Gants-de-boxe

Dans un entretien auprès du Figaro, l'ancien vice-président du FN canonne  à boulets rouges sur son ancienne formation, et notamment sur le fait qu'il y ait, horreur !, des "identitaires" au sein du parti.

Plus généralement il dénonce le fait que désormais le mouvement national ne se contentera pas de cette position stérile qui sur le plan européen devait, selon l'ancien responsable, se contenter de l'exigence d'un retrait de la monnaie unique grâce auquel tout irais mieux par la suite et d'une opposition de façade à la politique de la Commission européenne et donc de ses représentants en France que sont messieurs Macron, Philippe, le gouvernement et la quasi totalité des formations politiques du Système.

D'ailleurs d'une sortie unilatérale de l'euro, les Français n'en veulent pas, ils nous l'ont largement fait comprendre au printemps de cette année...

Le problème pour Florian Philippot et ses amis (dont les six conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté qui l'ont suivis dans son aventure) c'est qu'il fait semblant de croire qu'il peut y avoir un patriotisme sans une nécessaire dose plus ou moins forte d'identité, que celle -ci soit nationale voir même régionale dans le respect des choses pas comme chez nos amis espagnols de Catalogne qui sont confrontés à des séparatistes d'extrême-gauche totalement irresponsables.

Mais revenons dans l'hexagone, que reproche donc le président des Patriotes au Front National ? Je crois que c'est tout simplement le fait qu'il ne ce soit pas totalement métamorphosé en un mouvement hybride tout à sa gloire.

En effet, il est plutôt difficile de croire que la décision en mai dernier de créer son association (désormais son parti) n'était pas une opération pensée et réfléchie en amont afin de pouvoir bénéficier d'une structure prête à être utiliser sur le plan politique nationale.

La course à la notoriété semble désormais assez difficile à Florian Philippot, même s'il bénéficie de l'appui de la presse pour le moment. Est-ce une raison pour mettre aux orties un mouvement et des militants, adhérents et surtout électeurs et électrices qui lui auront permis d'être un élu de la République ?

C'est apparemment la stratégie choisie par le chef de Les Patriotes

GS