Le soutien de Philippe Poutou à un militant du Jihad islamique !
16/02/2012 – 12h00
Bordeaux (via Infos Bordeaux) — Le candidat du NPA à l’élection présidentielle ne décolle toujours pas dans les sondages. Donné à moins de 1%, le syndicaliste de l’usine Ford à Blanquefort (Gironde) peine à exister dans cette campagne, tant il est vrai que ses quelques apparitions médiatiques se sont révélées être de véritables désastres.
Mais le dernier communiqué de presse du candidat d’extrême-gauche a laissé de nombreux internautes dubitatifs. En effet, intitulé « Libération immédiate de Khader Adnan ! », celui-ci exige la liberté pour un militant d’un mouvement considéré comme terroriste dans de nombreux pays du Monde, dont l’Union Européenne. « Khader Adnan, du Jihad islamique en Cisjordanie, a été arrêté le 17 décembre lors de l’invasion nocturne de sa maison dans un village, près de Jenine, par des soldats masqués de l’armée israélienne…Il est urgent de briser le silence sur le sort de ce militant» !
Après la polémique sur la présentation d’une femme voilée aux dernières élections régionales, ce soutien à un militant intégriste, dont le mouvement est responsable de la mort de nombreux civils au Proche-Orient, pourrait être interprété comme un pas de plus vers l’électorat musulman. Paradoxalement, Philippe Poutou comme le NPA, n’hésite pas à participer à des manifestations contre le mouvement Pro-Vie à Bordeaux.
Celui-ci risque pourtant de retourner plus tôt que prévu dans l’anonymat le plus complet. Selon Olivier Besancenot, son prédécesseur en 2007, Philippe Poutou aurait le plus grand mal à récolter les 500 parrainages nécessaires pour se présenter au 1er tour de l’élection présidentielle.
Propos sur l'Occupation : Le Pen écope de 3 mois avec sursis en appel
Cette peine pour "contestation de crimes contre l'humanité" confirme celle prononcée par le tribunal correctionnel de Paris le 8 février 2008. La cour d'appel de Paris a condamné jeudi à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende l'ancien président du FN, Jean-Marie Le Pen, qui était rejugé après une cassation.
En cause : des propos publiés en janvier 2005 dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol. L'ancien président du Front national avait notamment déclaré : "En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés". Il avait également présenté une version jugée choquante du massacre d'Ascq, perpétré dans la nuit du 1er au 2 avril 1944 dans le Nord, et durant lequel 86 Français avaient été fusillés en représailles au déraillement d'un train allemand.
Le 21 janvier 2009, la cour d'appel de Paris avait confirmé la condamnation de Jean-Marie Le Pen pour "contestation de crime contre l'humanité". Elle l'avait toutefois relaxé "d'apologie de crime de guerre", sur le dossier Villeneuve d'Ascq et avait jugé certaines parties civiles irrecevables à agir. En revanche, elle avait confirmé intégralement la peine d'amende et de prison avec sursis.
Nouveau recours
Jean-Marie Le Pen et les associations déboutées s'étaient pourvues en cassation. Le 27 avril 2011, la Cour de cassation a confirmé la relaxe de l'ancien président du FN pour les faits d'apologie de crime de guerre. Celle-ci est donc devenue définitive. En revanche, elle a annulé tout le reste, dont ses peines d'amende et de prison. Le tout a donc été rejugé le 1er décembre 2011 par la cour d'appel de Paris, tant sur les dispositions pénales que civiles. A l'audience du 1er décembre 2011, le ministère public avait requis une telle confirmation. Le fondateur et président d'honneur du Front national et son avocat étaient absents à l'énoncé du délibéré.
"Je fais un recours en cassation contre cette décision, dont je ne m'étonne pas qu'elle arrive en période électorale. Les choses sont bien faites par le système", a déclaré à l'AFP le fondateur et président d'honneur du FN, qui n'a pas assisté au délibéré.
http://lci.tf1.fr le 16/02/2012
L’inspecteur Vanneste mène l’enquête
Par Philippe Randa le 16/02/2012
On se demande si Jean-Marie Le Pen assiste goguenard, désabusé ou amer à la dernière chasse au sorcière politique en date à laquelle la quasi-totalité de la classe politique se livre – Front national compris – relayée par la quasi-totalité des médias.
Avant, c’était lui qui faisait le « buz », volontairement ou non, selon convenances personnelles… Aujourd’hui, le vilain petit canard a nom Vanneste. Christian Vanneste. Député UMP pour quelques jours encore, voire même quelques heures à en croire les violents appels de la plupart des caciques du parti présidentiel à l’exclure de leurs rangs… Qu’on en juge simplement par ses deux déclarations, rapportées par le quotidien Libération, dont la première est d’une rare élégance d’expression : « “Il faut le virer de l’UMP”, a tweeté le secrétaire d’État (UMP) au Logement, Benoist Apparu. Thierry Mariani, cofondateur de la Droite populaire à laquelle appartient Vanneste, prend ses distances : “J’ai mené avec Christian Vanneste bien des combats (…). Pour autant, je ne peux me résoudre à le laisser continuer à s’engager sur le terrain de la provocation et du négationnisme”. »
Gageons également que les éternels représentants auto-proclamés de la communauté juive, toujours très susceptibles quant au monopole de la persécution durant les heures les plus sombres de leur Histoire, n’apprécient que très modérément que l’on insiste avec autant de véhémence sur les persécutions d’une autre communauté que la leur. Car c’est des homosexuels et de leurs tourments durant la Deuxième Guerre mondiale qu’il s’agit.
L’avocat des Juifs déportés de France, Serge Klarsfeld, ne s’y est pas trompé qui a aussitôt minimisé dans une interview au site de droite conservatrice Nouvelles de France(1), les propos « blasphématoires » du député du Nord : « De France, il n’y a pas eu de déportation d’homosexuels. Un déporté homosexuel a bien témoigné, mais il est parti d’Alsace, territoire qui se trouvait régit par les lois allemandes. »
Soit très précisément ce que l’hérétique monsieur Vanneste a déclaré. Il a en effet parlé dans une interview de la « fameuse légende de la déportation des homosexuels français ». Et de justifier ensuite ses propos en affirmant : « Manifestement Himmler avait un compte personnel à régler avec les homosexuels. En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n’y en a pas eu ailleurs. En dehors des trois départements annexés » (Alsace et Moselle), il n’y a pas eu de déportation homosexuelle en France. »
Un esprit chagrin pourrait lui retourner le « compliment » en remarquant que « manifestement Vanneste a un compte personnel à régler avec les homosexuels », lui qui a défrayé la chronique judiciaire en 2005 pour avoir jugé l’homosexualité « inférieure à l’hétérosexualité » ; il fut pour cela condamné pour injures homophobes dans un premier temps avant que la Cour de cassation n’annule, fin 2008, sa condamnation, jugeant que si les propos incriminés « ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d’expression. »
Sur quoi, il « remit le couvert » en avril 2010, écrivant, sur son blog, que « l’opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n’est pas fondée. »
Non, décidément, on ne nous fera pas croire que monsieur Vanneste n’a pas « un compte personnel » à régler avec l’homosexualité qu’il a encore définit, ni plus ni moins, le 10 février dernier, comme une doctrine. Allons bon !
« Qu’est-ce qu’un homosexuel ? C’est quelqu’un qui refuse l’autre », dit-il en fin connaisseur, bien qu’on aurait pu croire au contraire que s’il était « contre » un autre, c’était en général « tout contre », pour pasticher Sacha Guitry.
Pour expliquer la chasse à la sorcière politique dont il s’estime victime, monsieur Vanneste a une explication, celle de « la puissance médiatique extraordinaire du lobby gay (qui) pose véritablement un problème aujourd’hui » : « Vous en avez beaucoup dans le domaine de la culture, vous en avez beaucoup dans le domaine des médias. C’est-à-dire dans tous les domaines de la communication (Ce qui expliquerait, selon lui) un renversement de la proportion du poids de l’homosexualité dans notre société (et) un art consommé de la déformation systématique des faits. »(2)
Non, vraiment, il ne les aime pas, ces « gens-là ! », la cause est entendue.
Quoi que l’on pense de monsieur Vanneste et de ses obsessions à vilipender celles et ceux qui préfèrent les galipettes à l’envers, force est de constater qu’une simple déclaration qui n’appelle ni à la violence, ni à la négation même de la persécution passée des homosexuels en général, mais simplement du « cas français », sert de prétexte à sa mise immédiate au pilori citoyen.
Et que les historiens qui seraient les seuls habilités à s’exprimer sur les déclarations du député du Nord, s’il a proféré une bêtise ou une vérité historique, même gênante pour certains, voire à modérer celle-ci ou à l’expliquer si besoin est, sont les grands absents de cette « affaire ».
C’est aussi, peut-être, l’occasion de se demander pourquoi les femmes et hommes politiques, de quelques bords qu’ils soient, sont sans cesse enclins à nous enseigner un passé historique que la plupart d’entre eux ne connaissent en général que par Hollywood.
Fort d’une telle culture et par prudence, ils feraient donc mieux à l’avenir de nous entretenir de science-fiction, soit par exemple des tourments amoureux de shubaka(3)… à condition qu’il ne soit pas avéré que le pauvre « Wookie » souffre de l’indifférente affligeante d’Harrisson Ford à son égard.
Comptons sur Christian Vanneste pour mener l’enquête, d’autant qu’il va sans doute avoir quelques temps libre sous peu pour cela.
Notes
(1) http://www.ndf.fr/la-une/15-02-2012/exclusif-serge-klarsfeld-defend-christian-vanneste-de-france-il-ny-a-pas-eu-de-deportation-dhomosexuels#.TzugAVHzrKd.
(2) http://libertepolitique.com et http://www.francesoir.fr
(3) Contrebandier et ami de Han Solo qui devint un des plus grands héros de l’Alliance Rebelle dans la sagas de La Guerre de Étoiles de Georges Lucas.
Délinquance étrangère : Le FN applaudit l'étude du sarkozyste Alain Bauer
Par Actu Fance-Soir le 15/02/2012
Selon le Front national, le rapport de l'Observatoire national de la délinquance publié mercredi valide ses positions sur la sécurité et l'immigration.
« C'est la première fois qu'un organisme officiel pointe la corrélation qui existe entre immigration et insécurité ». Louis Aliot, le n°2 du FN, a salué mercredi les conclusions du rapport de l'ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) sur les chiffres de la délinquance étrangère paru le jour même.
Selon cette étude qui distingue les faits de délinquance commis par des Français et par des étrangers, méthode jamais éprouvée jusqu'alors, la part de ces derniers parmi les "mis en cause" a sensiblement augmenté. Elle est passée de 12,8% à 17,3% entre 2006 et 2011 pour les faits d'atteintes aux biens (vols, avec ou sans violences, dégradations), d'après l'organisme dirigé par le criminologue Alain Bauer, proche de l'Elysée
Un diagnostic qui valide les thèses de Marine Le Pen, selon son compagnon. « L'observatoire ouvre les yeux de tous nos compatriotes sur les méfaits d'une immigration massive et incontrôlée », ajoute-t-il encore dans son communiqué. Sans trop s'étendre sur les nuances du rapport, qui constate tout de même une baisse des violences et menaces (hors vol) de la part des étrangers depuis cinq ans (de 14,2% à 12,4%).
Retour aux fondamentaux
La candidate FN n'a pas dit autre chose il y a deux jours lors d'un meeting à Strasbourg. Un rendez-vous qui avait fait la part belle au « retour aux fondamentaux » du parti d'extrême-droite ». La fille de Jean-Marie Le Pen y avait soutenu que « le lien entre insécurité et immigration est évident et prouvé ». Et promis, comme le prévoit son programme, de ramener à 10.000 par an le nombre de régularisations d'ici à 2017.
Déjà 18 braquages depuis le 1er janvier : les commerçants inquiets
Le Pays
Par Dominique Lhomme avec Marc Dupré le 16/02/2012
Depuis le début du mois de janvier, on relève une recrudescence importante des braquages dans l’Aire urbaine. Le plus souvent, ce sont des petits commerces, plus vulnérables, qui sont la cible.
À Belfort, le braquage du bureau de poste du marché des Vosges, perpétré lundi (notre édition d’hier) est sans doute la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les commerçants ont peur, les commerçants en ont assez de travailler dans des conditions si peu sécurisées. Dans le Territoire, neuf braquages ou tentatives ont eu lieu depuis le 1 er janvier. « Nous ressentons un grand sentiment d’insécurité, indique Norbert Klein, gérant du Super U de Bavilliers. Et nous avons l’impression que rien n’est fait pour l’apaiser. On ne voit aucune patrouille de police et, maintenant, on s’est fait une raison, on se débrouille par nous-mêmes. On n’appelle même plus la police lorsque l’on est victime de vols à la roulotte. De toute façon, ils ne se déplacent pas pour de petits préjudices et les mineurs, quand ils sont interpellés, sont immédiatement relâchés. Donc, je ne porte plus plainte, cela ne sert à rien. »
Le Super U de Bavilliers, comme de nombreuses moyennes surfaces, sont équipées de caméras de surveillance, mais de nombreuses petites surfaces de vente n’en possèdent pas. Tout comme celles qui sont dépourvues de vigiles, dont le coût est élevé. « Cela n’est pas toujours efficace, reconnaît le gérant, surtout lorsque l’individu est cagoulé ou encapuchonné avec une écharpe sur le visage. Maintenant, personnellement, à partir d’une certaine heure, je suis constamment au milieu des caisses du magasin. C’est aussi pour rassurer mes employées. Le soir, nous sommes très vigilants et j’ai augmenté le nombre des versements bancaires de jour, pour que les sommes soient peu importantes. »
Le gérant regrette de ne pas sentir épaulé par les forces de l’ordre et, pour lui, s’il y a recrudescence des braquages, c’est parce que les auteurs savent qu’on ne leur fait rien. « D’ailleurs, ils sont très rarement interpellés, donc cela les encourage. »
Au parquet de Belfort, Anaïs Riegert, substitut, se pose également beaucoup de questions. « V isiblement, il ne s’agit pas de professionnels. Mais, on a du mal à les cerner. Dans la plupart des cas, ils ne sont pas identifiables et ne prennent que des petites sommes. Pour ma part, je pense qu’il ne braque pas pour se nourrir. Ce n’est pas à cause de la crise. D’ailleurs, pour le moment, la crise on ne la voit pas dehors. On ne sait pas non plus s’il s’agit des mêmes personnes. Là encore, ce n’est pas sûr. S’agit-il d’un groupe qui agit sur ordre ? On ne sait pas. »
De nouvelles mesures prises par le préfet
Pour le parquet, ces braquages, c’est de l’argent facile et violent. Surtout violent. « Cela ne correspond pas à des personnes qui ont faim et c’est particulièrement violent, ajoute Anaïs Riegert. Au bureau de poste, lundi, le braqueur a tiré un coup de feu. Et s’ils s’attaquent à des endroits particulièrement vulnérables, peu de caméras, absence de vigile, c’est un acte réfléchi. » Le parquet rappelle aussi qu’une tentative ou un vol à main armée est jugé aux assises et que l’auteur risque vingt ans de réclusion criminelle.
Face au phénomène, du côté de la préfecture, on n’entend pas baisser les bras. Dès ce vendredi aura lieu une réunion importante avec les présidents des associations de commerçants et la CCI, selon la préfecture, pour que les efforts engagés soient poursuivis, voire amplifiés par des mesures spécifiques. Le préfet, Benoît Brocart, a décidé de prolonger le dispositif anti hold-up sur l’ensemble du Territoire depuis janvier, afin de renforcer la surveillance. Il a demandé à la police et à la gendarmerie de réorienter quotidiennement leurs patrouilles, suivant la vulnérabilité constatée, pour s’adapter aux réalités locales et a demandé le renfort de la force mobile de la zone est comme ce fut le cas en 2011.
Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen n°266
Marine Le Pen donne un carton rouge au candidat Sarkozy
Marine Le Pen donne un carton rouge au candidat... par MarineLePen
Et si on stigmatisait un peu l’Eglise catholique…
Par Benoît Rayski le 16/02/2012
Un journaliste arabe qui enquêtait sur les soldats du Christ-Roi en Irlande a été capturé par des fondamentalistes catholiques. Avant qu’on l’égorge devant une caméra il a été contraint de répéter : « je suis Arabe, je suis Arabe ». Cette vidéo a fait fureur dans les banlieues catholiques de la région parisienne. Mais pour l’essentiel, le catholicisme demeure une religion de paix et d’amour.
Un hebdomadaire saoudien du nom de « Ahmed Hebdo » a publié une odieuse caricature montrant Jésus enlaçant de façon très suggestive Marie-Madeleine. Aussitôt, à travers le monde, des centaines de milliers de catholiques enragés se sont rués sur les ambassades arabes qui ont été saccagées et pillées. Mais il est important de noter que nombre de catholiques n’ont pas pris part à ses manifestations.
A Madrid, sur la Puerta del Sol, cinq jeunes filles impudiques ont été fouettées par des curés. Motif : elles portaient des mini-jupes très provocatrices. Mais le catholicisme ne doit pas être réduit à ce châtiment, peut être légèrement excessif.
A Rome, le pape Benoit XVI a jeté l’anathème sur un catholique qui avait abandonné la foi de Jésus pour celle de Mahomet. Dans le droit canon, l’apostasie est en effet punie de mort. Mais il s’agit d’un cas isolé qui n’enlève rien au souffle bienveillant du catholicisme.
Le très catholique Land de Bavière, en Allemagne, a décidé que dorénavant les filles iraient dans des écoles spéciales où elles apprendraient la couture et l’art culinaire. Les autorités locales ont jugé, qu’il était inutile de polluer ces âmes pures et fragiles avec des fadaises telles que la littérature, la philosophie, les mathématiques, les langues étrangères. Mais le catholicisme n’en reste pas moins respectueux des femmes.
A Paris la Conférence des évêques de France a porté plainte pour blasphème contre un écrivain nommé Houellebecq. Il avait écrit que « le catholicisme est la religion la plus con ». Les tribunaux ayant- on se demande pourquoi- refusé de le condamner, les évêques ont alors excommunié le blasphémateur, demandant à tous les catholiques fervents de le faire passer de vie à trépas. Mais cela n’indique en rien que le catholicisme ne soit pas une religion irriguée par la bonté et par l’amour.
Au Caire, des chrétiens coptes ont incendié des mosquées avec leurs occupants à l’intérieur, ils n’ont pas été poursuivis, leur colère étant jugée compréhensible. Mais quelques mosquées brulées ne font pas du catholicisme une religion incendiaire.
Au Nigéria, dans le nord du pays, une secte d’extrémistes catholiques a massacré des centaines de musulmans aux cris de « nous sommes les nouveaux Croisés ». Mais il est évident que le message de Jésus n’est pour rien dans ces excès.
A la Mecque, un imam un peu dérangé a annoncé qu’il allait bruler le Nouveau Testament en public. Immédiatement une vague de peur a parcouru le monde, tétanisé par la réaction prévisible des catholiques. Le roi d’Arabie Saoudite, les plus hautes autorités religieuses de l’Islam, le secrétaire général des Nations Unies ont supplié l’imam de ne pas se livrer à cette intolérable profanation. Le commandant en chef des armées arabes engagées au Pérou dans une guerre contre des fanatiques catholiques a même mis ses troupes en état d’alerte. Finalement l’inquiétant trublion a renoncé à son funeste projet. On avait frôlé l’apocalypse mais on ne doit pas exagérer la peur que peut inspirer le catholicisme.
Enfin, car c’est tout récent, la Pologne a livré à l’Italie un bloggeur italien qui s’était, assez bêtement, réfugié chez elle. Il avait écrit sur Twitter qu’il n’était pas tout à fait d’accord avec tous les enseignements de Jésus. En Italie, pour ce genre de crime, on encoure le châtiment suprême. Mais il ne faut pas salir le catholicisme avec une histoire somme toute anecdotique, d’un quelconque bloggeur.
Cette chronique pourrait paraître christianophobe, mais les faits cités sont tous réels. Selon la formule consacrée il nous faut souligner, que toute ressemblance avec une autre religion que le catholicisme ne saurait être que fortuite. Pour revenir aux choses sérieuses, il semble évident que Claude Guéant, a eu l’autre jour, grandement tort de parler de l’inégalité des « civilisations ». S’il avait eu un peu plus de courage, il aurait dit « religions ».
PS : ce propos bien-sûr ne vise que les extrémistes et les fondamentalistes catholiques ! Si d'autres venaient à s'y reconnaître, qu'ils considèrent également que ça ne vise que leurs extrémistes et leurs fondamentalistes.
Les «Sages» trancheront sur les parrainages le 21 février
Le Figaro
Par Guillaume Perrault le 16/02/2012
Le Conseil constitutionnel a examiné jeudi en audience publique la question prioritaire de constitutionnalité déposée par Marine Le Pen qui réclame l'anonymat des 500 signatures.
Marine Le Pen au Conseil constitutionnel. La présidente du Front national n'est pas une habituée des lieux. Elle s'y est rendue jeudi pour l'audience publique où était examinée la question prioritaire de constitutionnalité qu'elle a déposée pour réclamer l'anonymat des 500 parrainages requis pour être candidat à la présidence de la République.
Vice-président du Front national et avocat de profession, Louis Aliot a plaidé devant les Sages. Marine Le Pen était présente à ses côtés à l'audience, de même que Corinne Lepage et l'avocat de Christine Boutin, qui se sont associées à sa requête.
La controverse a porté sur la loi organique de 1976, qui a relevé de 100 à 500 le nombre de signatures d'élus et qui prévoit de rendre publique l'identité des «parrains». Louis Aliot a affirmé que cette règle visait à l'époque à «éviter les candidatures trop nombreuses ou fantaisistes». Or, cette disposition compromettrait aujourd'hui, selon lui «la représentation de tous les courants réels d'opinion» à la présidentielle. En effet, a plaidé Louis Aliot, accorder sa signature «est considéré comme l'expression d'un soutien public». Il faut donc, a-t-il assuré, rétablir l'anonymat des parrainages pour éviter de «faire subir une pression politique mais aussi personnelle» sur les élus.
En outre, a-t-il fait valoir, «une inégalité entre les candidats» existe, car seuls 500 parrainages sont rendus publics pour chaque candidat. Un élu qui parraine Marine Le Pen a donc la quasi-certitude de voir son nom rendu public alors que leurs collègues qui signent pour Nicolas Sarkozy ou François Hollande, beaucoup plus nombreux, ont une chance de rester anonymes.
Les avocats de Christine Boutin et de Corinne Lepage ont ensuite successivement pris la parole. Le secrétaire général du gouvernement, Serge Lasvignes a joué le rôle de la défense et a répondu aux arguments des trois avocats. En face d'eux, les neuf Sages, sous la présidence de Jean-Louis Debré, étaient placés autour d'une table en fer à cheval. Valéry Giscard d'Estaing, membre de droit du Conseil constitutionnel en sa qualité d'ancien président, n'a pas siégé ce jeudi matin. La loi contestée avait été adoptée pendant son septennat. L'audience a été levée vers 9h50 et aura duré moins d'une heure. Les Sages rendront leur décision le 21 février.






