Autoroute passerelle

Communiqué de Presse de David Rachline Sénateur-Maire de Fréjus du 27/01/2015

Comme nous l’avions soutenu au Front National, la privatisation des sociétés d’autoroute menée par le PS et l’UMP ces dix dernières années était une faute majeure. Les usagers étant pris en otage par des sociétés dont les bénéfices significatifs atteignent 20% de leur chiffre d’affaire. Pour 100 € de péages réglés par les automobilistes, 20 € sont empochés comme bénéfice net.  Ainsi en 10 ans, ce sont 15 milliards d’euros  qui se sont volatilisés en dividendes versés aux actionnaires. Or les bénéfices colossaux réalisés permettraient, de très loin, de financer les investissements nécessaires à l’entretien et au développement du réseau routier.

Les prix sont fixés par des contrats de concession entre les groupes privés, Vinci Autoroutes, APRR (Eiffage et Area) et Sanef (Sanef et SAPN), qui représentent les trois quarts du réseau autoroutier, et l’Etat.

En 2013, la cour des comptes soulignait que ce « rapport de force apparaît plus favorable aux sociétés concessionnaires » qu’aux pouvoirs publics. Ce bras de fer faussé se fait au détriment des usagers, qui voient leurs péages augmenter pour financer l’entretien et la modernisation des autoroutes. Depuis des années, la hausse des tarifs autoroutiers est largement supérieure à l’inflation. En 2015 bis repetita ?

Dans un premier temps, nous demandons à l’Etat, par les voies de son pouvoir réglementaire, d’assurer une politique d’augmentation zéro des prix et des tarifs autoroutiers.

Dans un second temps, il doit donc procéder au plus vite à la renationalisation des sociétés d’autoroute, autofinancée par le rendement des péages. Cela afin de rendre aux usagers de la route la possibilité de parcourir la France sans se faire vider les poches.

Les autoroutes, ayant été et étant toujours financées par l’argent du contribuable, doivent demeurer un bien public et leurs bénéfices éventuels revenir intégralement à l’Etat.

Front National