Police enseigne de commissariat

Des voitures incendiées ou dégradées, des agents de police cibles de jets de projectiles… Ce jeudi matin, des violences ont éclaté en marge d’un « rassemblement non déclaré » de militants d’extrême gauche contre un congrès de DRH des plus grandes entreprises françaises. Une enquête pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique et dégradations de biens privées a été ouverte et confiée à la sûreté territoriale parisienne, a appris 20 Minutes de source judiciaire. Cinq personnes ont été placées en garde à vue.

Un collectif avait appelé à une « chasse aux DRH » à l’occasion de l’ouverture du congrès, consacré à la réforme du Code du travail. « Réservons le meilleur accueil à Muriel Pénicaud, la DRH de l’entreprise France », appelait le site spécialement dédié à la manifestation.

A 7h50 du matin, les participants se sont réunis dans le Bois de Boulogne. Selon la préfecture, « environ 80 » personnes de « la mouvance contestataire » dont « une trentaine était cagoulées » ont dégradé sept véhicules en stationnement, dont trois ont été incendiés. Quarante-et-une personnes ont été interpellées pour « jets de projectiles sur agents de la force publique, port d’arme prohibé, et participation à un attroupement en étant porteur d’une arme », précisait le communiqué.

Muriel Pénicaud annule sa venue

La préfecture de police souligne qu’aucun « blessé n’est à déplorer parmi les forces de l’ordre ». Le préfet de police Michel Delpuech a « fermement » condamné « ces agissements inadmissibles dont les auteurs devront répondre devant la justice ». La ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui devait intervenir ce jeudi matin, a dû annuler en raison d’un « impératif d’agenda » non lié à la manifestation, a indiqué son cabinet

Le 12/10/2017

20 Minutes