Jungle de Calais 2

Le racisme, on nous le sert habituellement à toutes les sauces : discrimination proprement raciale, bien entendu, mais aussiethnique, religieuse et même nationale. A Calais, actuellement, se produisent des bagarres d’une extrême violence, sur des bases à la fois raciales, ethniques, religieuses et nationales. Tout confondu !

Le problème, c’est que ces émeutes ne mettent en cause aucun suprémaciste blanc et électeur présumé du Front national. Vous avez d’un côté des Afghans et de l’autre des Erythréens et des Africains d’autres nationalités.

Une véritable guerre tribale, avec ses chasses à l’homme et parfois ses morts, se déroule non seulement aux abords du camp d’accueil à moitié démantelé de Calais, mais dans les rues mêmes de Calais et de sa proche banlieue.

Mardi après-midi, les Calaisiens, effarés, ont ainsi pu assister à une véritable bataille rangée entre Afghans et Africains. Environ 150 « réfugiés » se sont affrontés dans la rue. La police a procédé à trente arrestations.

La nuit précédente, 200 migrants s’étaient battus boulevard des Justes à Calais, puis les belligérants avaient poursuivi les bagarres, vers une heure du matin dans lazone industrielle des Dunes, autour de quatre heuresdans la banlieue sud de Calais, très exactement route de Saint Omer, à Coulogne (là où, le 1er juillet dernier, de violentes bagarres avaient déjà eu lieu, avec plusieurs blessés graves). Et les dernières bagarres nocturnes étaient signalées avenue Martin Luther King, à Calais, au lever du soleil. Pour reprendre, donc dans l’après-midi.

Ces dernières bagarres ont fait seize blessés dans la nuit de lundi à mardi, et cinq autres dans la journée de mardi. Il a fallu l’intervention des pompiers et des CRS, et des jets de gaz lacrymogène, pour séparer les belligérants.

L’insécurité est permanente : la semaine dernière, un jeune Français de 22 ans avait été poignardé à mort par trois Sénégalais, dans un foyer d’insertion situé à Divion, près de Cauchy-à-la-Tour (patrie du maréchal Pétain). Et 400 à 600 migrants errent actuellement dans les rues de Calais, y semant désordre, violence et insécurité. Ils cherchent, comme leurs prédécesseurs, à gagner le Royaume Uni.

Compte tenu sans doute d’une absence totale de solution, à ce jour, il est demandé aux élus, à l’administration, aux médias, de communiquer le moins possible, pour ne pas mettre d’huile sur le feu. Mais le feu, lui, continue à couver, et inutile de dire que notre éthique ne nous permet pas de respecter de telles consignes.

Par Francis Bergeron le 23/08/2017

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