Peuple de gauche : déjeuner 4 étoiles pour Hollande et BHL
François Hollande et Bernard Henri-Lévy se sont retrouvés cette semaine pour un déjeuner en tête à tête au très bling-bling Restaurant Laurent. L’occasion sans doute d’évoquer ce brave « peuple de gauche » autour de l’une des tables les plus chères de Paris, et qui sait peut-être « ré-enchanter le rêve français » autour de la célèbre « salade de mâche » du chef… pour la modique somme de 140 euros.
François Hollande l’assure : il « n’aime pas les riches ». Pas de quoi l’empêcher d’organiser ses mondanités avec le prince de l’intelligentsia bobo parisienne dans l’un des restaurants les plus chics… et les plus chers de la capitale. Si la rencontre devait permettre au candidat socialiste de reconquérir le coeur d’un BHL emballé par la fougue guerrière de Nicolas Sarkozy, elle aura surtout mis en évidence la déconnexion de François Hollande avec le quotidien des Français.
Car quelle cohérence peut-on trouver à un politicien qui prononce le dimanche un discours enflammé contre « l’empire de la finance » et une société pervertie par l’argent-roi… et qui déjeune le mardi dans un quatre étoiles parisien (aux prix ridiculement élevés) avec l’un des « intellectuels » les plus emblématiques de la pensée unique germanopratine ?
A lire le menu du restaurant Laurent, le peuple de gauche doit quelque peu tirer la langue en voyant les agapes de son représentant. La salade de mâche à 140 euros ne constitue en effet qu’une entrée. François Hollande et BHL ont ensuite pu déguster un petit carré d’agneau pour 92 euros avant de terminer sur une note sucrée avec un ananas rôti pour la bagatelle de 30 euros. Espérons qu’ils n’aient pas pris de vin…
On ne sait pas si le philosophe des beaux quartiers soutiendra finalement la candidature de François Hollande, mais une chose est certaine : le déjeuner aura été agréable et passé entre personnes de bonnes familles. Reste à savoir si ce sont les contribuables corréziens ou les militants socialistes qui ont réglé l’addition !
http://24heuresactu.com le 02/02/2012
La gifle, le maire et le procureur
L'auteur de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici.
Par Philippe Bilger le 05/02/2012
Cela s'est passé au tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe. Le prévenu était Maurice Boisart, 62 ans, le maire de Cousolre, une petite commune du Nord. On lui reprochait d'avoir giflé un adolescent de 16 ans qui l'avait insulté et menacé. Le procureur a requis contre lui une amende de 500 euros tandis que la défense invoquait la légitime défense. Le jugement sera rendu le 17 février.
Affaire ordinaire comme il en arrive partout en France, avec des maires mis de plus en plus à contribution, souvent dépassés par une incivilité, voire une violence qu'ils ne parviennent plus à maîtriser parce que, d'abord, ils ne les comprennent pas. Ils ne reconnaissent plus leur commune avec sa tranquillité et sa familiarité enfuies.
Je sais : je n'ai pas consulté la procédure et je n'écris ce billet qu'à la suite de la relation faite par trois quotidiens nationaux (Le Monde, Le Figaro et Le Parisien) mais qui concordent. Je vais sans doute encourir les reproches habituels de me mêler de ce qui ne me regarde pas et de manquer de solidarité même si, magistrat honoraire, je me sens évidemment délié de toute obligation - qui serait au demeurant inepte - à cet égard.
Le parquet d'Avesnes-sur-Helpe est-il à ce point sourcilleux, pointilliste, ou peut-être désoeuvré, pour qu'un tel dossier n'ait pas immédiatement été classé sans suite ? Quel exemple fallait-il donner à ce maire, quel retentissement à cette claque, quelle portée à cet incident pour que, d'une certaine manière, on se trompât de victime ?
L'avocat de l'adolescent a dénoncé "une violence gratuite" tandis que celui de Maurice Boisart a questionné : "Qu'aurait-il dû faire ? Se laisser insulter, lui et la collectivité qu'il représente ?" Maurice Boisart lui-même, alléguant "un geste réflexe à cause des insultes", a mis en lumière, approuvé par une douzaine d'habitants venus le soutenir et par une motion de quatre cents pétitionnaires, "le malaise des maires face à l'incivilité". Selon lui, ce jeune homme et sa bande multipliaient les transgressions au mépris des arrêtés municipaux : "Provocation, harcèlement, la goutte d'eau a fait déborder le vase" !
Si j'en crois les extraits rapportés, l'attitude du procureur a été "d'une ironie glaçante" (Le Monde, sous la plume de Pascale Robert-Diard), d'une autorité condescendante et déplacée envers ce maire conscient de ses devoirs et qui n'avait accompli ce geste qu'au bout de l'énervement. La manière dont le ministère public lui a fait la leçon est pour le moins indélicate. Qu'on fasse la morale à ceux qui s'en moquent, pourquoi pas, mais pas à quelqu'un qui la tient en haute estime. Il est trop facile de jouer au personnage accusateur en face d'un honnête homme.
Puisque le maire avait refusé le plaider coupable et désiré ce procès en correctionnelle, mille nuances auraient dû être apportées et une forme de bon sens aurait pu heureusement compléter la définition juridique de la légitime défense. "Je n'ai jamais donné de gifle à personne dans ma vie, j'ai eu un geste instinctif. Ce n'est pas la meilleure chose que j'ai faite. Je le regrette. Mais croyez-moi, la fonction de maire n'est pas toujours facile à assurer" : cette argumentation ne valait-elle pas mieux que le discours rigide, corseté et déconnecté d'en face ?
Est-ce le jeunisme qui a encore frappé ? Gifler un adolescent de 16 ans qui a créé du désordre et des nuisances durant un an - les cheveux du maire blanchis en deux mois après l'engagement de cette procédure ! - est-il un acte à ce point odieux qu'il faille oublier tout ce qui est de nature à largement le relativiser, voire à l'absoudre ? L'hostilité à l'égard de cette autorité municipale qui s'est permis de mettre en oeuvre - mais si peu, si modestement - sa justice personnelle ? L'aberration qui contamine les pratiques judiciaires et peu ou prou les conduit à tout coup vers "la justice pour l'exemple" ? La confusion entre une sévérité sans discernement et la justesse pénale ?
L'intelligence et l'honneur de la justice pénale ne concernent pas seulement les affaires où il convient de résister à l'emprise du Pouvoir et de faire preuve d'indépendance. Pas uniquement les dossiers à tonalité politique. Il me paraît évident qu'Avesnes-sur-Helpe en dit autant que Paris sur ce qu'on attend de l'institution, ce qu'elle impose ou qu'elle conquiert. La lucidité chassée au quotidien fait autant de mal que les éclatantes dérives judiciaires.
Sur le plan social, sans répudier le singulier des situations qu'elle a à appréhender, la justice n'a-t-elle pas pour mission aussi de tenter de restaurer un équilibre et de s'opposer au fil regrettable du temps ? Pour un procureur, outre la gifle et la légitime défense alléguée, l'essentiel n'était-il pas de percevoir qu'aujourd'hui le poids de sa fonction devait venir au secours d'une faiblesse plus grave et plus profonde que celle résultant d'une péripétie équivoque ? Celle du, des maires confrontés à des troubles, des incivilités, des désordres contre lesquels la justice saisie est trop souvent impuissante et qui pourrissent une vie collective. Il faut aider ceux qui se battent contre eux comme ils peuvent, au lieu de se tromper de cible et de les accabler, et d'abord par une atteinte injustifiée à leur honneur.
Comme je comprends Maurice Boisart quand il murmure effondré après avoir écouté des réquisitions d'une humiliante, arrogante et unilatérale pédagogie : "Je crois que je n'ai pas été compris. J'ose plus rien dire".
L’Europe des régions, un artifice mondialiste
Tribune libre d’Estelle Massoni, responsable régionale des Jeunes avec Marine (JAM) de Corse du 06/02/2012
La régionalisation, présentée comme un moyen de défendre les identités, n’est qu’un artifice. Elle n’est qu’un instrument de déstructuration supplémentaire. Bruxelles considère que les identités sont fauteuses de guerre, qu’elles empêchent les hommes d’aboutir à la grande concorde universelle. C’est la raison pour laquelle, il faut selon Bruxelles effacer tous les particularismes, sous couvert du bonheur de l’humanité.
Dans cette perspective, la Corse ainsi que toutes les régions européennes tomberont sous la coupe du pouvoir de Bruxelles sans tenir compte des particularismes qu’un Etat est capable d’assimiler. Par exemple, les spécificités agricoles insulaires ne supplanteront pas celles de pays de l’Europe de l’Est ou de régions en voie de développement dont les ressources sont encore plus modestes que celles de la Corse. L’Europe des régions sera capable de déverser de la poudre aux yeux sur le plan culturel (langue, culture régionale) mais uniquement pour mieux imposer les règlements européens qui ont déjà largement commencé à réfréner notre productivité agricole, juguler nos velléités industrielles, tout cela dans un but unique : niveler par la base les Etats dans une sorte d’universalisme imposé où il n’est plus possible pour la France de développer des pôles de compétitivité et d’excellence. Il se peut même lorsque tous les pays seront sur un pied d’égalité impose par Bruxelles, que le joug d’une gouvernance unique européenne soit des plus durs, car dans une mondialisation exacerbée et l’ouverture de nos frontières à toutes les importations, il faudra bien trouver les moyens de concurrencer les pays émergents comme la Chine, mais aussi l’Inde.
C’est une véritable dictature européenne qui attend les régions. Les politiques agricoles communes déjà très nocives, le nivellement par le bas de la main d’œuvre, la fiscalité européenne ainsi qu’un euro qui annihile nos échanges commerciaux, accroît notre dette et notre déficit extérieur, ne sont que peu de choses par rapport à ce qui nous attend. Alors la Corse dans tout cela, celle qui veut jouer sur tous les tableaux, dont certains pensent qu’il fera meilleur vivre sous la botte européenne, ceux là risquent de déchanter. La langue, la culture régionale seront promus, certes, mais à quel prix lorsque les marchés publics seront systématiquement ouverts aux entreprises italiennes, sardes, espagnoles ou portugaises, lorsque l’agriculteur devra être payé à un tarif de main d’œuvre tel que pratiqué en Espagne ?
Les Jeunes avec Marine (LJAM) de Corse rappelle que seule la nation est capable de protectionnisme car elle promeut les particularismes, seule la nation est capable de protéger notre langue, notre culture régionale, les régions oui, mais sous le pavillon français.
Une audience capitale pour Marine !!!
Dans le cadre de l’émission Capital, « Travail, pouvoir d’achat, Euro : La France doit-elle fermer ses frontières ? », diffusée ce dimanche 5 février dès 20h50 sur M6, Thomas Sotto recevait Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle.
L’occasion pour celle-ci de s’exprimer sur plusieurs sujets, dont l’Euro. « Je ne veux pas qu’on se retrouve du jour au lendemain face à l’effondrement de l’euro. C’est la raison pour laquelle mon projet prévoit, et je suis suivie en cela par toute une série d’ailleurs de Prix Nobel d’Economie, de préparer le retour aux monnaies nationales, sur six ou huit mois », affirmait-elle.
Marine Le Pen s’exprimait également sur les rémunérations du président de la République, des ministres, des sénateurs et des députés. La candidate affirmait vouloir une indemnité identique pour toutes ces fonctions, à savoir « 5500 euros nets » : « On ne fait pas de la politique pour gagner de l’argent (…) Je signale que nous avons proposé dans toutes les régions un amendement pour baisser l’indemnité des conseillers régionaux de moitié, le PS, l’UMP, le MoDem, les Verts et le Parti communiste ont voté contre ».
Enfin, sur la Quatar, Marine Le Pen s’inquiétait pour l’indépendance nationale, compte tenu de l’investissement dans l’eau, les médias et les parts achetés à Lagardère, Vinci, EADS ou encore dans les filiales de Dexia : « Cette situation est éminemment dangereuse. Voilà un pays étranger qui est en train d’acheter la France à la découpe, qui investit dans des banlieues. Or, et les Français doivent le savoir, qui sont les Qataris ? Si ce n’est ceux qui ont financé aussi les Jihadistes en Libye ».
Des propos entendus par 3.66 millions de Français en moyenne devant M6, soit 14.7% du public présent devant son poste entre 20h50 et 23h10. Un pic d’audience était enregistré à 4.3 millions de curieux à 22h23. A noter la bonne performance auprès des ménagères de moins de 50 ans, avec 17.3% de part d’audience. Le magazine enregistrait alors ses meilleures parts de marché de la saison.
Ce vent de liberté qui souffle sur la France
Libres propos de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Liberté d’expression du 06/02/2012
« Le vent est en train de tourner, on respire mieux » : c’est en ces termes, inattendus dans sa bouche, que Jean Raspail vient de s’exprimer ces jours-ci (Le Figaro, samedi 4 – dimanche 5 février 2011), en s’étonnant presque qu’aucune plainte n’ait été déposée à son encontre depuis la publication de la nouvelle préface qu’il a consacrée à son célèbre roman Le Camp des Saints (Robert Laffont), vendu à plus de 40.000 exemplaires trente-huit ans après la parution de cet ouvrage.
Dans cette œuvre éminemment prophétique, rééditée avec succès voici un an, l’auteur de la fameuse tribune La patrie trahie par la République (Le Figaro, 17 juin 2004) imaginait le déferlement sur les côtes françaises de populations provenant du tiers monde, poussées par la misère à gagner en masse l’Eldorado européen : avec cette invasion brutale, dont l’élan irrésistible était rendue possible par l’impuissance d’un gouvernement tétanisé par de fatals états d’âmes, c’est toute une civilisation millénaire qui était appelée à sombrer corps et biens.
Indéniablement, les éditeurs français font preuve ces derniers temps d’une moindre frilosité en matière de liberté d’expression, surtout depuis la parution en 2009 du roman d’anticipation publié par l’écrivain russe, Elena Tchoudinova, sous le titre La mosquée Notre-Dame de Paris (Editions Tatamis), ouvrage pionnier qui devait préparer le terrain, sur un autre registre, à la parution, en octobre 2011, de l’essai du journaliste américain, Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux – Comment l’Islam va transformer la France et l’Europe : tandis que la première de ces deux œuvres projette le lecteur, de manière quelque peu prémonitoire, dans la description, anxiogène quoique parfaitement plausible, d’une France qui, en 2048, serait devenue majoritairement musulmane, le second ouvrage analyse avec lucidité la mutation civilisationnelle actuelle qui travaille en profondeur les sociétés contemporaines de l’Europe occidentale, toutes amenées à affronter pareillement les retentissements culturels provoqués par la présence massive d’une population musulmane qui peine à s’assimiler partout sur le continent européen.
Dans la même veine, Renaud Camus vient de publier, – sans s’exposer jusqu’à présent aux sempiternelles foudres judicaires des associations-anti-racistes – un essai admirable, Le Grand Remplacement (Editions David Reinharc), dans lequel le grand écrivain français décrit le phénomène considérable de substitution de populations, – la population française d’origine s’effaçant au profit de nouvelles populations, rétives à toute assimilation – qui s’opère irrésistiblement dans maintes ville de l’Hexagone, en entraînant mécaniquement la transformation progressive des traits culturels de la civilisation française.
Il est des signes authentiques, guère discernables en apparence, qui annoncent assurément l’avènement de révolutions vertueuses. Sur la question existentielle de l’identité de la France, comme sur bien d’autres sujets fondamentaux, les langues se délient peu à peu, les tabous du politiquement correct s’effondrent les uns après les autres, comme si la digue de la pensée unique venait tout d’un coup de céder. Qu‘il soit permis ici de considérer que l’attrait puissant que Marine Le Pen exerce sur l’esprit de nos compatriotes, par le fait aussi bien de son charisme personnel que de l’immense espoir que suscite son projet présidentiel, n’est pas pour rien dans cette libération salutaire de la pensée et de la parole qui est manifestement à l’œuvre partout dans le pays.
Budget 2012 : Défense et Ecologie, les ministères les plus touchés par les annulations de crédits
Par Etienne Lefebvre le 06/02/2012
Le collectif budgétaire qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres intégrera la révision à la baisse de la prévision de croissance, à 0,5 % au lieu de 1 %, une révision compensée par des résultats meilleurs qu'attendu en 2011, par des annulations de crédits des ministères (1,2 milliard d'euros) et par une charge de la dette revue en baisse (700 millions) en raison de la faiblesse des taux d'intérêt. Le gouvernement maintient ainsi intangible sa prévision de déficit public 2012 (Etat, collectivité locales, Sécurité sociale), à 4,5 % de PIB.
Le déficit budgétaire prévisionnel sera en revanche relevé en raison de la dotation en capital du futur Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit être opérationnel en juillet. La France prévoyant d'ouvrir 6,5 milliards de crédits à ce titre dans le collectif, cela augmentera d'autant le déficit budgétaire 2012 (mais pas le déficit au sens de Maastricht), prévu désormais à 84,9 milliards d'euros, soit une dégradation de 6,2 milliards par rapport à la précédente prévision. Sans la dotation au MES, le déficit budgétaire prévisionnel aurait au contraire été revu en baisse de 300 millions d'euros.
L'Education nationale préservée
Fait important : Bercy assure que le programme d'émission de dettes pour 2012 ne sera pas modifié pour autant (il reste prévu à 178 milliards d'euros d'émissions à moyen et long terme). Le Trésor va en effet bénéficier, notamment, du « rapatriement » sur son compte de la trésorerie d'opérateurs publics tels qu'Oséo.
Le collectif va aussi détailler le 1,2 milliard d'annulations de crédits, gelés en début d'année, des ministères. Celles-ci, qui représenteront en moyenne une baisse de 0,7 % des crédits (hors masse salariale) ne seront pas uniformes mais ciblées, le ministère du Budget ayant cherché à trouver avec les différents ministères des sources d'économies. En outre, la mission recherche et enseignement supérieur a été exemptée de l'effort, de même que la mission travail et emploi, qui doit déjà autofinancer les 430 millions d'euros de dépenses supplémentaires du plan d'urgence pour l'emploi (« Les Echos » du 2 février).
Le ministère de la Défense sera le premier concerné, avec 335 millions de crédits annulés (soit une baisse de 1,5 %), suivi par le ministère de l'Ecologie et du Développement durable (220 millions). Viennent ensuite le ministère de l'Economie (137 millions), puis celui du Budget et de la Réforme de l'Etat (100 millions), et l'Intérieur (95 millions). L'Education nationale et la Justice sont moins touchés (entre 25 et 30 millions chacun).
Le projet de loi de Finances rectificative comprend aussi la création de la banque de l'industrie, qui sera une filiale d'Oséo. Elle sera dotée de 1 milliard d'euros de capital, qui seront récupérés dans les 35 milliards d'euros de dotations aux investissements d'avenir non utilisés. Cela n'aura donc pas d'incidence budgétaire.
Comment peut-on requérir contre nous de la prison et nous demander 150.000 euros ?
La tentation de Sarkozy : effacer Marine Le Pen de la présidentielle !
Par Jean Cochet le 07/02/2012
Certes, la semaine dernière (voir l’article de Jeanne Smits dans Présent de samedi 4 février) Marine Le Pen a réussi à frapper un grand coup en obtenant qu‘à propos « de l’anonymat des signatures » parrainant les candidats à l’Elysée, le Conseil d’Etat consente à transmettre, en priorité, cette question devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier se prononcera donc le 22 février prochain sur la constitutionnalité de cette demande d’anonymat. Bravo.
Cette démarche a le mérite de souligner officiellement un dysfonctionnement du système en vigueur : les difficultés de plus en plus grandes pour recueillir leurs cinq cents cautions que rencontrent les candidats – du moins ceux qui entendent se situer en dehors des clous fixés par l’UMPS, dont bien sûr le Front national, le plus ostracisé de tous –, auprès d’élus dont le libre choix est désormais plus captif que jamais.
Lors des présidentielles passées, le suspens a toujours existé autour des parrainages pour Jean-Marie Le Pen. Mais celui-ci finissait toujours par les décrocher in extremis. Sauf en 1981, mais à cette époque-là le Front national était encore à l’état groupusculaire. Par la suite : 1989, 1995, 2002, 2007, Jean-Marie Le Pen avait obtenu ses signatures, même si c’était sur le fil du rasoir. Aujourd’hui existe toutefois une difficulté supplémentaire : l’intercommunalité. La réforme du 16 décembre 2010 – bien joué Sarko ! –, sous prétexte de résoudre l’émiettement de nos communes, trop lentes au goût des technocrates qui nous administrent à fusionner entre elles, oblige les municipalités à se regrouper dans des structures communes, afin de coopérer « plus efficacement » dans plusieurs domaines, comme par exemple la gestion de l’eau, le ramassage des ordures ménagères, la lutte contre les incendies ou le développement d’équipements publics. Des syndicats communaux en quelque sorte, mais dans lesquels les maires perdent forcément de leur indépendance. Comme les gouvernants nationaux une fois entrés dans l’Europe. Les structures ne sont pas tout à fait les mêmes, mais les contraintes qui en découlent, sont, à peu de chose près, parfaitement identiques. Les maires de petites communes qui jadis donnaient leurs signatures au candidat du mouvement national craignent aujourd’hui (depuis décembre 2010) de subir des représailles financières de la part d’autres élus pesant plus qu’eux à la tête de l’intercommunale. Ils s’exposent même par avance aux reproches de leurs conseillers municipaux : « Attention, si tu parraines la candidate du FN, on n’obtiendra jamais la subvention que machin (ou machine), qui est l’élu le plus influent de l’intercommunale, nous a promise… » Un bel instrument de contrainte, cette intercommunalité ! Facile à manipuler pour ceux qui en détiennent le tableau de bord.
Les pesanteurs de l’intercommunalité
Si la « dédiabolisation » de la candidate du FN a eu lieu dans une partie — une partie seulement — de l’électorat français, il n’en est rien dans le monde politique, où l’apartheid contre les idées du mouvement national (et ceux qui les portent) est plus que jamais en vigueur. Les médias invitent Marine Le Pen ? Certes. C’est bon pour l’audimat. Mais ils l’invitent avec l’espoir de la piéger sur « un détail » quelconque afin de discréditer son discours. On l’a encore vu dimanche soir sur M6, lors de l’émission Capital consacrée à la sortie de l’euro, où la candidate du FN, malgré toutes les tentatives faites pour la décrédibiliser, a été excellente. Elle s’est toujours, jusqu’ici, sortie avec aisance des guets-apens médiatiques. C’est sans doute ce que Nietzsche appelait La danse du pied léger. Sans rapport bien sûr avec l’accusation de « valse brune » (dansée récemment par une belle blonde dans un bal de Vienne) que certains journalistes de gauche se sont ingéniés, en vain, à lancer contre elle.
Malgré le nouvel obstacle de l’intercommunalité mettant les édiles de France sous surveillance accrue, je pensais pour ma part que la candidate du Front national aurait, même à l’arrachée, ses signatures. Pour au moins deux bonnes raisons. D’abord sauver les apparences d’un système qui se veut « démocratique » et « équitable ». En excluant une candidate mesurée entre 15 et 20 % dans les sondages, l’anomalie serait par trop flagrante. Autre raison, relevant celle-ci du pragmatisme politicien : s’il réussissait à se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy ne pourrait pas être réélu sans l’apport d’une bonne partie des voix du Front national. Mais pour que des suffrages puissent, le cas échéant se « reporter », il faut d’abord qu’ils puissent se « porter ». Nécessité donc pour les gens au pouvoir de déverrouiller un peu leur système de parrainage afin d’éviter que le « décalage » soit trop fort entre la fiction revendiquée (« expressions pluralistes » et autres billevesées démocratiques prônées par le régime) et sa réalité beaucoup plus restrictive et arbitraire.
Foin des apparences…
Mais l’affolement est tel en haut lieu que nous ne sommes plus, actuellement, dans cette logique-là. Samedi Jeanne Smits soulignait les propos de François Fillon, lors de son intervention télévisée sur France 2, à l’égard de Marine Le Pen, assurant que cette dernière « bluffait ». Le Premier ministre a aussi laissé entendre ce soir-là que si Marine Le Pen éprouvait tant de difficultés à recueillir ses signatures, c’était bien de sa faute. Parce que les prises de positions de son parti « choquaient » beaucoup d’élus. Ou leurs entourages. Changez d’idée Mme Le Pen, et vous aurez vos 500 signatures ! Huit jours auparavant Nicolas Sarkozy avait fait une déclaration du même genre Ponce Pilate : « Ce n’est tout de même pas à moi d’aider Mme Le Pen. » Deux déclarations tombées du sommet de l’Etat et auxquelles des ministres ont fait écho durant toute la semaine dernière. Comme le ministre de l’Economie, François Baroin : « Ma position est très simple, on a une loi, qu’elle se débrouille toute seule. » Traduction : nous, on continuera de verrouiller jusqu’au bout…
Et si l’on zappait le Front national ?
Et puis, surtout, il y a eu dans le dernier numéro du JDD ce sondage révélateur de la tentation élyséenne. Une tentation qui n’est plus celle de Venise, chère à Juppé, mais bien celle, titillant un Sarkozy aux abois, d’éliminer purement et simplement le Front national de la compétition pour l’Elysée. En empêchant carrément sa candidate de prendre le départ.
Dans cette perspective, une enquête d’opinion a donc été faite « sans la participation du FN ». Le sondage qui change tout, titrait triomphalement le JDD. Et effectivement il change le paysage politique, du moins celui que prétendent nous peindre les sondeurs, dans leur série quotidienne de tableaux changeants. Dans l’hypothèse « sans le Front », Nicolas Sarkozy se retrouve donc à égalité avec François Hollande, à 33 % chacun : (+3,5 % des suffrages pour ce dernier et plus 8,5 % pour le président sortant). Avec François Bayrou à 17 % (plus 4 %) et Jean-Luc Mélenchon à 9 % (plus 1 %). Une redistribution de cartes aux perspectives beaucoup plus favorables pour Nicolas Sarkozy. Et tant pis s’il s’agit de cartes biseautées…
Le directeur d’un institut de sondage analyse : « Ce scénario modifierait radicalement le rapport de force électoral. Pour la première fois depuis le début de la précampagne, Nicolas Sarkozy parviendrait en tête, à égalité avec François Hollande. » Tandis qu’un autre explique : « Avec 33-33 au premier tour, cela laisse plus d’espoir au président sortant pour le second. La dynamique Hollande serait cassée. Même si Nicolas Sarkozy enregistre malgré l’absence de Marine Le Pen des scores ridiculement faibles auprès de la France du travail. »
Le score de Nicolas Sarkozy risquerait d’être encore bien plus faible si les électeurs floués de la droite nationale devaient se retrouver, par mauvaise volonté et cynisme des princes qui nous gouvernent, sans représentant à la prochaine présidentielle. Un subterfuge ressemblant à une sorte de dépouille électorale. C’est pourtant pour cette solution « destroy » que Nicolas Sarkozy, dans son affolement, semble vouloir pencher. Au diable les apparences démocratiques ! Et bas les masques !
Mais gare alors au retour de manivelle. Fillon donne, paraît-il, à Nicolas Sarkozy, en aparté, et bien qu’il dise le contraire à la télévision, « 20 % de chances » d’être réélu. En cas de coup de torchon contre la candidate du Front national, ces 20 % de chances seraient réellement en voie de totale désintégration…
François Bayrou, ou l’inaction en œuvre
Communiqué de Presse de Valérie Laupies, Conseiller de Marine Le Pen en charge de l’Ecole du 06/02/2012
François Bayrou vient de présenter ses inquiétantes propositions pour l’école. Elles sont dans la continuité de son ministère de l’inaction quand il fut, pendant quatre ans, à l’Education nationale. Il a alors laissé se poursuivre les dérives pédagogistes commencées en 1968. Il n’a pas remis en cause la loi Jospin de 1989, qui a transformé l’école en lieu de vie en y mettant l’élève en son centre. Il s’est simplement soumis aux syndicats et aux coteries internes.
Aujourd’hui, son jargon montre qu’il n’a pas changé. Ainsi, si l’élève « est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit ». On dirait du Philippe Meirieu. Ou encore : « des étudiants recevront une bourse pour se familiariser avec l’enseignement et servir de « grands frères ». On dirait du Julien Dray. Et enfin : « Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi. » On dirait du Jack Lang.
François Bayrou se dit aussi « déterminé à persuader l’inspection générale de rétablir la chronologie » dans l’enseignement de l’histoire. Réforme de bon sens, mais en demandant par avance l’autorisation des coteries internes, les dérives ne pourraient que se poursuivre. D’ailleurs, il se propose de reconstituer les IUFM. Enfin, il veut que dans le primaire, l’enseignement du français occupe la moitié du temps. Mais, en même temps, il veut encore réduire les horaires. Cela ne rétablirait donc pas la situation antérieure. Entre 1976 et 2004, les heures consacrées à notre langue, dans l’ensemble primaire et collège, sont passées de 2800 à 2000.
Seule Marine Le Pen veut remettre l’école sur ses pieds en rétablissant l’autorité du maître et en replaçant en son centre la transmission des connaissances. Le travail, l’effort et le mérite sont les vertus qui fondent la République et qui instituent le citoyen. Elles s’apprennent tout au long de la scolarité. Elles seules permettent une véritable égalité des chances. Le projet présidentiel de Marine Le Pen propose cette réforme nécessaire de l’Education Nationale.
Ils sont prêts à tout
Libres propos de Gilbert Collard du 06/02/2012
C’est tout le système qui se sent menacé par l’élection possible de Marine le Pen. Un système dépassé et méprisant pour au moins 20 %, et peut-être plus, d’électeurs et d’électrices à qui les grands principes disent d’aller se faire voir.
Le journal du dimanche s’en est allé jusqu’à tester l’hypothèse dans laquelle Marine ne serait pas candidate : deux bénéficiaires, Sarkozy et Bayrou, et surtout Sarkozy ! A qui profite le crime contre la libre expression du suffrage universel ?
A vouloir jouer avec l’histoire au point de croire qu’on peut la truquer, la violer, le président de la République des manigances risque de jouer avec le feu et de subir un retour de flamme. Il s’imagine que l’on peut impunément prendre les français pour des cons, il se trompe gravement !
Toute une stratégie, qu’il faut dénoncer, a été vicieusement mise en place, pour assurer, coûte que coûte, la réélection du tricheur, et ses complices croient jouer finement…
D’abord, on diabolise, à l’aide des communicants qui traquent l’événement qui, même faux, peut se prêter à la polémique, à l’association malfaitrice des idées, à la rengaine fascisante, nazifiante, comme ce fut le cas pour le bal de Vienne, interdit par leur maitre en propagande, l’ignoble Adolphe.
On passera sous silence que deux membres de cette fraternité d’étudiants furent du complot contre le monstre.
On utilise comme rampe de lancement médiatique Sos racisme, une association aidée financièrement autant par la droite que par la gauche, dont la démarche profite, crois- t-on, autant à l’une qu’à l’autre. On est certain que la presse relayera. On lâche, BHL, à la retraite des idées depuis le siècle des lumières, qui a une main droite qui trifouille chez Sarkozy et une main gauche qui tripatouille chez Hollande, en toute pureté, bien sûr. On exhume un intellectuel de service qui vient pérorer. On laisse ensuite cracher les humoristes, toujours indépendants, toujours drôles, sur les radios et les télévisions, comme si de rien n’était puisqu’ils sont drôles. Sous une forme ou sous une autre de grimace, ils passent le message, Marine c’est Hitler, ses électeurs des cons, ses soutiens des merdes, ses idées de la vomissure ; ils créent l’ambiance répulsive. Ils se moquent des autres, évidement, mais le langage n’est pas le même, la haine drolatique n’y est pas.
Le champion, c’est sans aucun doute Ruquier, le chouchou du service public, qui multiplie les émissions, et qui s’en donne à cœur joie de présenter Marine comme une merde et le front comme une officine nazi. Même s’il a un humour souvent anal, sa merde fait mouche à longueur d’émission.
Tout cela serait innocent, du spectacle, du divertissement. Mais allez demander à des élus qui tremblent qu’on se moque d’eux, qu’on les brocarde, qu’on les associe, en riant bien sûr toujours, à la croix gammée ou à la merde, d’apposer leur signature ? Allez demander à des élus à qui on fournit le faux prétexte moral de dire non et qui subissent des pressions de toutes sortes, de dire oui !
Un jour, toute cette magouille médiatique et politique sera analysée. On y verra clair, et, alors, rira bien qui rira le dernier. En France, on dit qu’il faut mettre les rieurs de son côté, c’est vrai, mais tant qu’ils ont envie de rire.
Je crois que beaucoup de françaises et de français n’auront plus envie de rire si Marine est empêchée d’être candidate, si on braque leur bulletin !
On est en train, sous nos yeux, de bâillonner le suffrage universel par la caricature et la pression. Si Marine n’avait pas ses signatures, ce que je persiste à ne pas croire, il y aura des lendemains démocratiques, des explications à fournir, des comptes à rendre au peuple volé. Les mêmes qui font pression diront alors aux refusants, d’aller se démerder avec leurs électeurs ! Ils n’auront jamais fait pression sur eux, qu’ils assument !
Le système a peur. Il a peur de la vérité. Il a peur du changement. Il a peur de la France !
Encore un exemple : Valérie Pecresse ? interrogée dans le cadre de l’émission C/ politique sur l’anonymat des parrainages demandés par Marine le Pen, répond, après avoir chanté son attachement au Général, qu’elle n’aime pas trop ce qui est anonyme car cela renvoie à une mauvaise époque, dit-elle en gros, je cite de mémoire. Petit moyen encore subliminal de faire un lien entre Marine et le Maréchal, sauf que c’est le Général qui avait voulu l’anonymat ! On se rend bien compte que nous avons affaire à une ligne de propagande pour empêcher la démocratie de s’exprimer
Ils sont prêts à tout. Même au rapt électoral !
Source : Le Blog de Gilbert Collard








