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Hambourg, vous connaissez ? La capitale du « vivre ensemble ».

Magnifiquement reconstruite après sa destruction totale lors des bombardements de 1945, c’est la ville verte, le cycliste y est roi ; la ville des grands espaces urbains, des ensembles architecturaux splendidesla mer et la terre s’interpénètrent. Quant au pouvoir d’achat de ses habitants, il est ici exceptionnellement élevé.

Un paradis pour bobos allemands…

Mais il y a une autre réalité, la voici : un homme a fait irruption vers 15 h 10, ce vendredi 28 juillet, dans un supermarché d’un quartier commerçant situé au nord de la ville. Armé d’un très impressionnant couteau, il a tué un client de 50 ans. Puis il est ressorti du magasin, le couteau ensanglanté à la main. Et il a commencé à frapper tous les passants qu’il croisait. Il a ainsi réussi à blesser plus ou moins grièvement six personnes. Ces tentatives de meurtres obéissaient au seul désir de tuer le plus grand nombre possible de « mécréants ». L’homme criait « Allah Akbar ».

Banale agression islamiste, direz-vous, comme il s’en produit malheureusement chaque jour, quelque part dans le monde, avec souvent des bilans beaucoup plus catastrophiques. Certes, mais l’attaque du 28 juillet est unvéritable cas d’école pour illustrer les mécanismes de la terreur, l’impéritie des pouvoirs publics et l’autocensure qui sévissent là-bas aussi.

Ce ne sont pas les services de sécurité qui ont coincé le terroriste, mais des riverains. Armés de chaises et de barres de fer, ils ont poursuivi et acculé l’homme au couteau. L’un des poursuivants a d’ailleurs lui-même été blessé. Et ils sont parvenus à le maîtriser, pour le livrer ensuite à la police. Ce type d’actes d’autodéfense est habituellement dénoncé par nos beaux esprits. Ils ont eu la décence, cette fois, de rester muets.

Le tueur est originaire des Emirats arabes unis. Il était arrivé dans le pays à titre de « réfugié Merkel ». Il avait bénéficié d’aides et travaillait à Hambourg. Pourtant, l’individu était identifié par les services de police comme fanatique religieux, lié au salafisme.

Les choses sont claires, direz-vous. Il faut croire que non, car les autorités ont fait savoir qu’elles ignoraient « dans l’immédiat les motivations réelles de l’agresseur » (sic !). « Nous enquêtons dans toutes les directions » (resic !) soulignait, le soir de l’attentat, la police, ajoutant « ne pas pouvoir confirmer en l’état que l’agresseur était islamiste » (reresic !).

L’agression islamiste de vendredi vient donc rappeler une autre réalité de cette ville, beaucoup moins lisse et policée. Hambourg avait connu, il y a trois semaines à peine, de violentes émeutes, venues des gauchistes, pour le coup, qui avaient dévasté le centre-ville. 15 000 policiers avaient dû faire face à des extrémistes venus du monde entier pour en découdre, au prétexte de la réunion du G20. Des journalistes avaient complaisamment tendu leurs micros aux Black Blocks anarchistes, ces derniers expliquant doctement – façon « nuit debout » – que la violence venait du capitalisme et que le prétendu terrorisme islamiste était un moyen de masquer cette réalité.

Pourtant, le 28 juillet, s’il n’y avait qu’un seul contestataire islamiste dans les rues de Hambourg, le bilan est pourtant spécialement lourd.

La théorie black block a du plomb dans l’aile. Sauf si on vient nous expliquer, une fois de plus, que l’examen psychiatrique de l’assassin exonère in fine l’islamisme de toute responsabilité.

Par Francis Bergeron le 31/07/2017

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