Motard police

Le motard de la police aurait utilisé son arme pour se défaire de ses assaillants dans un quartier de Sevran (Seine-Saint-Denis).

Des poubelles en feu, des policiers pris à partie, un jeune blessé par un tir de police… La nuit de vendredi à samedi a été particulièrement mouvementée à Sevran (Seine-Saint-Denis), dans un climat aussi confus que préoccupant.

Des tensions ont éclaté dans le quartier Pont-Blanc, avec toutes les apparences d'un guet-apens. Des poubelles ont été incendiées près du collège La Pléiade, et la police accueillie à jets de pierre. Les forces de l'ordre ont demandé des renforts.

Un peu plus loin, près de la cité basse, toujours dans le même quartier, deux motards de la police, appartenant à la compagnie de sécurisation (CSI), ont été pris à partie. L'un d'eux est tombé à terre avant d'être roué de coups. Il aurait utilisé son arme pour se défaire de ses assaillants. Dans le quartier, certains ont vu les jeunes armés de barres de fer. Un jeune homme a été blessé au bas-ventre, vraisemblablement par l'un des tirs, mais son pronostic vital n'est pas engagé, indiquait ce samedi matin, une source proche de l'affaire. Il a été hospitalisé.

Le parquet de Bobigny a saisi l'inspection générale de la police nationale (IGPN), comme de rigueur lorsqu'un fonctionnaire de police utilise son arme.

Dans un communiqué, le syndicat policier Alliance condamne une «tentative d'assassinat» à coup de «barres de fer, de parpaings» : «Les policiers sont devenus de la chair à canon», a dénonce son secrétaire national adjoint Loïc Travers.

Non aux coupes budgétaires

Alliance a en outre dénoncé des festivités du 14 Juillet «une nouvelle fois émaillées d'incidents graves, visant les forces de l'ordre et les policiers en particulier» citant notamment des «attaques de commissariats, guet-apens, jets de mortiers, incendies volontaires».

Le syndicat Alliance, dans ce contexte, réaffirme son «opposition totale aux coupes budgétaires annoncées»par le gouvernement la semaine dernière, à hauteur de 526 millions d'euros, dans le cadre d'une diète imposée à l'ensemble des ministères. «Plus que jamais les forces de l'ordre ont besoin de moyens renforcés pour assurer un quotidien de plus en plus dangereux ! », a-t-il estimé.

Le 15/07/2017 avec AFP

Le Parisien

Note BYR : Faut-il que les policiers, les gendarmes soient lynchés pour que les autorités réagissent ? Même pas... l'IGPN est sur l'affaire ! Les racailles doivent avoir le soiurire, une fois de plus.