Alstom Belfort

Toute une ville derrière son entreprise. "Si l'Alstom ferme, on est tous foutus", pouvait-on entendre dans le cortège de la manifestation à Belfort (Territoires de Belfort). Des milliers de personnes ont défilé, samedi 24 septembre, pour tenter de sauver le site historique du fabricant de TGV et ses 400 emplois menacés.

En parallèle, l'opération "ville morte" a été menée. La quasi-totalité des commerçants ont fermé boutique en signe de solidarité.

Un CCE extraordinaire lundi

Dans cette ville de 50 000 habitants, où l'usine Alstom est installée depuis 1879, les manifestants, dont quelques familles avec enfants, étaient 3 500 selon la police, "plus de 5.000", selon la mairie. Ils marchaient derrière des banderoles proclamant "Tous unis pour Alstom Belfort" et "Soutien aux Alsthommes". De nombreux salariés, directement concernés par la menace de transfert d'activité, ouvraient le cortège, avec à leurs côtés des dizaines d'élus locaux, portant leur écharpe tricolore

Cette mobilisation survient alors que le gouvernement a promis de présenter "dans les jours qui viennent" des solutions pour maintenir la production de trains chez Alstom Belfort, et qu'un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire est convoqué lundi au siège du groupe à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Un second CCE, celui-là ordinaire, suivra mardi matin. Les 9 000 salariés des douze sites français sont appelés à la grève le même jour et une manifestation est prévue à Saint-Ouen à 11 heures. Les salariés belfortains s'y rendront dans un TGV spécialement affrété par l'intersyndicale.

Le 24/09/2016

Franceinfo