mardi 7 février 2012

Cinéma : "Forces spéciales" a fait plus d'entrées que le film de Kassovitz sur Ouvéa

Forces_Speciales_film

Secret Défense

Par Jean-Dominique Merchet le 07/02/2012

Avec 205.000 spectateurs, le film "Forces spéciales", très mal accueilli par la critique, a quand même fait plus d'entrées que celui de Matthieu Kassovitz, "l'ordre et la morale", sur l'affaire d'Ouvéa - qui, lui, avait bénéficié d'un exceptionnel soutien médiatique pour sa dénonciation de l'armée française en Nouvelle-Calédonie. Seuls 148.000 personnes sont finalement allés le voir...

Pas des grands succès tous les deux, mais on dirait que les fana-milis se sont un tout petit peu plus mobilisés...

(Tous les chiffres du box-office sont là.)

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Quand on s’en prend à Riposte Laïque, on s’en prend à la liberté d’expression

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Riposte Laïque

Par Frédéric Letailleur le 07/02/2012

C’est ce que viennent de faire les associations anti-racistes  la LDH, la LICRA, le MRAP, SOS-Racisme et le CCIF devant la 17eme Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris le 3 février dernier suite à une plainte déposée contre Pierre Cassen, Rédacteur en chef de Riposte Laïque et Pascal Mohamed Hilout, rédacteur.

Je ne reprendrai pas sciemment les accusations portées contre  mes amis de Riposte Laïque tant celles-ci me paraissent  injustes, fallacieuses, non fondées et sujettes à caution.

Ce procès s’est déroulé, comme le je pressentais, un procès à charge contre tous ceux qui osent critiquer l’islam et plus particulièrement   Riposte Laïque  à la pointe de ce combat depuis cinq ans, pour dénoncer l’imposture de cette pseudo religion qui cherche par tous les moyens à s’imposer dans notre vie quotidienne, alors que tout l’oppose à nos principes républicains et laïques.

Les accusateurs ont préféré nous attaquer sur le terrain du racisme et de la xénophobie, car ils savaient pertinemment  que de nous attaquer sur la liberté de culte, ils auraient  eu bien du mal, à démontrer que  l’islam était une religion de paix et d’amour.

Tous les écrits de Riposte Laïque ont toujours été de dénoncer l’islam et n’ont jamais visé  les musulmans en tant que tels, que nous considérons comme  des victimes et instrumentalisés par cette idéologie rétrograde, ségrégationniste et liberticide.

Ce qui me parait grave dans ce procès digne des pires procès de Moscou sous le règne du despote Staline, c’est que notre classe politique dans son ensemble et les juges qui appliquent les lois votées par le Parlement aient à ce point muselé la liberté d’expression, la liberté d’opinion et la liberté de conscience.

Vous avez l’impression de vivre dans un pays démocratique, en réalité vous ne vivez pas dans un régime démocratique, car celui-ci comporte une multitude d’interdits, qui peuvent conduire d’honnêtes citoyens devant un tribunal Correctionnel comme Pierre et Pascal  pour avoir dénoncé des pratiques telles que celles de l’islam contraires à nos valeurs, nos traditions et nos coutumes.

Je considère que l’islam est une idéologie totalitaire, castratrice, et liberticide, qui ne devrait pas être tolérée dans nos sociétés développées.

Nous ne pouvons pas nous  revendiquer des siècles des lumières, de la révolution de 1789, de la défense des droits de l’homme et accepter sur notre sol la pratique de l’islam qui dans tous ses aspects ne se reconnait pas dans ces valeurs fondamentales sur lesquelles reposent notre Démocratie.

Nous ne pouvons pas dénoncer les actes barbares des islamistes radicaux quand ils visent impunément aussi bien les musulmans que les non musulmans dans leur chair et leur sang et refuser aux résistants que nous sommes le droit d’éclairer nos concitoyens des dangers que représente l’islam pour nos valeurs démocratiques qui seraient balayées, si l’islam politique venait à s’imposer dans le pays de Voltaire et des droits de l’homme.

Nous devons choisir la résistance ou la reddition. Pour notre part, nous serons toujours du côté des résistants qui oseront dénoncer haut et fort la liberté d’expression sous toutes ses formes plutôt que du côté de ceux qui voudraient nous voir abdiquer devant l’obscurantisme et la barbarie qui sont les préceptes sur lesquels s’’appuient l’islam pour dominer et asservir ses fidèles.

Devons nous rappeler  qu’en France comme dans beaucoup de pays libres, la liberté d’expression est un principe intangible, c’est sur cette base que toute personne peut librement émettre une opinion, positive ou négative, sur un sujet mais aussi sur une personne physique ou morale, une institution…

 Le droit à la liberté d’expression et d’opinion

Le droit à la liberté d’expression respecte les droits de tous d’exprimer leurs vues et opinions librement. Il s’agit essentiellement d’un droit qui devrait être promu à la mesure du possible compte tenu de son rôle essentiel dans la démocratie et la participation du public dans la vie politique. Il peut y avoir certaines formes extrêmes d’expression qui doivent être abrogées pour la protection des autres droits de l’homme. Limiter la liberté d’expression dans de telles situations est toujours une question d’équilibre. Une forme particulière d’expression qui est interdit dans certains pays est « discours de haine».

Il peut y avoir des points de vue qui incitent à l’intolérance ou la haine entre les groupes. Cela soulève la question de savoir si le discours de haine telle, comme on le sait, devrait être limité. Un exemple extrême est celui de l’utilisation des médias pour promouvoir le génocide ou d’attaques à caractère raciste, tels que le rôle joué par Radio-Télévision Libre des Mille Collines dans le génocide rwandais en 1994. Dans certains pays, des lois contre la haine de la parole ont été mises en place pour interdire une telle expression. Il y a un équilibre délicat entre la défense du droit à la liberté d’expression et la protection d’autres droits de l’homme. Le succès de ces lois a souvent été douteux et l’une des conséquences a été de conduire la haine souterraine de la parole. Bien qu’il puisse être nécessaire d’interdire certaines formes extrêmes de discours de haine et certainement à rendre son utilisation par l’ État interdit, des mesures parallèles impliquant la promotion des médias pluralistes sont indispensables pour donner une voix aux points de vue contre.

Depuis quelques années la liberté d’expression tend à devenir de plus en plus restrictive au nom du politiquement correct, au point qu’il devient très difficile de parler de thèmes clivant dans notre société, tels que des sujets, comme l’immigration, les religions ou bien encore l’insécurité.

Nous sommes confrontés aujourd’hui à une tentative de soustraire au débat démocratique tout sujet qui pourrait être gênant pour les élites dirigeantes, les oligarchies financières, les dignitaires religieux ou toutes autres groupes de pression telles que des associations comme la LDH, la LICRA et le MRAP subventionnées sur des deniers publics qui ont conduit Pierre et Pascal devant la 17eme chambre Correctionnelle du Palais de Justice de Paris comme de vulgaires délinquants.

Nous devons nous opposer au nom de liberté d’expression contre ces censeurs de la pensée unique qui se comportent comme de véritables inquisiteurs et en cela, restreignent la liberté d’opinion au sens noble du terme.

Tout ce qui contrevient à la liberté de dire, de dénoncer et d’informer est un coup supplémentaire porté à la démocratie et au devoir qui revient à chaque citoyen de faire partager à ses congénères tout ce qui pourrait restreindre nos libertés fondamentales si nous laissions faire des idéologies liberticides comme peut l’être l’islam s’en prendre à notre modèle civilisationnel.

C’est dans ce contexte de censure, que nos amis Pierre et Pascal risquent de compromettre toute leurs vies qu’ils ont construites autour des valeurs républicaines et laïques qui sont des piliers de notre Constitution, par des demandes de dommages et intérêts que leur réclament ces associations pseudo anti-racistes.

Ces inquisiteurs ne visent qu’à faire taire un journal libre, indépendant Riposte laïque qui ose dire tout haut ce que pense tout bas un grand nombre de nos concitoyens.

Je vous laisse prendre connaissance de ces demandes de dommages et intérêts qui sont totalement  hallucinantes et délirantes et qui n’ont pour seul but que de défendre un système politico religieux qui dans les pays ou il sévit, des femmes et des hommes sont emprisonnés, torturés, tués pour avoir osé dénoncer ses pratiques archaïques, sanguinaires et liberticides :

CCIF (ADDH) :

- dommages-intérêts : 10 000 € comme prévu, mais ventilés entre 5000 pour M. Cassen et 5000 pour M. HILOUT

- indemnité article 475.1 du Code de Procédure Pénale (frais d’avocat) : 3588 € solidairement, soit en tout pour vous deux. Ce chiffre précis correspond à une somme TTC soit avec TVA, et donc 3000 € H.T. : c’est  visiblement le montant des honoraires qu’il a réclamés ou entend réclamer à sa cliente (l’association)

- Publication du jugement sur la page d’accueil du site pendant six mois ainsi que dans le Monde, le Figaro et Libération pour un montant maximum de 10 000 €

MRAP

- D.I. : 10 000 € solidairement

- Indemnité art. 475.1 : 6000 € solidairement

SOS RACISME :

- DI : 5000 € chacun

- art.475-1 : 2500 € solidairement

- publication dans trois journaux et trois sites internet au choix de la partie civile (SOS) dans la limite de 5000 € par insertion

LDH :

- DI : 10 000 € chacun

- art. 475-1 : 2000 € chacun

- publication dans trois quotidiens nationaux + trois quotidiens régionaux + sur le site (RL) pendant six mois

LICRA :

DI : 5000 € solidairement

Art. 475-1 : 2500 € solidairement

J’ose espérer que le Président de la 17éme Chambre Correctionnelle du Palais de Justice de Paris ne suivra pas le réquisitoire du Procureur et les demandes de dommages et intérêts de ces inquisiteurs de la pensée, qui si elles devaient être entérinées  porteraient un rude coup à la liberté d’expression et la liberté d’opinion qui sont inscrits dans notre Constitution sur laquelle s’appuie notre République une indivisible et laïque.

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Appel au vote utile de l'UMP : le seul vote utile, c'est Marine Le Pen !

BrioisFN

Communiqué de Presse de Steeve Briois, Secrétaire Général du Front National du 07/02/2012

Elus et cadres de l’UMP, Jean-François Copé en tête, rabâchent depuis quelques jours à qui veut bien l’entendre que voter pour Marine Le Pen favorisera la Gauche, et que les électeurs de droite doivent voter dès le premier tour pour le candidat de l’UMP.

Steeve Briois, Secrétaire Général du Front National, voudrait rappeler plusieurs choses à l’UMP :

La première, c’est qu’à chaque fois que le Front National s’est retrouvé confronté au PS, l’UMP a systématiquement appelé à voter pour la Gauche. Les élections municipales d’Hénin-Beaumont et les élections cantonales de Mars 2011 en sont un excellent exemple !

La deuxième, c’est que l’UMP et le PS ne sont différents en rien : les deux partis du système sont mondialistes, immigrationnistes, européistes, ultra-libéraux, et surtout incapables l’un comme l’autre de redresser le pays !

Rien d’étonnant ensuite à ce que Nicolas Sarkozy ait pu pratiquer la fameuse ouverture avec les pièces rapportées de la Gauche qu’ont été Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Marie Bockel, Fadela Amera et Frédéric Mitterrand.

Enfin, le Front National n’agit que dans le sens du peuple français, en aucun cas en fonction de clivages désuets et superficiels : le seul clivage qui subsiste à ce jour, c’est celui qui sépare ceux qui ne raisonnent qu’en terme de clientèle électorale, de Marine Le Pen, seule candidate qui lutte indifféremment pour tous les Français, qu’ils soient de droite ou de gauche.

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UMP et PS d'accord une fois de plus : le budget de la Défense est la variable d'ajustement !

Waquet

FN

Communiqué de Presse de Jean-Yves Waquet, Conseiller politique « Défense » de Marine Le Pen du 07/02/2012

Après avoir déjà réduit de 3,6 milliards d’Euros la programmation budgétaire sur 2011-2014, et supprimé encore 220 millions du budget 2011, le gouvernement va réduire à nouveau de 335 millions les crédits 2012 de la Défense dans la Loi de finances rectificative qui sera présentée Mercredi en conseil des Ministres. Sur un total de 1,2 milliards d’annulation de crédits prévus, c’est donc à nouveau la Défense qui va en supporter la plus grande part, en servant une fois de plus de variable d’ajustement. Dans ces conditions, comment le futur candidat va-t-il résoudre la question du déficit budgétaire qui s’accumule, rendant impossible la réalisation des programmes d’armement indispensables au maintien à niveau de nos armées?

Quant au candidat Hollande il a déjà annoncé la couleur : dans le cadre du « redéploiement » des postes de la fonction publique, c’est la Défense qui paiera aussi…Et pour ce qui est des programmes d’équipement, pas un mot non plus sur ses intentions par rapport à la réalisation des objectifs du Livre Blanc pour les formats futurs des trois armées, mais là aussi, on peut craindre le pire…

Les uns et les autres semblent avoir décidé de sacrifier la Défense, sous le prétexte d’une situation économique difficile mais qui est la conséquence de leurs options mondialistes. Seule Marine Le Pen a le courage et la lucidité d’affirmer qu’il est nécessaire de redresser notre effort relatif de Défense qui ne cesse de décroître, en le portant progressivement de 1,6% aujourd’hui à 2% du PIB. En effet le prix que nous attachons à notre sécurité, à notre indépendance et notre souveraineté, dans un monde de plus en plus dangereux, mérite bien un effort particulier de la nation.

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SOS racisme appelle à la Haine !

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Communiqué de Presse de Louis Aliot, Directeur opérationnel et porte-parole de la campagne de Marine Le Pen le 07/02/2012

Dans un délire dangereusement scandaleux, le président de SOS Racisme Dominique Sopo vient de diffamer gravement Marine Le Pen et par voie de conséquence les millions de Français qui s’apprêtent à voter pour elle.

En disant que Marine Le Pen « appartient à une famille politique qui porte en elle le crime et qui fait qu’aujourd’hui, des dizaines d’adolescents ne sont plus là (…) pour construire la société en Norvège », Monsieur Sopo a franchi un cap dans l’ignominie.

Ces propos qui recèlent une incitation claire à la haine sont particulièrement dangereux et nous rappellent furieusement les procès de Moscou de sinistre mémoire.

La Gauche et son bras armé antiraciste tentent de diaboliser Marine au moment où sa percée populaire, face au système, est de plus en plus remarquable et remarquée.

SOS racisme, officine socialiste payée par nos impôts, montre son vrai visage, celui de la haine, du mensonge et de la démagogie.

Si nous n’avons rien à voir avec l’idéologie Nazie, on ne peut pas en dire autant de cette gauche complice des pires régimes communistes qui ont ensanglanté la planète et dont monsieur Sopo en est intellectuellement un digne héritier.

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Les islamistes se lâchent

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Par Alain Sanders le 07/02/2012

Le leader des salafistes en Egypte s’appelle Yasser Al-Burhami. Les islamistes ayant le vent en poupe, il se lâche. Et quand il parle des chrétiens d’Egypte – les seuls vrais Egyptiens de souche, les Arabo-musulmans n’étant, comme au Maghreb, que des envahisseurs –, il met le paquet :

— Est-ce qu’on peut comparer les chrétiens d’Egypte aux Juifs de Médine [qui ont été massacrés par Mahomet…] ? Le cas des Juifs de Médine est un exemple des relations (sic) entre musulmans et infidèles. Les musulmans peuvent adopter toutes les formes de conduite qui furent celles du prophète Mohammed. Quand le prophète Mohammed était encore à La Mecque, il traitait avec les infidèles d’une certaine manière, et quand les musulmans sont en état de faiblesse, ils doivent composer avec les infidèles de cette même façon.

Et quand ils sont en position de force ? Eh bien  ils peuvent faire comme l’a fait Mahomet avec les Juifs de Médine… En état de faiblesse en arrivant à Médine, il avait composé avec les Juifs, ne les forçant pas à payer l’impôt de capitation (la jizya). « Parce qu’il ne pouvait pas faire autrement à l’époque », explique Yasser Al-Burhami. Et quand il a pu faire autrement ? « Il les a combattus ».

Sadok Chourou, lui, est un député tunisien d’Ennahdha, parti qu’on a essayé de nous vendre comme composé d’« islamistes modérés » (les dhimmis ont le secret de l’oxymore).

S’exprimant au parlement tunisien il a demandé – en s’appuyant sur un verset du Coran – que les utilisateurs d’internet (les sit-inners et les blogueurs) soient punis. Et punis comment ? Par la mort, la crucifixion, le démembrement ou le bannissement (le bannissement, c’est le côté « modéré » des islamistes.

Sa déclaration ayant fait un peu de bruit, on lui a demandé de préciser sa pensée. Il l’a fait volontiers : « C’est juste un constat de ce qui se passe maintenant, ce n’est pas un appel à la haine (sic), mais un appel à mettre fin à ces faits qui sont un crime envers le peuple et méritent un châtiment des plus sévères. »

A de telles prises de position en Egypte, en Tunisie, en Libye (où Juppé a lui aussi trouvé, nonobstant l’instauration de la charia, des « islamistes modérés »), on mesure combien le prétendu « printemps arabe » a été totalement contrôlé par les islamistes. Et, à la différence de la Libye où l’on est intervenu pour sauver les opposants à Kadhafi d’un éventuel massacre, il n’y aura personne – il n’y a déjà personne, il n’y a jamais eu personne – pour venir en aide aux Coptes ou aux chrétiens du Nigeria.

Retenons cette leçon pour notre pays. Quand ils sont en position de faiblesse, les musulmans composent et avancent à pas feutrés. En attendant d’être un jour en position de force. Et là…

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Les musulmans de Suisse organisent leur «parlement»

Blancho_224 Heures

Comme décidé il y a près d’un an, les organisations préparent l’élection d’une sorte de parlement représentatif de tous les musulmans vivant en Suisse.

En arabe, Umma signifie «communauté de tous les musulmans». Pour l’heure une commission composée de spécialistes en droit public et de juristes islamiques planche sur les statuts en veillant à respecter le droit fédéral et les législations cantonales.

Ses travaux devraient être prêts d’ici l’été, a dit mardi Farhad Afshar, président de la Coordination des organisations islamiques de Suisse (KIOS).

Election-test

Une élection-test est envisagée à l’automne à Bâle-Ville. Le KIOS et son partenaire, la Fédération des organisations islamiques de Suisse (FOIS) ont choisi ce canton parce qu’il s’agit d’un petit territoire avec une forte présence musulmane, a précisé Farhad Afshar.

Si tout se passe bien, des élections au niveau suisse pourraient se dérouler à l’hiver prochain. Tout musulman domicilié en Suisse, quelque soit sa nationalité, pourra être candidat dès lors qu’il accepte les statuts, souligne le président du KIOS.

Représentatif des quelque 400’000 musulmans de Suisse, Umma permettrait à ces derniers de parler d’une seule voix et de transmettre leurs demandes aux instances politiques suisses, voire aussi de donner des recommandations lors de votations.

En s’unissant, les associations visent à être mieux reconnues par l’Etat et par la population. Le manque d’infrastructures islamiques et l’enseignement religieux constituent les principaux problèmes auxquels les musulmans sont confrontés, selon M. Afshar.

Séparation Eglises-Etat

Ce dernier n’attend pas que l’Etat intervienne dans la création d’une faîtière musulmane. Il respecte la séparation claire entre Eglises et Etat qui prévaut en Suisse. Chef du Service de lutte contre le racisme au Département fédéral de l’intérieur (DFI), Michele Galizia ne dit rien d’autre. Le dialogue avec la communauté musulmane entrepris en 2009 par la Confédération n’a pas lieu avec les organisations, mais avec la société civile, avec la population musulmane de Suisse, religieuse ou laïque, suisse ou étrangère.

Il va se pousuivre en 2012. «Nous inviterons nos partenaires à réfléchir à la mise en oeuvre aux niveaux cantonal et communal du document finalisé par consensus fin 2011», ajoute Michele Galizia.

Ce dernier ne partage pas l’analyse de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Dans son rapport publié mardi, l’OSCE affirme que le fait que les musulmans reconnaissent leur incapacité à créer une organisation faîtière ne devrait pas être une excuse à l’inaction du gouvernement.

Affaire des cantons

Le dialogue avec les communautés religieuses n’est pas l’affaire de Berne, mais des cantons. La Confédération ne fait pas du tout pression sur les musulmans pour qu’ils se fédèrent. Elle ne le demande pas non plus aux chrétiens.

Quand les experts de l’OSCE évoque l’incapacité des organisations musulmanes de Suisse à se fédérer, ils se réfèrent au Conseil central islamiste suisse (CCIS) de Nicolas Abdullah Blancho (photo). Le CCIS a du reste été parmi les premiers interlocuteurs qu’ont rencontrés les experts de l’OSCE, a précisé Abdullah Blancho.

Le CCIS a connaisance de l’idée de créer un Umma depuis 2009, a précisé Abdullah Blancho. «Mais nous n’avons pas été informés sur les détails de mise en oeuvre de ce projet, et nous ne voyons pas comment il pourrait être réalisé, vue que les organisations ne posèdent ni les moyens financiers, ni les structures nécessaires pour appliquer un tel projet».

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Marine Le Pen est-elle d'extrême droite ?

Marine_sourireLe Nouvel Observateur

Par Nicolas Lebourg, chercheur, spécialiste de l'extrême droite, le 07/02/2012

A la suite de son périple autrichien, Marine Le Pen a été confrontée à des accusations de complaisance envers le nazisme, auxquelles elle a répondu par la condamnation des "totalitarismes" quels qu'ils soient. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy testait à son encontre une nouvelle critique : Marine Le Pen ferait "une campagne d'extrême gauche". Face à une telle confusion des termes, il importe de remettre du sens dans les mots. Sans procès d'intention ni amalgame, il faut repréciser que Marine Le Pen appartient pleinement à la famille politique de l'extrême droite, et pour cela définir ce terme et son histoire.

D'où vient "l'extrême droite" ?

Dès le début du XIXe siècle sont en place les qualificatifs politiques : extrême droite, droite, etc. Cependant, ils correspondent surtout à la vie parlementaire : jusqu’à la Première guerre mondiale, les citoyens ne se classent guère eux-mêmes sur l’axe droite-gauche. Le mot extrémiste n’apparaît dans le débat public français qu’en 1917, la presse française l’utilisant pour fustiger les bolcheviques qui viennent de prendre le pouvoir en Russie. C’est seulement en réaction à "l’extrême gauche" que l’on va se mettre à désigner "l’extrême droite". Ensuite, l'opposition soit au communisme soit au fascisme cristallise la conscience de soi de chaque camp.

Donc, dans la formation même de l’usage du mot se trouvent quelques idées notables : le conservatisme, la réaction au communisme, la révolution entendue comme moyen de rétablir l’ordre. Par ailleurs, dès l'origine, le terme a une connotation péjorative, ce qui explique que nul ne s'en revendique jamais. Ainsi, au début des années 1980 quand on demandait à Jean-Marie Le Pen pourquoi il ne se revendiquait pas de cette étiquette, il répondait fort à propos : "il faut le reconnaître : l’extrême droite sent le souffre".

Comme pour tout champ politique, il importe de rappeler que le singulier est une illusion : il y a des extrêmes droites. En particulier, après 1918 se forme la division entre une extrême droite réactionnaire et une autre radicale, révolutionnaire, qui souhaite l'émergence d'un homme nouveau. Si ce distinguo est globalement admis, le débat entre spécialistes n'a jamais permis de dégager une définition internationalement admise de "l'extrême droite".

Comment définir l'extrême droite ?

Il existe toutefois des traits communs qui couvrent le spectre de l'extrême droite sans aboutir ni à indifférencier ses composantes ni à amalgamer l'extrême droite avec d'autres camps politiques. Le cœur de la vision du monde de l'extrême droite est l'organicisme, c'est-à-dire l'idée que la société fonctionne comme un être vivant. Les extrêmes droites disposent d’une conception organiciste de la communauté qu’elles désirent constituer (que celle-ci repose sur l’ethnie, la nationalité ou la race), qu’ils affirment vouloir reconstituer. Cet organicisme implique le rejet de tout universalisme au bénéfice de l'altérophobie (la crainte de "l'autre") et de l’autophilie (la valorisation du "nous").

Les extrémistes de droite absolutisent ainsi les différences (entre nations, races, individus, cultures). Ils tendent à assimiler celles-ci à des inégalités, ce qui crée chez eux un climat anxiogène quant à leur volonté d’organiser de manière homogène et sécurisée leur communauté. L’utopie est donc celle d’une "société fermée" assurant une renaissance communautaire. Les extrêmes droites récusent le système politique en vigueur, dans ses institutions et dans ses valeurs (libéralisme politique et humanisme égalitaire).

La société leur paraît en décadence et l’État aggraver ce fait : elles jouissent en conséquence d’une mission perçue comme salvatrice. Elles se constituent en contre-société et se présentent en tant qu’élite de rechange. Leur fonctionnement interne ne repose pas sur des règles démocratiques mais sur le dégagement des "élites véritables". Leur imaginaire renvoie l’Histoire et la société à de grandes figures archétypales (âge d’or, sauveur, décadence, complot, etc.) et exalte des valeurs irrationnelles non matérialistes (la jeunesse, le culte des morts, etc.). Enfin, elles rejettent l’ordre géopolitique en état.

Où va le lepénisme ?

Malgré leur divergences, les Le Pen fille et père se rattachent au même courant interne de l'extrême droite : celui du national-populisme. Ce dernier constitue la tendance la plus classique de l'extrême droite en France depuis la vague boulangiste (1887-1889). Si nous avons déjà eu l'occasion dans cette chronique d'évoquer la nature du national-populisme (en particulier dans cet article sur la définition du "populisme"), il importe d'y revenir par rapport à ce débat sur la qualification de Marine Le Pen.

Le national-populisme est installé dans notre vie politique depuis 130 ans. Il n’y a donc pas de sens à le renvoyer à l’image du IIIe Reich, et aucun sens à dire qu’on va l’éliminer par une formule incantatoire. Il participe du système politique français de façon structurante.

Privilégiant le rapport direct entre le sauveur et le peuple, par-delà les clivages et les institutions parasites dites menaçant de mort la nation, le national-populisme se réclame de la défense du petit peuple, du "français moyen", face à la trahison d’élites fatalement corrompues. Il est l’apologiste d’un nationalisme fermé recherchant une unité nationale mythique et altérophobe. Il joint des valeurs sociales de gauche et des valeurs politiques de droite (ordre, autorité, etc.). Il est donc non seulement très éloigné de l'utopie totalitaire mais, de plus, partout en Europe depuis une décennie, il a appris à se vêtir de l'anti-totalitarisme. La politique n'est pas un fait statique et l'extrême droite européenne a globalement rompu avec la tradition fasciste - il faut lire à ce sujet les analyses du politologue Jean-Yves Camus.

Au contraire des idées reçues, le totalitarisme n'englobe pas tous les ennemis de la démocratie de marché. Historiquement, on emploie le terme "totalitarisme" uniquement pour désigner une volonté de représentation intégrale d'une société homogénéisée par l’État, sous l'impulsion d'un mouvement révolutionnaire dont l'idéologie devient une véritable religion civique.

Les extrêmes droites ont su muter lors de la première décennie de ce siècle sur un modèle de défense d’un État économiquement souple et protecteur face à ce qui est dit un "totalitarisme islamiste" antisémite, homophobe, sexiste. Ce discours "anti-totalitaire" vient rationaliser la pulsion altérophobe, y compris dans des segments de la population qui s’y étaient montrés rétifs pour des raisons historiques.

Alors, oui l'extrême droite a évolué. Oui, il n'est pas raisonnable de la réduire au nazisme. Oui, elle est une réalité continue de notre histoire politique. Non, il n'est pas sérieux d'assurer que Marine Le Pen participe à un autre camp que l'extrême droite. Et il est saugrenu de croire qu'on peut évacuer cette extrême droite du débat démocratique en jouant au bonneteau avec les "500 signatures", tout en envoyant un ministre de l'Intérieur tenter de récupérer ses suffrages en la singeant.

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Polémique sur les civilisations: Dans une lettre, Claude Guéant précise sa pensée au CFCM

Gueant_Minist_re_de_l_Int_rieur_01201220 Minutes

Claude Guéant l’assure: ses propos sur les civilisations qui «ne se valent pas» ne visaient pas «nos concitoyens de confession musulmane qui respectent et adhèrent pleinement aux valeurs de la République».

Le ministre a répondu par ces mots à Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui lui avait demandé lundi de dire clairement qu'il ne visait pas «la civilisation musulmane» dans ses propos controversés du week-end.

«J’ai exprimé ma préférence»

Dans cette lettre, le ministre explique qu’une «civilisation n’est pas une donnée historique statique, mais un mouvement constant qui s’enrichit de ses expériences, de ses contacts, des apports de chacun de ceux qui veulent la faire vivre et progresser». Selon Claude Guéant, «c’est à ce titre et au regard de ce qu’elles apportent à l’amélioration du sort de l’humanité que nous pouvons apporter une appréciation sur les civilisations». «J’ai ainsi exprimé ma préférence», poursuit-il, «en conformité avec les valeurs qui sont les nôtres».

La phrase controversée - qu’il qualifie de «propos de bon sens et d’évidence» - «ne visait aucune culture en particulier» poursuit le ministre dans sa missive, et notamment pas «nos concitoyens de confession musulmane qui respectent et adhèrent pleinement aux valeurs de la République, et dont la République respecte et protège les croyances.»

Le CFCM n’a pas encore réagi à cette lettre, qui clora, peut-être, ce que Claude Guéant qualifie de «mauvaise polémique politicienne».

20minutes.fr le 07/02/2012

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Ni relativistes, ni impérialistes : patriotes

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Grégory Gennaro

Tribune politique de Grégory Gennaro du 07/02/2012

Le monde politique et médiatique, depuis deux jours, ne parle plus que des propos de Claude Guéant. Le ministre de l’Intérieur a déclaré, rappelons-le, que « Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. » Nicolas Sarkozy lui a emboîté le pas en confiant aux journalistes qu’ « Une civilisation, un régime, une société qui n’accorde pas la même place et les mêmes droits à des hommes et à des femmes, ça n’a pas la même valeur. ». Tous les commentateurs en sont visiblement persuadés : les propos de Claude Guéant étaient destinés à séduire l’électorat du Front national. Or, nous tenons à réaffirmer aujourd’hui avec la plus grande fermeté que nos positions sont diamétralement opposées à celles de monsieur Guéant. De deux choses l’une : ou bien monsieur Guéant fait de la démagogie pour affaiblir la dynamique de campagne de Marine Le Pen, et il se trompe lourdement, ou bien ces propos reflètent le fond de sa pensée, et ils nous paraissent alors dangereux pour plusieurs raisons.

Affirmer que défendre l’humanité vaut mieux que la nier relève de la platitude la plus affligeante de la part d’un ministre. Le problème se pose lorsque ce ministre prétend s’arroger le droit de dire qui sont ceux qui défendent l’humanité et qui sont ceux qui la nient. En effet, les Français doivent savoir ce que ces propos signifient dans la bouche d’un ami de Nicolas Sarkozy, dont les sympathies atlantistes sont connues de tous. Le discours sur l’inégalité des civilisations est depuis plusieurs années celui des néo-conservateurs américains qui prétendent imposer le projet d’ « Amérique-monde » à toute la planète au nom de la liberté et de la démocratie. Une liberté et une démocratie que ces idéologues cherchent à répandre en bombardant ces fameuses civilisations qui valent moins que les autres ; comprenez les ennemis de l’impérialisme américain. Nul doute que monsieur Guéant, si on lui demandait de préciser sa pensée, nous dirait que l’Irak et la Libye hier, l’Iran, la Syrie et le Venezuela demain, font partie du camp de ceux « qui nient l’humanité », tandis que leur libérateur occidental fait évidemment partie de ceux qui la défendent. D’aucuns rétorqueront que la liberté par le massacre de dizaine de milliers d’hommes et de femmes et au service de la domination d’une seule puissance n’a plus de liberté que le nom, mais cela importe assez peu aux réseaux pro-américains qui ont depuis longtemps fait de monsieur Sarkozy leur candidat.

Car si messieurs Sarkozy et Guéant se rangent si volontiers dans le camp des néo-conservateurs américains – la plus belle illustration en fut d’ailleurs le retour de la France dans l’OTAN, dont l’avait fait sortir le général de Gaulle –, c’est que là se trouve l’intérêt du patronat et du monde de la finance sur lesquels ils s’appuient et qui ont fait d’eux leurs « pions » dans l’échiquier politique. Depuis plus d’un siècle, beaucoup d’intellectuels de tous bords, de Georges Orwell à Jean-Claude Michéa, ont compris et analysé le fait que le règne tout-puissant du libéralisme devait passer par l’établissement d’un grand marché uniformisé sur toute la planète, détruisant sur son passage toutes les cultures, toutes les identités, toutes les frontières, tous les peuples, pour imposer sa loi. Car personne ne doit s’y tromper, en particulier parmi les nôtres : la civilisation que défend monsieur Guéant n’est pas celle de l’Occident traditionnel, c’est la civilisation du marché, c’est la civilisation de l’individualisme, c’est la civilisation de la société de consommation qui depuis un demi-siècle a produit sur notre sol une sous-culture que les véritables défenseurs de notre identité ne doivent en aucun cas soutenir.

Ce qu’il faut dire à monsieur Guéant, c’est que s’il y aujourd’hui une civilisation qui ni l’humanité, c’est celle de l’ultra-libéralisme qui déracine les hommes pour les rendre interchangeables, qui les réduit à l’esclavage et à la misère sociale pour sauvegarder ses impératifs de production, qui nie toutes les cultures pour établir le règne de l’uniformité qui permettra demain à tous les hommes de consommer exactement les mêmes produits fabriqués dans le tiers-monde par des enfants de cinq ans. La négation de l’humanité, c’est sur ce terrain que nous voulons la combattre en luttant contre une mondialisation dévastatrice.

Nous, nous défendons toutes les cultures face à la non-culture mondialisée. Nous le faisons avec tous ceux qui partagent nos convictions, d’où qu’ils viennent, car comme le disait déjà Jacques Bainville il y a bien longtemps : « La France est mieux qu’une race, c’est une nation. ». Que monsieur Guéant sache donc que ses propos démagogiques ne séduisent en rien les hommes et les femmes qui soutiennent le Front national, et qui savent que c’est Jean-Marie Le Pen et personne d’autre qui a présenté la première candidature d’un musulman à la députation en 1956, que c’est le FN et aucun autre mouvement qui a fait élire la première conseillère régionale de couleur en Île-de-France, que dans notre esprit la défense de notre pays ne s’est jamais faîte au service d’un quelconque impérialisme mais précisément au nom du droit de tous les peuples à résister à la mondialisation, fidèles en cela, encore et toujours, au mot d’ordre lancé voici plus de vingt ans par Jean-Marie Le Pen : « Patriotes de tous les pays, unissez-vous ! ».

Posté par Redekker à 21:55 - - Commentaires [0]
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