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Communiqué de presse de Marine Le Pen du 22/05/2018

Des milliers de fonctionnaires sont descendus dans la rue ce jour pour dénoncer le projet de loi du gouvernement visant à démanteler les services publics, poursuivant ainsi les politiques d’affaiblissement de la puissance publique entamées sous Nicolas Sarkozy et poursuivies sous le quinquennat de François Hollande.

Salaires, effectifs, statut, c’est l’ensemble de ce corps d’état qui est condamné à être dépecé selon les oukases de la Commission européenne.

Dans la droite ligne de ses engagements de campagne visant à supprimer 120 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022 sous le prétexte de procéder à des économies, Emmanuel Macron inscrit sa démarche dans une logique purement idéologique, accélérer l’avènement d’une société totalement dérégulée, où l’intérêt général et le principe de solidarité nationale seraient bannis et dans laquelle l’Etat abandonnerait toutes ses missions au marché, à la privatisation à outrance, à la loi du tout-argent.

Cette réforme est inique et socialement injuste, car elle va frapper durement et fragiliser durablement les fonctionnaires qui servent l’Etat, les collectivités locales, les hôpitaux et qui remplissent dans des conditions toujours plus précaires les missions essentielles du service au public.

Le gel du point d’indice entamé sous le gouvernement de François Fillon et maintenu sous le gouvernement de François Hollande, dans lequel siégeait Emmanuel Macron, est l’illustration dramatique de cette logique comptable qui préside aux décisions prises au plus haut niveau de l’Etat.

Cette politique de l’abandon durement ressentie par les fonctionnaires accentue non seulement la détérioration de leur pouvoir d’achat, mais également de leurs conditions de travail.

Elle condamne de plus les plus fragiles de nos compatriotes et notamment ceux de la ruralité à l’isolement, en les privant d’écoles, de maternités, d’hôpitaux, de bureaux de poste, de forces de l’ordre

Ce saccage de la fonction publique ne saurait être toléré plus longtemps. Si chacun s’accorde sur la nécessité de faire des économies, c’est sur la mauvaise dépense publique qu’il faut agir (coût de la politique massive d’immigration, lutte contre la fraude sociale, financement pharaonique du budget européen, fonctionnement onéreux des intercommunalités et des grandes collectivités territoriales) et non sur le dos des agents de la fonction publique dont le rôle et la mission ne sauraient être marchandés au nom des injonctions et politiques austéritaires imposées par l’Union européenne.

Front National