BMW Sept-Sorts

Lundi soir 14 août, à Sept-Sorts, petite commune de 460 habitants située en Seine-et-Marne, une voiture fonce sur la terrasse d’une pizzeriadînaient tranquillement une vingtaine de clients, tuant une adolescente de 13 ans et blessant treize autres personnes. Dont cinq très grièvement. Parmi elles, un enfant de trois ans et le petit frère de la jeune fille assassinée.

L’auteur de cet attentat abominable serait un trentenaire dépressif et suicidaire, « sans lien avec le terrorisme islamiste ». Soulagement donc. Après Nice, Berlin, Stockholm, Londres, on pouvait pourtant, vu le mode opératoire, légitimement soupçonner a priori un acte djihadiste. Un de plus ?

Il n’en est rien. Soit. Pour autant nulle raison de pousser un ouf de soulagement, aussi inapproprié qu’indécent. L’auteur de cet acte n’est pas seulement un individu dérangé. Il était aussi, au moment des faits, sous l’effet de stupéfiants, autre fléau qui menace la France au même titre que le terrorisme mahométan.

Dans Présent du 9 août dernier, Francis Bergeron évoquait Grenoble, ville dirigée depuis trois ans par une équipe municipale gaucho écologiste et qui se trouve aujourd’hui gangrenée jusque dans son cœur résidentiel par le trafic de drogue. Selon un procureur local : « Il y a des points de revente quasiment partout (…) Je ne connais pas de quartier épargné. »

A Grenoble, les dealers, tous issus, comme partout d’ailleurs, de l’immigration, imposent désormais leur loi. En toute impunité.

« Ils n’hésitent pas à percer les dalles des parkings pour s’installer chez les habitants du rez-de-chaussée. » Et à châtier physiquement ceux qui osent se plaindre. Dont d’ailleurs les plaintes n’aboutissent jamais. « En dix ans, j’ai fait plus de 350 signalements aux autorités pour des faits d’insécurité, mais rien ne se passe ».

Dans les stations de ski toutes proches, les trafiquants recrutent une clientèle aisée, qui n’habite pas les rez-de-chaussée. Une bourgeoisie jouisseuse, symbole du pourrissement de notre société, dont les membres financent, en toute impunité également, une activité criminelle.

Le maire EE-LV de Grenoble n’en est pas moins un militant de la légalisation du cannabis. Et tant pis si celle-ci multiplie les auteurs d’actes criminels, comme celui, au cerveau cramé, qui a foncé sur cette pizzeria de Seine-et-Marne. Du moment que nos bobos peuvent se défoncer…

Un signe d’espoir dans cet épouvantable carnage. Alors que le conducteur de la voiture assassine reculait pour s’enfuir, un automobiliste, témoin de la scène, lui a délibérément coupé le passage. Au risque, si le meurtrier avait été armé, de se faire tirer dessus.

Dans une société menacée par les drogues dures du djihadisme ou celles tout aussi meurtrières des paradis artificiels, les braves gens sont contraints de devenir également des gens braves…

Par Jean Cochet le 16/08/2017

Présent