Noyelles-Godault 62

Communiqué de presse de Marine Le Pen, député de la 11e circonscription du Pas-de-Calais et de Steeve Briois, député européen de la circonscription Grand Nord-Ouest et maire d’Hénin-Beaumont du 25/05/2018

Plus de 15 ans après leur mise au chômage forcée, 187 anciens salariés de Metaleurop Nord risquent de devoir restituer les indemnités obtenues en 2017 devant la Cour d’appel de Douaide 15.000 à 50.000 € selon les cas et pour un total de 7,8 millions d’euros

Saisie par Recyclex (nouveau nom de la société), la Cour de cassation a en effet décidé ce 24 mai d’annuler l’arrêt concerné, s’appuyant sur l’impossibilité légale de condamner une entreprise placée en redressement judiciaireRecyclex l’a été en 2003à verser des indemnités à ses employés.

Purement technique, cette décision est intolérable sur les plans moral et humain. Alors que plusieurs dizaines d’ouvriers sont décédés depuis la fermeture de l’usine de Noyelles-Godault – dont certains des suites de leur exposition à l’amiante –, on impose aujourd’hui à leurs collègues la poursuite d’un interminable bras de fer avec leur ex-employeur : 1 à 2 années supplémentaires de procédure seront nécessaires avant de connaître l’épilogue de cette affaire, puisque le dossier a été transmis à la Cour d’appel d’Amiens.

Souvent brisés socialement par leur licenciement, les anciens salariés de Metaleurop sont à présent confrontés à la guerre d’usure judiciaire menée par Recyclex, qui cherche de façon évidente à saper leur résistance. Un comportement d’autant plus cynique que la santé financière de la société est actuellement florissante.

Opposés aux odieuses méthodes de prédation sociale et financière utilisées par Recyclex, les parlementaires nationaux et européens du Front national élus dans le Bassin minier, apportent leur soutien aux anciens salariés de l’entreprise et se tiennent prêts à agir à leurs côtés afin que leur cause soit défendue avec toute la détermination nécessaire.

Front National