Bay Normandie

Communiqué de presse de Nicolas Bay, Vice-président du Front National, Député français au Parlement européen du 14/11/2017

Les mesures annoncées aujourd’hui par Emmanuel Macron à Tourcoing en faveur des habitants de certains quartiers « difficiles » n’ont absolument rien de neuf et correspondent aux grandes orientations de la politique de la ville mise en œuvre ces 30 dernières années.

L’arrosage massif d’argent public pour les associations – qui sont bien trop souvent avant tout des rouages du clientélisme électoral localperdure et est même sanctuarisé. Ces milliards d’euros que le gouvernement entend distribuer ne seront pas investis dans l’économie, mais finiront trop souvent dans la poche des « grands frères », caïds des cités. Parallèlement, l’accent est mis sur la « lutte contre les discriminations » pour recréer de l’emploi, comme si les employeurs étaient forcément coupables de délit de faciès et responsables du chômage de masse qui frappe ces territoires.

S’agissant de la lutte contre la radicalisation islamiste, Emmanuel Macron a commis une faute grave en estimant qu’elle « s’est installée parce que la République a démissionné » dans « nombre de nos territoires en difficulté », donnant ainsi une excuse à tous les apprentis salafistes.

Ce raisonnement est une insulte à tous nos compatriotes précaires qui vivent en honnêtes citoyens.

Alors que les droits des femmes les plus essentiels sont bafoués quotidiennement, que nos banlieues sont en proie à l’ultra-violence, que le trafic de drogue prospère, que l’islamisme règne dans certains quartiers, Emmanuel Macron a décidé de ne pas voir et préfère donc donner une couche de vernis social à sa politique, même si celle-ci est orientée envers les territoires qui ont déjà le plus profité de l’argent du contribuable. Rappelons que de 1981 à 2007, ce sont plus de 100 milliards d’euros qui ont été injectés dans la politique de la ville. Pour quels résultats ?

À l’heure où nos campagnes se meurent, il est nécessaire que les zones rurales en difficulté soient elles aussi mises à l’agenda de nos gouvernants. L’État doit mettre un terme à cette politique de la ville inefficace et se redonner les moyens d’assurer ses missions régaliennes les plus essentielles. On ne pourra pas créer des emplois, tant que la sécurité et le respect des lois de la République ne sont pas rétablis.

Front National