CRS Paris mai 2016 1

“Libérez nos frères”“Libérons l’Afrique” ou encore “Nous sommes noirs, nous sommes humains” étaient quelques-uns des slogans scandés ce samedi 18 novembre devant l’ambassade de Libye, non loin des Champs-Élysées, à l’occasion d’un rassemblement organisé par le Collectif contre l’esclavage et les camps de concentration en Libye (CECCL), rapporte RT France. C’est un reportage de la chaîne américaine CNN, diffusé mardi 14 novembre, qui a mis le feu aux poudres. On y voit une douzaine de migrants nigérians être vendus en esclavage à leur arrivée en Libye. Une pratique d’un autre temps qui a suscité la colère des communautés africaines.

“L’heure est à l’insurrection contre nos dirigeants”

Si la manifestation, d’ailleurs soutenue par plusieurs personnalités telles que l’acteur Omar Sy, le footballeur, l’ancienne Miss France Sonia Rolland ou encore l’activiste panafricain Kémi Séba, s’est d’abord déroulée dans le calme, des heurts n’ont pas tardé à avoir lieu avec les forces de l’ordre. Un commando de CRS a repoussé la foule qui se dirigeait vers l’Arc de Triomphe à coups de grenades lacrymogènes. Les forces de l’ordre ont ensuite été la cible de projectiles.

Kémi Séba, expulsé du Sénégal le 6 septembre dernier pour menaces graves à l’ordre public – il avait brûlé un billet de banque en public –, a appelé la foule à la révolte“Ce sont les dirigeants africains qui ne font pas leur travail, qui n'assument plus leurs responsabilités ! À part s'acheter des maisons, des hôtels privés et détourner des milliards, que font-ils ? Rien ne se fera tant qu'ils seront à la tête de nos États. L'heure n'est plus au dialogue, l'heure est à l'insurrection contre nos dirigeants”, a-t-il martelé.

Nicolas Sarkozy désigné coupable de la situation

Au cours de la marche vindicative, le nom de Nicolas Sarkozy était sur toutes les lèvres. “Sarkozy, assassin !”, pouvait-on entendre.

L’ancien chef d’État est tenu pour responsable de la situation délétère en Libye. En 2011, il avait engagé la France dans une intervention militaire menant à la mort du dirigeant Mouammar Kadhafi. Le chaos règne depuis en Libye, où s’intensifient des phénomènes tels que les luttes tribales, l’implantation de Daech ou encore le développement du trafic d’êtres humains.

Le 18/11/2017

Valeurs actuelles

Note BYR : Les "panafricains" comme Kémi Séba semblent découvrir tout à coup que des pays d'obédiance musulmanes (en l'occurence) ont pratiqué l'esclavagisme et le commerce de ce dernier pendant des siècles. Apparemment cela demeure d'actualité, malgré les belles prises de position et les grands discours. Certes pour leCran et autres bénéficiaires des subventions publiques, il est beaucoup plus facile d'accuser les sempiternels citoyens de ce pays qui seraient tous coupables d'avoir supporté l'esclavage. A ma connaissance, il n'y a jamais eu d'esclaves originaires du Sénégal ou de Guinée dans les champs jurassiens...