Nicolas Sarkozy devrait annoncer une hausse de la TVA de 19,6% à 21,2%
Par Nathanaël Charbonnier le 28/01/2012
C’est ce qui s’appelle couper la poire en deux. On attendait l’annonce de l’augmentation de la TVA, mais l’on pensait qu’elle s’élèverait à plus de 2%. Certains avaient même avancé l’idée que cette augmentation pourrait atteindre les 2,5%. Mais finalement, c’est une "mini augmentation" qui devrait être décidé si l’on en croit les fuites qui se sont déroulées tout au long de cette journée de samedi. Avec une hausse de 1,6%, la nouvelle TVA en France serait de 21,2% contre 19,6 actuellement. Pour le gouvernement, l’ objectif de cette hausse est de "faire baisser le coût du travail tout en préservant le pouvoir d’achat".
Des incertitudes demeurent
Pour l’instant, il s’agit encore de supposition puisque l’annonce officielle de cette mesure devrait être faite ce dimanche par Nicolas Sarkozy. Le président de la République doit s’exprimer à la télévision entre 20 heures et 21 heures. Cela dit, si le principe de l’augmentation de la TVA est acquis, des incertitudes planent toujours concernant l’étendue de son application. La question est de savoir par exemple si les taux réduits à 7% et à 5,5% seront concernés. Autre incertitude, elle concerne l'augmentation de la CSG. Elle pourrait être également envisagée, mais elle ne concernerait que le capital et non les salaires.
Une décision critiquée avant même son annonce
Pour le candidat socialiste, François Hollande, cette hausse constitue "un mauvais principe". Il estime également qu’il s’agit d’un "mauvais instrument qui est tout à fait inopportun". Les économistes ne semblent pas plus séduits que les politiques par cette possible augmentation. Marc Touati de l’Assya Compagnie financière estime que "cette augmentation va mécaniquement peser sur la consommation qui est déjà extrêmement faible et donc aggraver la récession". Enfin, et ce n'est pas une surprise, la mesure ne semble pas ravir non plus les syndicats qui ont déjà trouvé un nom pour cette nouvelle TVA. Pour eux, il ne s’agit pas d’une TVA sociale que le président de la République veut mettre en place, mais d’une "TVA antisociale".La bataille ne fait que commencer.

