mercredi 15 février 2012

Jean-Luc Mélenchon aurait-il un problème avec la démocratie ?

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Riposte Laïque

Par Paul Le Poulpe le 15/02/2012

Décidément, le président de Parti de gauche est un personnage curieux. Dans cette interview qu’il accorde au journal en ligne Respublica, qui appelle régulièrement à voter pour lui, il explique que c’est un scandale que la presse ait relayé les propos de Marine Le Pen sur la laïcité, et l’accuse d’être complice d’une véritable imposture. « La laïcité, ce n’est pas l’acharnement contre une seule religion, l’islam », s’exclame-t-il ! Venant de quelqu’un qui réussit, lors de ces cinq minutes, à déverser sa haine contre la seule religion catholique, c’est assez cocasse. Mais il est vrai que Jean-Luc Mélenchon, interrogé par Alain Finkielkraut sur France Culture, avait réussi à nous expliquer que la victoire de Charles Martel contre les arabes à Poitiers avait été une catastrophe pour la France.

Mais la conception démocratique de Jean-Luc Mélenchon est intéressante à approfondir. Si on l’écoute bien, s’il exerçait le pouvoir, cela signifierait-il que Marine Le Pen n’aurait plus le droit de s’exprimer ? On peut le penser, puisque ce grand démocrate était pour l’interdiction du Front national, même quand celui atteignait 15 % à chaque élection. Ou bien cela signifierait-il, s’il était ministre de l’Information dans un gouvernement Hollande, qu’après chaque intervention de la présidente du Front national, immédiatement, un journaliste du système qui « corrige » et « décode » les propos de Marine Le Pen, pour mieux convaincre le bon peuple de son imposture ?

Exagération ? Faut-il rappeler les derniers exploits de Mélenchon et des siens ? Ils ont réussi, ce lundi, avec les facho-gauchos de NPA, à expulser Nicolas Dupont-Aignan d’un rassemblement devant l’ambassade de Grèce, appelé pour protester contre les mesures d’austérité imposé au peuple grec. Peu leur importe que le président de Debout la République ait été invité à Athènes, et y ait pris la parole devant 40.000 manifestants qui l’ont ovationné. Peu leur importe qu’il soit dans la continuité de son combat contre l’Union européenne. Pour les troupes de Mélenchon, le député est un « facho » un « souverainiste », et il n’a rien à faire dans ce rassemblement. Seuls, selon eux, Besancenot et Méluche ont le droit de défendre le peuple grec. Il est par ailleurs révélateur d’écouter les explications de Méluche sur cette agression : « Je suis arrivé après que Nicolas Dupond Aignant ait été mal reçu, je ne sais par qui, ni de quel parti, ni comment. Je suis désolé qu’il ait été maltraité. Mais il lui revient de savoir que personne parmi nous n’aime la confusion des genres politiques. Il aurait dû y penser. Il aurait dû organiser sa présence de son côté avec les militants de son parti. Personne ne les aurait empêchés de le faire. Mais venir au milieu des nôtres, comme s’il était chez lui : non. Ce n’est pas raisonnable pour lui de ne pas l’avoir compris tout seul. Aucun de nous n’a envie de donner prise aux insupportables amalgames qui font les délices de la presse « oui-oui » qui met dans un même sac « souverainiste » ou « populiste » tout ce qui s’oppose à leur cruel aveuglement. Et devant le martyr des Grecs nous mettons en cause le capitalisme de notre époque, français, allemand et nord-américain en particulier. Pas les billevesées des frustrations nationalistes. Nous ne voulons pas être récupérés. Nous sommes internationalistes. » Décodage : Je suis désolé qu’il se soit fait un peu bousculé et insulté, mais c’est quand même bien fait pour sa gueule, ce fumier n’a qu’à être de gauche et internationaliste !

De même, les grands démocrates de Parti de gauche estiment que le Front national n’a pas le droit de s’adresser aux ouvriers. Chasse gardée, il faut, pour reprendre les propos de Mélenchon, pratiquer « le grand nettoyage ». Bernard Thibault, qui a invité Mélenchon et Besancenot lors d’un grand meeting CGT, est sur cette ligne. Fabien Engelmann militait à NPA, et était responsable syndical CGT : pas de souci. Il passe au FN : hors de la CGT ! La base vote pour Fabien : hors de la CGT, la base ! Et Mélenchon approuve, il aime cette démocratie de l’épuration positive. Peu lui importe que plus de 40 % d’ouvriers veuillent voter pour la présidente du FN, le commissaire politique a décidé que, là encore, seule la gauche avait le droit de leur parler. Il admire Pavlov, Mélenchon : si on est ouvrier, on doit être obligatoirement de gauche, sinon, il faut rééduquer ces déviants ! En agissant ainsi, ne montre-t-il un profond mépris pour la démocratie, et surtout pour une classe ouvrière qui ne se reconnaît pas dans un homme pour qui il n’y a en France aucun problème avec l’islam, aucun problème avec la démocratie, aucun problème d’insécurité, et qui continue à défendre de manière irréaliste une Union européenne expurgée du libéralisme !

Michel Onfray avait expliqué, invité par Zemmour et Naulleau, qu’il avait rompu avec Jean-Luc Mélenchon en raison de la fascination du leader de Parti de gauche pour des modèles qui lui apparaissaient fort éloignés de sa conception démocratique. Ainsi, le président de Parti de gauche n’a aucun problème avec le fait qu’à Cuba, depuis plus de cinquante ans, il n’y a toujours qu’un seul parti politique autorisé, une seule chaîne de télévision et un seul journal, bref ce qu’on appelle la dictature d’un parti unique. Pour lui, la seule chose qui compte est que les Cubains ne soient plus analphabètes et soient soignés, ce qui est vrai, par ailleurs, et est à mettre au crédit du régime de Castro. De même, le philosophe n’avait guère apprécié que l’anti-cléricalisme – très sélectif – de Mélenchon l’amène à soutenir l’invasion du Tibet par la Chine, et à préférer les communistes chinois aux lamas tibétains. Ecoutons par ailleurs ce que disait le dangereux islamophobe, Michel Onfray racontait sur la religion de tolérance et de paix qui ne pose aucun problème à Méluche…

Faut-il rappeler les pratiques des lieutenants du président de Parti de gauche ? L’ineffable Corbière avait d’abord demandé l’interdiction des Assises internationales sur l’islamisation de nos pays. Pour lui, pas question que puisse se tenir une initiative dont il ne partage pas les objectifs. Mais il est vrai que son chef voit dans toute critique de l’islam la résurgence de l’antisémitisme des années 1930, rien de moins !

De même, pas question que deux organisateurs de cette initiative, Pierre Cassen et Christine Tasin, puissent proposer leurs livres au bon peuple de Paris, dans un salon littéraire, mairie du 16e arrondissement. Là encore, il écrit au maire Goasguen, et exige l’interdiction de leur présence, cette fois avec succès.

Mélenchon et Corbière ont un point commun, comme nombre de militants de Parti de gauche : ils ont été formaté, dans leur jeunesse, par une organisation d’extrême gauche, l’OCI (comme Lionel Jospin), qui est devenue le Parti des Travailleurs, et, aujourd’hui, le Parti Ouvrir Indépendant. Cette organisation avait une spécificité : elle terrorisait, par son service d’ordre et son recours fréquent à la violence physique, l’ensemble des autres organisations de gauche et d’extrême gauche, comme l’explique fort bien, dans son livre appelé « Cet étrange Monsieur Blondel », Christophe Bourseillier.

Le président de parti de gauche a gardé de son passé gauchiste ce mépris pour ce qu’on appelait « la démocratie bourgeoise ». Quand nous voyons ses nervis virer Nicolas Dupont-Aignan, vouloir priver d’expression Riposte Laïque, et appeler à la violence contre Marine Le Pen, nous voyons à l’œuvre le vrai fascisme. Mélenchon et les siens sont toujours incapables de tirer les conclusions des catastrophes que des discours et actes  ont pu engendrer dans les dictatures communistes, Cambodge y compris. La seule chose qui nous préserve de telles catastrophes est que, grâce à notre démocratie et au bon sens du peuple de France, le candidat de Front de gauche ne dépassera pas 10 %,et se vendra à Hollande au deuxième tour, comme il se serait offert à Strauss-Kahn si le scenario original avait été respecté.

Avec la démocratie Mélenchon et sa sixième République, voterons-nous encore pour le président de la République ? Non ! Méluche n’aime pas Voltaire, et sa célèbre phrase sur la liberté d’expression. Il est finalement logique que le candidat du Front de gauche n’ait aucun problème avec l’islam : les fous d’Allah détestent autant la démocratie que le grand timonier de Parti de gauche !

En toute logique, Mélenchon a donc choisi l’islam contre la République, et donc le totalitarisme contre la démocratie.

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En France, Marine Le Pen veut agir là où l'Argentine a réussi

Reportage France 3 Soir du 22 novembre 2011 dans lequel on apprend de la manière le plus claire, précise et concrète appliqué sur le terrain que le programme économique proposé par Marine Le Pen aux Français fut une réussite en Argentine comme le souligne le prix nobel d'économie américain Paul Krugman.

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15 minutes pour convaincre les Sages

Conseil_constitutionnelL'Express

Par Romain Rosso le 15/02/2012

D’ordinaire calme, la petite rue de Montpensier sera agitée jeudi 16 février. A 9 heures, les membres du Conseil constitutionnel auditionneront les avocats des candidats qui plaident pour une réforme de la loi sur les « présentations », appellation légale pour les parrainages. Ils prétendent que la publication des noms des élus parrains est contraire à la loi fondamentale, notamment depuis la révision constitutionnelle de 2008, qui garantit « la participation équitable des partis et des groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ».

Chacun aura droit à un temps de parole de 15 minutes ; de même que le Secrétaire général du gouvernement ou l’un de ses représentants, qui interviendra en dernier. Selon la procédure, les membres du Conseil se contenteront d’écouter les plaidoiries, qui ne donneront lieu à aucun échange.

Louis Aliot, à la fois conseil et compagnon de Marine Le Pen, devrait être le premier à prendre la parole. C’est lui qui est à l’initiative de la question prioritaire de constitutionalité (QPC) transmise, après examen, par le Conseil d’Etat au Conseil constitutionnel. Marine Le Pen sera présente à ses côtés, mais dans la salle.

Doivent suivre les conseils de Christine Boutin, malgré son ralliement à Nicolas Sarkozy, de Corinne Lepage et, peut-être, d’un candidat de dernière minute : Jean-Marc Governatori, secrétaire national de l’Alliance écologique indépendante, un petit parti inclassable. Ce dernier dit avoir déposé son dossier dans les délais, mais il attendait mercredi soir une réponse du conseil. Il avait raté le coche en 2007, faute d’avoir concrétisé les promesses qu’il avait recueillies. « En France, confie-t-il, il n’y a pas que le FN qui râle et qui veut se faire entendre. »

La décision des Sages sera prise lors d’une prochaine réunion solennelle, dont la date sera annoncée à la fin de l’audience.  Vraisemblablement, elle tombera après le week-end.

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Cinq ans de relations tendues avec la Suisse

France_Suisse_supporterLe Matin

Les relations entre Nicolas Sarkozy et la Suisse n’ont pas été particulièrement ferventes ces cinq dernières années. Dès son élection, le président français a lancé l’assaut contre le secret bancaire helvétique, reprochant à Berne son laxisme dans la lutte contre l’évasion fiscale.

En octobre 2008, lors d’une conférence sur la fraude fiscale à Paris co-organisée par la France et l’Allemagne, l’attaque avait été amorcée par le ministre français du Budget d’alors, Eric Woerth, qui avait déclaré que «le secret bancaire est une relique du passé».

Les relations entre la France et la Suisse s’étaient dès lors tendues, la traditionnelle rencontre annuelle entre les présidents français et suisse n’ayant du reste pas eu lieu cette année-là. Les efforts de la diplomatie suisse pour favoriser une visite du président de la Confédération Pascal Couchepin à Paris étaient en effet restés vains.

En novembre, le premier ministre français François Fillon avait tout de même effectué une visite officielle de travail en Suisse, où il avait été reçu par M. Couchepin. A cette occasion, il avait assuré que «la Suisse n’est pas un paradis fiscal ni pour l’OCDE ni pour la France», tout en avertissant Berne qu’il était dans son intérêt de respecter les standards de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La liste grise de l’OCDE

En mars 2009, la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy- Rey avait insisté auprès de son homologue français Bernard Kouchner pour que la Suisse ne soit pas considérée comme un paradis fiscal, mettant en avant la décision du Conseil fédéral d’assouplir le secret bancaire. M. Kouchner avait qualifié cette mesure de «pas dans la bonne direction».

Un mois plus tard, après une réunion du G20 à Londres, l’OCDE avait néanmoins inclus la Suisse dans sa «liste grise» des pays s’étant engagés à respecter les standards internationaux mais ne les ayant pas substantiellement appliqués. Cette décision avait suscité une vive colère à Berne.

«Si le mouvement (initié par la Suisse) est terminé, la Suisse sera montée dans la liste blanche, sinon, elle sera descendue dans la liste noire», avait prévenu Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse à l’issue du G20.

L’affaire HSBC (HSBA 69.75 1.82%)

Fin août de la même année, le gouvernement français avait annoncé avoir obtenu 3000 noms de comptes détenus par des Français auprès de la filiale genevoise de la banque HSBC, des données dont il s’était avéré par la suite qu’elles avaient été volées par un ex- informaticien de l’établissement. La Suisse s’était alors insurgée contre l’utilisation de ces documents.

«Nous ne sommes pas là pour protéger les fraudeurs. Maintenant il y a des règles et elles doivent être respectées», avait rétorqué le président français, qui avait apporté son «soutien» à son ministre du Budget Eric Woerth.

Ce nouvel épisode avait rendu les échanges entre Berne et Paris encore plus houleux. En décembre, la Confédération avait décidé de bloquer la ratification par les Chambres fédérales de la nouvelle convention de double imposition récemment signée avec la France.

Accord à Davos

Afin de sortir de l’impasse, la présidente de la Confédération de l’époque Doris Leuthard avait rencontré Nicolas Sarkozy lors de Forum économique de Davos (WEF) en janvier 2010. Depuis 2007, aucune rencontre à ce niveau n’avait plus eu lieu. Parallèlement, le ministre des finances Hans-Rudolf Merz et la ministre française de l’économie Christine Lagarde s’étaient également rencontrées.

A l’issue de ces discussions, un accord avait été annoncé concernant l’affaire HSBC, accord qui se bornait à indiquer que Paris ne demanderait pas d’entraide administrative à la Suisse sur la base des fichiers volés. Ces documents avaient en outre été restitués à Berne.

De plus, il avait été convenu de reprendre le processus de ratification de la nouvelle Convention de double imposition.

En juillet 2010, Doris Leuthard avait rencontré Nicolas Sarkozy à Paris. Cette visite officielle de la présidente de la Confédération, avait été agendée dans un premier temps le 22 juin, jour du match de la Coupe du monde de football entre la France et l’Afrique du Sud. Mais elle avait été reportée en raison de «l’agenda» du président français, qui avait suivi le match.

«Un problème avec nous»

Lors de la rencontre avec Mme Leuthard, M. Sarkozy avait fait part de sa volonté de voir la Suisse intégrer les travaux préparatoires du G20, organisé par la France début novembre 2011 à Cannes. La Suisse est «un partenaire essentiel pour réformer le système financier international», avait affirmé M. Sarkozy.

Lors du sommet, auquel la Suisse n’avait finalement pas été invitée, Nicolas Sarkozy avait toutefois porté un nouveau coup à la Confédération, dénonçant ses «déficiences» en matière de fiscalité, malgré le fait qu’elle ne figure plus sur la liste des paradis fiscaux depuis septembre 2009. Les autorités helvétiques avaient vivement réagi à ces critiques.

La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey n’avait notamment pas pu cacher son agacement, affirmant à la TSR que «Nicolas Sarkozy a probablement un problème avec nous, je ne sais pas lequel». Elle avait indiqué avoir convoqué l’ambassadeur de France à Berne, pour lui signifier le «mécontentement» de la Suisse sur «cette manière de faire».

Autre pomme de discorde: l’accord fiscal dit «Rubik» que Berne souhaite conclure avec Paris, tout comme elle l’a fait avec Londres et Berlin en 2012. Depuis novembre 2010, Paris a fermé la porte à un cet accord qui permettrait aux Français concernés de conserver l’anonymat à condition de se mettre en règle avec le fisc.

lematin.ch le 15/02/2012

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Le meeting de Marine Le Pen devrait finalement avoir lieu à l'espace Mitterrand (le 15 avril ou ultérieurement)

Marine_Henin

La Voix du Nord

Par Pascal Wallart le 15/02/2012

Clap de fin sur une burlesque dizaine de jours qui aura vu Eugène Binaisse, refuser puis tergiverser avant de, finalement, céder devant les menaces procédurières du FN. ...

Le meeting de Marine Le Pen, prévu à l'espace François-Mitterrand, devrait donc bien avoir lieu. Reste juste à savoir si ce sera ou non le 15 avril.

Hier, l'avocat frontiste, Wallerand de Saint-Just, avait la moustache qui frisait. De retour de plaidoirie à Béthune dans une affaire de diffamation, ce dernier savourait, au côté de Bruno Bilde, l'épilogue de ce (court) bras de fer avec le maire d'Hénin-Beaumont.

Une fin des hostilités que le premier magistrat aura, hier, signifié à ses interlocuteurs frontistes. « Il nous a dit que puisqu'on mettait un point d'honneur à organiser coûte que coûte ce meeting, et qu'on proposait d'autres dates, il ne s'y opposait plus, jubilait le conseiller régional Bruno Bilde. Ce qui est en même temps un aveu que, contrairement à ce qu'il nous avait affirmé préalablement, la salle n'est absolument pas occupée ce 15 avril. De toute façon, on avait des témoignages qui en attestaient, même si, en dernière minute, on a appris que le directeur du service des sports avait été mandaté pour rapidement trouver un événement pour le dimanche 15. Là, c'est gros ! »Grosse ou pas, cette ficelle, il aura curieusement suffi que Bruno Bilde en fasse part au maire pour que le dénouement soit des plus rapides. Il faut dire que le menace procédurière devenait de moins en moins virtuelle comme en atteste un extrait du courrier électronique envoyé à Eugène Binaisse : « Je vous mets en garde sur ces méthodes car, d'une part, notre avocat va demander au président du tribunal administratif de Lille, dans le cadre d'un référé-liberté, le planning de l'espace Mitterrand pour les mois de mars et avril (voir jurisprudence Briois/commune d'Hénin-Beaumont...). Vous n'échapperez donc pas à un meeting de Marine Le Pen car nous en faisons désormais une question de principe à n'importe quelle date. D'autre part, votre mise en examen pour discrimination politique est inévitable... » Un renoncement par lequel, dixit Wallerand de Saint-Just, le maire « a signé sa vilenie, sa volonté de discriminer », rappelant que l'engagement politique local de Marine Le Pen atteste « qu'elle a une grande légitimité du terrain ».

Hier soir, Eugène Binaisse tenait à rappeler combien « cette affaire a été mal barrée depuis le début avec une demande qui n'a pas été faite dans les formes ». Et le maire de s'étonner que la demande de salle ait « été formulée sur la boite mail d'un adjoint qui m'a fait suivre... et avec l'exigence d'une réponse sous 48 heures. Pour des gens soucieux de faire les choses dans les formes, c'est surprenant ! ». Laissant entendre qu'il n'avait pas encore dit son dernier mot, le maire concède néanmoins aller vers un arrangement : « Mais rien ne dit que cela se fera le 15 avril ! » Quant au missionnement supposé de son directeur des sports : « J'ai lu ça dans un courrier de M. Bilde. Sans vouloir me dédouaner, si cela est avéré, je vous assure que ce n'est pas de mon fait. Et j'ai là dans mon bureau MM. Lecat et Thibaut qui confirment ne pas être au courant de ces allégations ! » Le 15 avril, si la date est confirmée, devant une assistance qui, selon la configuration de la salle, devrait être limitée à 1 500 personnes, la candidate frontiste devrait tenir un meeting symbolique dans ce fief où elle pourrait avoir à guerroyer quelques jours plus tard. Mais aussi à quelques jours de son ultime meeting, au Zénith de Paris...

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Affaires : ces casseroles socialistes qui intéressent peu les médias

casserole

Atlantico

Par Bertrand Janicaud le 15/02/2012

Si les "révélations" de Mediapart et Libération sur le "système Sarkozy" font l’objet de très nombreuses reprises dans les médias, les journalistes se font bien plus discrets lorsqu’il s’agit d’évoquer les affaires qui plombent la gauche et le parti socialiste.

Le silence de Hollande sur l’affaire Guérini

Un journaliste osera-t-il un jour demander à François Hollande de s’expliquer sur ses onze années de silence (ou d’ignorance ?) sur les dérives du système Guérini à Marseille ? Plus d’une décennie passée à la tête du parti socialiste et au cours de laquelle le candidat socialiste se sera montré particulièrement conciliant à l’égard de Jean-Noël Guérini.

François Hollande pouvait-il vraiment ignorer les agissements du président du Conseil général des Bouches du Rhône (et accessoirement patron de la fédération socialiste) ? Est-ce un pur hasard si le Premier secrétaire du PS obtenait des scores staliniens (plus de 80%) dans les Bouches du Rhône lors des scrutins internes. Le salaire de son silence ?

Car à en croire les premiers éléments de l’enquête policière ; mais aussi le témoignage d’Arnaud Montebourg (premier socialiste à avoir brisé l’omerta marseillaise) ; c’est une véritable organisation mafieuse qu’avaient mise en place Jean-Noël Guérini et son frère Alexandre Guérini, pour détourner des fonds publics et s’assurer le contrôle du département.

Sans faire de procès d’intention à François Hollande, les Français seraient en droit d’avoir des réponses sur ce mutisme long de dix ans… et les journalistes ont le devoir de gratter ce sujet embarrassant et de ne pas se contenter du "on ne savait pas" servi par l’entourage du candidat socialiste.

André Vallini : M. Justice de Hollande poursuivi pour « harcèlement moral »

N’est-il pas également troublant que le plus proche conseiller de François Hollande en matière de justice (à qui est d’ailleurs promis le ministère de la Justice en cas de victoire socialiste en mai prochain) fasse l’objet d’une plainte pour « harcèlement moral » de la part d’une ancienne collaboratrice… et qu’une deuxième plainte soit en passe d’être déposée en Isère pour « concussion » ?

C’est en effet dans l’indifférence générale qu’André Vallini, connu dans les couloirs de l’Assemblée Nationale (et aujourd’hui du Sénat) pour ses méthodes managériales « atypiques » (valse des collaboratrices et embauche d’une Miss comme attachée de presse) et ses coups de sang incessant, fait l’objet de deux plaintes et continue comme si de rien n’était à faire le programme Justice du candidat Hollande.

Alors que le syndicat des attachées parlementaires de l’Assemblée Nationale (Uncp-Unsa) a publiquement soutenu la plaignante et dénoncé la « grossière manipulation et les méthodes contestables » d’André Vallini, ne serait-il pas opportun que des journalistes demandent à François Hollande comment il voit les choses en matière de « harcèlement moral » et de « discrimination par l’âge » ?

Pas-de-Calais et financement occulte du PS

Les journalistes ne devraient-ils pas également s’intéresser d’un peu plus près au mode de fonctionnement de la fédération socialiste du Pas de Calais, empêtré dans un scandale de corruption dénoncé… par l’incontournable Arnaud Montebourg ?

François Hollande a-t-il découvert dans les journaux que le parquet de Lille avait ouvert au printemps dernier une enquête préliminaire sur un système d’emplois fictifs et de financement occulte du PS local (l’une des principales fédérations socialistes de France).

La justice s’intéresse notamment à la gestion par le député-maire de Liévin, Jean-Pierre Kucheida, de la Soginorpa, un important bailleur social financé par des fonds publics et dont M. Kucheida est président. Plus de 1,5 million d’euros de dépenses non justifiées poseraient notamment problème à la Chambre régionale des comptes.

Ne serait-il pas pertinent de demander à François Hollande, au titre de ses mandats à la tête du PS, de se positionner par rapport à des accusations gravissimes ? Ne serait-ce que pour les condamner et affirmer qu’il n’était absolument pas au courant de ce qui se tramait dans l’une des plus grandes fédérations socialistes de France.

Dans la même veine, les journalistes ne pourraient-ils pas demander à Martine Aubry, dont on nous assurait qu’elle contrôlait le PS du Nord (c’est en tout cas la version des amis de Ségolène Royal) si elle ne se doutait de rien ?

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En voulez-vous encore ?

A_la_croisee_des_cheminsBruno Gollnisch

Comme la présidente du Medef Laurence Parisot et le ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet dans leurs ouvrages respectifs, Jean-Luc Mélenchon a répété samedi devant les journalistes son refus de la « dédiabolisation » de Marine Le Pen, sa détestation de la présidente-candidate du FN. Le grand oriental candidat du Front de Gauche a même utilisé un langage digne de la secte du Mandarom ou d’un dignitaire nord-coréen en ajoutant que « la dédiabolisation n’est pas possible parce qu’elle (Marine, NDLR) est le diable, c’est-à-dire le mal, la détestation, la haine et qu’elle procède d’une vision anti-ouvrière classique de l’extrême droite » !

Certes, M. Mélenchon ment et n’ignore pas que la justice sociale a toujours été au cœur du programme et des préoccupations du FN depuis sa création. Homme cultivé, il doit savoir aussi que la lutte contre la rapacité du gros capital sans foi ni loi, et les grandes avancées sociales furent historiquement portées à la fin du XIXéme siécle par des députés nationaux qu’il qualifie aujourd’hui « d’extrémistes ».

Il confond enfin (sciemment) car il défend quoi qu’il dise des intérêts boutiquiers, les salariés avec leurs représentants autoproclamés, notamment syndicaux.

Emblématique de cette vision de gauche de la défense des travailleurs français, le quotidien La Nouvelle république rapportait hier la crise de nerf ahurissante de Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes qui a menacé « ses propres élus de la majorité s’ils ne votaient pas une subvention de fonctionnement aux organisations syndicales de 400.000 € » ! Certains élus de gauche, du centre et de l’ UMP ont en effet compris que cette manne financière attribuée aux centrales syndicales en ce temps de crise était susceptible d’agacer profondément les électeurs…

Au cours des débats est-il rapporté, « Ségolène Royal a traité un élu UMP de gros macho mal élevé », «elle est montée au créneau en précisant que cette aide était nécessaire, justifiée , en souhaitant que les organisations syndicales soient obligatoires . Et surtout en perdant son sang-froid. Ceux qui voteront contre, j’en prendrai acte et je verrai les conséquences. Serge Morin d’EE-LV attaque la droite en rappelant que ceux qui ne sont pas syndiqués se privent de financement » !

Cette gauche hypocrite feint d’ignorer qu’il ya une raison objective au fait que les Français soient parmi les moins syndiqués en Europe -8% de nos salariés, 3% dans le secteur privé…- à savoir le rejet du monopole dont jouissent les centrales syndicales aux comportements souvent désastreux, qui se partagent le fromage de la représentativité des salariés depuis 1945.

Enfin, nous évoquions a le 7 décembre et le 1er février derniers sur notre blog les démêlés de la CGT avec la justice via certaines de ses pompes à frics;  le rapport du député centriste Nicolas Perruchot « sur les mécanismes de financement des organisations syndicales d’employeurs et de salariés »…qui a été enterré par ses collègues, alors que 4 milliards d’euros sont offerts annuellement aux syndicats pour « fluidifier les relations sociales »…C’est-à-dire payer le tribut à cette mafia syndicale, gaver les roitelets du syndicalisme pour qu’ils se tiennent tranquilles.

Le président UMP de la commission d’enquête sur le financement des syndicats, Richard Mallié justifiait alors ce passage à la trappe: « Aujourd’hui, à quatre mois de la présidentielle et à deux mois de la fin de la législature, ce n’est pas la peine d’adopter un tel rapport… »

Mais de ce scandale financier et moral constate Bruno Gollnisch,  de ce racket des Français organisé impunément par les élus de la droite courbe et socialo-communistes, le camarade Mélenchon ne dit mot -et pour cause ! Une collusion que l’on retrouve sur la question de la mise sous tutelle des collectivités locales, laquelle explique largement le problème des parrainages (0,5% des maires ont accepté de signer) rencontré notamment par Marine Le Pen.

Dans les faits les élus des conseils municipaux savent que la présentation par leur maire via sa signature d’un(e) candidat(e) qui déplait peut entraîner la mise sous le boisseau des aides dont dépendent les communes, notamment celles émanant des Conseil Généraux dont les présidents ont acquis des pouvoirs phénoménaux, supérieurs  à ceux des Préfets .

Le Conseil constitutionnel présidé par Jean-Louis Debré se décidera-t-il à briser cette spirale infernale ? C’est ce jeudi matin que les sages examinent la question de la publication des 500 parrainages. En présence de Marine Le Pen et de Louis Aliot, qui plaidera la cause de l’anonymat des signatures d’élus ; démarche à laquelle se sont associées Christine Boutin (PCD) et Corinne Lepage (Cap 21).

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Marine Le Pen réagit sur France 2 à la candidature de Nicolas Sarkozy

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Marine Le Pen apporte son soutien aux sapeurs-pompiers professionnels

Pompiers

FN

Communiqué de Presse de Marine Le Pen Candidate à l’élection présidentielle du 15/02/2012

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a l’art de casser ce qui marche encore en France.

Il en est ainsi pour la réforme du statut des sapeurs-pompiers professionnels, qui va fragiliser une profession très appréciée des Français et très utile au pays.

Marine Le Pen soutient les sapeurs-pompiers qui luttent avec raison pour la consolidation de leur mission de service public.

Elle renouvelle aussi son appui aux sapeurs-pompiers volontaires, dont la pérennité est régulièrement menacée par l’Union européenne.

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Privatisation des secteurs routiers français : l’appétit du gain toujours et encore

AutorouteLes jeunes avec Marine

Communiqué de Jean-Baptiste Marly, responsable des Jeunes avec Marine Ile-de-France du 15/02/2012

Fin décembre 2005, le Gouvernement français décide de « vendre à la découpe » la majeure partie de nos autoroutes nationales au secteur privé. Ces décisions rentreront progressivement en vigueur dès février-mars 2006.

En effet, adoubant la volonté de privatiser toujours plus du Parti Socialiste, l’UMP a clos, la privatisation des 3 plus gros concessionnaires autoroutiers français, à savoir les ASF (Autoroutes du Sud de la France), la SAPRR (Société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) et la SANEF (Société des Autoroutes du Nord et de l’Est de la France), en vendant ces 3 entreprises publiques aux conglomérats du privés que sont respectivement Vinci, Eiffage et l’espagnol Abertis.

Ce jour-là, ce sont donc 5 443 km d’autoroutes (sur un total national de 7 850 km) qui sont passées dans le secteur privé, soit près de 70 % du parc autoroutier national.

A partir de ce moment, comment s’étonner du l’augmentation annuelle, voire semestrielle ou trimestrielle, de ces « secteurs autoroutiers », vendus au secteur privé, dont le seul but est la rentabilité à tous prix, quitte à faire payer sur les classes populaires et les classes moyennes des tarifs exorbitants pour faire 300, 500 ou 1 000 km.

Les jeunes frontistes franciliens jugent primordial de reconquérir au niveau national les secteurs gagnés par le privé, en renationalisant tout ou partie des autoroutes, et de fixer un prix abordable aux nombreux automobilistes qui les empruntent. Et rappellent que seule Marine Le Pen aura la volonté d’en finir avec ce système ultralibéral destructeur, qui n’a de cesse d’enrichir le grand patronat.

Posté par Redekker à 18:03 - - Commentaires [0]
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