Macron 012017

Le porte-parole du gouvernement lors de son point-presse ce mardi en fin du Conseil des ministres, a donc porté la parole jupiterienne.

Et il faut croire que le Dieu  de la terre et du ciel n'est pas content, il en a après le gouvernement transalpin dénonçant la "part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien" qui a refusé de prendre en charge les clandestins de l'Aquarius, un navire affrété par une ONG française.

Selon Benjamin Griveaux, Emmanuel Macron, qui s'investit réellement dans son rôle de dieu de la mythologie, "La France prend sa part, mais ce qui est inacceptable, c'est le comportement et l'instrumentalisation politique qui en a été faite par le gouvernement italien"...

Soutenu, bien évidemment, par sa majorité de députés LREM, Emmanuel Macron  dresse le torse et le menton. Le député des Hauts-de-Seine  et porte-parole du parti présidentiel Gabriel Attal ajoute sur Public Sénat "Ce que je pense c'est que la position, la ligne du gouvernement italien, est à vomir".

Ce qui est à vomir c'est bien l'hypocrisie des donneurs de leçons du genre de M. Attal qui du haut de leur piedestal regarde de loin, de très loin même les réalités. Rappelons que depuis cinq ans, l'Italie a vu 700 000 clandestins débarquer sur ses côtes.

Notons qu'à l'Assemblée nationale, Édouard Philippe a affirmé que la France était "prête à aider" l'Espagne à "accueillir" les clandestins de l'Aquarius. Sous quelle forme ? "Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui sur ce bateau pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié" à ajouter le Premier ministre. Peut-être espère-t-il qu'il y ait parmi les 629 clandestins quelques ingénieurs et autres professeurs de médecine ?

Gageons que la réponse de Mattéo Salvini au président de la République et à ses spadassins ne tardera pas. 

GS