Macron LREM

La contestation gronde chez certains militants de la République en Marche (REM), mardi 1er août. Le tribunal de grande instance de Créteil a rejeté leur demande, et validé le vote des statuts d'En Marche. Le tribunal a cependant décidé de prolonger la consultation des adhérents pendant 15 Jours : le parti, qui devait dévoiler mercredi 2 août les résultats du scrutin, va donc devoir attendre.

Le mouvement présidentiel avait soumis ces nouveaux statuts au vote électronique des adhérents entre le 23 et le 30 Juillet. Une décision non démocratique pour certains, qui se plaignaient de n'avoir pu consulter les statuts dans leur intégralité.

Le collectif d'une trentaine de militants "La Démocratie en Marche" avait alors déposé un recours en référé devant le tribunal de grande Instance Créteil (Val-de-Marne) pour obtenir l’annulation du scrutin. Ils s'appuyaient sur "un vice de forme": le parti n'avait pas respecté un délai d'un mois entre la convocation des adhérents et le scrutin.

Les responsables locaux REM au coeur de la contestation

Mais plus que réellement attachés au délai, les mécontents REM ont cru trouver par ce biais le moyen de dénoncer un manque de démocratie dans le fonctionnement du mouvement. "Les statuts proposés cantonnent les adhérents à un rôle de supporteur et les excluent de la gouvernance, aussi bien locale que nationale", dénonçait dans un communiqué le collectif "La Démocratie en marche".

Principal reproche fait aux statuts : la place prévue pour les "locaux" dans le Conseil de la REM, l'organe de décision. Selon le texte, il devrait être composé aux trois quarts de membre de droits ou de membres désignés par la direction, ne laissant qu'une place très minoritaire pour les adhérents, qui seront tirés au sort. Pour les responsables territoriaux et les candidats aux différentes élections, même combat : les noms seront choisis uniquement par le bureau exécutif.

De son côté, la direction du parti ne semble pas inquiète. Selon ses membres, les statuts ont été pensés pour refuser "la structuration en courants" et empêcher la constitution de "baronnies locales". Mi-août, les résultats du scrutin statueront donc sur l'avis des adhérents concernant le fonctionnement interne du parti présidentiel.

Par Océane Blanchard le 01/08/2017

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