Hollande Babar

La France est ridiculisée. En proie au chantage d’une famille de roms kosovare qui négocie par la menace avec le président de la République. La pire des solutions existait. C’est Hollande qui l’a trouvée. Il a été d’une pitoyable lâcheté politique. Ne voulant mécontenter personne, il a exaspéré tout le monde. Avec une décision totalement arbitraire, illégale, à la fois sentimentaliste et inhumaine, d’une cruauté toute socialiste.

Aujourd’hui le couple Hollande n’a plus qu’une solution : qu’ils accueillent Leonarda chez eux pour le reste de sa scolarité. Et sa famille en séjour. On est en plein psychodrame de télé-réalité alors pourquoi pas ?

Leonarda Dibrani, l’adolescente rom expulsée au Kosovo avec sa famille, a accueilli avec colère l’offre faite par François Hollande de la faire revenir « seule » en France pour poursuivre sa scolarité : « Je n’irai pas seule en France, je n’abandonnerai pas ma famille. »

Evidemment ! Quant à son charmant papa, il a carrément menacé : « Si le retour n’est pas possible gentiment, alors il se fera de force, par tous les moyens. Le problème, c’est de rejoindre la Croatie et après, la voie est ouverte. Il faut aussi que je me procure 20 000 euros pour payer les passeurs. »

Comment en est-on arrivé là ? A ce « naufrage », ce « fiasco », cette « séquence dévastatrice », cette « démonstration d’amateurisme » pour le président et sa majorité ainsi que l’écrivent de nombreux éditorialistes. Quel puissant message envoyé par notre chef de l’Etat à tous les Dibrani de la planète : si le cas Leonarda fait jurisprudence, un enfant clandestin scolarisé en France est donc intouchable. Ce qui ne risque pas du tout d’encourager l’immigration clandestine et de compliquer les expulsions…

L’intervention télé de trop

Hollande avait deux solutions. Rester ferme dans cette expulsion ou céder en rapatriant la famille. Le retour du père, compte tenu des éléments mis au jour par l’enquête, était exclu pour Valls, qui en aurait fait un casus belli. Vendredi soir, Matignon excluait pourtant l’idée choquante d’une séparation de Leonarda et de sa famille. La cacophonie bat son plein au plus haut sommet de l’Etat. Hollande, contre l’opinion française, n’a finalement pu se résoudre à mécontenter sa majorité de ministres et de parlementaires, Harlem désir en tête, ces grandes consciences morales, anti-racistes de gauche ainsi que la terrifiante poignée de lycéens dans les rues. Ni à contrarier sa si gracieuse compagne, qui – on ne se refait pas – s’était beaucoup avancée dans ce dossier.

Resat, le père de Léonarda, était totalement indéfendable. Et en plus il passe en boucle à la télé, ce qui n’arrange rien. Un cas emblématique bon à mettre le FN à 45 % aux prochaines municipales. Le rapport accablant de l’inspection générale de l’administration est revenu avec précision sur les raisons qui ont poussé le préfet du Doubs à refuser la demande d’admission exceptionnelle au séjour de la famille Dibrani alors que dans le même temps deux autres familles sans-papier y ont eu droit.

Les Dibrani sont un cadeau

Resat Dibrani les a accumulés : refus de rencontrer l’interprète mis à sa disposition, mensonges en série pour expliquer son impossibilité à fournir une pièce d’identité. Il « n’a jamais donné suite aux propositions d’embauche qui lui étaient faites » et « n’a jamais caché attendre le versement des prestations familiales qui suivraient sa régularisation pour assurer un revenu à sa famille ». Il a insulté et menacé plusieurs fonctionnaires des services sociaux et l’ancien maire de sa commune. Dibrani a également « été placé en garde à vue pour un cambriolage par la communauté de brigade de Saint-Vit le 14 octobre 2010 » et « mis en cause comme auteur dans un vol commis dans une déchetterie. » La famille Dibrani a également laissé totalement se dégrader le logement qui leur avait été prêté et des travaux importants pour le remettre en état vont être nécessaires.

Concernant Leonarda, si elle avait fait des progrès à l’école, elle a aussi beaucoup manqué les cours. Le rapport mentionne que depuis le début de cette année scolaire, elle a manqué 21 jours et demi et 66 jours en sixième (essayez d’en faire autant dans votre lycée si vous ne vous appelez pas Leonarda) et qu’elle découchait fréquemment de chez elle. Elle et sa sœur ont été prises en charge par les services sociaux après avoir subi des violences de leur père, elles se sont ensuite rétractées.

Le maire de Fano, ville italienne où vivait auparavant la famille, a révélé que les services sociaux avaient menacé de retirer la garde des enfants au père (raison pour laquelle les Dibrani auraient quitté l’Italie) : « Les enfants ne fréquentaient que très peu l’école, même s’il les avait inscrits. Il les envoyait mendier. Ils vivaient dans la rue. »

On apprend également dans le rapport de l’IGA que la famille a reçu à deux reprises une proposition financière de la part de l’Etat (d’abord 8 500 euros puis 10 000 euros) pour quitter le territoire national, ce qui méritera aussi pour le moins des explications…

Dernier rebondissement en date du feuilleton, l’agression des Dibrani dans la rue dimanche à Mitrovica. Aussitôt les médias déballent les violons : ils sont dans un pays hostile et barbare, chez eux c’est la France ! Assez vite on apprenait que l’incident n’avait aucun rapport avec l’expulsion et qu’il s’agissait encore d’un problème propre à la famille Dibrani. L’agresseur serait en effet l’ex-compagnon de la mère de Leonarda. Un autre rom kosovar, un certain Bislimi, qui en voudrait violemment à Xhemaili Dibrani. Les pauvres Bislimi avaient été eux-mêmes rapatriés de Suisse il y a quatre mois.

Et si on faisait revenir toute la tribu ? Ce serait sympa.

Par Caroline Parmentier le 22/10/2013