samedi 4 février 2012

La situation de la santé en France

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Les jeunes avec Marine

Exposé de Mickael Ehrminger du 31/01/2012

Alarmante, telle est la situation d’un Hôpital public que l’on a laissé à l’agonie au profit de la privatisation de la santé.

Côté public, des services débordés, des médecins travaillant à la chaine, accumulant les heures de travail et s’abandonnant à une médecine impersonnelle et expéditive. Des bâtiments à l’état quelque fois surprenant, voire effrayant.

Côté privé, les médecins sont la plupart du temps « achetés » par les laboratoires pharmaceutiques, grandes puissances d’argent : les laboratoires consacrent plus de 25 000 euros en moyenne, par an et par médecin, pour assurer la promotion de leurs produits. Le secteur 2 (honoraires libres) a tendance à se répandre, et les dépassements d’honoraires, théoriquement plafonnés à 75 euros, sont bien souvent, dans les grandes villes, insupportables pour la bourse des patients, laissant leur santé sur le bas-côté, faute de moyens.

Aussi est-il indispensable d’évoquer ces zones isolées, dépourvues de médecins, obligeant les patients à se déplacer au centre hospitalier le plus proche – ou le moins éloigné – afin de bénéficier de soins. Le problème majeur de ces déserts médicaux est foncièrement similaire à celui des dépassements d’honoraires excessifs, puisque la conséquence qui en découle directement est l’abandon progressif, par les catégories défavorisées, de leur santé, en raison d’un système inégalitaire au niveau de l’accès aux soins.

Quelles autres ambitions peut-on se permettre d’avoir si ce n’est d’avoir un service public hospitalier de qualité, un accès aux soins égal pour tous, et un corps médical disponible afin d’offrir un panel de soins larges dans les meilleures conditions d’accueil qui soient ?

Un problème majeur : l’Hôpital public.

La loi HSPT, proposée par l’ancienne Ministre de la Santé et des Sports, Madame Roselyne Bachelot-Narquin, qui visait à améliorer notre système de santé et assurer sa pérennité, après une analyse de fond se révèle en fait aspirer à une mort lente du service public hospitalier, au profit du secteur privé.

ARS

Cette loi, constituée de près de 150 articles, n’est cependant précise que sur la réorganisation hiérarchique des instances de santé, renforçant la verticalité du pouvoir politique (du ministère au directeur d’hôpital) et amoindrissant le pouvoir des élus locaux sur leurs hôpitaux, amenant ainsi à une négligence des problèmes particuliers de chaque localité. Les Agences Régionales de Santé, nouvellement instituées par Roselyne Bachelot, peuvent ainsi légitimement se permettre d’opposer un autoritarisme sans précédent aux personnels médicaux.

T2A

De plus, cette loi impose d’importantes restrictions budgétaires, amenant doucement l’Hôpital Public vers l’asphyxie, en généralisant la Tarification À l’Activité (T2A), entrainant socialisation des charges et privatisation des profits. En 2011, le budget consacré à l’Hôpital Public a été maintenu à un niveau très bas, ignorant les fermes revendications de la plupart des personnels hospitaliers.
Cela affirme donc la volonté des Ministères de la Santé se succédant depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République d’étouffer l’Hôpital Public, par des réductions drastiques d’effectifs, des fermetures de services voire d’établissements, et par le transfert de financements ainsi que d’activités à des établissements privés, renforçant l’inégalité de l’accès aux soins.

REFORME GENERALE DES POLITIQUES PUBLIQUES

L’hypergouvernement Sarkozy-Fillon s’inscrit donc dans une lutte effrénée pour répondre aux exigences du MEDEF de Madame Parisot dans le cadre de la Réforme générale des politiques publiques. Cette réforme exige une réduction des dépenses publiques contre un accroissement des parts de marché pour les profits financiers dans le secteur de la santé : l’appât du gain capitaliste guette le domaine médical, devenu un marché à part entière, qui plus est un marché florissant en raison de l’augmentation des besoins de santé de la population française vieillissante. En 2008, les dépenses publiques dans le cadre de l’Hôpital public, pesaient pour 75,2 milliards d’euros, soit 3,6% du PIB.

Accroître la qualité du service public hospitalier implique qu’il soit doté de plus de moyens et de personnels soignants, administratifs, et agents d’entretien. L’état des bâtiments, plus que vétustes dans certains cas, nécessite une rénovation importante des structures d’accueil, en optimisant l’espace de manière à augmenter le nombre de lits et améliorer l’accessibilité des services aux personnes les plus fragiles. Il incombe au Ministère de la Santé de refondre les systèmes de financement de l’Hôpital public et d’interrompre immédiatement les suppressions de postes au sein de l’institution hospitalière publique afin de permettre à ces mises à jour nécessaires d’avoir lieu.

La formation des médecins.

En outre, le recrutement du personnel soignant, en particulier celui des médecins, nécessite une analyse attentive. Le constat est aberrant : la France fait venir des médecins étrangers en lieu et place des étudiants français qui pourraient exercer. Le Numerus Clausus, bien trop bas (8000 admis prévus cette année) vis-à-vis des besoins français en matière de personnel médical, doit donc être relevé afin de satisfaire au mieux aux nécessités de nos concitoyens et ramener à la raison le nombre de médecins formés en France, c’est-à-dire ayant suivi le cursus reconnu par l’État français, avec les exigences qu’il implique.

Alors que d’un côté, on intègre des médecins étrangers dans notre système public hospitalier, pour pallier un manque évident de médecins, on continue à manquer terriblement de personnel soignant dans les régions, pudiquement nommées « déserts médicaux » alors qu’il serait plus exact de parler de régions abandonnées par les politiques de santé publique menées depuis des décennies. En effet, ces zones se trouvent totalement dépourvues de médecins sur des périmètres très importants, malgré les coups de pouce donnés aux professionnels souhaitant exercer dans ces no-man’s lands médicaux. Il devient impératif de créer des dispensaires, où une permanence médicale pourra être assurée quotidiennement afin de permettre l’accès aux soins aux personnes ne pouvant se déplacer. Cependant, la tendance actuelle est à la suppression de postes et à la fermeture de services, voire d’établissements.

Il faut impérativement sensibiliser les étudiants en médecine à cette problématique, notamment en rendant obligatoire un stage dans une région dépourvue de services de santé.

Pour information, actuellement en France exercent environ 6700 médecins extra-communautaires, dont la formation médicale n’a aucune équivalence en France, doivent, depuis le 31 décembre 2011 faire valider leur cursus par le biais d’un concours. Le risque actuel est de perdre plus de 4000 médecins sur le territoire national, ce qui aujourd’hui n’est pas envisageable tant que l’on n’aura pas permis à nos étudiants nationaux de pouvoir accéder la profession médicale.
Ces médecins étrangers sont bien entendu instrumentalisés afin de peser à la baisse sur les salaires du secteur hospitalier, puisqu’ils sont payés en moyenne 2 à 3 moins que les médecins nationaux (exemple d’un médecin urgentiste, Abdel, rémunéré 1250 euros par mois !)

Le coût de la santé.

DEPASSEMENTS D’HONORAIRES.

La santé, non seulement limitée par des contraintes géographiques, est devenue regrettablement un véritable produit de consommation. Avec l’expansion du secteur 2 (honoraires libres), certains patients mal informés se trouvent ébahis à la remise du chèque au professionnel de santé. Bien que théoriquement plafonnés à 75 euros, les honoraires des spécialistes du secteur privé dépassent bien souvent ce seuil, principalement dans les grandes villes, obligeant le malade a souscrire une mutuelle efficace mais coûteuse ou à se reporter sur l’Hôpital-Usine public.
Le Tiers-Payant doit, de manière rapide, devenir un impératif, afin de permettre aux malades de bénéficier de consultations médicales lorsqu’elles s’imposent, et ne pas laisser s’envenimer une situation, par manque de moyens pour avancer les honoraires. En 2006, le montant des dépassements d’honoraires représentait plus de 2 milliards d’euros, soit un montant doublé en moins de quinze ans.

DEREMBOURSEMENTS, MUTUELLES, FORFAIT HOSPITALIER.

De plus en plus de médicaments (environ 1000, à terme), ces dernières années, font l’objet de déremboursements pour cause de service médical rendu insuffisant… Il s’agit bien entendu d’une mesure sortie des fin-fonds de tiroirs pour essayer de réduire le déficit vertigineux de la Sécurité Sociale (14,5 milliards d’euros), alors que d’énormes économies sont attendues sur d’autres points ! L’élitisation de la santé à l’américaine, s’accélère avec l’augmentation régulière du forfait hospitalier (de 16 à 18 euros), l’augmentation des taxes sur les mutuelles (de 3,5% à 7%, hausse appliqué aux 90% des Français qui ont une mutuelle) et la réduction des indemnités journalières.

En outre, des franchises sont appliquées sur les consultations médicales (1 euro), sur les boites de médicaments (0,5 euros), ainsi que sur les transports médicalisés (2 euros).

Ces mesurettes allant à l’encontre de la santé de nos concitoyens sont la résultante directe des négociations entre les lobbies pharmaceutiques et le pouvoir. Plus exactement, en 2005, la loi sur la Sécurité Sociale prévoyait d’augmenter la taxe sur le chiffre d’affaire des groupes pharmaceutique de 0,5% à 1,96%. Or, l’industrie pharmaceutique a réussi à négocier un taux privilégié à 1,5%, soit un manque à gagner de 90 millions d’euros par an, pour la Sécurité Sociale, répercutés directement sur la bourse des malades.

Des pistes.

Des solutions existent pour proposer une offre de soins satisfaisante pour l’ensemble des Français, or les gouvernements se succédant depuis quelques décennies préfèrent laisser le secteur de la santé se privatiser. De la fermeté s’impose dans la lutte contre la fraude sociale : plus de 10 millions de fausses Cartes vitales en circulation, selon un rapport de l’IGAS, arrêts maladie de complaisance, fausses ordonnances, afin de redonner un élan suffisant à l’Hôpital public qui doit être totalement restructuré dans le but d’arriver à un système de santé équilibré et égalitaire.

Alors que les nationaux sont étouffés par des frais de santé de plus en plus conséquents pour des services de moins en moins efficaces, les étrangers en situation irrégulière se voient soignés de manière totalement gratuite. Une incohérence parmi tant d’autres ! Il est donc INDISPENSABLE de supprimer, l’AME, aide aux délinquants (588 millions d’euros prévus pour 2012). Pour ce qui est des étrangers en situation régulière, ils doivent s’acquitter d’un an de cotisations avant de pouvoir bénéficier des avantages de la Sécurité Sociale afin d’éviter tout abus.

Les structures sociales doivent impérativement lancer un grand plan de lutte contre la fraude (plus de 15 milliards d’euros par an), très simple pourtant à mettre en œuvre, ainsi qu’un contrôle effectués sur les médecins du secteur non-conventionné afin d’éviter tout abus de tarification.

La recherche pharmaceutique française doit enfin s’axer sur la santé des patients, et non sur les profits. La santé n’est pas un jeu spéculatif. Des révisions doivent intervenir notamment sur les listes de déremboursements de médicaments, afin que ceux qui sont efficaces puissent à nouveau être délivré aux malades avec un remboursement au taux de remboursement préalable.

LA SANTE NE DOIT PAS ETRE UN PRODUIT DE CONSOMMATION, ET L’ARGENT NE DOIT PAS INTERVENIR DANS UNE PROBLEMATIQUE AUSSI ESSENTIELLE QUE CELLE DU BIEN-ETRE DE NOS COMPATRIOTES.

Quelques chiffres :

•    Chiffre d’affaire de Sanofi-Aventis : 36,9 milliards d’euros en 2008 ;
•    Chiffre d’affaire de Servier : 5,1 milliards d’euros en 2008 ;
•    En France, 90% des consultations aboutissent à la prescription de médicaments (contre 40% aux Pays-Bas)  poids de l’industrie pharmaceutique ;
•    L’industrie pharmaceutique dépense plus de 3 milliards d’euros par an pour promouvoir ses nouveaux médicaments auprès des médecins
•    L’AME, aide médicale aux clandestins, représente entre 500 millions et 1 milliard d’euros par an dans le budget de l’État (remboursement à hauteur de 100% de toute consultations et prescriptions de médicaments, à hauteur de 15 000 euros pour les hospitalisation, et sous conditions au-delà) ;
•    Environ 7000 médecins extra-européens exercent aujourd’hui en France sans aucune reconnaissance de leurs diplômes ;
•    Abdel, médecin urgentiste étranger, exerçant en France, a un niveau Bac+10 et gagne 1250 euros mensuels.

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Normandie : violences à bord du train Paris-Rouen-Le Havre

Train_RouenParis-Normandie

Rouen (Seine-Maritime). Les voyageurs qui se trouvaient dans le Paris - Rouen - Le Havre le mardi 31 janvier  n'ont pas vraiment compris ce qui se passait. Il est 20 h 27, en gare de Gaillon-Aubevoye, dans l'Eure. Le train n° 13123, vient de stopper pour laisser descendre un flot d'usagers de retour de leur travail. Soudain, un « commando » de six à huit individus, les visages dissimulés par des cagoules, capuches et autres foulards, fait irruption dans une rame en hurlant. Ils sont armés, selon des voyageurs qui participent ébahis à la scène, certains de battes de base-ball, d'autres de batons, voire d'un marteau.

Ils arrachent les portables et brisent les vitres

Tout va très vite. Les agresseurs frappent sauvagement sur tout ce qui se trouve à portée et font exploser des vitres de la rame. Un voyageur a été blessé, mais aurait refusé de déposer plainte. « Ils faisaient semblant de chercher quelqu'un », raconte un témoin. En fait, ils en ont profité pour arracher sous la menace téléphones portables et autres matériels informatiques des mains des voyageurs.
Selon nos informations, le « commando » a traversé le train de bout en bout avant d'en redescendre alors qu'il redémarrait. « Ils ont tiré le signal d'alarme afin de stopper le convoi et de permettre l'ouverture des portes », confirme un témoin.

Seul à bord, le contrôleur n'a pu s'interposer. Il a signalé immédiatement l'incident à la Suge, la police ferroviaire. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Gaillon, afin de déterminer précisément le déroulement de ces violences. Et qui en sont les auteurs.

La tâche s'annonce ardue pour les enquêteurs car ils disposent de peu d'éléments. Hier soir, aucun des voyageurs qui étaient à bord du train ce mardi soir n'avait déposé plainte. Pas même la SNCF. Pourtant, dans son rapport à la Suge, le contrôleur - qui devrait être entendu rapidement par les gendarmes - relate avec précision le déroulement des faits et la violence avec laquelle les inconnus ont procédé.

Mercredi soir, les gendarmes de Gaillon et les policiers municipaux d'Aubevoye sont montés à bord du train de 20 h 27 arrêté en gare et ont diffusé aux usagers un appel à témoin, pour inciter les victimes de la veille à se faire connaître.

La vidéosurveillance parlera-t-elle ?

« Cette attaque a été violente », confirme Jean-Luc Recher, le maire d'Aubevoye, un peu fâché de n'avoir pas été informé de ces faits qui se sont déroulés sur le territoire de sa commune, et a fortiori à la gare. « Nous faisons de gros efforts d'investissement pour assurer la sécurité dans notre ville, notamment en finançant l'installation de caméras de vidéosurveillance sur le parking de la gare. »
Des caméras dont les bandes vidéo ont été saisies par les enquêteurs et qui permettront peut-être d'identifier les auteurs de cette opération commando hors du commun.

Informée de ces événements, la procureure de la République d'Evreux, Dominique Laurens, attend d'avoir davantage d'informations pour apporter la réponse judiciaire qui s'impose. « Selon mes informations, ce sont des gamins qui sont montés dans le train en hurlant », nous indiquait-elle hier soir, insistant sur l'absence de plainte aussi bien de victimes que de la SNCF.

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Silence on coule ! Les crises dont on ne nous parle pas

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Polémia

Les élections présidentielles sont d’abord des élections médiatiques. Elles sont donc scénarisées. Et l’opinion est priée de se prononcer sur un sujet ou deux. En 2012, ce sujet c’est la crise de la dette. Le débat entre les candidats réputés « sérieux » parce que présélectionnés par les médias et les lobbys tourne donc au meccano fiscal. La question est : Sur quels impôts faut-il agir ? L’impôt sur le revenu, la CSG, la TVA ? Mais les problèmes de fond de la France et de l’Europe vont bien au-delà. Le sujet de la fiscalité n’est pas sans intérêt mais il n’est pas à la hauteur des enjeux. Michel Geoffroy évoque ici les crises bien réelles occultées par une campagne présidentielle un peu irréelle : explosion de la délinquance, implosion de l’Etat légitime, sous-emploi durable pour tous, flux migratoires persistants et crise des minorités, Europe soumise au reste du monde.

Polémia.

Par Michel Geoffroy  le 01/02/2012

Les médias valorisent dans leur communication la crise financière sous ses différentes formes : crise des dettes souveraines, notation des Etats, solvabilité des banques, déficits budgétaires, etc. Bien sûr, cette crise est préoccupante et on ne doit pas oublier que la grande dépression des années 1930 provenait justement à l’origine d’une crise liée au surendettement qui avait pris naissance aux Etats-Unis avant de se répandre en Europe via l’Allemagne.

Mais ce biais financier traduit aussi le fait que les journalistes sont des employés de banque comme les autres : car ce sont les grandes institutions financières et les grands groupes qui sont les vrais propriétaires des médias. Les médias traduisent donc prioritairement les préoccupations de ceux qui les emploient.

Cet accent mis sur le volet financier a pour effet collatéral cependant d’occulter ce qui se passe ailleurs et qui est tout aussi inquiétant. En effet, d’autres crises se déroulent tout aussi graves mais qui ne sont pas médiatisées et en tout cas jamais mises en perspective ni en relation. Mais l’histoire est comme l’herbe, on ne la voit pas pousser…

L’explosion de la délinquance ou l’implosion de l’Etat légitime

La crise de la délinquance, d’abord, n’est présentée dans les médias que sous forme de faits divers épisodiques ou pittoresques. La réalité est hélas tout autre : les crimes, les délits, la délinquance explosent dans notre pays. L’Observatoire de la délinquance et de la réponse pénale dénombre en France plus de 5 millions de victimes de crimes, délits et violences en 2010, un chiffre qui ne faiblit pas. En d’autres termes l’Etat, malgré un arsenal répressif sans précédent en temps de paix et sans cesse croissant, n’est plus capable d’assurer en France la sécurité des citoyens : il ne maîtrise plus rien en la matière, sauf la communication ministérielle.

La médiatisation de certains faits divers a d’ailleurs pour effet – et peut-être pour vocation… – de nous accoutumer à des situations qui auraient pourtant été jugées insupportables et scandaleuses par nos parents et grands-parents : violences systématiques à l’encontre des représentants de l’Etat dans certaines zones du territoire, dégradation de biens publics ou privés notamment par graffitis (voyez nos gares !), présence de militaires armés dans les lieux publics, prolifération des « zones de non-droit », crimes et délits commis par des récidivistes notoires (*), émeutes ethniques, libération immédiate de prévenus dangereux, incapacité à traiter la délinquance de plus en plus violente des mineurs, etc.

Or sur quoi repose la légitimité de l’Etat et celle des juges ? Sur leur capacité à remplir leurs fonctions souveraines et notamment de garantir la loi et l’ordre sur le territoire. L’insécurité fait donc imploser, silencieusement, la légitimité de l’Etat en France.

Le sous-emploi durable pour tous

Ensuite, il y a la crise du sous-emploi croissant des Européens, conséquence notamment du libre-échangisme mis en œuvre par l’Union européenne et de la désindustrialisation qui l’accompagne.

La moyenne de l’Union européenne se situe aux alentours de 9% de la population active (9,6% en 2010, 9,9% au sein de la zone euro en 2010), mais en réalité, si l’on neutralise ceux qui sont titulaires d’un emploi public durable, le taux de chômage concerne une part beaucoup plus élevée de la population. Celle-ci vit de subsides publics, comme dans le bas Empire romain.

Le taux officiel atteint en outre des chiffres records dans certains pays, comme l’Espagne (20%) par exemple, et frappe en outre plus la population jeune que les autres.

Certes, la notion de « chômage des jeunes » recouvre deux réalités bien différentes : celui des autochtones et celui des allogènes dont l’appétence pour le travail ne semble pas identique. Il est aussi en France la traduction de l’inadaptation croissante du système d’enseignement qui déverse sur le marché des jeunes gens aux compétences faibles mais aux prétentions élevées.

Une situation pire que durant la Grande Dépression

Néanmoins, l’accoutumance aux données statistiques médiatisées sur le chômage nous fait perdre de vue qu’une part croissante de la population ne travaille plus au sens où on l’entendait habituellement et cela dans des proportions jamais atteintes : elle vit d’aides publiques ou familiales, de petits boulots sporadiques, de contrats aidés, elle suit des stages plus ou moins rémunérés ou est purement et simplement en recherche d’emploi.

Il y avait en France en 1936 – c’est-à-dire au sommet de la crise – 860.000 chômeurs recensés. Il y en a aujourd’hui 2,8 millions (recensés officiellement en novembre 2011), alors que le secteur public est beaucoup plus développé aujourd’hui. En tenant compte de la progression de la population entre ces deux dates (22 millions d’habitants de plus), cela signifie que la proportion de chômeurs a plus que doublé. Le chiffre du chômage en France s’élève aujourd’hui à 4,4 millions en prenant les chômeurs partiels et les personnes dispensées de recherche d’emploi. En clair : 10% des actifs français sont au chômage total ; 15% des actifs français sont au chômage total ou partiel ; 20% des actifs français hors secteurs protégés sont au chômage partiel ou total. Presque toutes les familles sont donc concernées par cette situation.

En outre, le chômage ne cesse de progresser depuis 30 ans en France alors que les chômeurs des années 1930 avaient retrouvé du travail dès la fin de la guerre et cela malgré le retour des prisonniers.

L’insécurité économique durable devient donc la règle pour une part croissante de la population, même quand elle travaille, et la récession qui vient va en accentuer les effets.

La situation est sur ce plan pire que durant la Grande Dépression dans notre pays. Car dans les années 1930, la France était un pays à dominante rurale, encore doté de fortes solidarités familiales et de cadres religieux, moraux et politiques solides.

Mais aujourd’hui, dans la société des individus dans laquelle nous vivons, où la vie se résume à la consommation, le chômage est beaucoup plus difficile à supporter psychologiquement même s’il est subventionné : il signifie l’isolement, la mort lente, économique et civile.

La nouvelle crise des minorités

La crise de l’immigration connaît le même traitement médiatique en mode mineur, avec la circonstance aggravante qu’il est devenu politiquement incorrect et donc pénalement risqué d’aborder le sujet dans notre pays, autrement qu’en termes laudateurs.

Mais à l’évidence les flux migratoires à destination de l’Europe occidentale et de la France en particulier ne cessent pas et sont en train d’initier un mouvement de changement de population.

L’Europe n’a plus de frontières et toute tentative, même modeste, de réguler plus fortement les entrées se heurte aux décisions des « juges » européens et aux pressions continues du patronat et des associations. L’immigration n’est donc nullement « choisie », mais en réalité imposée aux peuples européens, qui doivent au surplus se plier de plus en plus aux mœurs exotiques des nouveaux arrivants.

Il suffit de se promener dans les rues de nos villes pour se rendre compte que l’immigration, notamment africaine, s’installe partout. Or plus le nombre de personnes d’origine immigrée augmente, plus elles ont tendance à se regrouper en communautés : c’est une loi de la nature. L’assimilation fonctionne donc en proportion inverse du nombre de personnes à assimiler.

La constitution de communautés d’origine étrangère est lourde de conséquences pour la paix civile comme le démontrent d’ores et déjà les émeutes ethniques que les pays européens connaissent épisodiquement et qui se ressemblent toutes dans leur déroulement puisque leur cause est identique. Elle contredit aussi la tradition unitaire de la nation française et de la plupart des nations européennes.

Avec sa politique migratoire démente, l’oligarchie et ses compagnons de route a donc recréé en Europe un « problème des minorités » qui avait déjà empoisonné la première moitié du XXe siècle et qui a par deux fois conduit à la guerre. Comme si cela ne suffisait pas, l’oligarchie y a ajouté au surplus un problème religieux – celui de l’islam – et un problème noir.

L’Europe désarmée

La dernière crise est de nature diplomatique et militaire. Ces questions traditionnellement ne passionnent pas nos compatriotes en temps de paix et elles ne sont pas traitées par les médias sinon sur le registre larmoyant (les méchants « dictateurs ») ou spectaculaire (nos envoyés spéciaux en Libye).

L’Europe qui se croit jouer les « soft power » sort en réalité de l’histoire car elle a raté la chance historique de sortir de sa dormition après la chute du communisme soviétique. Il faut dire que le grand frère américain ne l’y a pas aidée : il a tout fait, au contraire, pour empêcher l’émergence d’une Europe puissance de l’Atlantique à l’Oural.

Aujourd’hui le roi est nu mais on le cache aux Européens.

L’Europe n’a ni frontières ni défense : elle n’est qu’un espace économique ouvert à tous les prédateurs.

Quand des soldats de l’armée française meurent en Afghanistan, il se trouve un juge pour instruire une plainte contre le commandement militaire. Dans l’Europe décadente et vieillissante, mourir au combat est une incongruité, une sorte d’accident du travail pour lequel il faut sanctionner l’employeur. Les budgets militaires ont partout été rognés en Europe et n’importe quel roitelet arabe ou coréen dispose de plus d’armements modernes que nos forces.

L’Europe n’a pas non plus vu venir la montée en puissance de l’Asie, de l’Inde et des puissances émergentes. Ses gesticulations politico-militaires au nom des droits de l’homme et de la démocratie n’ont servi qu’à une chose : renforcer l’islamisme partout, en particulier sur le pourtour de la Méditerranée. L’Europe perd chaque jour de nouvelles « marches » et son influence ne cesse de diminuer. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de l’Empire byzantin.

L’Europe s’est jetée dans le piège de l’Otan où elle quémande des commandements. La belle affaire : nous ne sommes plus en 1950 ! Les Etats-Unis regardent ailleurs aujourd’hui – vers l’Asie et le Pacifique. Il n’est pas du tout sûr que les « boys », qui sont de moins en moins européens en outre, acceptent une nouvelle fois de venir au secours des Européens, préoccupés de leur petit confort, de leur retraite et de leur « environnement ».

Autrefois les Européens inspiraient aux autres peuples, par leur génie et leur dynamisme, la peur ou l’admiration. Aujourd’hui ils font rire tout le monde avec leurs cheveux gris, leurs femmes en uniforme et leurs croyances bizarres. Ils n’intéressent qu’en qualité de touristes, à la condition qu’ils soient fortunés. Mais ils ne font plus peur. Ni aux délinquants. Ni aux immigrés qui se sentent chez nous chez eux. Ni au reste du monde.

L’Europe est devenue une proie, un butin, un pays de cocagne pour qui saura la prendre.

Mais chut ! il ne faut pas non plus en parler ! Ne réveillons pas la belle endormie. Ce serait gâter la soirée de nos chers téléspectateurs.

(*) Comme, par exemple, ce délinquant récidiviste, trafiquant de stupéfiants interpellé pour la 50e fois (Le Monde du 31 janvier 2012).

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Quand les journalistes arrangent les faits de peur d'alimenter le racisme

Singe_oreilles_bouch_esL'auteur de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici.

Atlantico

Par Paul-François Paoli le 04/02/2012

Le « racisme », ou ce qui passe pour tel, est semblable à ce qui était perçu autrefois comme une grossièreté ou vulgarité par les bourgeois et les honnêtes gens. Parler de sexe au XIXe siècle était réprouvé. Tenir des propos critiques sur telle ou telle communauté ethnique tient aujourd’hui lieu d’obscénité chez les gens bien élevés, même s’il est notable que tous les peuples ne sont pas logés à la même enseigne.

Blaguer sur les Japonais conformistes et disciplinés n’est pas toujours mal vu. Mais suggérer que les jeunes Africains seraient moins performants à l’école que les jeunes Chinois relève de la transgression. De fait, certaines popula­tions sont plus ou moins bien loties dans l’auberge espagnole de la mauvaise conscience occidentale et cela s’en ressent dans les mille précautions séman­tiques que nous utilisons.

Dans Les Yeux grands fermés, l’immigration en France [1], Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques, qui a participé aux travaux du Haut Conseil à l’intégration, décrit de l’intérieur ces méca­nismes d’auto-intimidation. « L’a priori idéologique est déterminant dans la manière d’aborder ce qui se rapporte à l’immigration en France. La réalité, la mise en évidence des faits ne comptent guère. […] Il faut vanter les mérites de l’immigration, se féliciter de ses apports multiples et de l’enrichissement qu’elle sus­cite. Ce bain idéologique enserre les sciences sociales qui ont appris, avec les années 1980, à se démar­quer absolument du FN. Travailler sur l’immigration, c’est partir en mission contre ceux qui pensent mal […]. L’antiracisme idéologique structure l’expression savante et ordinaire sur l’immigration. À une époque où l’on brise les tabous et où l’on valorise la trans­gression, le politiquement moral est paradoxalement dominant », écrit-elle.

Adoptant une démarche avant tout analytique, elle n’affirme pas que l’immigration est un mal en soi, sans pour autant conclure qu’elle est un bien en soi. Elle tente simplement de com­prendre dans quelle mesure elle peut être positive, sans exclure qu’elle puisse aussi être néfaste. Pour autant, son livre porte de graves accusations, notam­ment sur des médias, dont elle écrit « qu’ils répugnent généralement à livrer certaines informations, parce qu’elles pourraient dégrader l’opinion publique sur l’immigration et alimenter ainsi le racisme. Cette emprise morale de l’antiracisme se traduit par la rétention, l’arrangement des faits, l’abstention, sans compter la faible incitation à une connaissance déga­gée de tout enjeu idéologique ».

Les militants de l’antiracisme idéologique détestent la complexité comme la peste. Eux voient le monde en noir et blanc : les méchants racistes contre les bons immigrés. Tribalat écorche le moralisme paresseux des journalistes, qui s’en tiennent souvent à des stéréotypes, mais elle met aussi en cause cer­taines institutions. Parmi elles, la Commission natio­nale consultative des droits de l’homme, chargée, chaque année, de remettre un rapport au gouverne­ment sur le prétendu racisme des Français.

À la lec­ture du chapitre que Michèle Tribalat consacre aux sondages pratiqués par cette institution qui, depuis la loi Gayssot de 1990, peut poursuivre en justice les manifestations et les écrits considérés comme racistes, on a le sentiment inquiétant d’habiter l’un de ces régimes soviétisés qui avaient choisi de museler le réel pour se rassurer. Ainsi, « la CNCDH a réglé la ques­tion du rapport au réel en le congédiant purement et simplement », écrit la démographe. (...)

À cette aune, c’est non seulement des mil­lions de Français qu’il faut incriminer, mais aussi une bonne partie du personnel politique vivant, sans oublier les morts eux-mêmes, à commencer par de Gaulle qui aurait assuré à Alain Peyrefitte : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes tout de même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne [2]. » Nul doute que selon les critères ésotériques de la fameuse commission, de Gaulle aurait eu quelques comptes à rendre ! Il serait probablement rangé parmi les mauvais Français par des gens que nous n’avons pas élus…

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Réponse de Bruno Lemaire et Jean-Richard Sulzer au journal Le Point au sujet du projet de Marine Le Pen

SulzerNPI

Réponse au Point  de Bruno Lemaire, Professeur émérite HEC, Jean-Richard Sulzer, Professeur à l’Université Paris Dauphine du 04/02/212

Les principaux candidats à l’élection présidentielle sont tous d’accord. La dette de la France ne peut plus augmenter. Il faut en finir avec les déficits pour enfin réduire l’endettement du pays. Chacun d’eux a fixé un horizon pour revenir à l’équilibre des finances publiques. Pour le gouvernement et François Bayrou, ce sera 2016, pour François Hollande, 2017, et pour Marine Le Pen, 2018. En quête de crédibilité économique, la candidate frontiste a tout particulièrement soigné la présentation de son plan, à coups de conférences de presse. Le 13 janvier, elle a littéralement noyé les journalistes économiques sous les chiffres et les courbes. Objectif : montrer qu’elle est la seule à proposer un modèle économique capable de réduire la dette « sans anéantir la protection sociale ».

Première erreur : c’était le 12 janvier. Par ailleurs, elle a fait ce que tout candidat sérieux devrait faire, préciser point par point les recettes et les dépenses contenues dans son projet, ce qui change des 2 ou 3 tableaux et des quelques chiffres jetés en pâture par le candidat-qui-se-voit-déjà-président. C’est fort dommage, effectivement, que les journalistes dit économiques soient incapables d’appréhender ce genre de présentation. Peut être un défaut de formation dans les écoles de journalisme, ou encore une légère tendance à la pensée unique ?

Marine Le Pen a tellement confiance en ses solutions miracles, qu’elle n’hésite pas à promettre des torrents de dépenses.

Marine Le Pen n’a jamais promis de miracles, elle a simplement affirmé qu’il fallait changer beaucoup de choses, et pas seulement à la marge. Ce ne sont pas des « mesurettes » qui vont permettre de sortir la France du carcan actuel. Alors, oui, il faut beaucoup de dépenses nouvelles, ou des dépenses existantes affectées à d’autres priorités que depuis 2 ou 3 décennies.

Quand François Hollande anticipe tout juste 20 milliards de « mesures nouvelles », la candidate frontiste en promet pas moins de 220 milliards sur le quinquennat, soit l’équivalent de 10 points de PIB. C’est plus de dix fois plus que le socialiste !

Effectivement, le calcul est exact, les mesures proposées (financées par ailleurs) représentent de l’ordre de 10 % du PIB, sur 5 ans, donc 2 % par an. Cela montre effectivement que Marine Le Pen ne veut pas, ne peut pas, se contenter de corriger la situation économique de la France à la marge. Elle a une toute autre ambition que le candidat socialiste, car elle a pris toute la mesure de l’ampleur de la tâche à accomplir. Notons, de plus, que comparer des dépenses, justifiées ou non, sur 5 ans, à des dépenses annuelles (les 20 milliards de Monsieur Hollande) risque de ranger au minimum le rédacteur de l’article dans la catégorie des cancres, au moins en arithmétique.

La liste des engagements est impressionnante : 8,5 milliards d’euros pour la justice, 1,2 milliard d’euros pour la sécurité, 32 milliards pour la recherche, 32,4 milliards pour la famille, 35,4 milliards pour les PME et l’industrie, ou encore 64 milliards pour le pouvoir d’achat. Au FN, on rase gratis !

Pourquoi, gratis. Ce serait vrai s’il n’y avait pas de recettes nouvelles. La mauvaise foi du rédacteur de l’article a encore moins de limites que l’ambition des mesures reprochée, à tort, à Marine Le Pen.

Pour tout financer, La candidate frontiste prévoit bien des recettes. Mais peine à les rendre crédibles. La lutte contre la fraude fiscale et sociale, dont elle attend plus de 67 milliards, n’est pas si simple… Idem pour la lutte contre l’immigration : les recettes attendues d’une baisse de l’immigration légale et de l’expulsion systématique des clandestins n’ont rien d’évident. Les immigrés légaux, notamment, cotisent à la Sécurité sociale !

Ces mesures sont certes difficiles à prendre, il faut évidemment en avoir la volonté politique. Mais pourquoi prétendre que les économies réalisées ne sont pas crédibles. Elles correspondent à moins du 1/3 des fraudes dénoncées depuis des années par la Cour des Comptes, ainsi que par les Chambres Régionales. En ce qui concerne les recettes issues de la lutte contre l’immigration, les analyses les plus sérieuses parlent d’un coût annuel de 35 à 70 milliards. Les recettes envisagées par Marine Le Pen représentent de l’ordre du ¼ des estimations les plus basses en ce domaine.

Protectionnisme et planche à billets

Mais c’est le modèle économique que Marine Le Pen veut adopter qui ne tient pas la route. D’abord le protectionnisme. La candidate promet une exonération de charge de 200 euros pour les salariés modestes, financée par l’instauration d’une « contribution sociale sur les importations ». Rien d’autre qu’une taxe de 3 % sur l’ensemble des biens et des services importés en France, une mesure censée rapporter 74 milliards d’euros sur le quinquennat. Mais Marine Le Pen oublie de dire qu’elle serait précisément payée par les Français les plus modestes. Car, au final, c’est bien le consommateur qui devra taper dans son porte-monnaie pour acheter son tee-shirt chinois plus cher… Surtout, la taxe de Marine Le Pen ferait sortir la France de l’OMC et de l’Union européenne qui interdit d’augmenter sans discernement les droits de douanes et de le faire à l’échelle nationale uniquement. Pas seulement par idéologie, mais pour éviter que les autres pays prennent des mesures de rétorsion…

Le rédacteur de l’article pense aborder ‘enfin’ le modèle économique de Marine Le Pen, pour le critiquer bien sûr. Il est curieux qu’il ne se soit pas rendu compte que commencer par parler de la politique budgétaire envisagée par Marine Le Pen c’était déjà parler économie : décidemment certaines formations sont à revoir. Mais passons sur ce point, il y a plus important.

Le rédacteur semble enfin s’apercevoir que le modèle économique de Marine est différent du modèle des autres candidats. Quelle clairvoyance. Effectivement, le modèle économique n’est pas conforme à la vision ultra-libérale imposée par l’OMC. Faudra t-il négocier avec cette organisation, ou faudra t-il en sortir. ? Nul ne le sait. Mais vaut-il mieux s’inquiéter du sort des français, ou bien continuer à s’aligner sur les directives et réglementations de l’OMC qui ont conduit au déficit commercial record de la France – 75 milliards d’euros, à un chômage vertigineux, et à des délocalisations de plus en plus nombreuses. C’est bien le moindre que ce soit au peuple français de trancher sur ce point, qui est, ou devrait être, un vrai débat. Va-t-on encore continuer à violer la volonté du peuple français, qui s’est clairement exprimée en 2005, sous le prétexte que les organisations européennes ou mondiales en ont décidé ainsi ?

En ce qui concerne le protectionnisme proposé par Marine Le Pen, il n’a strictement rien à voir avec la ligne Maginot – dont on sait comment cette ligne a été tournée – dépeinte par la pensée unique défendant peu u prou le système actuel. Elle s’inspire à la fois de la pensée de Maurice Allais, et de l’esprit qui avait prévalu lors de l’élaboration de la charte de la Havane, et correspond aussi, par certains côtés, aux propositions qu’a fait le conseiller spécial du président Obama concernant des droits import-export, que ce soit de gré à gré ou sur un marché spécifique. Mais on ne peut demander à tout journaliste économique de connaître Maurice Allais, Warren Buffet, ou encore les attendus de la charte de la Havane.

Ensuite le retour au franc. Dans l’esprit de Marine Le Pen, cela redonnerait de la compétitivité à la France par la dévaluation. Mais à quel prix ? La candidate précise bien qu’il ne peut s’agir que d’une sortie de l’euro concertée avec les partenaires européens. Encore faut-il les convaincre de laisser tomber ce qu’ils ont eux-mêmes bâti : une monnaie qui réduit les coûts des échanges européens. Si l’euro disparaissait, les entreprises étrangères, qui ont créé 30 000 emplois dans le pays en 2010, n’auraient plus forcément envie de faire de l’Hexagone leur porte d’entrée sur le marché européen…
À supposer que Marine Le Pen fasse preuve de persuasion et que la dette française soit convertie en francs, cela générerait une dépréciation de la monnaie de près de 10 % (selon les chiffres du FN). Avec à la clé, de l’inflation importée. Le prix de l’essence, des vêtements et même de l’iPhone s’envolerait et frapperait particulièrement les Français les plus modestes ! Les gains attendus à l’exportation seraient donc plus que compensés par l’explosion du prix des importations. Les salariés réclameraient à cor et à cris des hausses de salaires, enclenchant par là même une spirale inflationniste destructrice pour la croissance. Les marchés craindraient, à tort ou à raison, de ne jamais être remboursés et fuiraient les titres de dette française.

La question monétaire exigerait, elle aussi, d’être traitée avec plus de sérieux. De fait, si l’euro n’est sans doute pas la source de tous les maux de l’Europe, ou plus particulièrement de la France, chaque expert un peu honnête, il doit en rester encore quelques uns, sait bien que cette monnaie unique a été très mal construite – peut être volontairement disent à demi-mot certains de ceux qui ont présidé à sa création.

Il est donc de plus en plus coûteux de faire en sorte qu’une zone monétaire unique, qui regroupe pour le moment 17 pays si différents, joue le rôle qu’elle aurait pu, ou du, avoir, à savoir un rôle bénéfique pour l’ensemble des pays qui la constituent. A moins d’être complètement aveugle, il est difficile de soutenir sérieusement que cette zone euro est une réussite exemplaire que le monde nous envierait (même si le monde extérieur, comme la Chine ou les USA, est sans doute fort heureux de voir dans quelles difficultés l’Europe, et plus spécifiquement la zone euro, se débattent actuellement)

Mais si la construction de l’Euro a sans douté été une construction fortement teinté d’idéologie – idéologie que l’on s’est efforcé de cacher aux populations concernées – sortir de l’Euro n’est en rien une volonté idéologique de la part de Marine Le Pen. C’est plutôt un constat qui s’impose. Les artifices bancaires et monétaires pour tenter de maintenir une unité de façade à l’intérieur de cette zone sont de plus en plus coûteux, surtout lorsque la BCE s’efforce de respecter la lettre des traités de Maastricht et de Lisbonne, tout en en violant de façon peu glorieuse l’esprit. Tout cela pour éviter de reconnaître une évidence, le fait que la loi de janvier 1973, dite aussi loi Pompidou-Giscard, est la cause principale de la dette publique française, puisqu’elle a conduit à une somme cumulée d’intérêts de 1400 milliards, sur les 1700 milliards dus par la France, fin 2011.

Puisque l’Europe refuse d’abroger au niveau européen les articles Maastrich104 et Lisbonne123, la seule solution est de revenir, pour les pays qui en auront la volonté politique, à des monnaies nationales. Il ne s’agit pas d’un « retour » au franc, mais de la construction d’une nouvelle monnaie nationale, le franc2012, aussi différent du franc qui existait avant l’instauration de l’euro qu’un téléphone à cadran peut être différent d’un ‘smartphone’, pour ne pas citer une marque particulière.

L’incompréhension du rédacteur – mais on peut être journaliste sans être spécialiste des questions monétaires, même relativement élémentaires – se constate aussi à propos de la valeur qu’aurait prétendument le franc2012 vis-à-vis d’autres monnaies. Dans l’analyse du groupe Nomura à laquelle le rédacteur du Point semble se référer, il confond 2 choses, en en oubliant de plus une troisième, l’analyse étant faite relativement à la valeur du dollar.

Dans l’hypothèse où l’euro vaudrait 1,34 dollar (rappelons que l’euro, qui valait initialement 1,17 dollar, a varié entre 0,85 dollar et plus de 1,5 dollar, pour s’établir actuellement à une valeur tournant autour de 1,30 dollar), le franc2012 vaudrait environ 1,21 dollar. Par apport à l’euro actuel, il serait donc déprécié de 9,4 %, alors que le mark2012 s’apprécierait de 1,3 %. Mais comme les autres monnaies de pays comme l’Italie, l’Espagne se déprécieraient bien plus encore que le franc2012 (27,3 % pour l’Italie, 35,5 % pour l’Espagne, sans même citer la Grèse, avec une drachme2012 dépréciée par l’étude Nomura de 57,6 %), la moyenne pondérée de toutes ces monnaies ‘libérée’ du carcan de l’euro, moyenne que l’on pourrait appeler ecu ou euro-ecu serait inférieure à la valeur du franc2012. On aurait ainsi un franc2012 qui vaudrait environ 1,04 ou 1,05 ecu2012.

Dernière erreur, ou confusion, du rédacteur du point sur cette question monétaire, celui de la valorisation des dettes publiques françaises. Marine Le Pen n’a jamais dit qu’elle contraindrait les créanciers non-résidents à accepter un remboursement en franc2012 – le choix leur sera laissé. Mais même dans le cas où l’ensemble des créanciers non-résidents choisirait d’être remboursé en euro – si cette monnaie existe encore et n’a pas été remplacée par l’euro-ecu – et en admettant que l’euro vaille, au moment de cette décision 1,34 euro (comme dans l’analyse Nomura) l’augmentation de la dette publique ne correspondrait qu’à 107 milliard (1700 milliards par 9,4 % par 67 %, puisque la part non résidente de la dette est de l’ordre des 2/3 du montant total). Nous sommes donc loin du cataclysme monétaire annoncé, ce montant figure d’ailleurs dans le chiffrage très précis distribué à la presse le 12 janvier 2012.

Laisser tomber la Grèce

Mais Marine Le Pen elle-même ne semble pas croire en une sortie concertée de l’euro. Elle risque en tout cas de la faire exploser purement et simplement en mettant « son veto aux inutiles et ruineux plans de renflouement des pays victimes de l’euro ». La Grèce mais aussi le Portugal et l’Irlande tomberaient alors instantanément en situation de défaut. Dans ce scénario noir, les investisseurs fuiraient toute l’Europe et la dette française deviendrait impossible à financer. Privée d’argent frais, Marine Le Pen serait bien en peine de trouver les quelque 180 milliards d’euros par an que la France emprunte chaque année sur les marchés pour refinancer sa dette et combler le déficit budgétaire. Les taux d’intérêt réclamés exploseraient et pousseraient la France au défaut de paiement pur et simple.

Les milieux financiers anticipent, sinon la disparition de la zone euro, du moins sa déliquescence, et peut être aussi la sortie des maillons qui apparaissent les plus faibles, pour des raisons différentes, à savoir la Grèce (dont la dépréciation annoncée, de 50 à 60 %, correspond d’ailleurs à la dépréciation calculée par les analystes de Nomura) et le Portugal.

Ce n’est donc pas la position de Marine Le Pen qui changera quelque chose à la situation quasiment désespérée du Portugal, et plus encore de la Grèce. Tous les experts savent depuis plus d’un an que la Grèce est en situation de défaut, de plus de 60 % de sa dette, mais qu’il ne faut pas le reconnaître officiellement, pour ne pas déclencher les tristement fameux CDS qui déstabiliseraient les marchés financiers et conduiraient certaines banques à la faillite. Il suffit de se reporter aux chiffres d’un analyste indépendant – comme devraient être tous les analystes – Olivier Berruyer pour s’en persuader. Attaquer Marine le Pen sur ce point est plus que malhonnête, cela frôle sinon la débilité, du moins l’ignorance la plus crasse. Déduire du défaut de la Grèce l’explosion des taux d’intérêt appliqués à la France montre là encore une mauvaise foi que les auteurs latins auraient qualifié de ‘carthaginoise’, à moins que ce ne soit tout simplement de l’incompétence.

Mobiliser l’épargne des Français pour 50 milliards d’euros pour financer la dette, comme la présidente du Front le promet, ne suffirait pas. Au surplus, cela détournerait cette épargne de l’économie productive, qui en manque déjà. Alors Marine Le Pen pense avoir trouvé une seconde parade : obliger la Banque de France à financer l’État à hauteur de 100 milliards d’euros par an pour se libérer enfin des marchés financiers et des intérêts qu’ils réclament. Ce qui revient à faire marcher la planche à billets et à renforcer la spirale inflationniste, avec le risque de faire du franc une monnaie de singe.

Le rédacteur du point semble, là encore, découvrir que de simples étudiants en science économiques connaissent sous le nom de « Financing Mix », un financement mêlant épargne et création monétaire. Poincaré y a eu recours, de même que Pinay et Mendès-France. De plus, le rédacteur se trompe dans les chiffres. La monétisation publique annuelle proposée par Marine Le Pen pour rembourser partiellement la dette publique n’est pas de 100 milliards mais de 45 milliards. Les autres 55 milliards ont une autre destination.

Faire comme les États-Unis

Les États-Unis, eux, le font bien, réplique Marine Le Pen. Mais l’argument ne tient pas. Washington bénéficie en effet d’un droit particulier lié au rôle encore dominant du dollar dans les échanges internationaux et dispose d’arguments politiques incomparables pour convaincre les pays émergents d’acheter sa dette quelle que soit la valeur du billet vert… Les attaques spéculatives contre certaines monnaies européennes dans les années 80 et 90 montrent que le franc version Marine Le Pen serait beaucoup plus vulnérable que l’euro, dont la valeur a longtemps résisté, malgré la crise financière.

En dehors de la pétition de principe dressée une fois de plus contre les propositions de Marine Le Pen, nous nous devons de signaler la chose suivante. La monétisation publique, et annoncée, d’une partie de la dette publique française (retenons même le chiffre de 100 milliards, alors qu’il ne s’agit que de 45 milliards) est proportionnellement très inférieure avec ce que pratique, en sous-main et contrairement à l’esprit de ses statuts, la BCE. De fait, la BCE a émis entre décembre et février, près de 1000 milliards d’euros, ce qui correspondrait, sur un an, à 3 ou 4000 milliards.

Il est vrai que la BCE a tous les droits, étant présentée comme une organisation indépendante de toute pression, surtout venant des marchés et des banques, qui en profitent pour « bonifier » leur bilan tout en spéculant à l’occasion, sans que cela ne serve en aucune façon à une relance de l’économie réelle. Le groupe PSA et Renault, parmi d’autres, peuvent hélas en témoigner : 30 % de diminution de leurs ventes en 12 mois … Allons nous encore longtemps nier que les mesures annoncées depuis des mois n’ont strictement aucun effet positif, bien au contraire, et que s’acharner dans la même direction mériterait au moins un débat public, et non des anathèmes lancés contre la seule candidate qui propose une toute autre problématique, un tout autre modèle économique ? Est-il raisonnable de travestir ainsi ses propositions, au risque de tuer tout débat public ?

L’autre argument de la présidente du Front, selon lequel « l’UMPS » est favorable à la monétisation de la dette au niveau européen, n’est pas plus convaincant. Car l’euro est une monnaie crédible, grâce à la lutte contre l’inflation poursuivie depuis des années par la BCE. Il en serait tout autrement pour le nouveau franc piloté par Marine Le Pen.

Si nous faisions un rêve ! Rêvons qu’il se trouve quelques économistes intègres, dans le camp opposé à Marine Le Pen – ce qui est tout à fait leur droit démocratique – pour accepter de discuter sérieusement avec nous, qui faisons partie du conseil économique de Marine Le Pen. Ce débat sera, ou serait, sûrement d’une toute autre tenue que ce que le rédacteur du Point a peut être cru être un brûlot contre Marine Le Pen, alors que la plupart des points soulevés n’ont fait que révéler, au choix, et sans exclusive, son incompétence ou sa mauvaise foi. Mais peut être était-il en service commandé ?

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Le préfet des Yvelines cible l’origine de la délinquance

cambrioleur

Novopress

04/02/2012 – 17h15

Versailles (NOVOpress) – Comme sur le plan national, les chiffres de la délinquance dans les Yvelines sont inquiétants. Ainsi, le nombre de cambriolages explose dans ce département francilien : +18,32 % par rapport à 2010.

Le préfet, Michel Jau, a identifié précisément quels sont les responsables de ces méfaits. « Les cambrioleurs viennent de partout : voyous locaux ou régionaux, mineurs des pays de l’Est et professionnels originaires de la communauté des gens du voyage », relate Julien Constant, dans l’édition des Yvelines du Parisien, le 25 janvier.

L’Etat sait donc parfaitement quelles sont les causes du mal. Question : pourquoi alors ne met-il pas fin, notamment, aux multiples invasions de gitans qui ravagent le département toute l’année ? Sur le plan local comme sur le plan national, la lutte contre l’insécurité ne fait malheureusement pas partie des priorités du gouvernement.

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Une stratégie pour empêcher Marine Le Pen d’être candidate ?

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NPI

A diffuser largement !

Voici ce que l’équipe de Nations presse a trouvé aujourd’hui. Cette brève est issu d’un blog (voir ici) qui détient un document qui montrerait que la Sarkozy cherche à empêcher Marine Le Pen d’obtenir les signatures nécessaires pour se porter candidate à la présidentielle. Document qui analyse également les résultats pour la droite sarkozyste. Effarant ! Le nom de code Gamma correspondant à Marine Le Pen.

Le document qui montre que la droite travaille bien sur l’hypothèse d’une absence de Le Pen à la présidentielle

L’un de mes associés a transmis en début de semaine cette note à l’un de ses interlocuteurs de la majorité. Ce document est intéressant car il révèle et justifie les initiatives en cours pour éviter que Marine Le Pen, identifiée comme « Gamma » dans ce document, ne puisse recueillir les 500 parrainages nécessaires à la présentation de sa candidature. C’est l’articulation entre enquête d’opinion et stratégie de communication qui mérite d’être observée ici.

nationspresse.info le 04/02/2012

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Marine Le Pen à Toulouse avec le PCF !

Faucille_et_ouvriersMarine Le Pen sera à Toulouse dimanche pour y tenir meeting, il y aura évidemment de nombreux soutiens de la candidate des patriotes mais aussi quelques "camarades" issus des partis de gauche, d'extrême-gauche, écologauchistes et autres libertaires.

Parmi ces derniers il y aura les représentants du Parti communiste français, celui-là même qui se revendique de l'idéologie qui aura avec le nazisme détruit une partie de l'humanité. Ils l'ont oubliés. Pas nous.

Les communistes des Bouches-du-Rhône se déplaceront dans la ville rose puisque son Secrétaire départemental du PCF s'est fendu d'un communiqué publié dans l'Humanité -le journal !- que je ne peut résister de vous donner à lire tellement c'est du rabaché et de la mauvaise foi...

Mais il est vrais que les communistes ne reconnaissent pas d'autres fois que la leur...sauf l'islam sous certaines conditions !

" Le Front National et Madame Le Pen sont les représentants de l'extrême droite en France, celle qui vient de danser à Vienne au milieu des collaborationnistes et révisionnistes de la deuxième guerre mondiale. Ce parti et ses dirigeant milliardaires ont toujours été soutenus par la grande bourgeoisie, ils sont du côté des grosses fortunes et bafouent le monde ouvrier. Les élus et militants du PCF seront présents le 5 février à Toulouse à l'appel de la LDH pour exprimer leur refus de la banalisation actuelle de l'extrême droite en France, dont on sait que les thèses se sont toujours retournées contre les ouvriers et employés au profit des plus grands groupes financiers. Mme Le Pen, comme son père, est de la famille de la grande bourgeoisie et des thèses racistes qui de tout temps ont divisé le monde du travail pour mieux l'exploiter. "

Finalement, espérons que malgré le froid actuel, de nombreux militants "anti-fa" seront présents devant le Palais des Sports de Toulouse ...

Amis communistes, continuer, continuer et Marine grimpera encore plus dans les sondages !

Guillaume Schirer

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Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen n°264

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Nicolas Sarkozy disciple de Brecht

Direction_Campagne_2012

FN

Communiqué de Presse de l’équipe de campagne de Marine Le Pen du 03/02/2012

Faute de lire La princesse de Clèves, Nicolas Sarkozy s’inspire de Bertolt Brecht : il change le peuple puisque celui-ci déplait à ses dirigeants. Les ouvriers l’abandonnent, des figurants donneront le change. Le 1er février, à Mennecy, pour la visite du crypto-candidat sur un chantier de construction, de tout le département de l’Essonne, furent convoqués des salariés pour faire semblant de travailler devant les journalistes. Cette mise en scène était d’autant plus ridicule que le froid glacial interdisait toute activité.

Déjà, en septembre 2009, pour sa visite de l’usine Faurécia à Caligny, dans l’Orne, Nicolas Sarkozy avait exigé d’être entouré d’ouvriers plus petits que lui, quitte à les faire venir d’ailleurs.

Certes, ces villages Potemkine ne sont pas nouveaux. En 1990, Olivier Stirn avait recruté des auditeurs payés pour un colloque, qui avaient tous quitté la salle à 18h, à la fin de leur contrat, laissant la salle vide hors quelques rares socialistes. Mais Olivier Stirn avait dû quitter, sans tarder, le gouvernement. C’est bien la preuve qu’en vingt ans la morale publique a bien baissé.

Marine Le Pen, elle, n’a pas besoin de figurants pour rencontrer les ouvriers et les classes populaires. Elle va tracter à la porte des usines et y engage le dialogue avec les travailleurs, comme à Sochaux récemment. Car, de jour en jour, toutes les enquêtes d’opinion montrent que le monde du travail fait de plus en plus confiance à Marine Le Pen et à son patriotisme économique et social.

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