Notre Dame des Landes

Le 25 novembre, les partisans de l’ouverture de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont défilé dans les rues de Nantes, simulant un crash aérien sur leur ville, constamment survolée par des avions au décollage et à l’atterrissage. Le 1er décembre, Edouard Philippe a reçu le rapport des médiateurs. Leur avis, par contrainte d’agenda, sera présenté le 13 décembre. Emmanuel Macron devra trancher avant la fin de l’année, sans doute avant les fêtes. En toute hypothèse, la décision devra être officialisée avant l’expiration de la déclaration d’utilité publique, le 8 février 2018.

La majorité des Français (54 %) sont pour l’aéroport. La majorité des Bretons (60 %) sont pour l’aéroport. 58 % des Français estiment que les zones de non-droit sont inacceptables et justifient parfaitement le recours aux forces de l’ordre, afin de chasser les groupuscules qui occupent la ZAD. La ZAD, c’est la zone d’aménagement différé, habilement transformée en une « zone à défendre», par les gauchistes.

Un référendum s’est tenu en juin 2016, qui a donné une majorité pour l’ouverture de l’aéroport (55 %). Et 74 % des Français considèrent qu’il faut respecter le résultat de ce référendum.

Ce dossier est « le dossier peut-être le plus expertisé de France », rappelle l’ancien président villiériste de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, devenu aujourd’hui président du groupe LR au Sénat. 178 rapports d’experts ont été rédigés. Ils vont tous dans le même sens : ils sont favorables au projet. Ce dossier avait été initié en 1965, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes avait été créée en 1974, la construction aurait dû commencer en 2010.

Qu’on le veuille ou non, qu’on ait pu être pour ou contre, il est trop tard pour faire machine arrière. Les sommes qui ont été investies sont colossales. Les études et expertises occupent plusieurs dizaines de mètres de rayonnages. Qui plus est, l’abandon du projet coûterait à l’Etat un milliard d’euros, dont cinq cent millions uniquement pour dédommager la société Vinci, qui avait remporté l’appel d’offres.

« Il y a un problème avec l’état de droit »

Il y a un autre motif pour éradiquer d’urgence cette soi-disant « zone à défendre ». Malgré ce beau nom de Notre-Dame-des-Landes, la zone est devenue, depuis une dizaine d’années, un camp retranché pour gauchistes et écolos rouges-verts. Cette ZAD est un sanctuaire pour « antifas », trafiquants de drogue, Black Blocs adeptes du combat de rue. Dans cette zone, les ports d’armes sont possibles, les slogans de haine à l’égard des forces de l’ordre, de l’armée, de l’autorité sous toutes ses formes, s’affichent en permanence. Dans cette zone, les méthodes de guérilla sont enseignées, et les utopies les plus mortifères lavent le cerveau de fugueurs en rupture de société, susceptibles, par conditionnement, de devenir les « Action directe » de demain.

Il faut mettre un terme à ce risque, à cette école de la violence, de l’illégalité. C’est d’ailleurs ce que le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a laissé entendre, rappelant qu’il y a « un problème avec l’état de droit ». Le consensus est général. Il ne reste plus qu’à donner le signal, à passer aux actes.

Par Francis Bergeron le 07/12/2017

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