Arcelor Mittal ouvrier

Communiqué de Dominique Bilde, Membre du Bureau Politique, Secrétaire départemental de Meurthe-et-Moselle du 07/12/2017

Protégeons les usines du Grand Est !

Les informations sont inquiétantes. Souhaitant repenser son outil industriel en France, ArcelorMittal cherche à mettre en vente les usines de fils d’acier de Commercy (Meuse) et de Saint-Colombe-sur-Seine (Côte-d’Or). Au départ, le groupe de Lakshmi Mittal comptait même fermer purement et simplement les deux sites ! À l’évidence la stratégie industrielle du géant indien vise à renforcer ses plus gros sites de production. Cela risque de coûter cher à des petites villes dans lesquelles le chômage ne cesse de faire des ravages, à l’image de Commercy déjà durement impactée par la crise.

Tout simplement, ArcelorMittal juge que la production de fils d’acier n’est pas suffisamment rentable pour justifier l’entretien des usines. Cette activité sera donc vendue en globalité. Pour le moment, nous ne connaissons pas d’éventuel repreneur, les négociations avec Oaktree s’étant soldées par un échec au cours de l’été 2016. Il faut comprendre une chose : ArcelorMittal a obtenu un prêt avantageux de 350 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement cette année, à charge, toutefois de justifier l’utilisation de ces fonds et de produire, en 2020, un bilan chiffré prouvant que les objectifs fixés ont été atteints (nombre de brevets, maintien des emplois sur les sept sites européens du groupe).

Malheureusement rien n’oblige le géant (CA de 53 milliards d’euros en 2016) à conserver les sites qu’il estime trop peu rentables, ou trop déficitaires. Nous serons extrêmement vigilants et nous lutterons pied à pied dans ce dossier, pour que le futur repreneur s’engage à ce que tous les emplois soient maintenus à Commercy.

La Meuse en a besoin !

Front National