Préfecture Bobigny Seine-Saint-Denis

L'Incorrect

Par Gabriel Robin, SG du CLIC le 05/12/2017

Des femmes étrangères portant des vêtements religieux islamiques, agrémentés de masques de chirurgien destinés à cacher l’intégralité de leur visage aux hommes et aux mécréants, pour répondre aux entretiens préalables à l’obtention de la nationalité française ? C’est possible dans le département de la Seine-Saint-Denis.

« Seine-Saint-Denis style ! Mets donc ton gilet pare-balles ! », rappait Kool Shen sur l’album Supême NTM sorti en 1998. Des paroles qui devraient être mises au goût du jour, car si le gilet pare-balles peut s’avérer utile pour traverser certains quartiers pudiquement qualifiés de « populaires », rien ne saurait remplacer la tenue féminine en usage dans le département qui abrite la nécropole des rois de France : le voile islamique. En effet, selon les informations que nous avons pu recueillir au sein de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, les lois de la République sont régulièrement bafouées sans que personne n’y trouve rien à redire

Les lecteurs fidèles de La Croix ont récemment pu lire un article sur « une cérémonie de naturalisation comme leçon de citoyenneté », vision irénique de néo-Français adoubés par la nation au lycée Théodore-Monod de Noisy-le-Sec. Imaginez donc ces étrangers amoureux de la France, appelés un à un par des élèves venus des quatre coins du monde, émus aux larmes, avant que la « préfète à l’égalité des chances » ne fasse d’eux des Français « comvouzémoi ». Quoi de plus beau ? Quoi de plus grand ?

Derrière ces beaux et creux discours, la réalité est pourtant bien différente. 

Le site pourlesetrangers.fr est un outil précieux pour ces nombreux étrangers qui se demandent comment bien préparer « l’entretien de naturalisation », préalable obligatoire à l’obtention du Graal républicain délivré par « madame la préfète », qui fera d’eux des Français à part entière, héritiers légitimes des Poilus de Verdun, de Jeanne d’Arc et de Napoléon Bonaparte.

Sur pourlesetrangers.fr, vous saurez tout ce qu’il y a à répondre à l’agent public chargé d’évaluer la sincérité du candidat à la nationalité française. Ce fonctionnaire assermenté, d’une probité exemplaire, vous soumettra à une batterie de questions rangées dans trois grandes catégories : les questions dites personnelles, les questions de culture générale et les questions d’actualité. Évidemment, la tenue vestimentaire pourra être un indice de votre intégration, sinon de votre « assimilation ».

Afin de se donner l’apparence d’un Français, l’étranger évitera donc, logiquement, de porter une tenue qui rappellera trop ses origines, ou encore une pratique rigoriste de sa religion. C’est précisément pour éviter des situations gênantes, voire illégales, que le préfet de la Seine-Saint-Denis a – théoriquement – prohibé les voiles couvrant l’intégralité du visage pour les entretiens précédant l’obtention de la nationalité française. Des règles logiques qui agacent pourtant nos candidats, redoublant de trésors d’inventivité pour obtenir une carte nationale d’identité tout en observant strictement une pratique islamique radicale.

Une partie du territoire français semble sortie de la France

Profitant de l’amitié de coreligionnaires médecins, certaines femmes musulmanes étrangères désireuses de devenir françaises se font fournir des certificats médicaux précisant qu’elles souffriraient d’asthme, et, devraient, de ce fait, revêtir des masques de chirurgiens lors des entretiens à la préfecture. Une situation ubuesque, scandaleuse et révoltante qui ne dérange pas le préfet, laissant désarmé le personnel du bureau des naturalisations. Pareillement, les femmes africaines viennent en boubous, un signe de respect des institutions républicaines, à en croire l’administration qui a donné consigne au bureau des naturalisations de ne surtout rien faire. Quant aux hommes musulmans s’affichant en djellabas, barbus à la mode salafiste, ils font déjà intégralement partie du paysage.

Nous ne pouvons qu’être heurtés en pensant que des femmes manifestement islamistes sont naturalisées tous les ans dans notre pays, avec la bienveillance des autorités. Cette anecdote rapportée par des fonctionnaires de la préfecture de Seine-Saint-Denis, las d’assister ainsi au déclin de la France, est révélatrice de tout ce qui ne va pas. De fait, des milliers d’individus deviennent légalement français, avec les droits et les devoirs afférents, sans en être aucunement légitimes.

Sollicitée, la Préfecture de Seine-Saint-Denis a déclaré ne pas avoir connaissance de ces faits.