Toubon

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a demandé au gouvernement le "retrait" de la circulaire organisant un recensement des migrants dans les centres d'hébergement d'urgence. Sa décision a été publiée vendredi 19 janvier.

"Le seul critère pour la mise en œuvre de l'accueil inconditionnel dans l'hébergement d'urgence est la vulnérabilité des personnes, sans que puisse être prise en compte la régularité du séjour, contrairement à ce que prévoit la circulaire", affirme Jacques Toubon dans son communiqué. Le Défenseur des droits donne "deux mois" au gouvernement pour "rendre compte des suites données à cette recommandation".

Cette circulaire est présentée par le gouvernement comme le moyen indispensable de connaître les publics hébergés et de les orienter en fonction de leur situation (réfugiés, déboutés du droit d'asile...). Mais elle suscite la colère d'une trentaine d'associations, qui ont saisi le Conseil d'Etat pour en demander la suspension puis l'annulation. Elles redoutent de voir les centres d'hébergement "se muer en des lieux de contrôle et de tri des personnes sans domicile" où risquent d'être réalisées "de véritables opérations de contrôle d'identité et des titres de séjour".

Le 19/01/2018

Franceinfo

Note BYR Il n'y a pas beaucoup de décisions du gouvernement qui vont dans le bon sens. Là, elle l'était. Mais cela ne semble pas au goût de Jacques Toubon. Dans une autre vie, ce désormais pro-immigration de premier plan, ne fut-il pas le ministre de la Justice de Jacques Chirac ? Il est vrai qu'énormément d'eau sont passés sous les ponts depuis que le président du RPR avait un véritable discours sur le problème déjà gravissime (Le "bruit et l'odeur"1991) de l'immigration. A l'époque, monsieur Toubon était député  RPR de Paris...