A gauche, rien de nouveau…
Communiqué de presse de Frédéric Boccaletti, Conseiller régional de PACA, Secrétaire départemental du FN Var, Candidat aux élections législatives – 7ème circonscription du Vardu 02/02/2012
La cité Berthe de La Seyne contribue à remplir une nouvelle fois la rubrique « faits divers ».
Après le violent braquage d’un commerce la semaine passée, voici que ce quartier est le théâtre d’une saisie de cannabis par les forces de l’ordre…
François Hollande, n’avait-il pas déclaré, lors de sa toute récente venue en cette commune, que la « cité Berthe était exemplaire » ?
Cette prétendue exemplarité d’un quartier sensible, revue au prisme déformant du laxisme de gauche, est révélatrice du souhait de François Hollande de laisser perdurer cette détestable situation.
Digne héritier idéologique de François Mitterrand, le candidat socialiste propose des idées réchauffées de ce président des lointaines années quatre-vingt…
Le Front National juge inacceptable que les familles modestes soient confrontées chaque jour à la pire des insécurités. Ainsi que le préconise Marine Le Pen, la tolérance zéro devra être appliquée dans toute sa rigueur afin que chacun puisse vivre en toute sérénité.
Scientologie : la condamnation pour escroquerie confirmée
Les deux principales structures françaises de l'Église de scientologie ont vu jeudi leur condamnation pour "escroquerie en bande organisée" confirmée, une décision de cour d'appel qui constitue une "première" dans l'Hexagone. La justice a confirmé les amendes respectives de 400 000 et 200 000 euros infligées aux deux structures parisiennes, le Celebrity Centre et sa librairie SEL.
La cour d'appel de Paris a en outre confirmé ou alourdi les peines prononcées en 2009 à l'encontre de cinq scientologues. La plus faible (10 000 euros d'amende) a été infligée à Aline Fabre pour "exercice illégal de la pharmacie". Alain Rosenberg, "dirigeant de fait" de la Scientologie parisienne, et Sabine Jacquart, une ancienne présidente du Celebrity Centre, reconnus coupables d'escroquerie en bande organisée, ont écopé chacun de deux ans de prison avec sursis et 30 000 euros d'amende. Cet arrêt devra en outre être diffusé largement, dans cinq grands quotidiens.
"C'est une décision historique", s'est réjoui Me Olivier Morice. L'Unadfi, l'association de lutte contre les dérives sectaires que défend l'avocat, a vu sa constitution de partie civile de nouveau rejetée. "C'est la première fois en France que la Scientologie est condamnée en tant que personne morale pour escroquerie en bande organisée", a-t-il dit, parlant de "très bonne nouvelle pour ceux qui luttent contre les sectes" et de "défaite sévère de l'Église de scientologie". "Je pense que nous sommes au début d'autres décisions marquantes contre la Scientologie, qui pourraient entraîner une interdiction, voire une dissolution", a ajouté Me Morice.
"Objectif uniquement financier"
"Cette décision était attendue par de nombreux pays qui luttent contre les dérives sectaires", a-t-il dit, citant l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, l'Australie et les États-Unis. À l'extérieur de la salle, trois personnes se présentant comme des hackers informatiques membres des "Anonymous", dont l'un portant leur masque noir et blanc, ont également salué la décision. "La France est le berceau de la laïcité. C'est une décision historique", s'est félicité l'un d'eux, à visage découvert. Les prévenus et leurs avocats, qui avaient quitté le procès au bout de deux semaines après le rejet de tous les points de procédure qu'ils avaient soulevés, n'ont pas assisté à la lecture de l'arrêt.
Dans un communiqué, le Celebrity Centre a qualifié la décision de "totalement faussée et inéquitable", affirmant qu'"elle est le résultat d'une sorte de procès fantôme, où de nombreuses irrégularités et violations des droits fondamentaux des scientologues se sont succédé". L'association a annoncé qu'elle allait "immédiatement" se pourvoir en cassation. La justice reproche aux prévenus d'avoir profité de la vulnérabilité d'anciens adeptes pour leur soutirer de fortes sommes d'argent.
Le test de personnalité qui leur a été proposé pour les attirer "ne présente aucune valeur scientifique", écrit la cour dans son arrêt. Les prestations proposées à ces personnes à la suite de leurs tests, interprétés par la Scientologie comme "extrêmement négatifs", s'inscrivaient dans "un objectif uniquement financier", et les sommes qui leur étaient demandées étaient "sans commune mesure" avec leurs ressources. Classé parmi les sectes dans plusieurs rapports parlementaires français, le mouvement fondé en 1954 par l'écrivain américain de science-fiction Ron Hubbard est considéré comme une religion aux États-Unis et dans quelques pays européens. Il revendique plus de 10 millions d'adeptes dans le monde et 45 000 dans l'Hexagone.
lepoint.fr le 02/02/2012
Le mal français
Tribune libre de Patrick Parment du 01/02/2012
S’il est un sujet qui fait l’unanimité non seulement dans les médias mais encore dans la classe politique et, plus avant, dans toute la société française confrontée quotidiennement à des fermetures d’usines, c’est bien la crise économique sans précédent qui frappe notre pays et l’Europe. Les causes ? Tout le monde les énumère à sa manière et qui se résume en un mot : crise ultime du capitalisme devenu schizophrénique. Tout citoyen a bien saisi la nature et l’ampleur du mal, tant, autour de lui, le paysage social ne cesse de se dégrader.
C’est la raison pour laquelle, si notre classe politique avait tant soit peu le sens des responsabilités, tous les acteurs se réuniraient autour d’une table afin de dégager un minimum de consensus sur les mesures d’urgence à prendre. Car, il n’aura échappé à personne qu’il n’y a plus ni gauche ni droite dans ce pays, tout ce petit monde s’étant rallié depuis belle lurette au libéralisme et ses multiples avatars.
Mais voilà, nous sommes en période électorale ! Et, selon cette belle culture politique française, ça se joue à la castagne. Voici des décennies que droite et gauche passent leur temps à faire et défaire ce que l’autre a tricoté durant son passage au pouvoir. Tout comme cela fait des lustres que le contribuable française paie la facture des erreurs de ses gouvernants successifs. Jusqu’à récapitaliser les banques ! Ces mêmes banques qui vous font un bras d’honneur quand vous leur demandez trois francs six sous. C’est de cela dont les Français ont assez.
Nous savons tous que les belles promesses qui nous sont faites ne seront jamais tenues. Sauf qu’aujourd’hui, on est au bord du gouffre. Les Français ne sont pas dupes et ce qui fera l’élection ce n’est certainement pas le catalogue de mesures avancées par les uns et les autres pour la bonne raison que la plupart d’entre nous n’y comprenons rien et que nos économistes distingués n’en savent pas plus que nous sur l’effet à court terme des mesures prises ou à venir.
En ce qui me concerne, je n’irai certainement pas voter pour un homme qui veut autoriser les homosexuels à adopter des enfants. Non que j’ai une dent contre les « homos » - je m’en fous - mais dame nature répond d’un principe auquel je me tiens qui veut que le masculin se goinfre avec bonheur (si possible) du féminin. Et j’irai encore moins voter pour un homme qui veut accorder le droit de vote aux immigrés aux élections municipales. A Oslo, en Norvège, où cela a été expérimenté, ces braves couillons de vikings se sont retrouvés minoritaires au sein du conseil municipal. Reste plus qu’à voter la Charia et le tour est joué. La gauche et François Hollande continuent de jouer aux apprentis sorciers. A ce petit jeu, dans trente ans, la France se résumera au village d’Astérix.
Présidentielle Chez Marine Le Pen, du monde mais pas de stars
Par Philippe Peter le 02/02/2012
« Noirs, blancs, qu'est-ce qu'on s'en tape ! Juifs, chrétiens, musulmans, qu'est-ce qu'on s'en fout... ». Gilbert Collard, auteur de cette formule à l'emporte-pièce, avait promis que la composition du comité de soutien à Marine Le Pen -qu'il préside- réserverait quelques surprises. Mais comme, à l'heure du rendez-vous fixé, les stars sont aux abonnés absents, l'avocat mise tout sur la diversité de son équipe.
Une diversité qu'il a soigneusement mise en avant lors de la présentation, jeudi après-midi à Paris, de sept des membres de ce groupe qui rassemble au total, assure-t-il, « 800 personnes ». La liste détaillée doit être diffusée dans les jours qui viennent. « Parcours différents, origines différentes, motivations différentes, mais le même amour de la France », s'est félicité Gilbert Collard sur l'estrade de l'un des deux bateaux « Maxim's », ancrés dans le port de Suffren, au pied de la tour Eiffel.
Michel Ciardi, l'un des fondateurs de l'association Union des Français juifs et l'un des sept en question, a longuement justifié son engagement auprès de la chef de file frontiste: « Les associations dites anti-racistes, mais en réalité anti-démocratiques, font obstacle à l'expression de la France ordinaire et rêvent de fondre notre pays dans une sorte de magma européen ». Dasn la foulée, il s'attaque violemment à l'extrême gauche « qui se présente comme anti-fasciste » mais qui a, selon lui, des « pratiques fascistes ».
Et Michel Ciardi de déplorer « une islamisation progressive de notre pays ».
Charles Dagnet, « Français de Guadeloupe », martèle, lui, que « l'Outre-mer n'est à personne », appelant Marine Le Pen a proposer une alternative à la politique menée jusqu'à présent par l'État français dans les territoires ultra-marins. Marc-Rachid Taïr, policier et père de quatre enfants « métisses », évoque, quant à lui, ses origines marocaines et son parcours politique plutôt chaotique puisqu'il est passé du PS au FN, avec une longue étape auprès de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) dont les « convictions souverainistes » l'avaient un temps séduit.
« Nous ne sommes pas dans une boîte de nuit »
Côté personnalités, Marine le Pen ne peut guère compter que sur Pierre Lartigue, quadruple champion du monde de rallye-raid, qui s'est engagé à ses côtés car, estime-t-il, « il nous faut enfin quelque qui dise la vérité » et « qui ne pratique pas la langue de bois ». Ancien gaulliste, Jacques Clostermann, fils du pilote de chasse et compagnon de la Libération Pierre Clostermann, a dénoncé un « Etat en déliquescence » et fermement rejeté une Europe « technocratique ».
« Il existe une France modeste qui veut aider Marine à conquérir le pouvoir, conclut Gilbert Collard. Tout le monde est gêné par sa présence car elle n'est pas dans la combine, elle n'est pas dans la connivence ». Interrogée sur la composition de son comité de soutien, Marine le Pen a estimé que ses membres « ont exprimé leur talent, leur courage ». « Ils ne sont peut-être pas aussi connus que Yannick Noah, mais leur mérite est plus glorieux », ajoute-t-elle, balayant d'un revers de la main l'absence de « people » : « Nous ne sommes pas sur un plateau télé ou dans une boîte de nuit ».
Québec : l’hiver des souverainistes
Par Carl Bergeron le 01/02/2012
Dire que « rien ne va plus chez les souverainistes québécois » relève du truisme. Les luttes intestines et les sondages calamiteux sont devenus la nouvelle réalité de ce mouvement qui faillit créer un nouveau pays en 1995. Mais la crise du souverainisme québécois a atteint une phase tout particulièrement aigüe ces dernières semaines. On assiste peut-être à l’implosion du mouvement, tout du moins à sa recomposition en profondeur; dans les deux cas les conséquences pour les deux prochaines décennies pourraient être majeures.
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, fait face à une fronde continue d’une frange de ses députés qui, mécontents de la place du parti dans les sondages, ont longtemps rêvé d’un putsch de l’ex-leader du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Le Bloc, ressort souverainiste à Ottawa, avait pratiquement disparu de la carte fédérale lors des élections du 2 mai dernier, laissant place à une légion de candidats inexpérimentés du Nouveau Parti Démocratique (NPD). Cette dégelée historique avait été perçue comme un désaveu du mouvement. Plusieurs, dans les rangs souverainistes, craignent à juste titre que le même sort attende le PQ lors des prochaines élections provinciales.
Après avoir joué au bon soldat, Gilles Duceppe avait durci le ton et parlait ouvertement de succéder à Mme Marois. Cet épisode a connu une fin penaude il y a peu avec le désistement de M. Duceppe. Et si la crise de leadership s’est pour l’instant résorbée, les causes profondes de la dissension ne sont pas pour autant dissipées.
Legault : un Bayrou du Québec
L’arrivée dans le paysage d’un nouveau parti, la Coalition Avenir Québec (CAQ), dirigé par l’ex-péquiste François Legault, rend la classe politique nerveuse et en particulier le Parti québécois. C’est tout le vote de la majorité francophone qui est menacé de division. Après avoir avalé L’Action démocratique du Québec (ADQ), un parti de centre-droit, la CAQ a grugé un peu plus les acquis péquistes en attirant dans ses troupes le député François Rebello. Le Parti libéral, mené par l’increvable Jean Charest, assure pendant ce temps les affaires courantes au gouvernement et garde une base électorale intacte, composée surtout d’immigrants, d’anglophones et de gens d’affaires. Mais l’inquiétude se répand. La CAQ, malgré des scores à la baisse, continue de caracoler en tête des sondages sur le thème du « changement » en capitalisant sur l’usure des deux grands partis.
Faire de la politique « au-dessus des étiquettes », tel est le credo habile de François Legault. Sa coalition qui se veut sourde au débat constitutionnel entend regrouper des souverainistes comme des fédéralistes, des gens de gauche comme de droite, au nom d’un réformisme pragmatique axé sur le renouvellement du modèle étatique québécois.
Sur le papier, le pari de M. Legault s’appuie sur un diagnostic apparemment lucide de la situation québécoise : les Québécois sont idéologiquement usés par la grande question du statut du Québec au sein du Canada et ressentent d’abord l’urgence d’un redressement des fonctions vitales de l’État, notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation. À Montréal, l’inquiétant délabrement des infrastructures routières et l’omniprésence des travaux de réfection viennent renforcer l’impression d’une société en décomposition. Les taxes continuent d’augmenter, tandis que les coûteux régimes de retraite de la fonction publique forcent année après année l’administration à resserrer la vis auprès des contribuables.
La dette, elle, enfle dans l’indifférence générale et plombe les finances de l’État. Le Québec somnole et a regardé sombrer la Grèce avec un flegme étonnant : avant sa très hypothétique indépendance, il pourra toujours compter sur le paratonnerre canadien. Il y a quelques mois, dans le National Post, le magnat de la presse déchu et polémiste Conrad Black signait un texte méprisant mais en partie juste, « How we bought off Quebec », dans lequel il se félicitait de la dépendance du Québec et de la neutralisation progressive de son élite, qu’il jugeait trop engluée dans le confort bureaucratique pour reconstituer une menace politique et idéologique.
Comme ailleurs en Occident, le climat social est relativement toxique. La frustration de la population se double d’un sentiment de dépossession et d’impuissance lié à la révélation de nombreuses affaires de corruption dans l’industrie de la construction. Le rôle joué par la mafia dans le détournement des fonds publics dédiés aux infrastructures est préoccupant et se retrouve au cœur du débat national depuis la parution de Mafia inc. (Éditions de l’Homme), l’excellent best-seller des journalistes André Noël et André Cédilot. Ce livre documenté a mis en lumière l’immersion troublante du crime organisé au sein de la société québécoise et canadienne et explique, chiffres et références à l’appui, l’influence déterminante de la corruption sur la dette publique.
Éclatement de l’espace politique
Dans ce contexte, on comprend que la crise du mouvement souverainiste déborde la seule question du projet d’indépendance. Elle résulte de son incapacité à fournir une réponse politique aux appréhensions légitimes des Québécois. L’entêtement du PQ à faire de la souveraineté un projet réalisable dans un avenir rapproché le place en porte-à-faux avec le consensus social québécois. Car si la population est attachée à la défense du Québec, elle ne croit pas que l’indépendance soit possible ni même souhaitable dans les circonstances actuelles. Le sentiment général est que le Québec est trop faible pour s’investir dans un projet de cette nature.
Les luttes fratricides qui déchirent le Parti québécois témoignent d’une manque patent d’unité. Mais elles masquent aussi plus fondamentalement une véritable déroute intellectuelle qui empêche le parti d’aborder les problèmes concrets des Québécois. Pour beaucoup, le PQ, qui a été fondé par René Lévesque en 1968, est devenu un « vieux parti » qu’ils associent à l’échec d’un système ruineux qui remonte aux années 70. Projet d’indépendance ou pas, il fait partie d’une classe politique conspuée.
L’heure est grave, mais tout n’est pas perdu pour les souverainistes. Il est possible, voire certain que la mise à l’écart de la question nationale- sur laquelle prospère la CAQ- ne soit que temporaire. Avec le recul visible du français à Montréal et les crises identitaires qui ne manqueront pas d’éclater ici et là dans le sillage de ce qu’on a eu coutume d’appeler les accommodements raisonnables, la conjoncture politique paraît plus imprévisible et volatile que jamais. La CAQ, mouvement de coalition, pourrait également connaître des tensions dans le cadre d’un jeu politique où la variable nationale serait plus affirmée. Cette situation serait bien évidemment plus favorable au PQ.
Enfin, les souverainistes peuvent compter sur un drôle d’allié en la personne du gouvernement conservateur canadien d’Ottawa. Sous la direction du premier ministre Stephen Harper, le Canada anglais opère en effet un véritable repositionnement identitaire. C’est sous l’air interloqué de ses voisins américains et québécois que le Canada anglais renoue avec son folklore monarchiste, retire ses tableaux d’art moderne du ministère des Affaires étrangères pour les remplacer par des portraits de la Reine et rebaptise la marine canadienne la « Royal Canadian Navy ». Le Canada conservateur rompt avec l’utopie multiculturaliste de Trudeau pour mieux se vautrer dans une réappropriation désespérée de son héritage britannique.
L’Histoire devrait donc revenir tôt ou tard. Bien malin cependant celui qui pourra prédire le destin des acteurs politiques et la place du souverainisme québécois dans le débat public. Si une cohabitation post-électorale CAQ/PQ est peut-être envisageable à court terme, ce scénario paraît peu probable à plus longue échéance. Des deux adversaires politiques, il n’en restera qu’un.
Les propos calomnieux de Marie-Luce Penchard
Communiqué de Presse d’Huguette Fatna, Conseillère de Marine Le Pen à l’Outre-mer du 02/02/2012
Mme Penchard, qui s’était jusqu’à présent distinguée par son inertie dans le conflit social qui a paralysé pendant des semaines Mayotte et par sa transparence en tant que Ministre sur les questions des DOM-TOM, affirme que « pour Marine Le Pen les ultramarins ne seraient jamais des Français à part entière ».
Elle se félicite par ailleurs que « Jean-Marie Le Pen n’avait pu se poser sur l’aéroport de Fort-de-France, appréciant ce jour-là la fierté « d’une petite minorité des Antillais ».
Ces propos sont à la fois scandaleux et indignes d’un ministre de la République.
Scandaleux quand on sait que Marine Le Pen a fait ses premiers pas en politique en Martinique à 19 ans où elle est estimée, et qu’elle vient de présenter un programme ambitieux pour l’Outre-mer quand ses principaux adversaires considèrent cette question secondaire.
Méprisable quand un ministre de la République se félicite qu’une poignée d’indépendantistes violents aient bafoué la loi républicaine, en empêchant un candidat à l’élection présidentielle de s’exprimer librement.
Au lieu d’invectiver la seule candidate qui traite sur le même pied d’égalité nos compatriotes d’outre-mer et ceux de métropole, que Mme Penchard se penche sur le bilan déplorable et le désintérêt manifeste de Nicolas Sarkozy pour nos compatriotes d’Outre-Mer.
Pagaille mémorielle
Tribune libre de Paul-Marie Coûteaux du 02/02/2012
Il n’échappe plus à personne que l’actuelle année électorale va coïncider avec le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, et que cette coïncidence présente quelques risques politiques. On aurait pu espérer qu’un tel anniversaire serait l’occasion de faire un bilan d’un demi-siècle d’indépendance algérienne, bilan qui aurait sans doute permis de relativiser, et donc d’apaiser bien des oppositions anciennes.
Hélas, les plaies s’ouvrent au contraire et l’on voit se multiplier d’un côté les diatribes contre la colonisation de l’Algérie tandis que fleurissent d’un autre les stèles, les monuments (et même, à Perpignan, un “grand musée”) voués sans plus de façons à l’Algérie française. Hélas, nul ne s’étonne ni ne s’inquiète, tant il paraît naturel que la gauche aussi bien que la majorité flattent sur le dos de notre histoire leurs électorats respectifs…
On sera sans doute plus surpris de la façon dont le président de la République vient d’entrer dans ce débat, redevenu combat, en stigmatisant dans une lettre très officielle « les souffrances indicibles et la brutalité aveugle de la colonisation française en Algérie ». Outre que ces propos contredisent non seulement certains de ceux qu’il tint naguère sur le sujet, mais aussi ceux que tiennent aujourd’hui, singulièrement sur le pourtour méditerranéen, la plupart des candidats qui se réclament de lui, on s’étonnera que cette fougueuse contrition soit adressée au premier ministre de Turquie – M. Sarkozy énumérant même dans ladite lettre, datée du 18 janvier et divulguée quelques jours plus tard par ses propres services, les sempiternelles « pages noires de l’histoire de France », ajoutant bien entendu la participation de « l’État français » (sic) à la déportation des juifs et la traite négrière à la susdite « brutalité aveugle de la colonisation française en Algérie ». M. Erdogan et les Turcs (la lettre a été publiée par la plupart des journaux d’Istanbul) n’en demandaient certainement pas tant.
On aura cependant compris que ces regrettables écritures visaient à adoucir l’ire que le gouvernement du nouvel empire ottoman concevait à l’endroit de la récente loi française pénalisant la négation du génocide arménien – comme on a compris que ladite loi répondait, elle aussi, à des préoccupations électorales. Mais cet exercice de surenchères électoralistes, outre qu’il n’a plus rien à voir, comme tant de choses, avec l’intérêt supérieur de la nation, pose également d’autres questions, tout aussi graves.
D’abord, à lire ce flot de repentances à destination d’un pays étranger, on se demande si le sens de la dignité nationale ne s’est pas totalement évaporé au-dessus du pauvre royaume de France, au point d’avoir déserté jusqu’au sommet de ce qui reste de son État.
Ensuite, on ne saurait jurer que persiste en haut lieu un peu de cet art de gouverner dont, pendant des siècles, la France fut un modèle aux yeux de pays qu’elle doit aujourd’hui sérieusement dérouter. Condamner un État, et si violemment que le premier ministre de cet État pourrait être l’objet de poursuites pénales s’il venait, le malheureux, à mettre les pieds en France, remettre ainsi en jeu nos relations avec l’autre grande puissance méditerranéenne, puis, voyant la bourde, écrire à son premier ministre pour l’amadouer en énumérant les flétrissures de notre propre histoire ; insinuer en somme que notre pays est un coupable récurrent en même temps qu’un permanent donneur de leçons ; se brouiller et s’embrouiller alors que nul ne demandait rien à la France, ni d’accuser ni de s’accuser : voilà qui sort assurément de toutes les catégories connues de l’exercice gouvernemental.
Enfin, on peut craindre que, au milieu de ces chocs entre les mémoires partielles maniées au gré des aventures électorales, ou, pour mieux dire, dans cette grandissante pagaille mémorielle, les Français finissent par ne plus même se demander ce que fut réellement leur histoire, laquelle n’est d’ailleurs presque plus enseignée en tant que telle dans nos écoles – c’est à croire que tout se tient : s’oublier soi-même jusqu’à la rage. De même que nos gouvernants s’immiscent, à titre humanitaire, dans les affaires des autres pays en donnant l’impression de vouloir se débarrasser des leurs (ou d’être incapables de les régler), de même finira-t-on par croire que la France prend en charge la mémoire de pays étrangers pour pouvoir plus aisément jeter la sienne pardessus bord.
Rien n’est plus difficile que de se connaître, ainsi de s’aimer, finalement d’être soi-même et se gouverner ; certes ! Mais s’immiscer dans la mémoire des autres et brouiller pendant ce temps tous ses repères propres, n’est-ce pas le début de la folie – ou de la mort ? À moins qu’il ne s’agisse tout simplement que d’atteindre enfin ce Graal pour lequel on a été élu : la rupture…
On en voit de toutes les couleurs
S’il est un domaine ou la subjectivité règne en maître c’est bien celui de l’humour. Le facteur qui déclenche le rire varie bien souvent d’une personne, d’une communauté culturelle, d’un pays, d’une époque à l’autre. Les caricatures jugées « racistes » mises en ligne sur le blog du candidat frontiste du Rhône Stéphane Poncet, parmi lesquelles paraît-il, le dessin d’un «Père Noël roumain» dérobant un écran plat, remis dans son contexte, n’auraient certainement pas choqué voire plutôt amusé nos aïeux, pour ne rien dire de nos contemporains « Gaulois »…Mais à défaut d’en avoir pris connaissance, nous n’en dirons pas plus. Elles auront cependant comme effet pour ce militant frontiste a expliqué Louis Aliot (vice-président du FN) à l’agence Reuters, qu’il « devra s’expliquer devant la commission de discipline du FN». «Ensuite Marine Le Pen tranchera», a précisé Steeve Briois (secrétaire général du FN) , soulignant que ce genre de comportement est «complètement contraire» à la «stratégie de dédiabolisation.»
Jean-Luc Mélenchon lui aussi s’est piqué de parler d’humour, celui en l’occurrence de Marine Le Pen , qu’il continue a attaquer sans beaucoup de finesse. Peu importe puisque le candidat de l’internationale communiste a compris l’impact fédérateur des diatribes anti-Le Pen pour le segment électoral qu’il occupe et l’intérêt médiatique de la manœuvre. Mardi dernier, à la sortie d’un meeting organisé par la CGT, interrogé sur la présence de Marine au bal de la Hofburg à Vienne (voir notre article en date du 30 janvier ) il a affirmé que la candidate national était sa « principale ennemie », une « abomination », qu’ « elle est plutôt limitée, dans son humour comme dans son imagination ». Bel hommage du vice à la vertu !
En fait d’humour, Marine a tenu à affirmer qu’elle appréciait plus le jeu de mot plein d’esprit de Jean-Marie Le Pen sur le bal viennois de vendredi dernier – « C’est Strauss sans Kahn si vous voulez »- « que les traits des humoristes qui nous traitent successivement de gros cons, de salauds, d’étrons (…). Je vois qu’on est plus difficile avec l’humour de Jean-Marie Le Pen qu’avec l’humour de ceux qui sont payés soi-disant pour ça » a-t-elle noté avec beaucoup d’à propos.
D’humour, de goût et des couleurs, il est encore question avec cette autre réflexion de Jean-Marie Le Pen, interrogé sur France 3 à propos du succès colossal d’un aimable navet, « Intouchables » et le couple formé dans ce film par le « jeune » Omar Sy et le « paralytique » François Cluzet. Il n’y a pas vu le monument de rire et d’émotion sur lequel il est convenu de s’extasier. « La France c’est l’infirme qui se trouve dans le fauteuil et il va falloir tabler sur l’aide que vont apporter les jeunes des banlieues et l’immigration en genéral at-il analysé. Je ne souscris pas à cette manière de voir ».
Le président d’honneur du FN a d’ailleurs précisé : « Je suis peut-être idiot, mais je n’établis pas mon opinion à partir de celle de millions de personnes. » « (Il y avait peut-être (dans ce film) une arrière-pensée que j’ai voulu dénoncer ». Arrière-pensée notions nous le 2 janvier qui n’a pas échappé à Gérard Courtois dans les colonnes du Monde qui conseillerait ce film comme « un antidote efficace, on l’espère, aux peurs et aux rejets attisés par le Front National », « un remède qu’il convient d’administrer à quelques millions de Français supplémentaires…»
De même qu’il n’avait pas goûté le très médiocre Bienvenue chez les Cht’is au succès lui aussi retentissant, Jean-Marie Le Pen dit ce qu’il pense, reste un homme libre et refuse la démagogie. C’est bien là ce qui fait tout son charme dans notre démocratie totalitaire et aseptisée note Bruno Gollnisch. A fortiori en cette période où la grosse matraque du politiquement correct n’hésite jamais à frapper les dissidents et autres réfractaires à la pensée unique comme au rire sur commande. De cette chape de plomb là, de nombreux Français aussi ne veulent plus. Le fait d’être incapable de s’esclaffer devant les pitoyables spectacles de Gad Elmaleh, Jamel Debbouze, Dany Boon, Arthur, ou Patrick Timsit nous vaudra bientôt un aller simple pour le 17è chambre correctionnelle…
Vous l’aurez compris, M. Sy qui fait l’objet d’un une nomination aux César 2012 , a donc des chances de le souffler en cette année présidentielle au nez et à la barbe de Jean Dujardin. Pour autant, il s’agit de le souligner, Omar Sy est un garçon a priori sympathique et qui ne joue pas dans le registre de la haine. En témoigne sa « revue de presse… » de « la presse d’extrême droite » à laquelle il s’est livré cette semaine pout le compte du site Streetpress.com.
« L’article le plus frontiste est dans Minute de ce mercredi » notait notamment M. Sy, « qui publie un passionnant entretien avec Bruno Gollnisch , parachuté pour les législatives dans la 3e circonscription du Var. Parachuté le Gollnisch ? Dans le cadre d’une candidature nationale, je suis chez moi partout en France , répond l’ancien candidat à la présidence du Front qui va quitter son fief historique (Lyon) pour l’ancienne circonscription de Yann Piat. Bruno Gollnisch qui avait été le directeur de la campagne de Le Pen en 2002 assure que le Front n’a jamais exagéré sur les difficultés à recueillir des signatures. Il voit parfaitement Marine présente au second tour des présidentielles, mais « après, la partie ne sera pas simple ». Et lorsque Minute l’interroge pour savoir s’il «se sent toujours bien au Front National , il répond : Oui . Ouf!»
On a connu recension plus mal intentionnée et venimeuse mais Omar a compris que son rôle à lui c’est le registre du gentil, pas du méchant… contrairement à Jean-Luc !
gollnisch.com le 02/02/2012
Gilbert Collard : "Ne créez pas le parti des orphelins de la République"
2012 : percée de Marine Le Pen chez les actifs
Elle fait une percée dans le monde du travail. Créditée d'environ 20% dans les derniers sondages, Marine Le Pen obtient 24% des intentions de vote auprès des actifs, selon un sondage Ifop pour l'Humanité. Chez ces électeurs, la candidate FN arrive derrière François Hollande, qui recueille 27%, mais loin devant Nicolas Sarkozy, qui obtient 18%. François Bayrou recueille 13% et Jean-Luc Mélenchon 8%.
En ce qui concerne les actifs proches d'un syndicat, Marine Le Pen est également deuxième avec 19%, derrière le candidat socialiste, qui obtient 33%. Ils sont suivis par Jean-Luc Mélenchon - 14% - et François Bayrou - 13% -, Nicolas Sarkozy - 12% - venant en 5e position. Les autres candidats recueillent moins de 5% des voix.
Auprès des actifs proches d'aucun syndicat, Marine Le Pen se classe première, avec 28% des intentions de vote. François Hollande (24%) devance de deux points Nicolas Sarkozy (22%). Vient ensuite François Bayrou (14%) tandis que Jean-Luc Mélenchon ne recueille que 4% des intentions de vote. La percée de Marine Le Pen dans le monde du travail est réelle mais elle se fait plus sentir parmi les salariés ne se sentant proches d'aucun syndicat, où elle serait aujourd'hui en tête, souligne l'Ifop.
*Selon cette enquête rendue publique jeudi et réalisée du 10 au 27 janvier, François Hollande obtient 28% des intentions de vote pour l'ensemble des Français, le chef de l'Etat 22%, Marine Le Pen 20,5%, François Bayrou 13,5%, et Jean-Luc Mélenchon 8%.
http://lci.tf1.fr le 02/02/2012









