lundi 13 février 2012

Stéphane Hessel ou la bonne volonté totalitaire

HesselCommentaires.com

Par Olivier Delacretaz le 13/02/2012

Dans la foulée de sa brochure Indignez- vous!, M. Stéphane Hessel a publié successivement Engagez-vous!1 et Le Chemin de l’Espérance.2 Ce dernier ouvrage, écrit en collaboration avec le philosophe Edgar Morin, propose rien de moins qu’«une voie politique de salut public» et «une nouvelle espérance». La structure générale de leur pensée politique est celle du principe de subsidiarité: le pouvoir est distribué selon une échelle qui va de l’individu au gouvernement mondial en passant par la famille, la commune, la région et la nation ou la confédération de nations. L’idée est que chaque niveau de pouvoir règle les problèmes qu’il maîtrise, les autres passant sous le contrôle du pouvoir supérieur et le pouvoir mondial ne s’occupant que des problèmes concernant la terre entière. A chaque niveau de décision, sauf tout en haut, coexistent donc une part d’autonomie et une part de subordination à l’ensemble supérieur.

La dérive presque inévitable du système, c’est le préjugé que le pouvoir le plus vaste, en d’autres termes le gouvernement mondial, est le plus compétent en toute chose. C’est donc lui qui décide souverainement des limites de l’action des échelons inférieurs. L’autonomie qu’il leur concède à bien plaire est de nature essentiellement exécutive. La subsidiarité dévalorise réellement les États, en particulier les petits États, même si MM. Hessel et Morin prétendent qu’elle préserve leur souveraineté.

Les auteurs dénoncent en vrac la spéculation capitaliste, la prolifération des armes de destruction massive, la dégradation de la biosphère, les abus de la technique, l’agriculture industrielle, le recours excessif aux énergies fossiles et nucléaire, l’industrie de la guerre, notre mode de vie dilapidateur, l’hyperbureaucratisation des administrations publiques et privées, l’hyperspécialisation, les relations de travail dégradées, la peur des responsabilités, la carence d’empathie, de sympathie et de compassion, l’absence de courtoisie entre voisins et de compréhension dans les familles, la solitude, la croissance de la xénophobie, le stress sous toutes ses formes, la consommation effrénée de drogues, d’anxiolytiques et d’antidépresseurs, l’alcoolisme, etc.

Vers de nouveaux abîmes…

La liste des méfaits de la modernité s’étend sur plusieurs pages et se termine par un appel solennel et urgent (les intellectuels adorent invoquer l’urgence, car cela fait courir dans leurs veines le frisson de l’action directe): La conjonction de l’aggravation de la crise de civilisation, de la crise de société et de la crise économique aggrave les périls. Les lézardes sociales deviennent cassures, l’exclusion s’accroît, nous allons comme des somnambules vers des désastres que l’on pressent mais qui demeurent encore imperceptibles. […] La crise actuelle exacerbe tout ce qui est ruptures, peurs, haines, et nous achemine vers de nouveaux abîmes.

D’où, concluent-il, l’urgence d’une autre pensée et d’une autre politique en tous les domaines. «Autre» peut-être, mais en tout cas de gauche, on le voit en fin de volume où ils en appellent à une régénérescence à partir des quatre sources qui alimentent la gauche: la source libertaire, qui se concentre sur la liberté des individus, la source socialiste, qui se concentre sur l’amélioration de la société, la source communiste, qui se concentre sur la fraternité communautaire. En guise de quatrième source, ils annexent l’écologie, laquelle nous semble plutôt religieuse et conservatrice, voire réactionnaire, que laïque et progressiste, mais nos auteurs se placent à un niveau de généralité qui ignore de telles distinctions.

Le Café du commerce équitable

La source du mal, c’est l’individualisme. Le bien, c’est la solidarité avec autrui, en particulier les faibles, les immigrés, les jeunes. C’est aussi la solidarité de l’humanité avec la terre qui la porte et la nourrit. Il faut donc ressusciter les solidarités et faire reculer l’égoïsme. Il faut renverser l’hégémonie du quantitatif sur le qualitatif, viser l’épanouissement des autonomies tout en les insérant dans des communautés. Il faut se préoccuper non seulement du survivre (c’est-à-dire des obligations sans joies ni bonheur), mais aussi du vivre.

Il faut prévoir une «décompétitivisation» générale ainsi qu’une réforme «débureaucratique» qui dérobotiserait les travailleurs des administrations et des entreprises. Il faut donner initiative et souplesse aux fonctionnaires et employés.

Il faut réduire les espaces publicitaires. Il faut démanteler l’agriculture industrielle au profit de la production fermière de proximité. Il faut réanimer les villages par l’installation du télétravail, du retour de la boulangerie, du bistrot, de la poste, de l’école primaire, l’entretien des routes vicinales et le maintien des transports collectifs.

Dans la perspective d’une politique économique sociale solidaire cadrée par l’éthique économique, les auteurs prônent l’encouragement aux coopératives et mutuelles de production et de consommation, aux associations et métiers de solidarité, aux banques d’épargne solidaire et de micro-crédit. Il faut supprimer les intermédiaires prédateurs. Enfin, de grands travaux d’infrastructures créeront des emplois, abaisseront drastiquement le chômage et relanceront l’économie.

C’est le Café du commerce équitable ! En aucun moment on n’a le sentiment de s’élever à la politique et de dépasser l’énumération fatrasique de ce qui est souhaitable selon la bien-pensance rose et verte.

Le lecteur aura remarqué ce crépitement continu de «il faut», de «on doit», de «on fera».  Mais, qui est ce «on» qui «doit»? Où est ce «il» qui «faut»? C’est la question politique essentielle.

Pour les auteurs, il s’agit d’une batterie d’organismes qui prendraient en charge la totalité des problèmes qui se posent aux individus, aux familles, aux entreprises et à la société, y compris les problèmes moraux. Ainsi, des «Maisons de la Fraternité» regrouperaient toutes les institutions publiques ou privées à caractère solidaire existant déjà […] et comporteraient de nouveaux services voués à intervenir d’urgence auprès des victimes de détresses morales ou matérielles, à sauver du naufrage les victimes d’overdose non pas seulement de drogues, mais aussi du mal-être et du chagrin. Un «Service civique de la fraternité» serait chargé sur le plan international de s’occuper des victimes des désastres collectifs. Un «Conseil d’État éthique» programmerait un enseignement de la bienveillance confucéenne pour tous ceux qui voudraient embrasser une carrière publique.

Un «Office public de la consommation» éduquerait les consommateurs (et introduirait l’enseignement de la consommation dans le cycle secondaire), veillerait à la qualité des produits et au contrôle des publicités (et) susciterait l’union des associations existantes en une «Ligue nationale des consommateurs».

L’État partout

Un «Conseil permanent de lutte contre les inégalités» serait notamment chargé de veiller à l’élévation des revenus les plus bas et à l’abaissement des revenus les plus hauts, ainsi que de conduire une politique intensive de construction de logements. Un «Observatoire des inégalités» ferait annuellement ses recommandations3. Un «Conseil permanent chargé d’inverser le déséquilibre» s’occuperait de la relation capital-travail. Un «Conseil permanent traitant des transformations sociales et humaines», règlerait les problèmes sociaux résultant de la pollution. Dans Engagez-vous!, M. Hessel propose encore la création d’une OME, Organisation mondiale pour l’environnement, à laquelle se plieraient l’OMC et le FMI.

Quel que soit le problème qui se pose, MM. Hessel et Morin apportent une seule et unique réponse: l’État, et de préférence l’État mondial. «Il faut», c’est lui. «On doit», c’est lui. «On fera», c’est encore lui. Les divers Conseils, Observatoires, Offices, Services, Maisons, c’est toujours lui. C’est lui qui va faire reculer l’égoïsme, éduquer les consommateurs, promouvoir les PME, rapatrier les boulangers, réhumaniser les villes, abaisser les salaires excessifs et relever les salaires de misère, assainir les nappes phréatiques, réduire la compétitivité tout en maintenant la concurrence, juguler la spéculation, supprimer les paradis fiscaux, renverser l’hégémonie du quantitatif sur le qualitatif et tout et tout.

Nos deux auteurs font de jolies bulles avec des mots qui émeuvent. Mais ils évitent toute considération de fond sur la nature ambiguë du pouvoir, sur ses connivences étroites avec le mal et sur les risques monstrueux que sa concentration fait courir aux peuples. Pas la moindre évocation non plus de cet autre étatisme mondialiste et centralisateur que fut le marxisme soviétique. Lui aussi prétendait déjà tout régler et planifier d’en haut pour le bien de tous. Comme celle des pays communistes, la «voie politique de salut public» de MM. Hessel et Morin est pavée de bonnes intentions. On sait d’expérience où elle conduit.

* La Nation

1. Engagez-vous!, entretien avec Gilles Vanderspooten, 71 pages plus des annexes, 2011, les Editions de l’Aube.
2. Le Chemin de l’Espérance, en collaboration avec Edgar Morin, 61 pages, 2011, Librairie Arthème Fayard.
3. Appel du 19 octobre 2011 lancé par les auteurs sur Mediapart.

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Parrainages, la faute au FN ?

FN_Les_Fran_ais_d_abordBruno Gollnisch

Marine Le Pen était hier à Strasbourg pour une  grande réunion publique centrée sur le thème fondamental de l’immigration, domaine dans lequel l’escroquerie sarkozyste a atteint  également des sommets. La candidate de l’opposition nationale a présenté  à cette occasion une partie de son projet visant à « rendre la France aux Français. » Bien  sûr, militants, adhérents et sympathisants ont aussi beaucoup disserté de la grande inquiétude du moment,  à savoir les risques d’une absence de Marine de la compétition présidentielle, faute  des  500  parrainages nécessaires.  Une absence qui « serait un trouble »  a estimé à son tour  François Bayrou ce lundi matin. Au dernier pointage Marine disposait de « 380 promesses », a-t-elle déclaré  sur BFM-TV vendredi.

Dans  Les quatre vérités hebdo, Jean Rouxel  note qu’« un récent sondage a déjà envisagé (l’absence de Marine du premier tour) qui profiterait alors essentiellement à Nicolas Sarkozy, qui monterait de 8 points. » Il analyse aussi les difficultés qui sont celles du FN dans cette quête des signatures, soit les pressions politiques  exercées sur les élus acceptant  un parrainage démocratique, la «  double difficulté spécifique au Front National.  D’une part, ce parti est diabolisé dans des proportions absurdes. D’autre part, il n’a guère d’élus locaux. Ce qui le handicape  (…) en matière de collecte des parrainages. » M. Rouxel estime également que le départ du FN de «  certains cadres bien implantés » et  « notamment Carl Lang qui avait, dit-on, un véritable savoir-faire en matière de quête de signatures » a contribué à  compliquer la collecte des parrainages.

Le site Atlantico  à pour sa part demandé son avis sur cette question à Lorrain de Saint Affrique l’autoproclamé  spécialiste d’un FN qu’il a connu de l’intérieur –dont il a été exclu il y a tout de même 18 ans !-  . Il  estime que l’afflux de dizaines de milliers de nouveaux adhérents « pas du tout expérimentés »  n’est pas forcément un avantage dans cette entreprise, ce qui est une évidence.

Abonné aux pronostics foireux, il prédit un effondrement du score attendu de Marine aux alentours de 10%  (au profit de François Bayrou !), sachant  que les Etats-majors de l’UMP et du PS   «feront tout pour que Marine obtienne ses signatures.»  Non pas « pour des raisons démocratiques mais aussi pour leurs petits calculs. Finalement, il vaut mieux l’avoir dedans que dehors. Dedans on peut la battre et la ridiculiser ; dehors ça resterait un mythe, réceptacle éventuel de toutes les frustrations de notre société d’aujourd’hui. »

Si nous  laissons  Lorrain de Saint-Affrique étaler son aigreur, Le Parisien a aussi donné la parole à des  cadres  frontistes qui reviennent en partie  sur les problèmes structurels du FN  pointés dans  le programme défendu par Bruno Gollnisch lors de la campagne interne. « Le problème des signatures révèle tout notre paradoxe: nous sommes une force électorale puissante, mais l’appareil n’est pas à la hauteur et l’absence de proportionnelle nous empêche d’avoir des élus, déclare à l’AFP un cadre national, sous couvert d’anonymat. »

D’autres cadres,  toujours sous le sceau de l’anonymat,  expliquent dans Le  Parisien que la mobilisation pour cette recherche a été trop tardive. Pourtant, Louis Aliot, le vice-président du FN a eu beau jeu d’expliquer à l’Afp que « les premières notes de mobilisation sont parties au mois de mai 2011 et le premier courrier aux maires en juillet.  « Les  cadres ont reçu les instructions nécessaires. Mais ils travaillent, ils ont leur vie, et ils pensent que ça se fera, d’une manière ou d’une autre. Or, on s’aperçoit que les parrainages, il faut aller les chercher, il faut une démarche… ». Bruno Subtil, très chevronné Secrétaire départemental de l’Aube et président du groupe FN de Champagne-Ardenne   note encore :  « Il est arrivé que des maires nous disent ‘vous passez après les autres’ mais ce sont peut-être les mêmes qui nous auraient dit il y a un an ‘vous passez trop tôt’ » !

« Le Front, c’est un tigre de papier »  a déclaré pour sa part Edouard Ferrand, Secrétaire départemental de l’Yonne, conseiller régional FN  de Bourgogne au Parisien. « Il estime que certains élus frontistes ont parfois tendance à pantoufler et à faire faire le sale boulot par les militants, lesquels sont d’ailleurs plus efficaces. » « Je pensais que la dédiabolisation allait nous permettre d’avoir les signatures les doigts dans le nez. Or, c’est encore plus difficile. Marine (Le Pen) est beaucoup plus crédible que son père, donc plus dangereuse, note cet élu. »

Reste que comme relève David Doucet dans Les Inrocks, Jean-Marie Le Pen avait prévenu que cette collecte des signatures pour Marine serait tout  sauf un parcours de santé.  Le  FN est bien évidement un outil politique perfectible,  mais il  ne faut pas perdre de vue que si  le Système  protège mal notre pays, il  se défend bien avec toutes les armes dont il dispose contre  l’opposition nationale.

Enfin, le très intéressant article  paru dans le quotidien La Montage donnant la parole aux élus d’Auvergne et du Limousin qui avaient signé pour Jean-Marie Le Pen   expose parfaitement pourquoi  «ces maires qui ont parrainé le FN » « ne le referont plus »… «du moins tant que l’anonymat ne sera pas de mise ». Et force est de constater à la lecture de ces exemples qu’à l’évidence le FN  est confronté à  une  grève massive des signatures. Il appartient donc au Conseil constitutionnel saisi par Marine sur cette question de trancher ce nœud gordien.  Et aux militants et cadres frontistes de poursuivre leurs démarches puisque le FN ne doit  avant tout comme à chaque fois  compter que sur ses propres forces.

gollnisch.com le 13/02/2012

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Discours de Marine Le Pen devant le CESE

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Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle, tenait aujourd’hui lundi 13 février un point presse devant le Conseil Economique, Social et Environnemental sur le thème « Pour une République rigoureuse et exemplaire ! ».

Vous voudrez bien trouver ci-dessous le texte de son intervention.

Le discours de Marine Le Pen :

« Pour une République rigoureuse et exemplaire », c’est le sens du message que je porte aujourd’hui devant vous.

Comme moi, vous avez pu constater en effet la montée d’un sentiment d’injustice parmi les Français, qui considèrent, à juste titre il faut le dire, qu’on demande sans cesse des efforts aux mêmes alors que les autres, tout en haut, les puissants sont épargnés.

Pire, tout en haut, on continue de bien vivre, de vivre de mieux en mieux, de profiter d’un système qui reste doux avec ceux qui le dirigent, mais qui se montre de plus en plus impitoyable avec les plus misérables, avec les classes moyennes, avec les jeunes comme les retraités.

Il est donc temps que des décisions soient prises pour montrer que chacun, y compris et surtout au plus haut niveau, participe à l’effort national.

Il est temps de prendre des mesures fortes pour combler le fossé entre des élites épargnées et un peuple affligé.
Il est temps que les grands notables de la République et les institutions participent à l’effort. Bref, que la République redevienne ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : rigoureuse, et exemplaire.

Je propose donc aujourd’hui 7 mesures pour mettre la République sur le chemin de la rigueur et de l’exemplarité. 7 mesures dont une première qui justifie notre présence ici.

Par l’action que je mène aujourd’hui, la très grande majorité des Français apprendra l’existence de cette institution : le Conseil économique, social et environnemental. Pourtant, la Constitution de la République lui consacre trois articles. Pourtant, il existe depuis plus de quatre-vingts ans, depuis une décision de Edouard Herriot en 1925. Pourtant, son existence a été confirmée en 1946 et en 1958, et en 2008 à « économique et social » a été ajouté « environnemental », probablement « pour faire bien ».

Mais à quoi sert le Conseil économique, social et environnemental ? Officiellement à donner à sa demande des avis au gouvernement. En somme, cette institution est une grande machine à pondre des rapports. Mais il faut poser la question : Qui les lit ? Qui en tient compte ? Que deviennent ces rapports en dehors d’être entassés dans des placards pour y dormir tranquillement ?

Bien sûr, il est utile de faire rencontrer et dialoguer entre eux les acteurs de la vie économique, les acteurs de la vie sociale, les acteurs de la vie associative. Mais, au Conseil économique, social et environnemental, la rencontre est purement formelle, le dialogue est impossible.

En réalité, et je révèle ici un secret de polichinelle de la République, la véritable fonction du Conseil économique, social et environnemental est à la fois de placer ses amis et d’élargir son cercle amical.

Quelques nominations récentes illustrent bien cette dérive. Ainsi, Raymond Soubie quitte l’Elysée pour devenir actionnaire majoritaire de l’agence d’information AEF, et reçoit en complément un siège dans cet organisme. Et comment ne pas évoquer le sort heureux de Pierre Charron ? Certes, il fut écarté de la présidence. Mais, avant de se faire élire sénateur dissident de Paris, il fut dans ce Conseil comme dans une salle d’attente. Notons aussi la présence de l’ancien maire socialiste de Pau, Yves Uriéta, qui avait rallié l’UMP pour mieux assurer la défaite de François Bayrou aux dernières élections municipales dans cette ville. Au gré des nominations, je relève les noms de quelques syndicalistes officiels retraités : Gérard Aschieri pour la FSU, Alain Obadia pour la CGT ou Pierre Khalfa de l’Union syndicale Solidaires. Je pourrais continuer à énumérer longuement cette litanie des privilégiés du système, de la nomenklatura dorée. Enfin, j’ai voulu réserver pour la fin, pour la bonne bouche, Hervé Marseille, maire de Meudon, qui fut nommé au Conseil économique, social et environnemental après avoir démissionné de l’EPAD, où il fut remplacé par Jean Sarkozy… Vous connaissez la suite.

Les personnalités qualifiées comme on dit sont trop souvent et depuis longtemps, il est vrai, choisies arbitrairement, en fonction des services rendus ou à rendre. Je pourrais aussi m’interroger sur les critères qui ont conduit à sélectionner telle ou telle association ou tel ou tel syndicat. Pourquoi, donc, par exemple, le président de l’UNEF ou celui de la FAGE émargent dans cette assemblée ? Croyez-vous que ces organisation soient vraiment représentatives des étudiants de France ? Toutefois, le critère du choix est parfois évident. Ainsi, France-Nature-Environnement a droit à six représentants. Quand cette association invite les candidats à la présidence de la République pour dialoguer, elle oublie soigneusement Marine Le Pen. Le système sait être reconnaissant. Enfin, comment ne pas s’indigner que l’une de ces associations, Surfrider foundation Europe, n’ait même pas un nom français ?

Au-delà de sa fonction de placement des amis, le Conseil économique, social et environnemental coûte cher aux contribuables français : près de 40 millions d’euros par an. Chacun des 233 membres de cette institution perçoit un total mensuel brut de 4 000 €. A cela il faut ajouter un régime de retraite tellement avantageux que la Cour des comptes a demandé son retrait. On nous promet une vague réforme d’ici juin. Mais le scandale perdure.

Plus grave encore, ce conseil est répliqué dans les vingt-six régions de métropole et d’outre-mer, sans compter les territoires d’outre-mer. Des collectivités territoriales ont aussi leurs propres structures de ce type. Dans les départements et dans les grandes agglomérations, il existe des codev, comités de développement, parfois agrémentés de l’adjectif « économique », complété dans certains cas par « durable ».

Quand on additionne les frais de fonctionnement de ces structures et les émoluments de leurs membres, on dépasse les 500 millions d’euros annuels. Voilà une économie immédiate pour les finances publiques. Voilà des niches de la République à supprimer sans tarder.

Ma première proposition aujourd’hui est donc la suppression dès 2013 du Conseil Economique, Social et Environnemental et de ses démembrements régionaux. Ce sera un signal très fort de rapprochement des élites et du peuple, une bonne claque donnée à cette maladie française du copinage, et une économie budgétaire immédiate importante.

La deuxième proposition tient à la participation du parlement à l’effort national et à la réduction du nombre de parlementaires. Celui-ci est étonnamment élevé dans notre pays : il faudra le réduire dès les élections législatives qui suivront celles de 2012.

Il y a cinquante ans, en 1962, il y avait, en France, 482 députés contre 577 aujourd’hui, et 274 sénateurs contre 348 aujourd’hui. Je veux revenir à ces proportions. Nous passerions ainsi de 925 parlementaires à 750, soit une économie de 175 parlementaires et de l’ensemble des coûts afférents. Nous serions alors au niveau de l’Allemagne avec ses 739 parlementaires nationaux. Allemagne qui compte pourtant 20 millions d’habitants de plus que la France.

J’ajoute, et ce sera ma troisième proposition, que le Sénat devra rendre à l’Etat la moitié de sa cagnotte, dont le montant s’élève à 1 milliard 310 millions d’euros. Il n’est pas admissible qu’alors que le pays est confronté à la crise de la dette, une assemblée dorme sur un magot d’une telle ampleur.

Ma quatrième proposition concerne le plafonnement des retraites des parlementaires, qui ne pourront plus excéder 5000 euros bruts par mois, quel que soit le nombre de mandats effectués. Aujourd’hui plusieurs dizaines de sénateurs perçoivent jusqu’à 10 000 euros par mois de retraite.
Les assemblées régionales doivent montrer l’exemple elles-aussi et c’est là ma cinquième proposition : dans tous les conseils régionaux où le Front national est présent, ses élus ont demandé, lors du vote des budgets 2012, une diminution de 50% des indemnités des conseillers. La grande coalition, UMP-PS-verts-communistes-centristes, unanime, a rejeté cette proposition. Comme toujours, ils parlent, mais ils ne font rien. Nous appliquerons cette décision quand nous serons majoritaires dans les assemblées locales.

Ma sixième proposition tient aux salaires du président de la République, du Premier ministre, et de tous les autres membres du gouvernement qui doivent être alignés sur ceux des parlementaires. Les Français en ont assez des responsables politiques jouisseurs, inspirés par l’exemple du premier d’entre eux qui a eu cette excellente idée de s’auto-augmenter de 172% dès qu’il a franchi le perron de l’Elysée…

La politique est un service pour les citoyens, et non une source d’enrichissement pour ses responsables. La République doit être exemplaire. Montesquieu ne disait-il pas que la vertu était le principe du régime républicain ?

Ma septième proposition est en rapport avec la transparence et le contrôle des dépenses des élus et hauts fonctionnaires nationaux et locaux : je mettrai en place la publication sur Internet des notes de frais des élus, des ministres, et de l’ensemble des chefs de l’administration de l’Etat et des collectivités territoriales.

Mesdames et messieurs,

Ensemble, informons les Français de l’existence de tous ces privilèges surannés, de ces endroits discrets où se cachent les rentes indues. Informons les Français, et abolissons-les.

Chacun doit participer à l’effort national, et celui-ci doit être mieux réparti. Les grands notables et les institutions de la République ne sont pas en dehors du peuple français, ils doivent cesser de vivre au-dessus de lui, parfois même contre lui.

Voilà l’engagement que je prends pour une République réellement transparente, une République rigoureuse et exemplaire, en rupture avec l’affaissement de la morale publique de ces dernières années.

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Millau : Quand la police perd la trace d'un terroriste

Police_chemise

France Soir

Par  Actu France Soir le 13/02/2012

Fraîchement sorti de prison, un militant algérien condamné pour la préparation d'actes terroristes a disparu de l'hôtel de Millau où il était assigné à résidence, en attente d'une décision de justice.

« Il ne donne plus signe de vie, on ne sait pas où il est ». Selon une source proche du dossier, Saïd Arif, 46 ans, a disparu de son hôtel de Millau. Une nouvelle qui donne des sueurs froides à certains policiers. Car l'homme n'est pas simplement un ancien militaire algérien, mais aussi l'un des maillons de ce qu'on appelle les « filières tchétchènes », à ce titre condamné en 2007 à 10 ans de prison. Il était accusé d'avoir préparé des attentats en 2001 et 2002, en lien avec avec des cellules terroristes à La Courneuve et à Francfort, en Allemagne. Outre la prison, il a été condamné à être définitivement persona non grata en France.

Tchétchénie, Afghanistan, Aveyron

Sorti en décembre de prison, il était malgré tout resté sur le territoire français, à la demande de la Cour européenne des droits de l'homme, qui estime qu'une expulsion vers l'Algérie pourrait l'exposer à la torture. En attendant un jugement sur le fond de la question, l'homme avait été assigné à résidence dans un hôtel de Millau, dans l'Aveyron.

Hélas pour les policiers, l'homme ne s'est plus présenté au commissariat où il devait pointer régulièrement depuis le 22 janvier. Or le pedigree de Saïd Arif est impressionnant : les enquêteurs le décrivent comme une connaissance d'Abou Moussab Al Zarkaoui (le chef décédé d'Al Qaida en Irak). Il aurait rencontré Oussama Ben Laden en 2000, aurait voyagé en Tchétchenie et en Afghanistan, avant d'être expulsé vers la Syrie en 2004, avant d'être extradé vers la France. S'il a dit n'avoir « jamais » eu l'intention de poser de bombes en France, l'homme est toujours introuvable. Selon Sébastien Bono, son avocat, Saïd Arif « n'avait pas d'argent, pas le droit de travailler ». A-t-il bénéficié de soutien pour cette « évasion » ?

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La valise ou les « ennuis » : le choix des autochtones nantais dans les quartiers « sensibles »

HLM_NantesNovopress

13/02/2012 – 14h30

Nantes (NOVOpress Breizh) –  « C’est un fait : l’atmosphère se dégrade. Des groupes se sont approprié des territoires. La loi n’est plus celle de la société mais celle de la cité. Aujourd’hui, des femmes téléphonent pour qu’on vienne les chercher à leur arrivée au tram. La police ou le bailleur nous disent de ne pas baisser les bras, de nous mobiliser. Mais que fait-on pour nous ? ». « Rose » (nom d’emprunt, sécurité oblige), une Nantaise plus toute jeune qui habite dans une tour des quartiers nord de Nantes s’est confiée à Ouest-France. « Sans être tragique, l’histoire qui l’amène ce soir-là à dérouler sa vie, installée devant une menthe à l’eau, n’est pas drôle », tient à préciser le journaliste du quotidien rennais. Voire.

En début de soirée donc, alors que Rose rentrait chez elle en compagnie d’un ami, un  « jeune » parmi ceux qui occupent en permanence les halls d’immeubles (« comme d’habitude, ils étaient là. ») interpelle cet ami pour lui demander ses papiers. Réaction indignée de Rose qui, habitant l’immeuble depuis 35 ans, n’entend pas se laisser monter sur les pieds. Mal lui en prit, un « jeune » l’aspergera d’une bombe de Noël. « Au début, j’ai pas pensé que c’était une agression. Après coup, je me suis dit : si, c’est quand même ça. J’ai voulu déposer plainte. On n’a pris qu’une main courante car aucun coup n’avait été porté. » Les policiers ont dû penser, comme le journaliste d’Ouest-France, que cela n’était certainement pas « drôle », mais quand même pas « tragique ». Il ne faut rien exagérer.

Déjà, il y a quelques années, un « jeune » l’avait volontairement fait chuter à la porte de chez elle, ce qui lui avait valu une visite aux urgences du CHU. Et puis il y a un an, sa voiture a été incendiée. Un détail. Rose a donc demandé à changer de quartier.  « Oui, comme beaucoup d’autres, finalement je veux partir. Ras le bol. On a le droit de rentrer chez soi tranquille quand on a bossé toute la journée. Surtout dans les conditions actuelles. » A force de petits faits pas « drôles », c’est toute une population qui est chassée de chez elle. La valise ou les « ennuis ». Rien de tragique ?

Voilà un mois Rose a adressé des courriels à une trentaine de personnalités nantaises, pour leur faire part de ces faits. « Qu’avez-vous à me proposer pour vivre tranquillement ? » leur demandait-elle. Probablement trop occupés par la campagne présidentielle, ni le député-maire (et conseiller spécial de François Hollande) Jean-Marc Ayrault, ni les autres, n’ont pris à ce jour le temps de lui répondre. Ainsi pour les représentants locaux de l’oligarchie mondialiste , le fait qu’un peuple ne soit plus maître chez lui, qu’il soit dépossédé de son territoire, n’est certes pas « drôle », mais ce n’est pas « tragique ». Dont acte.

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La Grèce se révolte contre la Troïka, le Parlement se couche

Gr_ce_parlement

Marianne 2

Par Philippe Cohen le 13/02/2012

Malgré la démission de six ministres et d'importantes manifestations, le Parlement grec a adopté l'incroyable plan d'austérité de la Troïka, qui impose une baisse des salaires de 22% dans le secteur privé. A 23 heures 30, le vote du plan s'accomplissait alors que 100 000 manifestants encerclaient le Parlement et que de nombreux bâtiments, notamment de banques avaient pris feux après des jets de cocktails Molotov.

En ce dimanche 12 février, le Parlement grec devait adopter la dernière feuille de route de la Troïka, d'une insondable cruauté, en fait un chantage pur et simple : en cas de refus du Parlement grec d'adopter ledit plan, la Troïka ne libèrerait pas les 130 milliards d'euros de prêt et les salaires des fonctionnaires ne pourraient pas être versés en mars. Mais ce plan a provoqué une énorme mobilisation à Athènes où dimanche soir, 100 000 (estimation AFP) à 200 000 (France 2) manifestants ont convergé au centre ville et encerclé le Parlement, certains harcelant la police tandis que d'autres mettaient en feu des immeubles de la capitale, une cinquantaine au total dont des banques, la bibliothèque nationale et le plus vieux cinéma de la ville. Selon des photos expédiés par des reporters et relayés sur twitter, les affrontements semblaient très violents entre manifestants et policiers : 56 blessés parmi les manifestants, une trentaine parmi les 8000 policiers dépêchés sur place. Les pompiers ne sont pas parvenus, par ailleurs, à éteindre plusieurs incendies à cause de la présence de manifestants.

A Salonique, deuxième ville du pays, la manifestation a rassemblé 20 000 personnes et une demi- douzaine d'établissements bancaires ont été incendiés. Conclusion de Mikis Theodorakis qui a rejoint les manifestants : « Les députés s'apprêtent à voter des mesures qui vont conduire à la mort de la Grèce (...) mais le peuple ne va pas céder ».
Le peuple peut-être pas mais ses représentants ont voté le plan vers 23 heures. Ainsi la coupure est peut-être devenue définitive, entre une assemblée qui obéit à une troïka illégitime contre ceux qui l'ont élue.

Avant même les manifestations du jour, la plan avait provoqué la démission d'une demi-douzaine de ministres. En avril 2010, un premier plan d'austérité avait imposé une hausse de la TVA à 23%, la suppression de deux mois de salaire pour les fonctionnaires, ainsi que le gel de leurs salaires pour trois ans. En novembre dernier, Papandreou avait dû céder la place à un ancien dirigeant de la banque centrale européenne, Papademos, après avoir brandi la menace d'un référendum refusé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

Las, trois ans d'austérité ont plus que démontré l'impéritie des remèdes de cheval pronés par la Troïka formée par l'Union européenne, la BCE et le FMI. Le déficit de la grèce et la dette souveraine du pays n'ont fait que se creuser alors que l'Etat a bradé ses « bijoux de famille ». L'économiste Karine Berger a résumé la situation sur son blog  : « La dette grecque est passée de 263 milliards en 2008 à 355 milliards en 2011. Le Pib grec est lui passé de 233 milliards à 218 milliards. Le chômage de 8% à 18%.Et avec un taux d’intérêt officiel à 32%, il va de soi que la Grèce ne peut plus se financer du tout sur les marchés ».Quiconque revient de Grèce est catastrophé par l'observation conrète de ce qui se passe dans le pays et que reconte régulièrement dans ces colonnes le blogueur Greek Crisis, Panagiotis Grigoriou, historien et ethnologue. 

Mais l'aveuglement et l'indifférence au réel est l'une des caractéristiques les plus remarquables de l'idéologie. D'où l'incroyable plan d'économie de 3 milliards d'euros imposé par la Troïka et dicté en fait par Angela Merkel : une baisse des salaires dans le secteur privé de 22% via une diminution du Smic et le rabot d'un certain nombre de conventions collecives,  la suppression dans l'année de 15.000 emplois publics et des coupes sur certaines pensions de retraite. Ceci alors que durant les deux dernières années, les salaires nets ont reculé en moyenne de 14,6 %, et de près de 30% dans l’industrie du tourisme sinistrée.

Ce nouveau plan aboutira à plafonner le Smic à 600 euros dans un pays où les prix ont continué à augmenter, notamment à cause de la hausse de la TVA. Mais même à ce tarif, les salariés grecs seront encore loin d'être aussi compétitifs que les ouvriers chinois restés scotchés, eux à un salaire mensuel de 100 euros ou un peu plus.

C'était en 1967. Le peuple grec venait de subir un coup d'Etat. Et quand on était de gauche, il était de bon ton de ne pas, de ne plus se rendre en vacances dans ce pays qui subissait le joug de la dictature des colonnels. Plus tard on apprit que les boycotts de dictature pouvaient s'avérer contre-productifs,  contribuant à couper la population dominée du monde. Qu'importe, cette réaction marquait la solidarité des gens de gauche. 
Nous ne sommes plus - ou pas encore, les Grecs parlent pourtant d'une nouvelle dictature - au temps des colonels. Mais  on attend vainement un geste de solidarité des dirigeants de la gauche. La Grèce est bien absente des discours de François Hollande et d'Eva Joly, qui évoquait  enfin dimanche soir la situation grecque sur twitter. La gauche devrait pourtant méditer l'aventure des socialistes grecs qui pèsent aujourd'hui moins de 10% dans les sondages ! Dimanche soir sur France 2, François Bayrou a été contraint de se désolidariser de la politique européenne. Il aurait fallu selon lui étaler dans le temps la dette grecque et lui octroyer des taux d'intérêt qui lui permettent de rembourser sans étrangler l'économie.

En réalité, la situation de la Grèce devrait susciter l'émotion bien au delà de la gauche : la mécanique d'austérité et de baisse des salaires dans le privé - un comble dans une économie de marché ! - devrait provoquer un débat dans tous les partis français et même européens. Cette même mécanique d'austérité absurde, qui ruine les comptes publics en accentiant les déficits qu'elle prétend réduire, est mise en place dans toute la périphérie de l'Europe - au Portugal, en Irlande - sans rencontrer beaucoup plus de succès : il y avait encore plus de manifestants à Lisbonne  qu'à Athènes, où ils étaient plusieurs dizaines de milliers malgré les grèves des transports. Jusqu'où Nicolas Sarkozy et Angela Merkel poursuivront-ils une politique économique  dont l'échec crève les yeux et qui va entrainer l'Allemagne et la France dans la récession ? Le réveil des peuples d'Europe a peut-être commencé ce dimanche à Athènes. Il faut en tout cas l'espérer pour enrayer la mécanique mortifère de Merkozie.

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Christine Boutin retire sa candidature, soutient Nicolas Sarkozy

BoutinLe Point

Par Chine Labbé le 13/02/2012

Paris (Reuters) - Christine Boutin a annoncé lundi soir sur le plateau du journal télévisé de TF1 qu'elle renonçait à sa candidature à l'élection présidentielle et qu'elle se ralliait à Nicolas Sarkozy, dont la candidature officielle est attendue cette semaine.

"Le président de la République, je serai à ses côtés, avec le Parti chrétien-démocrate qui prendra toute sa place à ses côtés", a-t-elle déclaré, évoquant sa formation politique.

Christine Boutin avait auparavant évoqué la possibilité de soutenir François Bayrou si elle ne réussissait pas les 500 parrainages d'élus nécessaires à sa candidature.

En décembre, elle avait même menacé de "lâcher une bombe atomique dans la campagne de Nicolas Sarkozy" si elle ne les obtenait pas.

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Bayrou se heurte au monolithe UMPS

Briois

FN

Communiqué de Presse de Steeve Briois, Secrétaire Général du Front National du 13/02/2012

Au delà de sa proposition faite sur les parrainages de Marine Le Pen et qui a essuyé un cinglant refus, Bayrou oublie que l’UMP et le PS ne défendent pas la démocratie dans les actes. Les deux partis démontrent ainsi leur intention de verrouiller totalement le système. Ils bafouent le pluralisme et tentent d’établir le bipolarisme au profit du bloc homogène UMPS. Pour l’UMP et le PS, le débat n’est permis qu’entre eux, et toute voix discordante doit être bâillonnée.

Preuve a déjà été faite de l’absence totale de divergences fondamentales entre Hollande et Sarkozy, à qui on suggérera une affiche de campagne commune : la couverture de Paris Match de 2005 lors de la campagne pour la Constitution européenne, où l’on voit les deux candidats bras dessus, bras dessous pour défendre la même Europe et la même idéologie mondialiste.

Pour Steeve Briois, Secrétaire Général du Front National, les Français ne manqueront pas lors de l’élection présidentielle et des élections législatives de sanctionner ces démocrates en peau de lapin.

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UMP et PS nous réservent un avenir à la grecque

Gr_ce__meutesFN

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Candidate à l’élection présidentielle du 13/02/2012

La troïka UE/BCE/FMI a décidé de sacrifier le peuple grec sur l’autel de l’euro avant de l’achever, en lui imposant une effroyable régression sociale. Elle précipite ce pays dans les violences au nom de l’euro.

Le prix de l’euro est maintenant connu : nouvelle chute du salaire minimum de 22 %, nouvel effondrement de 20 % des retraites, santé et services publics sacrifiés, endettement massif pour l’ensemble des pays amenés sans cesse à verser au pot.

En s’entêtant dans leur folle idéologie de l’euro, l’UMP et le PS réservent à la France le même avenir que la Grèce.
En s’acharnant avec l’euro, l’UMP et le PS transformeront à terme la zone euro en une Grèce géante.
La gauche française révèle ici son vrai visage : elle n’est pas aux côtés des peuples mais de la finance et de la banque, qui veulent garder l’euro à tout prix.

L’euro c’est une redoutable machine contre les peuples : la cure d’endettement dans un premier temps et le saccage social dans un second temps, avec la complicité active de la droite et de la gauche.

Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle, propose une voie de sortie par le haut aux pays de la zone euro, via l’organisation concertée de la fin inéluctable de l’euro.

Elle refuse que les peuples paient toujours plus cher pour une monnaie unique sortie du cerveau d’une élite populophobe.

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Le Sarkocrate

Collard_et_MLP

NPI

Libres propos de Gilbert Collard, président du Comité de soutien à Marine Le Pen du 13/02/2012

L’envie de se faire réélire contre vents et marées démocratiques rend sourd Nicolas Sarkozy. Il n’entend pas la colère que ses pressions, celles du premier ministre, relayé par son parti, soulèverait si Marine le Pen n’avait pas ses signatures. L’appareil fait pression sur les élus pour qu’ils n’apposent pas leur paraphe au bas du parchemin, seul moyen maffieux d’éliminer une candidate légitime portant l’espérance d’au moins 20 %, sinon plus, de Français. Il espère cocufier une deuxième fois un électorat qu’il a abusé une première fois.

Venez, votez pour moi, gens de la droite pragmatique, vous aurez Kouchner, Fadéla Amara et son frère, Besson et compagnie ; vous aurez deux cent mille immigrés par an ; vingt milliards de fraude sociale ; l’aide médicale d’Etat, 623 millions d’euros par an ; les délocalisations ; les désindustrialisations ; l’immigration clandestine, 1,7 milliards d’euros ; 1000  chômeurs de plus par jour ; une dette pesant sur chaque français de 65.200 euros ! J’en passe est des meilleures. Votez pour moi, dit-il, avec sa diction où fleure bon la distinction du maquignon des affaires, j’ai un projet démocratique, le recours au référendum sur le chômage et l’immigration !

Le même qui d’un côté découvre l’idée défendue par Marine le Pen d’interroger le peuple, seul souverain,  de l’autre, en cinq ans, n’a jamais consulté ce peuple pestiféré pour connaître son avis. Pire, il a cocufié, et c’est le seul à ma connaissance, le suffrage universel : en 2005, la France a dit non au traité sur l’Europe, en 2008, il a fait approuver par ses godillots, sous le nom de traité de Lisbonne, le même texte ! Du casse – toi pauvre con constitutionnel !

Aujourd’hui, 60 % des citoyens souhaitent l’anonymat des parrainages ; il s’en fout, seul compte le vide des urnes marinistes.

La solitude sonore de la candidate est magnifique ! Son combat est exemplaire, en ce sens qu’elle lutte dans la méthode, l’organisation, la confiance, pour un idéal que le système veut étouffer par l’intimidation, la diffamation, la désinformation. Jamais, on n’aura autant été motivé qu’en cette heure où les propriétaires politiques de la France veulent nous mettre à mort.

Rien ne réveillera donc les français ?

Vous allez continuer à rire avec Ruquier ?

A gober la propagande médiatique des journalistes mariés, pacsés, encartés avec nos adversaires ?

A voir des intervieweurs haineux, des questionneuses fielleuses, débiter péremptoirement leurs leçons apprises dans les antichambres idéologiques ?

A lire, à la une du Figaro, l’interview d’un président qui a peur de se déclarer candidat ?

Vous ne pouvez plus être dupe !

Faut-il qu’on dérange pour qu’on veuille, à droite comme à gauche, l’une et l’autre jouant avec les mêmes cartes truquées,  nous empêcher de révéler la vérité sur le système.

Nous aimons la France, terre multiple, terre d’histoire, terre de laïcité, terre de nos pères et de nos mères d’où qu’ils viennent, terre de démocratie et de fidélité.

Notre crime : nous aimons la France et nous ne supportons plus le mal qu’on lui fait.

Pour nous, pour vous, l’entreprise de pompes funèbres Sarko and Co a fabriqué l’urne funéraire démocratique.

Debout les morts ! Debout les maires !

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