il ne le faisait pas… À moins d’un effet de surprise de la majorité parlementaire, présentant au dernier moment un François Fillon ou un Alain Jupé pour surprendre le monde électoral. Rien ne vaut l’effet de surprise, dit-on… Une telle hypothèse serait en tout cas une sacrée aubaine pour les médias qui trouveraient là de quoi alimenter leurs colonnes et booster leur audimat au moins une dizaine de jours durant… Ce n’est pas rien, si on y songe, dix jours à pouvoir tenir en haleine lecteurs ou auditeurs ; à rebattre les cartes sondagières pour de nouveaux pronostics sous un angle qui n’a quasiment pas été envisagé jusqu’alors… Et dix jours durant lesquels le candidat de cette droite parlementaire tiendrait le haut du pavé médiatique. On ne parlerait que de lui, de sa vie et de son œuvre, pas forcément de son projet (pourquoi faire !)… et si, finalement, ce “coup de génie politique” devait s’avérer un “coup de nigaud pour rien”, soit une défaite à la clé de ce champion de dernière minute, beaucoup assurerait : « Ah ! Si Nicolas Sarkozy s’était présenté, ce ne serait pas arrivé… », ce qui ouvrirait à ce dernier d’alléchantes perspectives pour 2017…
Mais n’extrapolons pas davantage dans la fiction politique pour un « job de dans cinq ans » et revenons à la question de la semaine : « Et si c’était eux ? » comme l’a titré l’hebdomadaire L’Express(1) dans une importante campagne d’affichage en kiosque.
Marine Le Pen et François Bayrou, donc… Pas impossible au vu de la médiocrité (euphémisme !) de la campagne de François Hollande et au vu du bilan désastreux (si, tout de même !) de l’actuel locataire de l’Élysée.
Si François Hollande est toujours en tête dans les sondages, qu’il le reste même assez nettement, il ne le doit à l’évidence ni aux mérites de sa campagne, ni à la profondeur de son programme dont tout à chacun peine à saisir la substantifique moelle. Il reste en tête de la course pour la seule raison qu’il pourrait battre plus sûrement qu’un autre Nicolas Sarkozy. Son éventuelle victoire pour cette unique raison n’aurait d’ailleurs rien d’exceptionnel : en 1981, c’est parce que les électeurs ne voulaient plus de Valéry Giscard d’Estaing qu’ils votèrent François Mitterrand ; en 1988, ils réélirent celui-ci pour ne pas avoir Jacques Chirac qui n’accèdera à la Fonction Suprême, lui, qu’en 1995 parce que les mêmes Français en avaient ras la casquette électorale de la gauche et qui sera réélu en 2002 parce que Jean-Marie Le Pen, non ! Bien sûr ! Quand même ! Évidemment !
2007, en revanche, fut peut-être l’une des rares élections où les électeurs furent sensibles au programme du candidat Nicolas Sarkozy et à l’espoir de changement qu’il laissait espérer. Qu’on soit traditionnellement de gauche ou de droite… Cinq ans après, leurs cornes de cocus sont bien lourdes… Si, si ! Bien sûr ! Quand même ! Évidemment !
Pour toutes ces raisons, l’hypothèse Marine Le Pen vs François Bayrou peut alors s’envisager plus sérieusement qu’un simple « coup » médiatique de L’Express pour faire grimper ses ventes : ce serait l’espoir d’un changement véritable, cette fois, soit la fin de l’éternel choix « droite ou gauche ? », « gauche ou droite ? », « droiche ou gaute ? »
Imaginons un instant que cette idée fort séduisante fasse son bonhomme de chemin électoral durant les moins de 90 jours qui restent avant le premier tour de l’élection présidentielle ? Les Français pourraient ainsi donner, pour la première fois sans doute, un véritable avertissement à la classe politique française en retoquant les deux champions imposés… et, selon toute probabilité, éliraient à la tête de l’État quinze jours plus tard un Béarnais particulièrement tenace… Peu de risque alors que leur révolte électorale débouche sur le moindre bain de sang… Et qui pourrait honnêtement assurer qu’un François Bayrou président de la France serait plus « grave » qu’un François Hollande, un Nicolas Sarkozy ou un Fillon/Juppé ?
Hélas, il n’y aurait guère de monde non plus pour assurer que ce serait mieux.
Note
(1) N°3159, semaine du 18 au 24 janvier 2012.
Droit au casse PIP
Par Diane Fischer le 22/01/2012
PIP : Poly implant prothese.
Ma maman m’a toujours dit : « mieux une jolie petite paires d’abricots bien à toi qu’une grosse paire de melons en plastock ». A croire qu’elle avait encore raison…
Par où commencer ? Passer sur le billard pour une paire de gros nibards c’est tout simplement nul. Non passer sur le billard et dépenser 4000 euros pour une paire de gros nibards ça rime à quoi ? Non, pardon, passer sur le billard , dépenser 4000 euros et se retrouver avec une paire de prothèses contenant un additif pour carburants ( le Baysilone), ainsi que du Silopren et du Rhodorsil, utilisés dans l’industrie du caoutchouc fallait-il s’y attendre ? Oui, en partie. En réalité, les produits provenaient d’entreprises de composants industriels et chimiques qui n’avaient jamais été testés cliniquement pour leur éventuelle nocivité sur l’organisme. Cela dit, les femmes ayant eu recours à la pose de ces prothèses n’étaient pas censées le savoir, c’est un fait.
Donc deux coups de gueule : le premier contre tous ces produits soi-disant inoffensifs ou réputés bon pour la santé qui ne sont en réalité que du poison. Ces produits bien souvent peu ou pas contrôlés envahissent de plus en plus nos hôpitaux, des médecins de mèche avec de grands laboratoires pharmaceutiques jouent avec la santé de leurs patients. De plus, il est à noter que les ratés de la chirurgie esthétique se multiplient en même temps que sa pratique se banalise. Des femmes mal informées se retrouvent bien souvent face à des médecins peu scrupuleux, les résultats en sont désastreux.
Le deuxième coup de gueule contre tous ces artifices. C’est moche, bien souvent on ne voit que ça et surtout ça n’est pas nous. Et comme ce qui va sans dire va encore mieux en le disant : n’oublions pas mesdames, que les canons de beauté du 21ième siècle sont dictés respectivement par des homosexuels en quête perpétuelle d’androgynie, ou par des fans de porno avec des actrices hongroises de 19 ans.
N’oubliez pas non plus que même de sublimes actrices sont aidées par le dieu Photoshop. Simplement restons belles, rebelles… et naturelles.
Proclamation du Jihad devant le Sénat le 18 janvier 2012
Révélations : DSK m'a réclamé 5 millions de francs
Par Nathalie Gillot le 18/01/2012
Marcel Campion avait sollicité de l’homme politique un coup de main pour reprendre un parc de loisirs. Mais l’affaire ne s’est pas faite...
Marcel Campion aime la castagne. Attablé dans sa guinguette éphémère érigée sur les Champs-Élysées derrière ses stands du marché de Noël, l’entrepreneur forain a décidé de balancer. Lui qui a été soupçonné si souvent de brasser de l’argent occulte accuse aujourd’hui DSK d’avoir voulu lui soutirer du cash. En dépit de quarante ans d’une carrière marquée par de nombreux coups d’éclat – une fête foraine dans le jardin des Tuileries, une grande roue place de la Concorde –, le patron des foires parisiennes est toujours considéré comme « infréquentable » par la classe politique. L’homme en souffre. De quoi aiguiser son envie d’en découdre avec, pourquoi pas, DSK.
VSD. Que s’est-il exactement passé entre Dominique Strauss-Kahn et vous ?
Marcel Campion. En 1990 (le 26 avril, NDLR), le tribunal de commerce de Paris avait accepté notre offre de reprise de Mirapolis, un parc ouvert trois ans plus tôt et qui se trouvait en faillite, le principal investisseur ne voulant plus continuer. Mes associés et moi étions très satisfaits de cette décision mais, peu de temps après, l’État a fait appel. Me Gérard Schulman, l’un des mes avocats, m’a fait part de son inquiétude. « Là, ça devient politique. Je vais appeler un ami avocat, proche du PS, qui les connaît bien », m’a-t-il dit. C’est comme ça que j’ai été mis en contact avec Me Francis Terquem. Celui-ci a organisé deux rendez-vous : le premier avec Alain Richard [autre élu PS du Val-d’Oise, NDLR], dans son bureau de l’Assemblée nationale, qui nous a opposé une fin de non-recevoir ; le second au Fouquet’s avec Dominique Strauss-Kahn. Je lui ai expliqué que, durant deux ans, mes associés et moi avions déjà relancé le parc de Mirapolis en y installant nos manèges et que nous, petits artisans, voulions continuer à défendre les emplois. Strauss-Kahn m’a coupé tout de suite. Le bla-bla, ça ne l’intéressait pas. Il m’a répondu : « J’interviens, mais pas pour rien. » Et il a levé la main en me montrant ses cinq doigts. J’ai dit : « Quoi ? Vous voulez 50 000 francs ? » « Non, 5 millions. » Voilà ce qu’il m’a répondu. J’étais estomaqué. Je lui ai dit : « Monsieur, vous allez un peu loin. » C’était une somme énorme. Pour 50 000 francs, peut-être qu’on aurait accepté. Mais là, c’était beaucoup trop d’oseille. Ce n’est pas moi qui ai proposé de l’argent et Me Terquem ne m’a pas amené à lui en me disant que DSK allait m’en demander !
VSD. Était-ce la première fois que vous vous retrouviez dans cette situation ?
M. C. C’est la seule fois où on m’a parlé d’argent. À une époque, je travaillais beaucoup avec les villes communistes. Bon, en contrepartie, fallait juste qu’on vende des places de la fête de l’Humanité. Dans des meetings de chiraquiens, ça m’est arrivé de prêter des barbes à papa. Mais une histoire comme celle-là, je n’en avais jamais vu. J’ai été choqué, à l’époque. J’avais ma vérité à moi : j’étais content d’avoir sauvé le truc ; on avait géré Mirapolis durant deux ans et on avait redressé la barque. Je pensais que, en m’adressant à un politique de haut niveau, il allait défendre l’emploi. Je n’ai pas donné suite à la proposition de Strauss-Kahn. Je me suis heurté à une volonté délibérée de laisser l’affaire péricliter. Les politiques se sont arrangés pour que la boutique ferme. Moi, j’ai eu immédiatement un contrôle fiscal. J’ai voulu affronter le système mais j’ai fini par abandonner. (En appel, après négociations entre les parties, c’est l’offre de reprise concurrente à celle de Marcel Campion qui sera finalement acceptée puis le parc de Mirapolis fermera définitivement ses portes en 1992, NDLR).
Lire l'interview intégral dans VSD n°1795 (du 19 au 25 janvier 2012)
Yannick Noah au Bourget, une double faute de François Hollande ?
Par Philippe David le 22/01/2012
Dès samedi les médias relayaient la nouvelle tandis que les réseaux sociaux grouillaient d’impatience à ce qui allait se passer ce dimanche au Bourget : Yannick Noah serait aux côtés de François Hollande pour son premier grand meeting de campagne
Yannick Noah…Personne n’a oublié son service gagnant contre Wilander lors de sa victoire à Roland Garros en 1983 ou ses capitanats vainqueurs en Coupe Davis. Beaucoup ont oublié sa promesse non tenue de 2005 lorsqu’il déclarait : « Si Sarkozy passe, je me casse ». Noah est pourtant resté, certainement pour faire acte de « résistance », pas celle du plateau des Glières ou du Vercors, celle des plateaux de télévision et du café de Flore.
Ainsi donc vont cohabiter sur la même scène François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle et la « personnalité préférée des français ».
François Hollande, « l’homme qui n’aime pas les riches » qui gagnent plus de « 4000€ par mois » va donc être aux côtés du chanteur français la mieux payé qui a gagné 3 800 000€ en 2010 comme le révèle le magazine « Challenges » ce qui fait 10 410€ par jour…
Inutile de dire que soit Yannick Noah a un côté masochiste pour aller aux côtés d’une personne qui ne peut que le haïr vu ses revenus 80 fois plus élevés que « ceux qu’il n’aime pas en tant que riches », soit François Hollande prenait les français pour des imbéciles en affirmant cela sur un plateau de télévision. On peut légitimement penser que la seconde hypothèse est largement avérée, François Hollande gagnant largement plus de 4000€ nets par mois avec tous les mandats et fonctions qu’il cumule.
Ceci est d’autant plus surprenant que la gauche en général et le Parti Socialiste en particulier n’ont jamais de mots assez durs pour les exilés fiscaux alors que Noah fût longtemps exilé fiscal en Suisse, notamment lorsqu’il était tennisman professionnel (chose partagée par la quasi-totalité des tennismen et tenniswomen professionnels français).
Ainsi pour l’exil fiscal de Johnny Hallyday, François Hollande avait critiqué le choix du chanteur et affirmé « qu’un républicain doit payer ses impôts dans son pays ». On attend donc avec impatience la même leçon de morale à Yannick Noah qui pourrait, vu l’état des finances du pays, faire un geste en rattrapage de toutes ses années d’exil fiscal.
Inutile de dire que nous n’aurons ni le « rappel à l’ordre républicain » de François Hollande ni le chèque estampillé « Trésor public » de Yannick Noah mais ce duo contre nature montre à quel point tant de choses sonnent faux dans la campagne de François Hollande.
Ce n’est pas avec des people milliardaires et exilés fiscaux que la gauche regagnera les votes populaires, fût ce en tenant meeting au Bourget.
Cette erreur risque de coûter cher à François Hollande. Yannick Noah pourra lui confirmer qu’au tennis on appelle ça une double faute et que ses adversaires pourraient en profiter pour faire le break…
Marine Le Pen à Bordeaux en protectrice des Français
Après une introduction très offensive de Jacques Colombier, secrétaire régional du mouvement, la candidate du Front national à l’élection présidentielle a développé les grandes lignes de son programme, mettant en avant la notion de « bouclier patriotique », instrument phare de la politique économique qu’elle propose aux français.
Celle-ci a renvoyé dos à dos le Parti socialiste et l’UMP, responsables de l’état catastrophique de la France : « cette succession de gouvernements de droite et de gauche depuis une trentaine d’années n’est qu’un métronome hypnotique, droite, gauche, droite, gauche qui vise à détourner les Français d’une véritable alternance ».
Protectionnisme raisonné, sortie de l’euro, nouvelle politique agricole, arrêt de l’immigration, les solutions proposées par la candidate ont déclenché l’enthousiasme des personnes présentes qui, devant l’affluence, ont du être réparties dans plusieurs salles.
La présidente du Front national s’est enfin attaqué de manière très dure au système libre échangiste qui entraine une « concurrence insupportable et inhumaine ». « On ne peut pas tolérer un système qui fabrique des chômeurs chez nous et des esclaves là-bas », s’est indignée Marine Le Pen, plaidant pour la sauvegarde de notre civilisation.
Source : info-bordeaux.fr
http://fninfos.fr/ le 22/01/2012
Réactions de Marine Le Pen au discours de François Hollande
Costa Concordia : un naufrage symbolique
Par Michel Geoffroy le 20/01/2012
Le naufrage du Costa Concordia est survenu le jour même, où l’Europe était sévèrement sanctionnée par la dégradation de la note de neuf de ses pays par l’agence Standard & Poor’s. Coïncidence tragique ou signe prémonitoire? Michel Geoffroy parle de « naufrage symbolique ».
Polémia
Les anciens Romains croyaient aux présages. Le naufrage inattendu du navire de croisière Costa Concordia dans la nuit du vendredi 13 janvier n’en est-il pas un ?
Disneyland flottant
Que sont ces bateaux de « croisière » sinon de gigantesques casinos flottants, symboles de la démesure et du bling-bling contemporains ?
Le Costa Concordia était une sorte d’autobus à 15 ponts qui faisait le tour de la Méditerranée. Une croisière à l’américaine : à bord, on bronze, on mange, on boit, on s’amuse et surtout on dépense son argent 24 heures sur 24. Car il faut rentabiliser au maximum l’investissement ! C’est pour cette raison que ces bateaux sont devenus de véritables villes flottantes : plus les passagers sont nombreux, plus grands sont les profits ! Les passagers se comptent désormais par milliers à bord de ces Disneyland flottants.
Quand les passagers débarquent quelque part, c’est pour visiter en troupeau les curiosités locales ; pour ne pas se perdre dans la foule, chaque croisiériste porte d’ailleurs un badge de couleur, en fonction de sa « bordée ». C’est l’âge de la « culture » de masse et du divertissement standardisé et programmé ! Adieu le charme des navires d’antan : place au commerce.
Dans ces gigantesques bateaux tout est automatique, tout est informatisé, tout est tracé par GPS. Un chef-d’œuvre de technique et de sécurité !
Le Titanic était aussi un chef d’œuvre de technologie pour l’époque : mais il a coulé tragiquement en 1912, d’une façon imprévisible. Et avec lui la Belle Epoque, qui va bientôt disparaître dans les tranchées de la Grande Guerre et dans la révolution bolchevique de 1917.
Le naufrage du Costa Concordia n’est-il pas, lui aussi, symbole de celui d’une époque ?
Le naufrage du meilleur des mondes
Le Costa Concordia était à l’image de la société occidentale contemporaine : un « meilleur des mondes » pour ceux qui peuvent payer, tout plein d’illuminations et de strass.
Mais au premier choc tout ce paysage à la Potemkine s’effondre et le capitaine disparaît.
Le choc provient de quelques rochers qui ne figuraient pas sur les cartes. Pas de chance : le pilote automatique était débranché. Adieu la sécurité technologique ! Et puis le commandant semble avoir voulu passer trop près de la côte. Car dans le meilleur des mondes, les hommes ne réagissent jamais comme les experts l’avaient planifié…
Le commandant aurait quitté prématurément le navire au mépris de toutes règles et traditions. Les traditions maritimes se perdent !
Mais faut-il vraiment parler de commandant au cas d’espèce ? Le mot hôtelier serait sans doute plus approprié, car ces « bateaux » sont en réalité des hôtels flottants, avec des centaines de cabines climatisées, dotées de minibars et de télévisions par satellite, et de nombreux restaurants. Ah oui, bien sûr, il y a la télévision dans les cabines : vous ne voudriez tout de même pas que les « croisiéristes » profitent de la croisière pour lire ou pour regarder la mer !
Le cosmopolitisme à l’œuvre
Le Costa Concordia était aussi une ville cosmopolite : outre les passagers, le millier d’hommes d’équipage étaientt de 40 nationalités différentes. Comme en Seine-Saint-Denis ! Sans doute un bon moyen de diminuer les charges salariales pour les armateurs, qui sont les vrais bénéficiaires du système. Mais, hélas, les rescapés disent que ces marins – dont beaucoup étaient asiatiques – ne parlaient ni italien ni anglais. Dans cette Tour de Babel flottante on ne se comprenait pas !
Ce n’était pas trop grave quand il s’agissait de verser des cocktails ou de faire les chambres. C’est devenu un problème quand il a fallu manœuvrer dans un navire en perdition, utiliser les chaloupes ou rassurer les passagers gagnés par la panique. Comme quoi la « diversité » n’est pas un avantage, ni en mer ni à terre.
La chute
Tout le monde a vu les images de ce navire échoué, couché sur le flanc.
Quelle triste représentation de l’effondrement proche d’une société réduite au spectacle, aux loisirs et au culte du Veau d’or ! Quel triste spectacle que cette mosaïque d’hommes et de femmes, agglutinés les uns aux autres, dans leurs gilets de sauvetage réglementaires, mais qui ne se comprennent plus et qui découvrent que leur « paradis » devient un enfer liquide ! Mais les armateurs, eux, ne s’estiment pas responsables du désastre. Ils sont bien au chaud et au sec. Vraiment cette situation ne vous rappelle rien ?
Les Européens sont comme les passagers du Costa Concordia si mal nommé : ils attendent qu’un vrai commandant se préoccupe enfin de les mener à bon port, plutôt que de s’occuper des profits des commanditaires.
Adrian Amstutz présidera le groupe parlementaire UDC
Le conseiller national bernois Adrian Amstutz, 58 ans, sera dès dimanche le nouveau président du groupe parlementaire UDC.Ce représentant de la droite dure a été élu samedi au 4e tour de scrutin avec 28 voix, contre 23 pour Luzi Stamm (AG). Il succède à Caspar Baader (BL).
L’élection pour la première moitié de la législature (2012-2013) par les 62 membres du groupe parlementaire «n’était pas un exercice alibi. La discussion a été intense et bonne», a déclaré Adrian Amstutz devant les médias à Berne. «Si j’avais été élu à l’unanimité, ça aurait été un mauvais signal», contraire à la démocratie.
Le conseiller national n’a pas souhaité présenter un programme pour les deux ans à venir. «Vous me jugerez sur mon travail». Le point fort de la session parlementaire de ce printemps sera la discussion sur la Banque nationale suisse (BNS), a-t-il toutefois lâché. Et de citer aussi les questions énergétiques, migratoires et les assurances sociales.
Après avoir passé dix ans à la tête du groupe, Caspar Baader, également partisan de la ligne blochérienne, a symboliquement passé le témoin à son successeur. «Tu devras être à la fois un coureur de marathon, d’obstacles et de relais», a-t-il dit à Adrian Amstutz.
Mauvaise maîtrise du français
Luzi Stamm a affirmé qu’il n’était absolument pas déçu. L’élection d’Adrian Amstutz est «excellente». Comme lui-même, le Bernois est «un politicien fidèle à la ligne de l’UDC», a dit l’Argovien. Seul son style et son rapport à la Suisse romande et au Tessin le différencient du nouveau président du groupe, a ajouté Luzi Stamm.
Alors que Caspar Baader s’exprimait correctement en français, le Bernois rechigne à parler dans la langue de Molière.
Outre Luzi Stamm, Pirmin Schwander (SZ) et Jürg Stahl (ZH) briguaient la présidence du groupe. Les élus qui ont critiqué les cadres du parti après la défaite de l’UDC aux élections fédérales, l’affaire de l’ex-candidat au Conseil fédéral Bruno Zuppiger et la stratégie lors du renouvellement du gouvernement n’étaient pas en lice.
Pas de division
«On ne peut pas parler de division» au sein du parti, a estimé Adrian Amstutz. Les élus sont d’accord sur 99% des thèmes et tout le monde peut s’exprimer ouvertement, selon lui. Le Bernois entend encourager cette discussion.
Adrian Amstutz a accédé au Conseil national en 2003 et siège à la vice-présidence du parti suisse depuis 2008. En mars dernier, l’entrepreneur de Sigriswil et président central de l’Association suisse des transports routiers (ASTAG) avait été élu au Conseil des Etats lors d’une élection complémentaire. Mais ce succès a été de courte durée puisqu’il a été battu en novembre par le socialiste Hans Stöckli.
Guy Parmelin vice-président
Le groupe parlementaire a aussi élu samedi quatre vice-présidents pour la première moitié de la législature (2012-2013). Seul romand, le Vaudois Guy Parmelin succède à Jean-François Rime (FR). Natalie Rickli (ZH) et Peter Spuhler (TG) remplacent Bruno Zuppiger (ZH) et Hansruedi Wandfluh (BE), qui ne se représentaient pas. La sortante Yvette Estermann (LU) est reconduite. Tous les âges, les régions et les langues sont représentés, s’est réjoui Caspar Baader.
Les élus ont par ailleurs décidé que le président du groupe du Conseil des Etats, actuellement Alex Kuprecht, sera à l’avenir aussi vice-président du groupe UDC. Le règlement sera modifié en ce sens.
Le groupe a aussi désigné pour les années 2012/2013 les sept membres de son comité. La genevoise Céline Amaudruz, le Bernois Albert Rösti, le Zurichois Jürg Stahl et le Soleurois Walter Wobmann rejoignent les sortants Sylvia Flückiger (AG), Pirmin Schwander et Luzi Stamm.
(ATS/Newsnet)
tdg.ch le 21/01/2012








